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Cancer du côlon et du rectum. Partagez ce contenu. Le cancer du côlon est une maladie des cellules qui tapissent l'intérieur du côlon ou du rectum. Il se développe à partir d'une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, à la suite d'une mutation. Les informations proposées dans ce module décrivent les situations et les techniques les plus couramment rencontrées mais n'ont pas valeur d'avis médical. Ces informations sont destinées à faciliter vos échanges avec les différents soignants. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés; n'hésitez pas à leur poser des questions. En savoir plus sur le cancer colorectal. Cancer particulièrement fréquent dans les pays industrialisés, le cancer du côlon met du temps à se développer et peut être efficacement pris en charge grâce à un dépistage précoce. Vous voulez tout savoir sur le cancer? Découvrez les réponses. à vos questions, avant, pendant. et après la maladie… le forum. Généralités sur le cancer du côlon. Le cancer colorectal est l'un des cancers les plus répandus dans les pays industrialisés. En France, avec près de 40 000 nouveaux cas par an (21 000 hommes et 19 000 femmes), ce cancer se place en troisième position derrière ceux de la prostate et du sein. Il occupe surtout la seconde place en terme de mortalité, derrière le cancer du poumon. Une position directement corrélée au grand nombre de nouveaux cas annuels (incidence). Toutefois, cette incidence reste stable depuis plusieurs années, tandis que la mortalité décroît progressivement, notamment grâce aux progrès incessants en terme de traitements et au développement des campagnes de dépistage. Le cancer du côlon se déclare généralement après 50 ans (95% des nouveaux cas, dont 46% après 74 ans). La majorité des cancers du côlon-rectum se développe à partir de lésions bénignes, les polypes. En grossissant, ces derniers peuvent se transformer en cancer, et provoquent souvent des saignements invisibles à l'œil nu. La détection des gros polypes et leur ablation permet de réduire le risque de cancer colorectal. Environ 40 % des cancers colorectaux touchent le rectum et 60 % le côlon, principalement dans sa partie sigmoïde (la plus basse). Le cancer colorectal en chiffres* 40 000 nouveaux cas annuels (53% d'hommes, 47% de femmes); 3e rang des cancers en terme de fréquence (13% de l'ensemble des nouveaux cas de cancer); 17 500 décès annuels (53% d'hommes, 47% de femmes); 95% des cas après 50 ans; Âge moyen au diagnostic: 70 ans chez l'homme et 73 ans chez la femme. * données La situation du cancer en France en 2011, ouvrage collectif édité par l'INCa, sur base de projection. Le côlon et le rectum. Les cancers du côlon apparaissent à partir de polypes se développant sur la muqueuse. Le côlon et le rectum, situés entre l'intestin grêle et l'anus, constituent les parties terminales de l'appareil digestif. Le côlon se divise en quatre zones principales définies par leur orientation (droit ascendant; transverse; gauche descendant; sigmoïde ). Son rôle est de stocker les déchets, de récupérer l'eau, de maintenir l'équilibre hydrique et d'absorber certaines vitamines. Le rectum prolonge le côlon et permet de stocker les matières fécales avant défécation. La continence est assurée par un muscle nommé sphincter anal. Les parois du côlon et du rectum sont formées d'une muqueuse repliée sur elle-même pour former des cryptes et abritant différentes glandes (glandes à mucus, glandes de Lieberkühn, etc.). Types de cancers du côlon. Les tumeurs colorectales se développent généralement à partir de la muqueuse tapissant les parois du côlon et du rectum. Leur dénomination dépend de leur position: à plus de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du côlon; à moins de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du rectum. La forme la plus répandue des cancers colorectaux est appelée carcinome. 80 % de ces carcinomes sont dits lieberkühnien (de part leur ressemblance avec les glandes de Lieberkühn), 10 % sont qualifiés de mucineux et les 10 % restants regroupent des formes plus rares. Le cancer colorectal met plusieurs années à se former. Il part habituellement de polypes (excroissances charnues) tapissant la muqueuse. Si les polypes sont généralement bénins, certains peuvent devenir cancéreux au cours d'un long processus de 9-10 ans. Pour définir l'étendue du cancer, différents examens permettent de constater: la taille de la tumeur; l'atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses; l'atteinte ou non des structures voisines; la présence ou non de métastases à distance. Cancer du côlon: facteurs de risque. Les causes exactes du développement d'un cancer du côlon sont mal connues. Toutefois, divers facteurs de risque ont été identifiés. Facteurs de risques internes. 95% des cancers colorectaux se déclarent après 50 ans et 46% après 74 ans. Un cancer colorectal précoce est lié à des causes génétiques. Les antécédents personnels ou familiaux. Le risque est multiplié par trois si la personne a déjà eu un cancer du côlon ou si elle a des antécédents familiaux au premier degré (père, mère, frère, sœur). Cette prédisposition n'est pas forcément d'origine héréditaire. Elle peut être le fait de l'exposition à une même substance cancérigène, d'habitudes alimentaires ou de style de vie. La prédisposition génétique. Un facteur génétique est impliqué dans deux formes de cancers colorectaux: la polyadénomatose recto-colique familiale (mutation d'un gène nommé APC) et le syndrome de Lynch (anomalies sur des gènes codants pour les protéines de réparation de l'ADN). Ces cancers héréditaires représentent moins de 5 % de l'ensemble des cancers colorectaux et surviennent avant 40 ans. Facteur de risques externes. Le mode de vie influe également sur le risque de cancer colorectal. Aux premiers rangs des facteurs de risque: le surpoids, une alimentation riche en graisses animales, la consommation d'alcool et de tabac, l'inactivité physique et la consommation importante de viande rouge. Le diabète de type 2 et le manque d'exposition au soleil pourraient également avoir un impact. Prévention et dépistage du cancer du côlon. Comment réaliser le test Hemoccult II ®? Dans le cadre du dépistage organisé, vous bénéficiez, tous les deux ans, de 50 à 74 ans, d'un test Hemoccult II ® gratuit. Répondez régulièrement à l'invitation qui vous sera envoyée. Votre médecin traitant vous remettra un test à réaliser chez vous sur trois selles successives. Tout le matériel nécessaire est compris dans le test. Vous l'envoyez, par la suite, à un laboratoire spécialisé. Selon vos antécédents, votre médecin vous proposera un suivi plus adapté et personnalisé. Même si votre test est normal, consultez sans délai