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Maladie foie. Dans ce chapitre, les principales maladies des oies sont décrites, et des traitements appropriés à chacune d'elles sont proposés. Dans un élevage bien conduit, la prévention qui intègre à la fois la propreté, le savoir-faire et la prophylaxie peut réduire considérablement l'apparition de maladies. Une liste de recommandations est délivrée, et peut contribuer à garder les oies en bonne santé. RECOMMANDATIONS POUR LE CONTRôLE ET LA PRéVENTION DES MALADIES. 1) Examiner les oies avant l'achat. Lorsque c'est possible, n'acheter que chez un fournisseur fiable. 2) Avant l'arrivée des oies, s'assurer qu'il y a suffisamment d'eau et d'aliment de bonne qualité. 3) Maintenir propres les mangeoires, les abreuvoirs, ainsi que leurs abords. 4) Dans la mesure du possible, installer les oies dans un environnement exempt de stress (bruit, ou autres éléments perturbateurs). 5) Ne pas mélanger des animaux d'une nouvelle provenance aux autres troupeaux. Il est préférable de constituer un second troupeau avec les nouveaux venus. 6) Garder les reproducteurs éloignés des oies en croissance. 7) Plus les oies sont jeunes et plus elles sont sensibles aux maladies. Ne pas mélanger des oies d'âges différents. 8) Effectuer en temps et en heure les vaccinations et les prescriptions médicales, respecter les doses prescrites. 9) Lors d'une tournée d'inspection des oies, cheminer toujours des plus jeunes vers les plus âgées. 10) Isoler immédiatement toute oie malade, ce qui peut éviter la propagation des agents infectieux à l'ensemble du parquet. 11) Eliminer les cadavres par incinération ou par enfouissement. Ne pas hésiter à faire analyser un cadavre récent par un cabinet vétérinaire qui établira un diagnostic. 12) Décourager les visiteurs qui n'ont pas de raison directe de pénétrer dans l'élevage. Ne pas accepter de visiteurs sans vêtement de protection et s'assurer qu'ils n'ont pas été en contact avec d'autres oies dans les 14 derniers jours. 13) Lors des ventes d'oies, ne pas laisser l'acheteur entrer avec des cages et des containers de propreté douteuse dans l'élevage. 14) Nettoyer et désinfecter sérieusement les bâtiments d'élevage et le matériel entre deux bandes successives. Cela ne rendra pas les locaux stériles, mais cela limitera le nombre d'agents infectieux à un niveau tel que l'infection du troupeau sera peu probable. 15) Interdire l'accès des parquets aux oiseaux sauvages dans la mesure du possible. 16) Noter tous les éléments qui semblent utiles. Dans les pages suivantes est dressée une liste des principales maladies des oies, classées par ordre alphabétique. Un choix différent aurait pu prendre en compte le type d'agent infectieux, puisque les virus, les bactéries, les parasites et les champignons sont tous susceptibles d'affecter les oies. L'adenovirus aviaire du groupe I a été isolé chez les oies, toutefois le rôle de cet agent pathogène n'est pas clair. Il ne pose généralement pas de problème dans cette espèce et comme cela ne se justifie pas, aucun vaccin n'a été développé. L'aspergillose fait partie des maladies causées par un champignon du genre Aspergillus. Chez l'oie, comme chez les autres espèces aviaires, l'organe le plus couramment affecté est le poumon, d'où le nom d'aspergillose pulmonaire. La maladie peut être sévère chez les jeunes oisons qui sont contaminés à l'état embryonnaire pendant la période d'incubation. Les sources d'infections proviennent des incubateurs et des équipements mal nettoyés, ou d'œufs sales qui renferment l'organisme. Les œufs sales peuvent contaminer à la fois l'incubateur et l'éclosoir. Les Aspergillus sont capables de pénétrer dans l'œuf et c'est ainsi qu'ils contaminent les embryons. Les jeunes oisons sont également susceptibles d'être contaminés à partir d'une litière sale, mais sous cette forme, la maladie est moins sévère. Les symptômes sont des difficultés respiratoires et une accélération de la respiration (halètement). On note quelques bruits associés et des gargouillements. Les oisons apparaissent très déprimés. La mortalité est parfois importante et des symptômes nerveux peuvent apparaître chez certains sujets. Ces symptômes peuvent aussi être associés à une augmentation de la soif et à des diarrhées. Il faut avant tout miser sur la prévention, en respectant une propreté rigoureuse des équipements d'incubation et en appliquant un programme sanitaire efficace, qui implique le nettoyage et la fumigation des œufs immédiatement après la ponte. L'aliment moisi et la litière doivent être retirés et détruits, et les bâtiments nettoyés et désinfectés avec une solution de sulfate de cuivre au 1/2000. Le traitement de l'aspergillose n'est pas toujours efficace; la Nystatine, le Sorbate de Tetracycline et l'Amphotécirine B sont apparus comme les médicaments les plus efficaces pour traiter les oies. Lorsque ces produits ne sont pas disponibles, on peut essayer un traitement qui présente l'avantage d'être peu coûteux. Il consiste à utiliser une solution de iodure de potassium à 5 pour cent pendant deux fois trois jours, avec un arrêt de deux jours entre les deux traitements. La chlamydiose est un terme général qui fait référence aux infections causées par les bactéries du genre Chlamyophyliia. Chez les oiseaux, la maladie est causée par Chlamyophyliia psittaci. Bien que déjà mentionnée chez les oies, elle est rarement rencontrée. Cette maladie est toutefois à prendre en compte pour la santé publique, puisque c'est une zoonose qui peut contaminer d'autres espèces animales, y compris l'homme. Cette maladie a été décrite comme pouvant affecter de nombreux organes, en association avec des symptômes tels que des conjonctivites, l'inflammation des sinus, des difficultés respiratoires, des diarrhées et l'atrophie des muscles pectoraux. L'antibiotique le plus efficace pour cette maladie est la chlorotétracycline. Parfois, une contamination bactérienne par les salmonelles peut être associée à l'infection; dans ce cas, il faut utiliser une combinaison de plusieurs antibiotiques pour le traitement. LE CHOLERA AVIAIRE. Le choléra aviaire (ou Pasteurellose) est une maladie contagieuse qui peut affecter aussi bien les volailles que les oiseaux sauvages. L'agent causal est Pasteurella multocida. Les oies sont très sensibles à ce germe, une infection peut se traduire par une mortalité élevée. Le choléra aviaire apparaît généralement sous forme de septicémie associée à une mortalité et à une morbidité importante. Dans la forme aiguë de la maladie, l'aspect le plus caractéristique réside dans la soudaineté de la mort avec des troubles qui n'apparaissent que quelques heures auparavant. La forme chronique, qui peut se développer après la forme aiguë, se traduit généralement par des infections localisées. Les lésions associées à cette maladie peuvent prendre des formes différentes, mais la plupart du temps le cœur, le