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Comment reconstituer sa flore intestinale. Comment refaire la flore intestinale quand celle-ci a été détériorée par des problèmes digestifs chroniques, par l’alimentation moderne ou encore par la prise d’antibiotiques? Reconstruire la microflore intestinale est indispensable pour une bonne santé… Entretenir sa flore intestinale. Nous avons vu dans l’article précédant « La santé vient du ventre » que notre flore intestinale est peuplée de milliards de bactéries. Mais comme dans tout, il y a du bon et du moins bon… Les « bonnes » et les « mauvaises » bactéries! Voyons ceci en détail. Les mauvaises bactéries. Certaines espèces opportunistes ou pathogènes sont susceptibles de déclencher des problèmes de santé de tous ordres, de type allergies, mycoses et certaines maladies. Parmi les mycoses, la candidose provoquée par Candida albicans est redoutable car la prolifération de ce germe dans l’organisme provoque une altération de l’immunité qui ouvre la porte à d’autres affections dont le cancer. Les bonnes bactéries. D’autres espèces ont un effet positif sur notre santé (et pour la vie en général): on les appelle les « probiotiques » (qui veut dire « favorables à la vie »). Forever Active Probiotic (réf.222) Les probiotiques, c’est la vie! Les probiotiques stimulent le système immunitaire, réduisent les allergies, apaisent les inflammations de l’intestin, empêchent la production de toxines qui surchargent le foie, améliorent le transit intestinal, réduisent les flatulences, préviennent les troubles du transit (constipation, diarrhée), etc. => Notre défi est donc d’empêcher les espèces pathogènes de se développer (causes d’affections), et de favoriser les bonnes bactéries par l’implantation de bonnes espèces, et par des « engrais » adaptés. Quelles sont les mesures à prendre pour entretenir votre flore intestinale? Voici les mesures à prendre qui vous permettront de renforcer votre système immunitaire, augmenter votre vitalité et améliorer votre bien-être. 1. Réduire les aliments sucrés. Les Français consomment en moyenne 40 kg de sucre par an, soit un peu plus de 100 g/jour. Ce chiffre est dangereusement élevé, car il devrait être réduit au minimum des trois quarts! C’est-à-dire descendre en dessous de 10 kg par an! Tous les aliments sucrés, et même ceux qui se transforment rapidement en sucre simples (type jus de fruit), favorisent la prolifération d’une flore fongique (=champignons), et fragilise l’immunité de l’organisme: risque de diabète, d’obésité, d’accidents cardiovasculaires et de tous types de cancers. Aujourd’hui, les médecins n’ont plus de doute sur la relation entre une forte consommation de sucre et l’accélération des cellules tumorales (l’hyperglycémie transformée en hyper-insulinémie provoquerait la formation de tumeur cancéreuse). 2. Réduire les viandes, fromages et graisses saturées. Il en est de même pour les aliments tels que la viande, les fromages et les graisses, qui doivent être consommés avec modération, car susceptibles eux aussi de provoquer une rupture de l’équilibre de la flore intestinale. Or, depuis les années 1950, la consommation de ces aliments n’a pas cessé de croître avec le développement incessant de ce que l’on appelle les maladies de civilisation: troubles cardiovasculaires, digestifs, métaboliques, nerveux, ostéoarticulaires, etc. 3. Augmenter les fruits, légumes et céréales complètes! On ne le répètera jamais assez, mais donnez la priorité aux fruits, légumes et céréales complètes! Mais également aux baies, noix, amandes et poissons gras (type saumon, maquereau, sardines) riches en précieux nutriments (collagène, minéraux, vitamines et acides gras omega-3). Pour résumer: un peu de viande un peu de produits laitiers (privilégier lait de chèvre et lait de brebis) des fruits, légumes, céréales complètes et fruits secs des huiles végétales (préférence à l’huile d’olive, de noix et de colza) moins de graisses saturées et très peu de sucreries. (attention aux sucres cachés dans les produits industriels et sucres lents) N’oubliez pas les fibres: les « prébiotiques » L’alimentation moderne est beaucoup trop pauvre en fibres! Et trop riche en viandes, fromages, graisses et sucreries… Si les fibres alimentaires ne sont pas des nutriments essentiels à notre organisme, elles sont indispensables à l’entretien de notre flore intestinale qui s’en nourrit pour protéger et régénérer les intestins (=centre de la santé). On recommande 25 à 30 grammes de fibres alimentaires par jour. Pour savoir quelle quantité de fibres alimentaires contient une portion du produit, consultez le tableau des valeurs nutritives qui se trouve sur l’emballage, à la ligne « Fibres alimentaires ». Certaines fibres stimulent de façon ciblée la croissance des « probiotiques » (les bonnes bactéries) de l’écosystème intestinal. On les appelle les « prébiotiques ». Notre flore intestinale se nourrit de fibres, il faut donc lui en apporter au quotidien: Légumineuses (ou « légumes secs » ): fèves, haricots, pois, lentilles, soja, réglisse… Crucifères: choux, navets, radis, roquette, cresson… Fruits de saison bien mûrs Céréales ancestrales pauvres en gluten: riz, millet, sarrasin, épeautre… L’ail, l’oignon, la banane, l’asperge, l’artichaut, le poireau et le topinambour sont aussi des sources de prébiotiques. Bien évidemment les céréales doivent être complètes! Le riz blanc par exemple est très pauvre en fibres car il a perdu son enveloppe (=source de fibres) par raffinage. N’abusez pas des céréales modernes riches en gluten et autres dérivés… Préférez les légumes et fruits bio, car ils ne contiennent pas de pesticides (cancérigènes) et de conservateurs, qui affaiblissent la flore intestinale. Notez aussi qu’il faut éviter les associations féculents + aliments acides car les acides neutralisent l’action de certaines enzymes, avec pour conséquence une production de toxines dans l’intestin: Céréales + agrumes Céréales + légumineuses vinaigrées (ou citronnées) Tomates + riz (ou pâtes) La mastication est importante. Mâchez suffisamment pour imprégner vos aliments de salive, notamment les aliments riches en amidon (céréales, fruits et légumes). Une bonne mastication garantit que la première phase de la digestion ait lieu dans la bouche, sous l’effet de l’ amylase de la salive (une enzyme), pour éviter une fermentation intestinale qui produirait des toxines. Le contenu de cet article est tiré de Nature Santé Innovation. Gardez toujours à l’esprit: « Votre santé dépend aussi de vous! » Les bienfaits de l’Aloe vera: une source de prébiotiques. Pulpe d’Aloès (réf.15) 1/ Les probiotiques sont des « bonnes bactéries » qui restaurent la flore intestinale. Les principaux probiotiques sont les bactéries lactiques (ou ferments lactiques). Forever Active Probiotic (ref.222) sont des ferments lactiques rendus disponibles grâce à une technologie exclusive et brevetée. Ils agissent principalement sur le côlon. 2/ Les prébiotiques, quant à eux, sont des fibres solubles qui ont la particularité de ne pas être digérées dans l’intestin grêle, pour servir de nourriture préférentielle aux probiotiques. L’association des probiotiques avec la Pulpe d’Aloe vera (ref.15) est intéressante, car la Pulpe d’Aloe vera est riche en prébiotiques qui optimisent l’effet des ferments lactiques. Les prébiotiques sont des polysaccharides, et l’Aloe vera est composée de polysaccharides. [voir Composition de l’Aloe vera]. Vous souhaitez commander F. Active Probiotic et la Pulpe d’Aloès? Pour commander les produits à base d’Aloe vera et autres compléments, c’est par ici: Commander. Vous avez aimé cet article? Merci de me laisser un commentaire. Si vous avez des soucis intestinaux, essayez une cure de 3 mois de pulpe d’Aloe vera 😉

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Chiropraticien.com. Navigation. Avoir mal à l' épaule. Dans l'organisme humain, l'épaule est l'articulation la plus mobile de toutes. Étant d'une complexité incroyable de tendons, de muscles et d'articulations, elle peut donc facilement devenir instable. Les possibilités reliées aux maux de l'épaule peuvent donc très nombreuses. C'est pourquoi il est important de consulter votre chiropraticien afin de déterminer si votre mal d'épaule est causé par un problème d'ordre musculo-squelettique ou par une condition plus sérieuse. Qu'est-ce que c'est? Dans l'organisme humain, l'épaule est l'articulation la plus mobile de toutes. Elle permet l'orientation du membre supérieur comme elle permet également à la main d'assurer en tout temps la faculté de saisir les objets comme de communiquer avec l'environnement se trouvant à sa portée. Le mal d'épaule est un état douloureux situé dans la région se trouvant donc entre le bras et le tronc. Le mal d'épaule est quand même très fréquent selon des recherches, le mal d'épaule affectera au moins 2 personnes sur 3 à un moment précis au cour de leur vie. L'épaule contient à elle seule une anatomie très complexe reliant plusieurs éléments entre eux afin d'assurer toute la préhension de la main. Elle permet donc d'assurer une multitude de fonctions dont l'intime synergie de tous ces éléments assure une précision très fonctionnelle. Pour bien évaluer un mal d'épaule, il faut bien comprendre les points suivants: La majorité des maux d'épaules ont une origine scapulaire (omoplate) qui est associé à une faiblesse des muscles stabilisateurs de celle-ci. Pour que l'articulation de l'épaule « fonctionne » correctement il est important que chacune des 5 régions suivantes fonctionnent correctement: Scapulo-humérale Acromioclaviculaire Sternoclaviculaire Scapulothoracique Région des dernières vertèbres cervicales et des premières vertèbres dorsales. Le chiropraticien est outillé pour analyser chacune de ces cinq régions et d'identifier celle ou celles qui ne fonctionnent pas bien. Il sera en mesure de faire les analyses et les traitements nécessaire afin de diminuer votre douleur et de vous redonner la pleine amplitude de mouvement dans votre épaule. Fonctions assurées par l'épaule. Positionner la main Propulser Atteindre Porter Pousser Tirer Soulever. L'épaule est un complexe articulaire mettant