votre médecin si vous présentez des symptômes intestinaux anormaux. À savoir sur le test Hemoccult II ® Un test positif n'est pas forcément synonyme de cancer, mais justifie toujours une coloscopie. Inversement, la sensibilité de Hemoccult II ® ne permet pas de déceler tous les cancers colorectaux. Ce test permet de réduire de 16 à 20 % la mortalité de la population générale si le taux de participation dépasse 50 %. Un nouveau test de dépistage pour 2013. Un test de dépistage plus fiable et plus facile d'emploi du cancer colorectal va être mis en place en 2013 pour les plus de 50 ans, avec comme objectif d'accroître le nombre de personnes qui s'y soumettent. Ce nouveau test immunologique permettra de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers par rapport au test actuel. Le test reste basé sur la détection de sang dans les selles mais s'avère plus sensible et ne nécessite qu'un seul prélèvement (contre trois pour l' Hemoccult ). Personnes à haut risque. Un dépistage individuel est proposé aux personnes à haut risque. Les méthodes de dépistage s'appuient sur la coloscopie et des tests génétiques. La Ligue prévient. Pour sensibiliser chacun au danger de certains comportements (tabac, alcool, exposition au soleil, etc.), pour alerter sur les facteurs de risque et en organiser la protection, la Ligue met en œuvre de nombreux moyens de communication (dépliants, brochures, affiches) disponibles auprès de ses Comités départementaux. En partenariat avec l'Institut national du cancer, la Ligue contre le cancer relaie sur le terrain, par des actions de communication et des conférences, les messages de dépistage des cancers. Pour symboliser votre engagement dans la lutte contre le cancer du côlon et promouvoir le dépistage organisé, demandez le bracelet bleu « Ligue contre le cancer ». Le Côlon tour ®: plus de cinquante villes mobilisées autour d'un Côlon gonflable géant. La Ligue contre le cancer, la fondation ARCAD (Aide et recherche en cancérologie digestive) et la SFED (Société française d'endoscopie digestive) organisent un tour de France dans une cinquantaine de villes d'octobre 2011 à septembre 2012. L'objectif: voyager à l'intérieur d'un côlon et comprendre comment évoluent les différentes lésions. Au travers de ce cheminement et des informations pédagogiques délivrées, les visiteurs comprendront l'intérêt du dépistage et de la coloscopie. La Ligue, ses partenaires locaux, et des médecins gastroentérologues, proposeront une information ludique et pédagogique pour sensibiliser le plus grand nombre sur l'importance de ces examens et inciter les personnes à se faire dépister. Cancer du côlon: Témoignage. Après une coloscopie effectuée en août 2001 dans une clinique privée d'Aix-en-Provence, le médecin gastro-entérologue me dit: « Vous avez un gros polype ancien dégénéré qui nécessite une opération. » En utilisant cette périphrase plutôt que de me donner quelques explications pour me préparer à recevoir un diagnostic redoutable, le praticien m'a laissé comprendre et réaliser dans le même instant que j'avais un cancer du côlon. Sidéré par cette nouvelle et sentant qu'aucune communication utile avec ce médecin n'était possible sur la thérapie à venir; je me suis empressé de quitter la clinique en reprenant le volant sans attendre le délai prescrit après l'intervention. J'ai regagné avec mon épouse mon domicile où je venais d'emménager depuis trois semaines. Sans point de repère dans cette nouvelle résidence ni dans ma prochaine activité (j'étais en vacances), je regrettais d'avoir quitté mon précédent domicile (à 300 km) car la maladie anéantissait les projets décidés avec mon épouse dans notre nouvelle résidence. Je ne pensais pas pouvoir être atteint par un cancer car j'avais une bonne hygiène de vie, une nourriture très équilibrée, aucun facteur apparent de risque. Le temps d'accablement a été très court. Mon épouse m'a soutenu très efficacement. Je n'avais pas de douleur physique. J'ai commencé ma nouvelle activité professionnelle en attendant l'intervention chirurgicale programmée à l'institut Paoli Calmettes à Marseille pour réaliser la colectomie de l'adénocarcinome, trois semaines après le diagnostic, grâce à l'intervention de ma sœur médecin. Face à cette maladie, il est difficile de savoir à l'avance comment on peut réagir. Il se trouve qu'après quelques jours d'incompréhension et de découragement j'ai vécu les épisodes de cette maladie avec une certaine sérénité. Je suis allé à l'opération avec une totale confiance. J'ai repris mon activité professionnelle six semaines après l'opération et lors des cures de chimiothérapie effectuées en ambulatoire pendant 46 heures j'oubliais souvent que je portais l'appareil qui diffusait le médicament dans mon organisme. Parfois, quand on me demandait de mes nouvelles d'une façon appuyée, je me rappelais soudain que j'étais en traitement. Je crois que cette sorte de détachement est dû au fait, qu'après le traumatisme de l'annonce, j'ai accepté l'idée que je pouvais mourir de cette maladie et surtout que j'étais prêt pour cette fin, ce qui fait que je n'ai jamais eu d'angoisse. Et puis pour moi la maladie était associée à des douleurs physiques. Or mon cancer, cette maladie sournoise et souterraine, ne m'a jamais fait souffrir, ni les effets secondaires de la chimiothérapie qui étaient supportables. Ainsi cette maladie dépourvue de souffrances physiques et morales, avait pour moi, dans la vie quotidienne, un caractère un peu irréel. Le soutien de mon épouse, de mes enfants, de ma famille, de mes amis, ma foi en Dieu ont aussi contribué à mon sentiment de paix intérieure. En outre, après mon opération, mon oncologue m'a proposé d'être membre du Comité de patients de l'institut Paoli Calmettes qui venait d'être créé en 2002 et qui a pour objectif notamment l'amélioration de l'accueil, de l'écoute et de la prise en charge des patients. Il est consulté sur tous les projets concernant les patients. Je me suis investi dans cette structure interne à l'établissement en travaillant, par exemple, sur le dispositif de l'annonce de la maladie et sur le dossier médical personnel (DMP). Ainsi, j'ai en quelque sorte sublimé la maladie pour qu'elle serve à une activité positive dans l'intérêt des patients, ce qui a donné un sens à cette affection. Cependant, alors que je ne me souciais plus de ma santé, la maladie m'a rappelé à l'ordre. Trois ans après le premier diagnostic un examen a révélé une métastase hépatique. Totalement surpris par cette annonce effectuée par un radiologue de ville, j'ai rapidement repris espoir car la tumeur au foie était homogène et peu développée. À nouveau, j'ai vécu sans angoisse les épisodes d'opération chirurgicale et de chimiothérapie. J'ai réalisé que la maladie ne me lâcherait