péricarde et les sacs aériens sont atteints. Le choléra aviaire n'est pas une maladie de couvoir, pas plus qu'il n'est transmis par les œufs. Les infections surviennent plutôt lorsque les oies sont en élevage dans la ferme. Aussi, la première précaution pour prévenir la maladie consiste à maintenir une bonne hygiène dans l'élevage et à éloigner les oies des autres volailles. Dans les secteurs où la maladie est couramment rencontrée (chez les oies ou les autres espèces aviaires), il est recommandé de pratiquer la vaccination. Lorsque la maladie est déclarée, on peut limiter sa propagation à condition d'intervenir rapidement. De nombreux sulfonamides comme: la sulfaméthazine, la sulfamérazine, la sulfaquinoxaline et la sulfathoxypyridazine se sont avérés efficaces lorsqu'ils sont ajoutés à l'eau de boisson ou aux aliments. On peut aussi traiter les oiseaux par injection intramusculaire d'antibiotiques. La chlorotétracycline, l'oxytétracycline, le chloramphénicol et la pénicilline sont efficaces. L'érythromycine soluble en eau de boisson, l'oxytétracycline et la chlorotétracycline dans les aliments peuvent aussi êtres utilisés avec succès. Les oies sont principalement sensibles à deux types de coccidioses. La plus fréquente est une coccidiose rénale causée par Eimeria truncata. On rencontre par ailleurs une forme intestinale dont l'agent le plus courant est Eimeria anseris, cependant, on a pu isoler cinq différents types d' Eimeria dans l'intestin des oies. Le niveau d'infection et les conséquences en terme de pertes économiques provoquées par la coccidiose sont en général assez faibles, aussi, cette maladie n'est pas considérée comme un problème majeur chez l'oie. La coccidiose rénale peut affecter les oies âgées de 3 à 12 semaines, avec une sensibilité d'autant plus importante que les oisons sont jeunes. Exceptionnellement dans des cas de forme aiguë, on a pu enregistrer des mortalités atteignant les 80 pour cent. Les autres indicateurs montrent des animaux prostrés, des ailes pendantes, une faiblesse générale, des yeux creux et tristes, des diarrhées souvent sanguinolentes ou des fèces blanchâtres et un manque d'appétit. Le diagnostic de la coccidiose rénale est validé par la présence d'oocystes dans les reins et dans le cloaque près des uretères. Les oies mettent en place rapidement une immunité qui prévient de nouvelles infestations par Eimeria truncata. La coccidiose intestinale affecte également les jeunes oisons, mais en général, elle ne provoque pas de mortalité. On observe plutôt une anorexie, une démarche chancelante, des diarrhées, une faiblesse extrême et des cas de morbidité. L'intestin est hypertrophié et son contenu est d'une coloration anormale variant du rougeâtre au brun. Les lésions sont plutôt localisées dans le milieu ou dans la partie aval de l'intestin. Divers coccidiostatiques ou des sulfonamides ont été employés pour le traitement des coccidioses rénales des oies. Contrairement à une opinion répandue, il faut noter que des oies nourries avec des régimes destinés aux autres volailles tolèrent tout à fait les anticoccidiens qu'ils contiennent. Les molécules prévues pour les poulets sont donc efficaces. L'Université vétérinaire de Hanovre (Allemagne) rapporte que les substances suivantes sont tolérées par les oies: amprolium, amprolium-éthopabate, clopidol, clopidol-méthylbenzoquate, DOT (zoalène), lasalocide monensine-sodium, narasine, nicarbazine, robénidine, salinomycine et sulfaquinoxaline. Ils indiquent également que l'halofuginone et l'arprinocide ne sont par contre pas tolérés par les palmipèdes, tandis qu'aucune information n'est disponible au sujet de molécules comme le décoquinate ou la maduramicine ammonium. C'est une maladie parasitaire causée par un protozoaire du genre Cryptosporidium qui infeste à la fois les poumons et les intestins de l'oie. On rencontre cette maladie partout sur le globe où les élevages de volailles sont présents. Dans la mesure où les spécialistes de la santé animale développent des outils spécifiques pour mettre en évidence cette maladie, on peut s'attendre à trouver de nouveaux cas. Cela explique probablement pourquoi l'observation de tels cas dans les élevages d'oies est de plus en plus fréquente. Un état de dépression est associé à l'affection de l'appareil respiratoire, on note des reniflements et des détresses respiratoires qui causent une mortalité qui reste malgré tout modérée. Une forme différente affecte le tractus digestif, les symptômes majeurs sont une diarrhée associée à une mortalité parfois élevée chez les jeunes. Ces symptômes ne sont pas très spécifiques, aussi, la maladie n'est reconnue qu'après isolement d'oocystes dans les voies respiratoires ou intestinales. Il n'existe pas de produit réellement efficace contre les Cryptosporidium, que ce soit pour la prévention ou le traitement. Il apparaît clairement que les oies qui réchappent à la maladie deviennent protégées, mais à ce jour, aucun vaccin n'a été développé. Il faut donc essayer de prévenir la maladie en respectant scrupuleusement les normes d'hygiène et de prophylaxie. En cas de suspicion de contamination, un nettoyage et une désinfection avec un générateur de vapeur sont les plus efficaces car les oocystes des cryptosporidies sont très résistants. LA MALADIE DE DERSZY. La maladie de Derszy est aussi appelée parvovirose en référence à son agent causal. On note aussi de nombreuses autres dénominations comme: peste, hépatite, entérite, grippe, myocardite et hépatonéphrite/ascite. C'est une maladie très contagieuse qui affecte les jeunes oisons. On la rencontre partout où des oies ou des canards de Barbarie sont élevés, puisque ces derniers sont sensibles à la maladie et peuvent même la transmettre aux oies. La maladie peut apparaître sous forme aiguë, qui entraîne jusqu'à 100 pour cent de mortalité, ou sous une forme chronique. Lorsque l'infection apparaît chez des jeunes sujets âgés de moins d'une semaine, la mortalité est élevée. Après l'âge de 4 ou 5 semaines, elle devient négligeable. Les signes cliniques sont une morbidité et une mortalité: la maladie touche les oisons avant l'âge d'une semaine, ils sont prostrés et souffrent d'anorexie. La mort survient dans les deux à cinq jours suivants. En fonction de leur résistance naturelle liée aux anticorps maternels, les oiseaux plus âgés présentent anorexie, polydipsie, faiblesse et difficultés de déplacement, des suintements nasaux ou oculaires, les paupières et les glandes uropygiennes rouges et enflées et enfin, une abondante diarrhée blanchâtre. Il n'existe pas de traitement contre la maladie de Derszy. Les reproducteurs qui ont été en contact et infectés par le parvovirus acquièrent une immunité qu'ils peuvent transférer passivement à leur descendance. C'est la transmission possible de l'immunité des oies à leurs progénitures qui a conduit à un programme de vaccination. La plupart du temps, on vaccine les oisons à l'âge de 15 jours. Cela suppose que les parents ont également été vaccinés et ont ainsi pu transmettre une immunité aux oisons qui les protège pendant deux ou trois semaines. Cette vaccination est suffisante pour des oies qui ne sont pas destinées à la reproduction. Les reproducteurs, par contre, doivent être à nouveau vaccinés trois semaines avant chaque période de ponte. Certains praticiens recommandent en plus une injection d'appoint pratiquée au pic de ponte, pour renforcer le taux d'anticorps. Lorsque les oisons sont issus d'un troupeau de reproducteurs non vaccinés, on peut leur transmettre passagèrement une immunité passive, en injectant un sérum à la naissance et à 10 jours. Il faut ensuite les vacciner à l'âge de 3 semaines. Les douves (trématodes) sont des parasites en forme de vers plats. On dénombre plus de 500 espèces appartenant à 125 genres et 27 familles qui peuvent intéresser les oiseaux. En général, les douves ne posent pas de problème aux oies, toutefois, celles qui ont accès à un lac ou aux pièces d'eau peuvent être infestées. La raison repose sur le fait que la plupart des douves ont un hôte intermédiaire, qui est un escargot aquatique de genre Limnée et la libellule comme second hôte intermédiaire dans bien des cas. FIGURE 50. Cycle de transmission de la douve. (1) Une oie infestée évacue des œufs de douves en déféquant. (2) Lorsque les conditions sont favorables, les œufs éclosent et produisent une larve primaire. (3) La larve se développe chez un hôte intermédiaire (un escargot du genre Limnée). (4) L'escargot dissémine les larves matures sur la prairie. (5) Les oies qui ingèrent ces larves lors du pacage deviennent elles aussi infestées. Les douves peuvent envahir pratiquement toutes les cavités et tous les tissus de l'oiseau et ainsi peuvent se rencontrer à peu près partout après la mort. Il existe une espèce de douve qui se localise dans l'oviducte (Prosthogonimus ovatus), l'infestation se traduit par une apparition des douves dans les œufs. La seule solution dont on dispose est l'interdiction aux oiseaux de séjourner près de la source d'infection où la présence de l'hôte est avérée ou supposée. L'ENTÉRITE VIRALE DU CANARD. L'entérite virale du canard est une maladie aiguë très contagieuse causée par un herpès virus qui peut affecter les canards, les cygnes et les oies, ces dernières étant les moins sensibles à la maladie. La maladie peut être transmise par contact direct avec des animaux infectés, ou indirectement dans un environnement contaminé. Les animaux qui réchappent à la maladie ne peuvent plus être réinfectés par le virus herpès. Cependant, un herpès virus génétiquement différent de celui de l'entérite du caneton a été isolé à partir d'un troupeau d'oies australien où il avait causé 97 pour cent de mortalité. Les symptômes dépendent de l'âge et du sexe des oies, du stade infectieux et de la virulence du virus en cause. Les lésions s'accompagnent de dommages vasculaires (tissus hémorragiques et sang résiduel à l'intérieur du corps), des éruptions vasculaires dans des sites différents à la surface des muqueuses du tractus digestif, des lésions des organes lymphoïdes et d'autres tissus. Il n'existe pas de traitement spécifique pour l'entérite virale du caneton. Des vaccins efficaces ont été développés. L'entérite nécrotique est causée par Clostridium perfringens. On a signalé cette maladie chez l'oie, bien que son incidence ne soit pas très prononcée pour cette espèce. On trouve le Clostridium perfringens dans le sol, les fèces, la poussière, la litière ou les aliments contaminés. Les signes cliniques sont: une sévère dépression, un manque d'appétit, des difficultés de déplacement, des diarrhées et des plumes hérissées. Les animaux atteints meurent rapidement par entérotoxémie ou nécroses intestinales. La prévention est la règle de base; de nombreux oiseaux hébergent Clostridium Perfringens dans leurs caeca, mais rarement dans l'intestin. Le stress et les substances qui irritent le tractus digestif sont souvent les facteurs qui vont déclencher l'apparition et la multiplication du germe dans l'intestin; il faut donc le prévenir. Lorsque la maladie est déclarée, bon nombre d'antibiotiques ayant démontré leur efficacité peuvent être employés: la lincomycine, la bacitracine, l'oxytétracycline, la pénicilline, la tylosine, la virginiamycine, l'avoparcine et la nitrovine. C'est une maladie parasitaire des oiseaux qui affecte les cellules sanguines (en particulier les globules blancs) et les cellules des tissus des organes internes (le parasite se multiplie dans les macrophages du cerveau, du foie, du cœur, des poumons et de la rate). C'est une maladie très peu rencontrée chez les oies, mais quelques cas ont été rapportés comme pouvant engendrer des pertes économiques importantes. L'agent causal chez les palmipèdes est: Leucocytozoon simondi et on en a répertorié 27 espèces différentes chez les oies et les canards d'Amérique du Nord, d'Europe ou du Vietnam. Les infections à Leucocytozoon sont diagnostiquées par observation microscopique directe et identification des gamétocytes (stade sexuel de reproduction du parasite) dans le sang ou des schizontes (stade de multiplication intense) dans les coupes de tissus. Les traitements médicamenteux des leucocytozoonoses sont en général peu efficaces et aucun traitement réellement approprié n'est connu pour lutter contre Leucocytozoon simondi. La méthode la plus efficace reste la prévention par le contrôle des insectes vecteurs comme de nombreuses diptères, mouches ou moucherons qui vivent près des cours d'eau. La listériose n'est pas une maladie courante de l'oie, mais elle peut se rencontrer dans les zones tempérées du globe. C'est probablement lié au fait que c'est dans ces zones que l'on rencontre l'agent causal Listeria monocytogenes dans les fèces et le sol. C'est aussi là que l'on trouve le plus d'oies élevées sur pâture et qui, de ce fait, sont exposées aux contaminations. Les symptômes révèlent une septicémie associée à des zones de nécroses dans le foie et dans le cœur. Des cas d'encéphalite ont été observés chez les jeunes animaux, mais la plupart du temps, on note des diarrhées et un amaigrissement des sujets infectés. La seule prévention possible réside dans l'élimination des sources d'infections. L'organisme est résistant à tous les antibiotiques connus; on peut toutefois proposer un traitement à base de tétracycline utilisée à haute dose. Les infections à mycoplasmes peuvent provoquer de sérieux problèmes chez les oies. Ces germes sont particuliers puisqu'ils possèdent une structure intermédiaire entre les virus et les bactéries. Trois types de mycoplasmes différents ont été isolés chez les oies: Mycoplasma anseris, Mycoplasma claucale et la souche 1220. Il est important de noter que ces dernières années, les cas de mycoplasmoses chez les oies ont augmenté un peu partout, perceptibles surtout dans