pas de sitôt, que je ne l'avais pas prise assez au sérieux et j'ai mesuré la valeur du temps présent. Mon oncologue m'a proposé un essai clinique randomisé de phase III pour évaluer l'efficacité et la tolérance de l'association de deux médicaments. Je n'ai pas accepté de participer à cette étude après avoir pris l'avis négatif de mon médecin traitant. Quelques temps après j'ai été invité à participer au Comité des patients en recherche clinique de la Fédération nationale des centres de lutte contre les cancers, devenue UNICANCER, dont la mission est notamment de relire les protocoles d'étude clinique qui décrivent les conditions de réalisation et de déroulement de l'étude, proposer des améliorations et valider une phase de traitement et de surveillance. Récemment la direction de l'institut Paoli Calmettes m'a invité avec un autre patient du Comité à participer à la CRUQPC (Commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge) aux côtés des deux usagers (qui ne sont pas des patients) désignés par des associations habilitées. Le cancer n'a pas eu de prise sur moi (sauf aux temps chocs de l'annonce) et, toujours sous surveillance, je vis la maladie un peu comme un « sachant » pour porter dans les trois organismes auxquels je participe la parole des patients, faire connaître leurs attentes, proposer des mesures pour améliorer leur information et leur qualité de vie. Les symptômes du cancer du côlon. Il n'existe pas de symptômes caractéristiques du cancer colorectal. En revanche, un certain nombre de signes doivent inciter à consulter: troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée prolongée, augmentation du volume abdominal, besoin pressant et continuel d'aller à la selle, sensation d'évacuation incomplète, etc.); gênes abdominales (ballonnements, crampes, douleurs, etc.); sang dans les selles (généralement non visibles à l'œil nu); perte récente d'appétit; perte de poids inexpliquée; fatigue anormale. À noter: ces symptômes généraux étant fréquents dans nombre de maladies bénignes, le calme et la circonspection restent de mise. Seule une consultation médicale et des examens spécialisés permettront d’affirmer le diagnostic. Toutefois, il ne faut pas attendre la survenue d’un de ces symptômes pour bénéficier d’un diagnostic précoce: le dépistage organisé par la recherche de sang dans les selles avec le test immunologique, c’est quand tout va bien et tous les 2 ans, de 50 à 74 ans! Diagnostic du cancer du côlon. Le diagnostic du cancer colorectal se réalise en deux étapes: repérer la lésion (bilan diagnostique); préciser ses caractères locaux, régionaux ou à distance (bilan d'extension). Bilan diagnostique du cancer du côlon. Le bilan diagnostique s'articule autour d'un examen clinique et d'une exploration du côlon et du rectum, par coloscopie. Le premier permet de déterminer l'état général du patient et la seconde de repérer une éventuelle tumeur. La confirmation de la présence d'une tumeur cancéreuse se fait par le biais de prélèvements (biopsie) réalisés au cours de la coloscopie. À savoir: un toucher rectal permet également de repérer une tumeur si elle est située à moins de 8 cm de l'anus. La coloscopie. La coloscopie permet de visualiser les parois internes du côlon. Réalisée sous anesthésie générale légère, et après une préparation soigneuse du colon par un régime sans résidu et laxatifs, elle consiste à introduire dans le côlon un tube souple muni d'une caméra vidéo et d'une pince à prélèvements. En cas de découverte de lésion, cette technique permet d’en estimer la dangerosité et de réaliser un prélèvement pour analyse, voire une ablation totale. Bilan d’extension du cancer du côlon. Le bilan d'extension sert à évaluer la propagation du cancer aux organes proches et/ou lointains, afin de déterminer les possibilités chirurgicales et les traitements médicaux les plus adaptés. Les principaux examens réalisés sont: l' IRM ou le scanner pelvien, afin de déterminer le stade du cancer; l' examen anatomopathologique, afin de déterminer si les ganglions lymphatiques sont touchés et si le cancer a commencé à se propager; le scanner thoracique, à la recherche de métastases dans les poumons; l’ échographie hépatique ou le scanner abdominal, à la recherche de métastases dans le foie; Une échographie abdomino-pelvienne, une IRM du foie, voire un PET-scan sont parfois prescrits en complément d'exploration. Classification des tumeurs. L'extension de la maladie s'évalue en stades suivant la taille de la tumeur (de I à IV) ou en suivant la classification T.N.M. (taille et localisation de la tumeur – T1 à T4; ganglions atteints ou non – N0 à N3; présence ou non de métastases – M0 à M1). Traitements du cancer du côlon. Chaque traitement du cancer colorectal est unique. Il dépend du patient (état physique et psychique général, âge, etc.) et des caractéristiques de sa maladie (localisation, évolution, etc.). Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) permet au corps médical d'établir un programme personnalisé de soins (PPS). Ce document résume les différentes étapes du traitement spécifiquement préconisé pour le patient, qui peut à tout moment demander toutes les précisions nécessaires. Pour en savoir plus, consultez la brochure Traitement des cancers. Les méthodes. La prise en charge du cancer du côlon s'organise autour de deux approches complémentaires et souvent associées: la chirurgie et la chimiothérapie. L'essor des thérapies ciblées ouvre quant à lui le champ des possibilités, tandis que la radiothérapie est réservée à certains cas de cancer du rectum. La chirurgie contre le cancer du côlon. La chirurgie est le traitement de base du cancer colorectal. L'intervention (colectomie) consiste à retirer le segment du côlon comprenant la tumeur avant de suturer les deux extrémités restantes. Il existe deux techniques: la laparotomie: ouverture de la cavité abdominale pour retirer la tumeur et les zones voisines contenant des ganglions lymphatiques. la cœlioscopie: introduction d'instruments et d'une mini-caméra par de petits orifices et extraction de la tumeur par ces incisions. Lorsque qu'elle est envisageable la cœlioscopie offre la même sécurité et améliore la qualité de vie des patients (moins de cicatrices et de complications post-opératoires). La colostomie. Il est parfois nécessaire de prévoir une dérivation et créer un anus artificiel après l'opération. Cette colostomie est généralement provisoire et la continuité du transit est rétablie après la cicatrisation (6 à 12 semaines). Dans certains cas (complication ou ablation du sphincter rectal), la colostomie peut être définitive. Le côlon est alors accolé à la peau de l'abdomen et relié à une poche qui recueille les selles. Quel que soit l'organe touché, la chimiothérapie