les élevages en système intensif. Le problème majeur des infections à mycoplasmes intéresse les troupeaux de reproducteurs où le germe provoque une réduction de la ponte et de la fertilité. La nécrose des pénis (voir maladies vénériennes) résulte des infections à mycoplasmes et peuvent provoquer des chutes de fertilité très sévères. Chez les jeunes, l'infection se traduit par une croissance ralentie et une infection du système respiratoire. Pour les jeunes, les risques les plus importants de contamination vont de la naissance aux premières semaines d'âge. L'aspect primordial pour contrôler les infections à mycoplasmes est de s'assurer que le troupeau d'où les oisons sont issus est exempt de ce germe, ainsi, les oisons qui naîtront ne seront pas infectés. Le traitement des œufs issus d'un troupeau infecté se fait par immersion dans une solution de tylosine avant de les mettre à incuber. On peut traiter les oisons infectés par addition de tétracycline ou de tylosine dans l'eau de boisson. MYCOSES DU TRACTUS DIGESTIF. Les mycoses du tractus digestif sont causées par une levure: Candida albicans; elles sont assez courantes chez de nombreuses volailles, mais pas chez l'oie. Une exception concerne les oies qui sont gavées, l'inflammation de l'œsophage causée par les embucages et l'abrasion des grains représente une porte d'entrée favorable au développement du germe. Les signes ne sont pas particulièrement caractéristiques, mais les oiseaux infectés extériorisent des croissances ralenties; ils sont parfois prostrés et présentent des plumes ébouriffées et rèches. Les lésions apparaissent la plupart du temps dans le jabot et se caractérisent par des dépôts blanchâtres ou grisâtres. L'absence d'hygiène et la surpopulation conduisent aux infections par Candida albicans; la meilleure parade est la prévention. L'ajout de sulfate de cuivre à l'eau de boisson est partiellement efficace pour les oies et les poulets. Par ailleurs, le bicarbonate de soude augmente la valeur du pH dans le jabot, ce qui crée des conditions défavorables au développement du champignon qui aime les milieux acides. L'addition de Nystatine ou d'Amphotéricine dans l'aliment s'est avérée également efficace. Les mycotoxicoses sont des maladies causées par contact avec les mycotoxines, dont les principales sources de contamination pour les oies sont les aliments moisis. Le diagnostic des mycotoxicoses peut s'avérer très complexe, puisque plusieurs centaines de mycotoxines ayant des effets divers ont déjà été identifiées. Toutefois, connaissant le régime alimentaire des oies et sa provenance, la reconnaissance des symptômes présentés permet généralement de porter un diagnostic et d'identifier la mycotoxine responsable. Dans les pays tropicaux, les aflatoxines sont très courantes, leur apparition est en général liée au développement des genres Aspergillus flavus et Aspergillus parasiticus principalement sur l'arachide, mais aussi sur le soja, le coprah, le riz et le maïs. Selon la littérature (Vuillaume, 1988), les aflatoxines peuvent provoquer des retards de croissance, des chutes de ponte, des pertes de plumes chez toutes les espèces aviaires. Les oies sont cependant parmi les espèces les moins sensibles. Le genre Fusarium produit de nombreuses toxines préjudiciables à la santé des oies. On le rencontre dans le maïs, le sorgho, l'orge, les graines de tournesol, l'avoine et les aliments composés. La production des mycotoxines est optimale en milieu fortement humide pour une température comprise entre 6 et 24°C. Aussi, sous les climats tempérés est-il important de récolter les graines très tôt avant la période de pluies car l'humidité conduira au développement des mycotoxines. La toxine T-2 est une des toxines issue des fusariums, la plus répandue. Selon le niveau de contamination, elle peut provoquer des refus de consommation d'aliment, réduire l'activité, augmenter la consommation d'eau, réduire la ponte et l'éclosabilité des œufs (figures 51 et 52). Certains auteurs rapportent que des oisons exposés à de forts taux de toxine T-2 peuvent mourir en deux jours. La zéralénone est une autre toxine issue des fusariums à laquelle les oies sont particulièrement sensibles. Cette toxine provoque des chutes immédiates de fertilité et des lésions testiculaires irréversibles chez les jars. FIGURE 51. Effet du niveau d'ingestion de toxine T-2. Pénalisation de la production d'œufs (base 100 = ponte normale). FIGURE 52. Effet du niveau d'ingestion de toxine T-2. Pénalisation de l'éclosabilité des œufs fertiles (base 100 = éclosion normale). Le traitement consiste à supprimer immédiatement les aliments contaminés et à procurer aux oies un aliment sain. La meilleure des préventions est de s'assurer que les aliments que l'on achète sont exempts de mycotoxines. Les nématodes, ou vers ronds, sont considérés comme le groupe d'helminthes le plus important chez les oiseaux. Chez les oies, les Ascaris ne posent en général pas de problème, au contraire de plusieurs espèces de Capillaires et d' Heterakis. Le nématode le plus répandu chez les oies est Amidostomum anseris. Les symptômes d'une infection par les vers se traduisent en général par un comportement léthargique des oies. L'infestation peut être confirmée par la présence d'œufs dans les fèces ou dans certains organes après autopsie. L' Amidostomum anseris se développe sur la partie cornée interne du gésier et remonte parfois dans le proventricule. Il provoque une coloration sombre du gésier, associée à des dommages visibles sur la pellicule interne du gésier. La priorité pour prévenir les infestations de nématodes est de pratiquer une bonne hygiène dans l'élevage. Pour les oies élevées sur parcours, il est essentiel de pratiquer des rotations au cours de la saison ou même des repos complets d'une année, afin de rompre le cycle des nématodes. La litière des oies élevées en confinement doit être changée régulièrement, le bâtiment lavé, désinsectisé et désinfecté entre chaque bande. Il est important de ne pas mélanger les jeunes oies avec des animaux plus âgés, ou de les installer dans des locaux ayant hébergé de vieilles oies, car les jeunes sujets sont beaucoup plus sensibles aux infestations par nématodes. De nombreux vermifuges sont efficaces pour lutter contre les infestations de nématodes. Amidostomum anseris chez les oies peut être prévenu grâce au cambendazole, au pyrantel, au mebendazole ou au fenbendazole qui sont tous efficaces. L'hygromycine et le coumaphos sont également efficaces pour combattre les Ascaris, les Capillaires et les Heterakis. La phénothiazine est efficace contre les Heterakis et le thiabendazol s'emploie contre les Syngamus. Tous les nématodes cités ci-dessous ont été isolés des intestins de l'oie: Echinura uncinata, Epomidiostomum unicinatum, Ascaridia galli, Capillaria anatis, Capillaria bursata, Capillaria annulata, Capillaria anseris, Capillaria caundinflata, Capillaria