consiste à administrer un ou plusieurs médicaments toxiques pour les cellules cancéreuses. On parle alors de monothérapie ou de polythérapie. Ces médicaments vont se diffuser dans l'ensemble de l'organisme et cibler toutes les tumeurs présentes, qu'elles aient été repérées ou non au cours des examens préalables. Dans le cas du cancer colorectal, la tumeur et l'ensemble des éléments retirés pendant l'opération (vaisseaux sanguins, ganglions) font l'objet d'un examen anatomopathologique. Cet examen, réalisé au microscope, permet d'évaluer l'étendue de la maladie et de décider si la chirurgie doit être complétée ou non par une chimiothérapie. Les produits habituellement employés (seuls ou en associations) sont le 5-fluoro-uracile (5-FU), l'oxaliplatine (Eloxatine®) et l'irinotécan (Campto®). L'objectif de ces médicaments anticancéreux est de réduire le risque de récidive. Les protocoles de chimiothérapie sont établis pour chaque type de situation. Les médecins obéissent à ces différents référentiels. Les thérapies ciblées contre le cancer du côlon. Une nouvelle génération de traitements est en plein essor: les thérapies ciblées. Il s'agit de molécules s'attaquant plus spécifiquement aux cellules cancéreuses. Principal intérêt: une action ciblée pour des effets secondaires réduits. Les thérapies ciblées efficaces dans le cancer du côlon sont particulièrement nombreuses. Elles agissent: sur l'angiogenèse, en bloquant la croissance des vaisseaux sanguins nécessaires au développement de la tumeur, entraînant ainsi la mort de cette dernière; sur les facteurs de croissance, en inhibant la division des cellules et donc le développement de la tumeur. En pratique, les thérapies ciblées sont utilisées en association avec de la chimiothérapie pour les cancers colorectaux avancés. Trois médicaments sont utilisés: le bevacizumab (Avastin®), le cetuximab (Erbitux®) et le panitumumab (Vectibix®). La prescription est précédée d'une immunohistochimie sur les cellules tumorales à la recherche d'altérations génétiques qui, selon leur présence, peuvent provoquer une résistance au traitement; ces tests ont une valeur prédictive et pronostique et sont une étape majeure dans le domaine de la médecine individualisée. La radiothérapie contre le cancer du côlon. Traitement local, la radiothérapie vise à compléter la chirurgie en réduisant la taille de la tumeur avant l'opération ou en détruisant d'éventuelles cellules cancéreuses encore présentes dans les tissus, après l'intervention. Elle n'est généralement pas indiquée dans le cancer du côlon et d'emploi limité dans le cancer du rectum. Effets indésirables des traitements contre le cancer du côlon. Les traitements provoquent souvent des effets indésirables plus ou moins intenses. Ceux-ci varient considérablement d'un patient et d'un traitement à un autre et il n'existe pas de moyen de prédire "qui" tolérera mieux "quoi". En revanche, les professionnels de santé sont là pour expliquer tout ce qui peut se passer et comment y remédier au mieux. Effets indésirables de la chirurgie. Les effets indésirables de la chirurgie sont rares. Le principal est la fistule anastomotique, un défaut de cicatrisation de la suture entre les deux parties restantes du côlon. Cette complication survient habituellement une semaine après l’opération et se manifeste par de la fièvre avec des douleurs abdominales et un arrêt du transit digestif. Effets indésirables rares: les complications hémorragiques intra abdominales et les abcès de paroi. Des troubles de l'érection peuvent également se rencontrer, en particulier si l'opération a porté sur le rectum. A près l’opération, des troubles du transit intestinal sont fréquents (diarrhée, constipation, augmentation du nombre de selles). Ces troubles sont variables selon les personnes et la portion du côlon qui a été enlevée, mais s'améliorent progressivement avec le temps et un régime alimentaire adapté. Effets indésirables des chimiothérapies. Problème majeur, les effets indésirables des chimiothérapies sont liés à l'absence de sélectivité des produits employés. Le traitement détruit les cellules cancéreuses, mais aussi certaines cellules à croissance rapide: cheveux, ongles, paroi du tube digestif et cellules sanguines. Fatigue, moins bonne résistance aux infections, perte d'appétit, modification du goût, nausées et vomissements, diarrhées, sensation d'engourdissement ou de fourmillement, réactions allergiques, troubles cutanés, lésions buccales et chute des cheveux sont, par conséquent, les manifestations indésirables les plus fréquentes. Les thérapies ciblées présentent des effets indésirables moins marqués, souvent d'ordre cutané ou allergique: hypertension, saignements ou encore maux de tête. Effets indésirables de la radiothérapie. Les effets indésirables de la radiothérapie sont le plus souvent: irritation de la vessie (cystite), inflammation du rectum ou de l’anus, crises hémorroïdaires, troubles intestinaux (diarrhées, crampes, selles fréquentes, etc.), troubles cutanés, perte d'appétit, fatigue. Après le traitement du cancer du côlon. Suivi médical du cancer du côlon. Une fois la phase de traitement terminée, débute une période de suivi aussi longue - cinq ans minimum - qu'indispensable. Cette phase permet notamment de surveiller: l'état de santé général; les effets secondaires à long terme ou tardifs; tout signe de récidive; l'absence de développement de nouveaux polypes ou d'un deuxième cancer. Dans ce cadre, des visites de contrôle sont programmées tous les 3 à 6 mois les deux premières années, puis annuellement les trois années suivantes. Les principaux examens réalisés sont un entretien médical pour évaluer l'état général de santé, des analyses sanguines à la recherche de marqueurs tumoraux et une échographie ou un scanner abdominal de contrôle pour surveiller d’éventuelles métastases hépatiques. Une coloscopie est également réalisée un an après la fin du traitement et renouvelée à intervalles réguliers. Cancer du côlon: la récidive. Le risque de récidive est très variable, mais étroitement lié au stade d'évolution du cancer au moment de son diagnostic. La récidive, si elle apparaît, se produit généralement dans les cinq années suivant le traitement. Le suivi médical permet de la prendre en charge rapidement et de proposer un nouveau programme personnalisé de soin. Vivre avec une colostomie. Les systèmes de colostomie récents et des consultations de stomathérapie permettent au patient de gérer sa colostomie et mener une vie la plus "normale" possible. Aucune activité n'est proscrite, même les plus sportives. Seuls sont déconseillés les aliments susceptibles de fermenter et les boissons gazeuses. La recherche contre le cancer du côlon. Pour le cancer colorectal comme pour les autres cancers, la