obsignata, Heterakis dispar, Heterakis gallinarum, Strongyloides avium et Trichostronglus tenuis. Le nématode Syngamus trachea a pour sa part été trouvé dans le tractus respiratoire des oies. LA NÉPHRITE ENTÉRITE HÉMORRAGIQUE DE L'OISON. Plus couramment dénommée par ses seules initiales, la NEHO est une maladie très courante dans le Sud-Ouest de la France. Elle touche des sujets âgés de 4 à 20 semaines et peut provoquer des cas de mortalité qui fluctuent de 30 à 100 pour cent de l'effectif. L'origine de cette maladie n'est pas bien connue, toutefois, il semble que des mauvaises pratiques d'élevage soient des facteurs favorables à son apparition. Ainsi les excès d'azote dans l'aliment ou des modifications brutales du régime alimentaire peuvent la déclencher. Il semble qu'une mauvaise qualité de l'eau de boisson et un développement parasitaire puissent contribuer à l'établissement de la NEHO. On observe souvent des boiteries, les oies ont du mal à se lever et leurs articulations sont enflées. Elles sont accompagnées de diarrhées et de tremblements, la mort survient rapidement. Les lésions se caractérisent par des entérites, des néphrites (reins chargés d'urates ou hémorragiques), des œdèmes sous-cutanés, une rate hypertrophiée et une présence abondante d'ascite autour des viscères. Une fois encore, il faut miser en premier lieu sur la prévention, avec des pratiques d'élevage maîtrisées, le contrôle du parasitisme et une alimentation équilibrée. Lorsque la maladie est déclarée, on obtient parfois de bons résultats en injectant une forte quantité d'un sérum homologue. On peut aussi proposer des traitements sous forme de toniques rénaux ou de détoxifiants hépatiques qui améliorent la situation. Compte tenu de la relative méconnaissance de la maladie, aucun vaccin n'a été développé à ce jour. MALADIE DE NEWCASTLE. Le virus de la maladie de Newcastle est du genre Paramyxovirus qui a pu être isolé chez l'oie. Les signes cliniques sont exceptionnels, mais quand ils existent, ils consistent en une diarrhée verdâtre et occasionnellement un désordre du système nerveux central. Dans bien des cas, les oies peuvent être infectées sans montrer de signes cliniques, elles peuvent ainsi être de simples porteurs pendant une période prolongée. Habituellement, on ne vaccine pas les oies dans la mesure où la maladie de Newcastle n'est pas un problème majeur chez ces animaux. La paratyphoïde ou salmonellose est une maladie importante chez les jeunes oies; les animaux de moins de 6 semaines sont en général les plus sensibles à la maladie. Le fait que les salmonelles puissent affecter l'homme a entrainé une demande de produits alimentaires exempts de ce germe. Il y a donc eu une prise de conscience collective de l'importance de cette maladie, qui s'est traduite par la mise en place de nombreux systèmes de prévention dans plusieurs pays. On a pu isoler plus de 2000 types différents de salmonelles chez les volailles un peu partout dans le monde. En général, les sérotypes de salmonelles sont plus caractéristiques d'une région géographique que d'une espèce aviaire. La paratyphoïde peut être facilement disséminée par le contact avec des oiseaux infectés, leurs fèces ou le matériel contaminé (en particulier les équipements de couvoir ou les éleveuses). On a remarqué que la paratyphoïde peut se propager très facilement à cause des salmonelles qui pénètrent dans l'œuf in vivo avant la ponte. L'organisme peut cependant fort bien pénétrer dans l'œuf après la ponte et s'y développer. C'est pourquoi on n'insistera jamais assez sur la nécessité de collecter régulièrement les œufs avant qu'ils ne se salissent trop, de les laver et les fumiger le plus rapidement possible. Les oies atteintes par la paratyphoïde sont en général âgées de moins de 6 semaines, elles ne bougent que très peu, ont la tête et les ailes pendantes, les yeux fermés et les plumes ébouriffées. Les animaux malades présentent une anorexie prononcée, ils boivent beaucoup, ont des diarrhées très liquides, le cloaque sale et se tiennent serrés près des sources de chaleur. La première chose à faire pour éviter les salmonelloses, c'est de faire preuve d'une bonne technicité en élevage et de respecter les normes d'hygiène ou de prophylaxie. Encore une fois, le nettoyage et la désinfection immédiate des œufs après la collecte sont probablement les conditions les plus efficaces pour prévenir la maladie. Le contrôle des rongeurs est également efficace. Une palette de sulfonamides, d'antibiotiques et de nitrofuranes est recommandée pour le traitement des salmonelloses. On peut aussi ajouter au traitement la furazolidone ou des solutions injectables de gentamicine ou de spectinomycine. Le diagnostic final doit être porté après isolement et identification de la bactérie. C'est seulement après que l'on sera en mesure de préciser quelle molécule sera la plus efficace pour éradiquer le foyer infectieux. INFECTION À REIMERELLA ANATIPESTIFER. Reimerella anatipestifer provoque une infection contagieuse qui affecte les oies domestiques, les canards et d'autres volailles. Cette maladie peut donc se propager à partir de troupeaux de diverses espèces aviaires. Les symptômes courants sont des suintements nasaux et oculaires, une toux bénigne et des reniflements, une diarrhée verdâtre, un manque de coordination des mouvements, une raideur du cou et de la tête, puis enfin le coma. Les oies qui réchappent à la maladie deviennent résistantes envers une nouvelle infection. Généralement, les sulfonamides et les antibiotiques qui sont employés dans le traitement du choléra aviaire contre Reimerella multocida sont considérés également efficaces contre Reimerella anatipestifer. Des vaccins ont pu être développés, mais ils sont plutôt utilisés chez les canards, bien qu'ils puissent également prévenir la maladie chez les oies. La pseudotuberculose est provoquée par Yersinia pseudotuberculosis. Elle est rencontrée chez de nombreuses espèces aviaires, y compris les oies. Toutefois, elle ne peut être considérée comme une maladie sérieuse dans cette espèce où sa fréquence d'apparition est faible. La maladie se caractérise par une septicémie aiguë, les animaux infectés apparaissent tristes et très affaiblis, ils ont les plumes ébouriffées, des difficultés respiratoires et la diarrhée. Un diagnostic définitif ne peut être porté qu'après isolement et identification de l'agent responsable. A cause de la faible incidence de la maladie, il n'y a que peu d'information disponible sur ce sujet, mais le chloramphénicol, la streptomycine et la tétracycline ont été utilisés avec succès chez certaines espèces. La réticuloendothéliose correspond à un ensemble de syndromes causés par des rétrovirus. La maladie existe chez une grande variété de volailles, mais elle est peu fréquente chez l'oie. Elle se caractérise par une croissance très ralentie et un emplumement anormal. Chez l'oie, le virus a été isolé dans les tumeurs de la rate, le foie, le pancréas et les intestins. Aucun vaccin n'a été développé contre cette maladie, car son incidence économique est très faible. Le rouget se traduit généralement par une infection aiguë et soudaine qui touche quelques individus du parquet. Il est causé par une bactérie de genre streptococcus: Erysipelothrix rhusiopathiae qui peut affecter plus de 50 espèces. Il provoque le rouget chez les oiseaux (jeunes ou adultes) et l'érysipèle chez l'homme, où une antibiothérapie est efficace. Les éruptions ayant des conséquences économiques significatives sont rares chez les volailles, sauf chez les dindes. On a cependant rapporté quelques cas chez les oies. Les oies atteintes par le rouget apparaissent déprimées, elles présentent des diarrhées et meurent soudainement. Les lésions sont caractéristiques d'une septicémie généralisée. L'antibiotique à privilégier est une forme de pénicilline à action rapide, qui peut être administrée conjointement avec des bétalactamines. Dans la mesure où cette maladie n'est pas très courante chez les oies, une immunisation systématique des oiseaux npas nécessaire. Toutefois, un vaccin existe, et là où la maladie est fréquente, la prévention est recommandée, principalement pour les reproducteurs. Les oiseaux qui ont survécu à une infection aiguë ont un fort degré de résistance à la réinfection. La spirochetose des espèces aviaires est provoquée par Borrelia anserina. Cette bactérie est transmise par les tiques. La spirochetose a été décrite pour la première fois en 1891 en Russie, où elle causait des septicémies graves sur les troupeaux d'oies. La maladie se rencontre partout dans le monde, avec une prédominance en régions tropicales ou subtropicales, là où l'insecte vecteur, une tique aviaire du genre Argas existe. Toutefois, même dans ces zones, l'incidence de la maladie est faible. La morbidité et la mortalité sont très variables, elles oscillent entre 1 à 2 pour cent jusqu'à 100 pour cent. Les taux les plus bas sont observés chez des animaux ayant eu un contact préalable avec Borrelia anserina, ce qui leur a permis de développer une immunité. La présence de tiques fixées sur l'oie, de blessures caractéristiques d'une morsure de tique ou la simple découverte de tiques dans l'environnement de l'animal font soupçonner la présence de la maladie. Dans les régions où la spirochétose présente un risque élevé, la vaccination est la méthode la plus efficace. Les femelles qui ont acquis une immunité, soit naturelle après contamination, soit après vaccination, sont capables de la transmettre passivement à leur descendance, les jeunes sont ainsi protégés les cinq ou six premières semaines de leur vie. En cas d'explosion de la maladie, on a recours aux traitements antibiotiques. Borrelia anserina est sensible à la plupart des antibiotiques, la pénicilline, le chloramphénicol, la kanamycine, la streptomycine, la tylosine et les tétracyclines. Toutes les espèces aviaires sont sensibles aux infections à staphylocoques, bien que les oies le soient moins. Quand celles-ci sont infectées, c'est en général une infection secondaire, mais cela reste très rare. Il y a approximativement 70 types de staphylocoques, le Staphylococcus aureus est celui qui infecte le plus couramment les oiseaux. Le principal problème de cette maladie est que les infections à staphylocoques peuvent être contractées par l'homme. On a ainsi pu constater des cas de transmissions dans certains abattoirs ou chez des personnes qui pratiquent des autopsies. Les sites les plus fréquents de l'infection chez les volailles sont les os, les gaines des tendons et les articulations, mais une infection est possible partout ailleurs. Les infections à staphylocoques peuvent être traitées aux antibiotiques. La pénicilline, la streptomycine, la tétracycline, l'érythromycine, la novobiocine, les sulfonamides, la linomycine et la spectinomycine ont été utilisés avec succès. Il existe de nombreux streptocoques qui peuvent affecter les oiseaux. Le Streptococcus mutans, qui est une bactérie courante des voies orales humaines, a entraîné des cas de septicémies mortels chez l'oie. Dans la forme aiguë, les signes cliniques sont une septicémie, une dépression, des oies léthargiques, de la diarrhée et des tremblements de la tête. Cependant, dans bien des cas, on relève des morts alors qu'aucun signe précurseur n'a été observé. Dans la forme chronique, on note une dépression, une perte de poids, des boiteries et des tremblements de la tête. La prévention et le contrôle de la maladie requièrent la limitation du stress et des conditions d'hygiène rigoureuses. Le traitement fait appel aux antibiotiques tels que la pénicilline, l'érythromycine, la tétracycline ou les nitrofuranes. C'est une maladie causée par un protozoaire qui se développe en priorité chez les oies adultes (troupeaux de reproducteurs). L'agent responsable chez les oies est le Trichomonas anseris alors que chez les autres volailles c'est le Trichomonas gallinae. Le mode de transmission de l'organisme d'un oiseau à l'autre se fait par l'eau et dans une moindre mesure par les aliments. L'infection des oies se produit principalement dans la partie aval de l'intestin. Les premiers symptômes sont une perte de poids et une réduction des performances. Les excréta peuvent être contrôlés pour rechercher le protozoaire. Par contre, on le retrouve rarement après autopsies (même en cas d'infection sévère et de forte mortalité) car il disparaît rapidement après la mort. Il est recommandé d'intervenir rapidement, avant que la maladie ait affecté tout le troupeau. Lorsqu'on est en mesure d'identifier les individus malades, il convient de les isoler des oies qui sont indemnes. Le nitrofurazone, le métronidazole et le dimétridazole sont efficaces pour traiter cette maladie. Les bactéries, et particulièrement celles du genre Neisseria, Mycoplasma et les Candida albicans, sont fréquemment associées aux maladies vénériennes des jars. Il semble cependant que les mycoplasmes soient les agents infectieux primaires. L'infection débute habituellement par une inflammation et un gonflement de la base du phallus, puis l'infection s'étend jusqu'au cloaque. Ensuite, on note des nécroses du pénis, des ulcérations à l'aspect très repoussant, ce qui rend la reproduction totalement impossible. La maladie se propage à l'ensemble du troupeau très rapidement. L'apparition de la maladie est souvent associée à une forte densité de mâles, ce qui entraîne des combats. Cela se traduit par des phallus qui sont blessés et qui vont s'infecter. L'infection est alors transmise à l'ensemble du troupeau par l'intermédiaire des femelles. Ces dernières présentent alors des infections des sacs aériens, des péritonites et des salpingites (Stipkovits, 1975, 1984). La meilleure protection réside dans de bonnes pratiques d'élevage et la surveillance du troupeau de reproducteurs. Il est certain que les