recherche s'intéresse non seulement à mieux soigner, mais également à mieux comprendre et détecter. Des progrès majeurs ont été réalisés ces dernières années tant au niveau du dépistage que des traitements, mais de nombreuses voies prometteuses sont encore en phase d'exploration. Connaître l'ennemi. La génétique et ses avancées permettent de découvrir chaque année de nouveaux gènes et de nouvelles protéines impliqués dans le cancer du côlon, de façon à mieux traiter - voire prévenir - la maladie. Diagnostiquer le cancer du côlon vite et bien. Dans tous les cancers, un diagnostic et une prise en charge précoces sont synonymes de meilleure chance de survie et de traitements moins lourds. Un pan entier de la recherche s'intéresse au dépistage, avec le développement d'un test de détection immunologique beaucoup plus sensible. La détection des polypes précancéreux devient ainsi de plus en plus aisée, assurant une meilleure prévention de l'apparition des cancers colorectaux. Optimiser les traitements contre le cancer. Malgré les constantes évolutions, le potentiel de progression des traitements reste important. De nouveaux espoirs sont ainsi permis avec le développement permanant de nouveaux médicaments, actuellement en cours d'essais sur des cultures cellulaires, des modèles animaux ou chez des patients en échec thérapeutique. Les thérapies ciblées sont également en plein essor et proposent diverses directions: bloquer la croissance des cellules cancéreuses, asphyxier la tumeur en réduisant son apport sanguin, faire réagir les réactions immunitaires de l'organisme contre les cellules cancéreuses, etc. Certaines de ces approches fonctionnent déjà dans le cancer colorectal, et devraient déboucher sur des thérapies encore plus efficaces. Demain la recherche contre le cancer. 5 pistes prometteuses dans un futur proche: 1. Prévenir l'apparition des cancers 2. Éliminer les tumeurs en bloquant leur vascularisation (et donc leur alimentation en sang): l' anti-angiogenèse. 3. Renforcer les défenses immunitaires de l'organisme: l' immunothérapie (vaccination thérapeutique). 4. Court-circuiter les "signaux" émis par la cellule cancéreuse: l'inhibition de la transduction du signal. 5. Accentuer les erreurs de réparation de l'ADN dans la cellule cancéreuse, pour provoquer sa mort: la potentialisation de l'action cytotoxique. Les essais cliniques. Les essais cliniques sont un moyen concret d'accéder aux avancées de la recherche. La liste des essais thérapeutiques est mise à jour régulièrement sur le site de l'Institut national du cancer (INCa) et tout patient peut demander à en intégrer un, sous réserve d'éligibilité. Les essais cliniques sont proposés aux personnes ayant déjà étaient traitées par les méthodes plus traditionnelles. Votre hôpital ne propose pas d' essai clinique pour le cancer du côlon? Votre équipe soignante peut vous adresser à un autre établissement afin d'intégrer un protocole spécifique, tout en continuant à vous suivre. "La Ligue en actions": La Ligue contre le cancer et la recherche contre le cancer colorectal. Le projet portant sur la génomique du cancer du côlon, débuté au sein de l'unité de génomique fonctionnelle de l'institut Gustave Roussy (IGR), se poursuit en collaboration avec la Ligue nationale contre le cancer. De nombreux échantillons ont été analysés à partir d'une banque de plus de 400 prélèvements tumoraux congelés au cours des 10 dernières années. Le but de ce projet est d'identifier des marqueurs moléculaires permettant de prédire la rechute des cancers du côlon de stades II et III après chirurgie, et ainsi de mieux identifier les patients à qui il faut proposer une chimiothérapie complémentaire. Ce projet initié par le Dr Valérie Boige (IGR) a permis de réunir un grand nombre de tumeurs dans le cadre d'un consortium associant l'IGR, l'hôpital européen Georges Pompidou, le registre des cancers de la Côte d'Or, et le centre Antoine Lacassagne à Nice. La valeur pronostique de plusieurs marqueurs identifiés grâce à cette analyse est en cours d'évaluation. Accompagnement face au cancer du côlon. La Ligue contre le cancer met en place de nombreux services et aides pour vous accompagner face au cancer. Voir les aides proposées.

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AGIR SANTE. RÉVEILLEZ VOTRE MÉDECIN INTÉRIEUR! lundi 22 février 2010. LE CURCUMA: L'ANTI-INFLAMMATOIRE NATUREL LE PLUS PUISSANT CONNU A CE JOUR. LE CURCUMA, qu'est-ce que c'est? Nous parlons du rhizome (tige souterraine) d'une jolie plante vivace, proche cousine du gingembre, cultivée en Asie, en Afrique et aux Antilles. Les anglo-saxons la nomme " Turmeric ". Ce rhizome, de couleur orange, est cuit, desséché puis épluché avant d'être broyé en fine poudre. Il entre dans la composition de différents mélanges d'épices comme curry, massala, colombo et ras-el-hanout. Il colore la moutarde, le beurre, des confitures, des liqueurs, des fromages, des potages, des charcuteries, des pâtes à crêpe, des gaufres et certaines sauces. Vous l'identifierez sur les étiquettes sous le doux nom de E100. En Asie, il est utilisé également pour conserver la fraîcheur, la saveur et la valeur nutritive des aliments. Les moines bouddhistes s'en servent pour teindre leur costume de couleur safran et les hindous pour se marquer le front. C'est aussi un très bon répulsif contre les insectes. En Inde, on le désigne sous le nom de " safran des Indes " et on en consomme 1,5 à 2 grammes par jour dans des plats de riz, de pommes de terre, de lentilles, de légumes. Il entre dans la composition de tous leurs curries et chutneys. Il faut savoir, qu'à âge égal, les Indiens ont 8 fois moins de cancers du poumon que les Occidentaux, 9 fois moins de cancers du côlon, 5 fois moins de cancers du sein et 10 fois moins de cancers du rein et, cela, malgré une exposition à de multiples cancérigènes présents dans l'environnement, sur une échelle probablement pire qu'en Occident. Dans l'ile d' Okinawa, au Japon, les habitants consomment les feuilles de cette plante et lui prêtent des vertus similaires à celles retrouvées dans le rhizome. SES PROPRIÉTÉS. En médecine ayurvédique (médecine traditionnelle de l'Inde), de même que dans les médecines traditionnelles de Chine, Japon, Thaïlande et d'Indonésie, le curcuma est utilisé pour stimuler la digestion, notamment parce qu'il augmente la sécrétion biliaire et pour ses propriétés anti-inflammatoires. Pour ceux qui s'intéressent à la médecine traditionnelle chinoise, le nom chinois du curcuma veut dire " gingembre jaune ". Il est classifié en saveur piquante et amère et son énergie est rafraîchissante. Pour cette médecine la racine de curcuma " stimule le sang " et fait " circuler le Qi " (énergie). Il contient des vitamines B6 et C et des minéraux