mycoplasmes sont les agents principalement impliqués dans cette maladie. Certains vétérinaires jugent la maladie comme une pathologie à part entière et d'autres pensent qu'il s'agit d'une surinfection. Ainsi, on propose en général des traitements antibiotiques adaptés aux mycoplasmes comme la tylosine, la tétracycline, la chlorotétracycline, la linomycine, l'oxytétracycline, la spectinomycine, la spinomycine et la tiamuline. La mise en œuvre d'un antibiogramme permet de choisir la molécule la plus adaptée. On a identifié plus de 1 400 espèces de cestodes, ou vers plats, chez les oiseaux domestiques et sauvages. Dans de nombreux cas, ces vers nécessitent la présence d'un hôte intermédiaire. L'élimination de cet hôte est dans bien des cas le meilleur moyen de prévenir l'infestation de vers plats. Bien qu'on ait rapporté de nombreux cas de parasitoses transmises aux oies par des palmipèdes sauvages infestés, les vers plats ne posent habituellement pas de gros problèmes dans les élevages. Le mode de transmission se produit en général lorsque les oies ont accès à des pièces d'eau naturelles et qu'elles ingèrent accidentellement l'hôte intermédiaire (souvent un crustacé aquatique). Quatre types de vers plats ont été isolés depuis la paroi intestinale des oies: Fimbriara fasciolaris, Hymenolepis megalops, Hymenolepis compressa, Hymenolepis lanceolata. Une réduction des performances des oies doit faire envisager une infestation parasitaire. Cependant, l'isolement et l'identification des vers est la méthode la plus sûre pour établir un diagnostic. De nos jours, les vers plats n'infestent plus guère les oies ni les autres volailles, parce que les conditions d'élevage moderne en confinement limitent considérablement les contacts entre les volailles et l'hôte intermédiaire. On comprend donc que le meilleur moyen de prévenir les vers plats est de séparer les oies des hôtes intermédiaires. Cela signifie de les élever en confinement, ou tout du moins effectuer des rotations de pâtures régulières. Un autre point capital consiste à interdire aux oies l'accès aux plans d'eau. On peut traiter les oies avec des drogues qui expulsent les vers, cette solution n'est pas durable si l'hôte intermédiaire n'est pas contrôlé. Les molécules reconnues efficaces chez les poulets sont le butynorate employé seul ou en association avec la pipérazine et la phénothiazine. Expérimentalement, on a démontré l'efficacité de l'hexachlorophane et de la niclosamine. Pour conclure ce chapitre, on doit signaler que pour assurer une production d'oies viables, il faut absolument veiller à la santé du troupeau. Certaines maladies peuvent s'avérer très graves; la maladie de Derszy, par exemple, peut provoquer jusqu'à 100 pour cent de mortalité. L'oie reste cependant un animal peu exigeant et finalement assez rustique, aussi, les maladies qu'elle contracte ne sont pas aussi sérieuses que chez d'autres espèces aviaires plus sensibles. Il vaut mieux toutefois garder les animaux en bonne santé, la prévention ainsi que de bonnes pratiques d'élevage contribuent largement à éviter les maladies. Dans les lignes qui vont suivre, un plan de prophylaxie et quelques mesures simples qui visent à remplir ces conditions sont proposés. Installer les oisons dans des locaux propres et désinfectés, s'assurer que la température et le renouvellement de l'air sont suffisants. Fournir de l'eau fraîche et une alimentation saine en quantité suffisante. Pratiquer la rotation des parcours (un traitement du parcours avec 5-6 g de sulfate ferrique par mètre carré permet d'assainir le sol). Respecter une densité d'élevage correcte. Contrôler régulièrement le comportement et l'aspect général du troupeau. Maladie de Derszy. Les oisons issus de reproducteurs protégés doivent être vaccinés avant la quatrième semaine. Dans le cas contraire, prodiguer un sérum aux oisons aux âges de 1 et 18 jours, vacciner ensuite. Choléra. Il faut prévoir une injection et deux rappels aux âges de 6, 10 et 20 semaines. Parasites. Les animaux placés sur parcours ou sur litière profonde doivent recevoir un vermifuge à l'âge de 6 semaines. De plus, il est prudent d'effectuer une recherche dans les fèces chaque mois. Lorsque l'on dispose de compléments en vitamines et en oligominéraux, il est recommandé d'en fournir aux oies tous les 15 jours jusqu'à l'âge de 10 semaines ou en cas de source de stress. LES OIES REPRODUCTRICES. Il est nécessaire d'effectuer tous les traitements médicaux appropriés avant le démarrage de la ponte. Cela comprend: les parasites (vers, coccidies, trichomonas), les mycoplasmes, les salmonelles, les rappels du choléra et de la maladie de Derszy. Pendant la période de production, il est important de comptabiliser chaque semaine les œufs pondus, de suivre la fertilité et l'éclosabilité de ces œufs. Toute chute d'un de ces paramètres doit faire penser à une pathologie qui s'installe, même si les oies ne paraissent pas malades. Il faut alors identifier rapidement la maladie et traiter les reproducteurs pour maintenir la production d'oisons à un niveau convenable.

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ŒDEME. Œdème pulmonaire, Cérébral, Quincke Inflammatoire, Lymphatique, Définition. Un œdème peut se définir par un gonflement causé par un excès de liquide emprisonné dans les tissus du corps. Bien qu'un œdème puisse toucher n’importe quelle partie du corps, il est le plus souvent remarqué au niveau des mains, des bras, des pieds, des chevilles et des jambes. Des œdèmes peuvent également survenir sur certaines autres parties du corps, comme les lèvres au moment d'une injection d'acide hyaluronique. L’ œdème peut résulter de la prise d’un médicament, d’une grossesse ou d’une maladie sous-jacente telle qu’une insuffisance cardiaque, une maladie rénale ou encore une cirrhose. L’ œdème peut être le plus souvent soulagé en prenant des médicaments qui éliminent les excès de liquide ou qui réduisent la quantité de sel dans la nourriture. Quand l’ œdème est lui-même un signe d’une maladie sous-jacente, la maladie nécessite alors un traitement séparé. Quels sont les symptômes d'un Œdème? Les signes et les symptômes caractéristiques d’un œdème sont: Un gonflement ou une enflure des tissus sous-cutanés Une peau tendue et brillante Une peau qui conserve une fossette après avoir été pressée pendant quelques secondes Une augmentation de la taille abdominale. Consultation médicale pour un œdème. Prenez rendez-vous avec votre médecin si votre peau est gonflée, étirée ou brillante. Consultez immédiatement votre médecin si vous ressentez: Un essoufflement Une difficulté à respirer Une douleur à la poitrine. Quelles sont les causes d'un Œdème? L’ œdème survient lorsque de minuscules vaisseaux sanguins appelés vaisseaux capillaires perdent des fluides. Ces fluides s’accumulent alors dans les tissus environnants, ce qui conduit à un gonflement. Les causes suivantes peuvent également entraîner des cas bénins d’ œdème: Être assis ou rester dans une même position pendant trop longtemps Manger trop d’ aliments salés Les signes et symptômes prémenstruels La grossesse. L’ œdème peut également être un effet secondaire de certains médicaments, tels que: Les vasodilatateurs Les inhibiteurs calciques Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens Les œstrogènes Certains médicaments contre le diabète appelés les thiazolidinediones. Cependant, dans certains cas, l’ œdème peut être un signe d’une affection médicale sous-jacente plus grave. Les maladies et affections qui peuvent provoquer un œdème sont: Œdème et insuffisance cardiaque congestive. Œdème et cirrhose. Œdème et maladies du rein. Œdème et dommages aux reins. Œdème et veines endommagées des jambes (insuffisance veineuse chronique) Œdème et système lymphatique insuffisant. Œdème: Facteurs de risque. Le risque de provoquer un œdème peut être augmenté si vous prenez certains médicaments, tels que: Les vasodilatateurs Les inhibiteurs calciques Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens Les œstrogènes Certains médicaments contre le diabète appelés les thiazolidinediones. Quelles sont les complications liées à un œdème? S’il n’est pas traité, l’ œdème peut causer: Un gonflement de plus en plus douloureux Une difficulté à marcher De la rigidité Une peau tendue qui peut devenir irritée Un risque accru d’ infection dans la zone enflée Une cicatrisation entre les couches de tissu Une diminution de la circulation sanguine Une diminution de l'élasticité des artères, des veines, des articulations et des muscles Une augmentation du risque d' ulcères cutanés. Œdème: Analyses et diagnostic. Pour essayer de comprendre ce qui pourrait être la cause d'un œdème, votre médecin effectuera un examen physique et vous posera des questions sur vos antécédents médicaux. Cette information est souvent suffisante pour déterminer la cause sous-jacente d'un œdème. Dans certains cas pourtant, les radiographies, les examens d'échographie, les analyses de sang ou les analyses d'urine peuvent être nécessaires. Œdème: Traitement et médicaments. Les œdèmes légers disparaissent d’eux-mêmes, en particulier si vous élevez votre membre enflé au-dessus du niveau du cœur. Les œdèmes sévères peuvent être traités par des médicaments qui aident votre organisme à éliminer les excès de fluide dans les urines. L’un des diurétiques les plus courants est le furosémide (Lasix). Le traitement à long terme, lui, se concentre généralement sur le traitement de la cause sous-jacente du gonflement. Remèdes et mode de vie à adopter avec un œdème. Les 5 astuces suivantes permettent de diminuer un œdème et l'empêcher de revenir. Avant d'essayer ces techniques à la maison, demandez à votre médecin concernant celles qui vous conviennent. Faire des mouvements: Le fait de bouger et utiliser les muscles de la partie de votre corps touchée par l' œdème peut aider à pomper l'excès de liquide vers votre cœur. Demandez conseil à votre médecin à propos des exercices que vous pouvez faire et qui peuvent réduire l'enflure. Elever au-dessus du niveau du cœur: Tenez la partie enflée de votre corps au-dessus du niveau de votre cœur pendant au moins 30 minutes, trois ou quatre fois par jour. Dans certains cas, l'élévation de la partie du corps touchée par l’ œdème pendant votre sommeil peut être utile. Masser la zone: Massez la zone touchée en direction de votre cœur en effectuant une pression ferme, mais pas douloureuse. La pression peut aider à déplacer l'excès de liquide hors de cette zone. Comprimer les zones touchées: Si l'un de vos membres est affecté par un œdème, votre médecin pourrait vous recommander de porter des bas de contention, des manchons ou des gants. Ces vêtements peuvent maintenir la pression sur vos membres afin d’empêcher le fluide de s'accumuler dans les tissus. Réduire la consommation de sel: Suivez les recommandations de votre médecin à propos de la limitation de la quantité de sel que vous consommez. Œdème et grossesse. En raison du besoin de liquide par le fœtus et le placenta, le corps d'une femme enceinte conserve alors plus de sodium et d'eau que d'habitude, ce qui augmente le risque d' œdème. Les informations données sur ce site ne sauraient engager l’auteur et ne sont données qu’à titre informatif. Aussi, consultez un professionnel de la santé pour toute question concernant un œdème. Œdème: Forum et Témoignages. Votre expérience sur un œdème peut être intéressante pour les autres. Pensez-y! Nous vous proposons de laisser vos commentaires dans le forum ci-dessous.

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Maladie foie. All our news, features and news selected from other sources. A fortnightly summary of HIV research news. The Fourth Joint Conference of BHIVA (British HIV Association) with BASHH (British Association for Sexual Health and HIV) took place in Edinburgh, UK from 17 to 20 April 2018. What is HIV? And what is AIDS? Find answers to some common questions in this section. How is HIV transmitted - and how is it not transmitted? Find out the answers in this section. Worried you might have HIV? Have an HIV test - it's the only way to know for sure. HIV treatment is not a cure, but it is keeping millions of people well. Start learning about it in this section. In this section we have answered some of the questions you might have if you have just found out you have HIV. Find healthcare services and support. Antiretroviral drugs chart A one-page reference guide to the anti-HIV drugs licensed for use in the European Union, with information on formulation, dosing, key side-effects and food restrictions. Your next steps A booklet with information for people who’ve just found out they have HIV. An introduction to key issues about HIV treatment and living with HIV, presented as a series of illustrated leaflets. Our award-winning series of booklets, with each title providing a comprehensive overview of one aspect of living with HIV. A range of interactive tools to support people living with HIV to get involved in decisions about their treatment and care. Short factsheets, providing a summary of key topics. Particularly useful when looking for information on a specific issue, rather than exploring a wider topic. Find contact details for over 900 key organisations in more than 189 countries. An instant guide to HIV & AIDS in countries and regions around the world. The most comprehensive listing of HIV-related services in the UK. Coming soon: news from CROI 2018 27 February 2018 The annual Conference on Retroviruses and Opportunistic Infections (CROI) is. New edition: HIV, stigma & discrimination 02 February 2018 A new edition of our booklet HIV, stigma & discrimination is. New edition: HIV & hepatitis 12 January 2018 A new edition of our booklet HIV & hepatitis is now available.

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