comme le fer, le manganèse, le potassium et des flavonoïdes. Le curcuma est actuellement l'objet de nombreuses recherches à travers le monde. Ces études tendent à démontrer que son activité anti-inflammatoire est comparable à celle de la cortisone et de l'aspirine. Il contient de nombreux composés actifs aux propriétés antioxydantes, au premier rang desquels se trouve un pigment jaune: la curcumine. Cette curcumine protège notre organisme contre l' inflammation et les multiples dommages provoqués par le stress oxydatif. L'inflammation est une réaction naturelle de défense de notre organisme contre une menace ou une agression. Le problème commence quand cette inflammation devient chronique car elle produit des radicaux libres en grande quantité. Ceux-ci vont s'attaquer à nos propres cellules et entraînent un " stress oxydatif ". Il faut savoir que ce stress oxydatif est impliqué dans la plupart des pathologies du vieillissement. Son champs d'application permet de révéler son utilité dans deux directions: thérapeutique et préventive. POUR QUELS TROUBLES PEUT-ON UTILISER LE CURCUMA? - Les douleurs et les réactions inflammatoires: douleur musculaire, tendinite, névralgie, rhumatisme, sciatique, arthrite. Le curcuma serait même plus efficace que l'hydrocortisone. Lorsque le curcuma est associé à des acides gras essentiels (bonnes huiles), leurs actions anti-inflammatoires se potentialisent. - Certains problèmes oculaires: cataracte chimiquement induite, infections, inflammations et dégénérescences ophtalmiques. Le curcuma existe en gouttes pour certains de ces usages. Parlez-en à votre thérapeute. - Les troubles digestifs et la "crise de foie": maux d'estomac, nausées, perte d'appétit, sensations de surcharges, inflammations digestives, dysfonctionnement biliaire dans laquelle il augmente la synthèse de la bile ainsi que sa circulation (cholérétique et cholagogue). Par ce biais il prévient la formation de calculs. Il protège également le foie contre un grand nombre de produits toxiques (médicaments, polluants, aflatoxines, alcool. ). Il agit également sur le " syndrome du côlon irritable " en favorisant également une bonne rééducation du transit intestinal et une atténuation des douleurs. - Les ulcères gastroduodénaux: des études indiquent que le curcuma a des effets protecteurs sur la muqueuse gastrique et qu'il peut détruire ou inhiber la bactérie Helicobacter Pylori, qui est responsable de la plupart des ulcères gastriques et duodénaux. - Les problèmes cardiovasculaires: le curcuma peut abaisser le taux de. mauvais cholestérol et augmente la fluidité du sang en ralentissant l'agrégation plaquettaire. Il protège donc le système cardiovasculaire diminuant ainsi les risques de phlébite et surtout d 'athérosclérose (encrassement des artères). Il aurait même un rôle protecteur contre l 'insuffisance cardiaque. - Les maladies dégénératives du cerveau: la curcumine est le plus puissant inducteur de certaines protéines qui sont impliquées dans la défense des neurones, elle empêche la diminution de la fonction cognitive et présente à ce titre une voie thérapeutique innovante contre la maladie d'Alzheimer. - Les plaies et les maladies de peau: mycose, irritations cutanées, plaies, ulcères. Dans ce cas, il devra être appliqué sur la peau sous la forme d'huile infusée, d'emplâtre, de teinture. Le curcuma pourrait également se révéler utile dans le traitement des lésions cutanées cancéreuses et des brûlures causées par les rayonnements et la radiothérapie. - Les baisses de l'immunité: Il augmenterait le nombre de globules blancs, d'anticorps et de plaquettes dans le sang. Des travaux de recherche sont actuellement menés sur le virus du VIH (sida). - Les infections bactériennes et parasitaires: vous pouvez saupoudrez un peu de curcuma sur les petites plaies ou égratignures après les avoir bien nettoyées. Il combat également les parasites intestinaux et est utilisé de façon traditionnelle contre la dysenterie. - Les pollutions environnementales: il protégerait nos cellules des divers polluants environnementaux les agressant. Très intéressant dans la prévention du cancer. Il protègerait également des ondes électromagnétiques. - La cancérogénèse: le stress oxydatif est clairement impliqué à tous les stades de cette maladie. Dans ce domaine la recherche est très active car les chercheurs pensent que les effets antioxydants et anti-inflammatoire de la curcumine pourraient être des atouts importants dans la prévention et le traitement du cancer. A SUIVRE: D'autres études en cours (à confirmer) seraient en faveur d'une action efficace du curcuma contre des pathologies telles que le diabète de type 2 puisque le curcuma ferait baisser la glycémie. EN PRATIQUE. Des cures régulières de curcuma dans l'alimentation pour son côté préventif ou en complément alimentaire comme adjuvant des thérapies pour les vrais pathologies, encadré par une vie saine, tant sur le plan de l' activité physique que de l' alimentation équilibrée, ne peuvent être que de sages attitudes pour conserver notre bien le plus précieux: la santé. Sa saveur est poivrée, piquante et plutôt amère et il apporte aux mets une teinte jaune d'or. Le consommer dans le curry ne suffit pas car celui-ci en contient des quantités très variables. Attention comme beaucoup d'épices, la poudre curcuma est de plus en plus irradiée en vue d'augmenter sa durée de conservation et limiter les infestations d'insectes ou de maladies durant l'entreposage. Choisissez-la certifiée biologique, dans des contenants en verre et stocker-le à l' abri de l'air et de la lumière pour lui conserver au maximum ses propriétés. Il est préférable d'acheter le rhizome entier, il sera d'ailleurs bien plus savoureux. Vous le trouverez dans les magasins orientaux ou dans quelques boutiques bio. Dans ce cas conservez-le, emballé, dans un endroit frais et à l'abri de la lumière, 3 semaines maximum. Épluchez-le et râpez-le au dernier moment. Plusieurs façons simples de le consommer: soupes, riz, plats en sauce, poisson, vinaigrette, mayonnaise. Vous pouvez aussi en ajouter dans vos gâteaux, biscuits, pâte à tarte ou même dans une salade de fruits, où il sera ajouté en début de préparation et en toute petite quantité, ou dans les flocons de céréales du petit déjeuner en début de cuisson. L 'huile essentielle de curcuma est aussi un puissant anti-inflammatoire. Elle est préconisée pour le système digestif, les inflammations intestinales, les douleurs, les ballonnements. Elle active la fonction hépatique sans violence car elle aide à l'évacuation de la bile. Attention l'usage de cette huile essentielle doit se faire avec précaution: prenez conseil d'un thérapeute. A titre préventif, dans votre alimentation, cette curcumine doit être associée à de la pipérine (poivre noir) à raison de 1 % et à une huile végétale de qualité pour pouvoir passer la barrière intestinale. Le poivre multiplie par 2000 l'absorption du curcuma par l'organisme. D'autres substances comme la broméline de l'ananas ou le gingembre favorise son assimilation. La sagesse indienne a largement devancé la science dans la découverte des synergies naturelles entre les aliments puisque les indiens mélangent traditionnellement ces ingrédients dans leurs plats. Les doses recommandées en prévention sont de 300 à 600 mg de curcumine par jour, soit 1 à 2 cuillères à soupe de curcuma. Si vous avez des problèmes de santé le curcuma devra être pris sous forme de gélules pour obtenir des concentrations plus fortes en curcumine. Parlez-en à votre thérapeute car il existe certaines contre-indications avec des médicaments. Plusieurs fabricants de compléments alimentaires commercialisent des produits à base de curcuma seul ou associé à d'autres éléments. Il faut absolument vous renseigner sur la traçabilité, le pays d'origine, la certification biologique ou l'origine sauvage et sur le mode d'extraction garantissant l'absence d'utilisation de solvants tels qu' acétone ou autres parfois utilisés dans les extraits de curcuma premier prix. Un exemple de bon produit le dolupérine du laboratoire HOLISTICA: ce sont des petites gélules associant des extraits de curcuma, de poivre (pipérine) et de gingembre (gingérol). Attention la prise de fortes doses de curcuma est déconseillé pendant la grossesse ainsi qu'avec des anticoagulants (risque d'hémorragies), dans les cas d'ulcères gastro-duodénaux, et de calculs biliaires. Dans ces cas particuliers ne pas dépasser 1 cuillère à soupe par jour (300 mg de curcumine). Voici deux recettes tirées du livre "Cuisiner avec les aliments contre le cancer" des docteurs Richard Béliveau et Denis Gingras. CRÈME DE CHOU-FLEUR AU CURCUMA. Pour 4 personnes: 1 cuillère à soupe d'huile végéta le. 1 oignon haché. 200g de céleri-rave émincé. 1 cuillère soupe de curcuma. 2 cuillères à soupe de farine. 750 ml de bouillon de poulet ou de légumes. 600 g de bouquets de chou-fleurs. Sel, poivre. Dans une casserole, faire revenir doucement les oignons et le céleri dans l'huile. Ajouter le curcuma et cuire 1 mn. Ajouter la farine et remuer. Verser lentement le bouillon, ajouter les choux-fleurs et porter à ébullition. Saler et poivrer. Laisser mijoter 25 minutes. Réduire en crème à l'aide du mixer et servir. RIZ PILAF AUX PETITS POIS ET AUX AMANDES. Pour 4 personnes: 200 g de riz basmati. 2 cuillères à soupe d'huile d'olive. 1 gros oignon émincé. 15 graines de cardamome (l'intérieur de 2 ou 3 gousses) 1/2 cuillère à café de grains de poivre noir. 3 clous de girofle entiers. 3/4 de cuillère à café de cumin. 2 bâtons de cannelle. 3/4 de cuillère à café de curcuma. 500 ml de bouillon de poulet chaud. 50 g de raisins de Smyrne (raisins secs dorés) 50 g de petits pois surgelés. 2 cuillères à soupe d'amandes effilées, grillées. L avez le riz à l'eau froide jusqu'à ce que l'eau devienne claire et bien égoutter. C hau ffer l'huile d'olive dans une grande casserole. Y cuire les oignons et les épices environ une minute. Ajouter le riz et remuer pour bien enduire les grains de matière grasse. Versez le bouillon et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser frémir 15 minutes à couvert. Retirer du feu. Ajouter les raisins secs, les petits pois congelés et les amandes. Laisser reposer 15 minutes, à couvert, avant de servir. - Le Curcuma, vertus et bienfaits. Yves Réquéna et Véronique Lemaire. Trédaniel Pratique. - Les épices. Marie-Françoise Valéry. Éditions du Chêne. - Anticancer. David Servan-Schreiber. Robert Laffont. - Le guide familial des aliments soigneurs. Dr Jean-Paul Curtay, Dr Rose Razafimbelo. Albin Michel. -101 aliments qui peuvent vous sauver la vie! David Grotto. Ada. - n°98 février 2010 du magasine Pratiques de Santé. Article de Marion Kaplan.

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Listes de symptômes avec le site Symptomes.info. Bienvenue sur le site Symptomes.info. Avant de parcourir ce site Internet, vous devez prendre en compte qu’un même symptôme peut être lier à une multitudes de problèmes de santé. Par exemple un maux de tête peut être un avertissement du corps face à une situation passée ou actuelle mais aussi un signe d’un problème plus grave. Les symptômes et signes présents sur ce site sont donnés uniquement à titre d’information. Vous pouvez aussi analyser vos émotions actuelles ou passées afin de faire le bilan et le lien avec votre état de santé actuel. Les émotions fortes (stress, panique, angoisse, phobie, etc.) peuvent entrainer des problèmes de santé. Site d’informations sur les différents symptômes et signes de maladies et de changements physiques pour hommes et femmes. Ce site tente de lister l’ensemble ou la majorité des symptômes pour une maladie ou un problème de santé en particulier. Des listes non exhaustives de symptômes uniquement à titre informatif. Site en français pour un public francophone: France, Suisse, Belgique, Canada, etc. En médecine, l’ensemble des symptômes sont pour les patients des éléments d’alerte pour informer qu’un changement est en cours, ce qui motive la consultation médicale chez son médecin traitant ou chez un spécialiste permettant de trouver la maladie ou le problème de santé. Coté Physiologie, le symptôme est un phénomène caractéristique d’un trouble organique ou fonctionnel. Et au sens figuré, un symptôme est un signe qui révèle une situation matérielle ou un état d’esprit. En psychanalyse, un symptôme peut être chez une personne une « manifestation somatique » comme par exemple une paralysie ou des troubles du langages. Toujours dans le même domaine, le symptôme peut également être une « manifestation psychique » comme l’angoisse ou l’hydrophobie. Le mot « symptôme » n’a pas toujours eu cette orthographe, ce mot a existé sous l’orthographe « sinthome » à partir de 1495, le mot symptôme est apparu vers la fin du XVIe, début du XVIIe. Symptôme est la traduction du mot latin symptoma, il signifiait l’accident ou la coïncidence.(Source: Wikipédia) Le mot symptomatique veut dire « qui est un symptôme », par exemple vous pouvez avoir une fièvre symptomatique et l’étude scientifique des symptômes est la symptomatologie. Les symptômes les plus consultés sur ce site Internet sont les symptômes de la grossesse, beaucoup de femmes recherchent sur Internet les différents symptômes lors d’une grossesse pour savoir si elles sont enceintes ou non. Puis nous avons les symptômes du cancer, il existe de nombreux cancers. Les symptômes de la grippe sont également des symptômes très recherchés sur ce site et sur Internet en général, sans prendre en compte les recherches liés à l’actualité sur la grippe mexicaine – porcine – h1n1 en France et dans le Monde. Et pour finir les symptômes du sida, la protection est la seule solution pour ne pas être « ronger » par le stress après des rapports sexuels non protégés. Pensez à surveiller le calendrier de vaccination pour être à jour dans vos vaccins. Rappel: le diagnostic médical sur Internet n’existe pas! Les différentes informations de ce site sont uniquement à titre informatif. Si vous avez le moindre symptôme ou problème de santé, consultez au plus vite un médecin ou spécialiste de santé. Attention ce site Internet n’a pas pour objectif que le visiteur fasse soi même son propre diagnostic médical.

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Quand drainer son foie? Nettoyer son foie facilite l'élimination des déchets, tout en stockant les vitamines dont notre organisme a besoin. Le passage entre l'hiver et le printemps est le moment idéal. Il est toutefois indispensable de se faire accompagner. © tolikoff photography - 123 RF. Pollution, alimentation industrielle, stress. Le foie est mis à rude épreuve tout au long de l'année. Myriam Zlotnik, naturopathe, conseille de procéder à un drainage du foie afin de retrouver forme et énergie. Mais attention, détoxifier son foie ne se fait pas n'importe comment. Pourquoi drainer son foie? Plus on avance en âge et plus on aura des signes de fatigue hépatique. Prendre soin de son foie est capital pour la préservation de sa santé et garantit le bon équilibre de l'organisme. On pourra facilement observer les signes de fatigue du foie comme une mauvaise haleine, une langue chargée, des réveils nocturnes entre 1 h et 3 h du matin, ou encore, des maux de tête. Choisir la bonne période. Le changement de saison est idéal pour procéder au drainage du foie. En médecine traditionnelle chinoise, on préconise le passage de l'hiver au printemps. En effet, durant l'hiver le corps met au repos les organes dédiés à l'élimination et c'est au printemps qu'ils seront très sollicités et auront le plus de force. Avec le drainage, on boostera le processus d'élimination des toxines déjà naturellement mis en route au printemps. Par ailleurs, la période hivernale est propice à la production et surtout au stockage de déchets qui finiront par envahir le sang si l'on ne les élimine pas. Avoir suffisamment d'énergie. Pour un drainage efficace et réussi, il faudra s'assurer que l'on ne gaspillera pas d'énergie inutilement afin de tout concentrer sur le travail du foie. Une bonne vitalité sera nécessaire pour avoir les ressources nécessaires à cette détoxification. Si l'on ressent déjà de la fatigue ou encore du stress qui en consomme beaucoup, le drainage peut avoir tout l'effet inverse. Il faudra donc se revitaliser afin de retrouver l'énergie suffisante pour effectuer correctement cette detox. Pour concentrer son énergie sur la détox du foie, on fera en sorte de s'alléger. S'alléger en stress en pratiquant les activités adéquates et alléger son alimentation pour ne pas consommer tout son capital énergétique au niveau de la digestion. En quoi ça consiste? Pour éliminer les toxines et régénérer le foie, on éliminera les laitages, les produits raffinés trop gras et trop sucrés, les excitants (alcool, café, tabac…) ou encore les grillades pour se concentrer sur des aliments riches en fibres, de préférence crus. On boira environ 2 litres d'eau par jour. Une fois le nettoyage entamé et la machine lancée, c'est là que l'on pourra ajouter l'action de plantes comme l'artichaut, le boldo et le fumeterre pour le soir afin d'aider au nettoyage nocturne; le romarin, le radis noir et le chardon-marie se prendront après les repas pour libérer la bile. Le choix des plantes adaptées se fera grâce à l'accompagnement du naturopathe. On pourra également appliquer une bouillotte chaude sur son foie chaque soir. Pour se relaxer afin d'éviter le stress et éliminer encore plus les toxines, on pourra opter pour le sauna et des exercices doux comme la sophrologie, la méditation ou encore le yoga. Myriam Zlotnik pratique également la réflexologie faciale pour accompagner les détox. Se faire accompagner. Un accompagnement dans une détox du foie est plus que conseillé. En effet, le drainage doit être fait correctement en prenant compte de son état physique du moment. Par exemple, le drainage du foie est totalement contre-indiqué pour les femmes enceintes. En revanche, une détox globale pour préparer une future grossesse sera idéale. On ne pratiquera pas non plus ce type de drainage si l'on souffre de lésions ou de troubles spécifiques au niveau du foie. Il faut aussi être conscient que libérer les toxines du corps peut avoir des conséquences quelque peu désagréables comme des boutons, une sueur plus odorante, une urine foncée. Même si ces désagréments sont le signe du bon fonctionnement du processus, ils peuvent être inquiétants lorsque l'on affronte son drainage seul. D'où l'intérêt une nouvelle fois d'être accompagné. Par ailleurs, changer d'alimentation et adopter une nouvelle hygiène de vie n'est pas toujours facile à mettre en place et un naturopathe sera en mesure d'évaluer les risques, mais aussi le succès du drainage avant de commencer, et pourra vous proposer une détox personnalisée. Enfin, une petite astuce que l'on pourra appliquer tous les jours même si l'on n'est pas en détox. On pratiquera un brossage à sec avant la douche avec une brosse douce en poils naturels. Effectuez les mouvements de bas en haut, toujours en direction du cœur. Ce réflexe quotidien permettra d'évacuer plus facilement les toxines par la peau. Lire aussi. 5 réflexes antistress. Le stress nous envahit peu à peu et finit par nous empoisonner l'existence du petit matin au grand soir avec son cortège d'irritabilité, de maux de tête, de fatigue, d'anxiété et d'idées noires. Claire Millier, sophrologue à Paris, nous révèle 5 exercices faciles à mettre en œuvre pour retrouver énergie vitale et bonne humeur. Maigrir en douceur: les secrets de la diététique chinoise. Grâce à la diététique traditionnelle chinoise, on peut non seulement garder une bonne santé, mais aussi ne pas grossir et même… maigrir lentement et sûrement! Cure détox: quels fruits et légumes privilégier? Après les fêtes, il est bon d'accorder une petite cure détox au corps afin de le nettoyer de tous les excès que l'on aura fait. Celle-ci permet à l'organisme de se reposer et de stimuler les organes chargés d'éliminer les toxines. Médecines douces: comment reconnaître un charlatan en 6 questions. Naturopathie, réflexologie, hypnose. Les Français ont de plus en plus recours aux thérapies parallèles. Et preuve qu'elles peuvent être efficaces, elles commencent à être utilisées à l'hôpital. Mais encore faut-il choisir un bon thérapeute.