en relation plusieurs os et plusieurs muscles, voici les principaux éléments le composant: Os reliés par l'épaule Manubrium sternal Omoplate Clavicule Tête humérale Muscles reliés et agissant par l'épaule Trapèze Deltoïde Sterno-cléido-mastoïdien Grand pectoral Grand dentelé Grand dorsal Grand rond Rhomboïde Petit rond Infra-épineux Supra-épineux Subscapulaire Articulation sterno-costo-calviculaire Intérieur de la capsule articulaire Siège du mouvement situé entre le fibro-cartilage et la surface articulaire de la clavicule Amortisseur situé entre la surface articulaire du sternum et le fibro-cartilage Ligaments Inter-claviculaire reliant les extrémités médiales des deux clavicules Costo-claviculaires, postérieur et antérieur, s'insérant sur le bord supérieur de la première côte et sur le bord inférieur de la clavicule. Acromio-claviculaire ou cléido-scapulaire. Cette articulation aux surfaces planes ne permet que des mouvements de glissement mais il s'agit tout de même d'une articulation à part entière possédant deux surfaces articulaires, une synoviale et une capsule articulaire. Ces deux surfaces articulaires sont celle de l'extrémité latérale de la clavicule et celle de l'acromion. Elle est stabilisée par quatre ligaments: Ligament acromio-claviculaire reliant la clavicule et les faces supérieures de l'acromion Ligament conoïde Ligament trapézoïde Ligament coraco-claviculaire médial Articulation scapulo-serrato-thoracique. Il s'agit d'une articulation permettant un simple espace de glissement. Sa grande mobilité permet au bras son grand rayon d'action. Bourse séreuse sous-acromio-deltoïdienne. Elle permet surtout au tubercule et au muscle supra-épineux de glisser sous la voûte acromio-coracoïdienne et sous le muscle deltoïde lors d'un mouvement d'écart (abduction) produit par le membre supérieur. Il s'agit de l'articulation la plus mobile de l'épaule et c'est souvent elle qui est soumise aux inflammations et aux luxations d'épaule. Extrémité supérieure de l'humérus supporté par deux reliefs: Tubercule majeur – en haut et en avant Tubercule mineur – en avant et en bas. Cavité glénoïdale de forme ovalaire orientée vers le dehors et vers l'avant dotée d'un grand axe vertical: Bourrelet glénoïdal reposant sur le bord de la cavité Long biceps Long triceps Deux ligaments, passif et actif. L'épaule étant d'une grande complexité, une bonne connaissance de son anatomie fonctionnelle est nécessaire au médecin pour bien évaluer le patient affecté par un mal d'épaule. Les douleurs à l'épaule sont souvent provoquées par: Tendinite Rupture d'un tendon Calcification de l'épaule Arthrose ou arthrite Traumatismes. L'épaule étant d'une complexité incroyable de tendons, de muscles et d'articulations, elle peut donc facilement devenir instable. L'épaule rend l'articulation du bras très facile lui permettant de tourner bien aisément dans tous les sens. Cette facilité d'articulation rend l'épaule également très vulnérable rendant cette dernière très facile à « déboîter » comme diraient certains, à se fracturer ou à s'enflammer. Comme mentionné plus haut, les maux de l'épaule sont donc très fréquents, et ils peuvent être causés entre autres par une entorse, une luxation ou une fracture. Certains maux peuvent également être causés par des pathologies affectant directement l'épaule et les éléments le composant. Les possibilités reliées aux maux de l'épaule peuvent donc très nombreuses. C'est pourquoi il est important de consulter votre chiropraticien afin de déterminer si votre mal d'épaule est causé par un problème d'ordre musculo-squelettique ou par une condition plus sérieuse comme une pathologie ou une fracture. Sachez que votre chiropraticien à votre santé à coeur et si il juge que votre mal d'épaule nécessite une intervention d'un autre professionnel il vous guidera vers le bon professionnel de la santé sans tarder. Qui sont les personnes à risque? Plusieurs facteurs, comportements ou prédispositions peuvent favoriser l'apparition des maux de l'épaule chez certaines personnes. Les causes étant très nombreuses, les probabilités d'atteinte d'une douleur à l'épaule sont toutes aussi nombreuses. Les gens utilisant leurs bras fréquemment soit au travail, dans le sport ou ailleurs, sont plus susceptibles de développer éventuellement un mal à l'épaule. Travail Peintres Plâtriers ou Tireurs de joints Soudeurs Menuisiers Coiffeurs Travailleurs de plus de 40 ans Sport Joueurs de tennis Lanceurs au baseball Nageurs Sportifs de plus de 40 ans. Facteurs de risque. Travail Quarts de travail prolongés Cadence excessive Poste de travail non ergonomique Positions de travail prolongées non adéquates Utilisation d'un outil inadéquat Mauvaise utilisation d'un outil Musculature inadéquate pour le travail exigé Sport Échauffement inexistant ou grandement insuffisant Activité trop fréquente Activité trop intense Mauvaise technique de jeu Musculature inadéquate pour l'effort exigé par l'activité. Malgré tout, tout le monde peut, une fois au cours de sa vie, souffrir d'une affection causant des maux de l'épaule. Quels sont les symptômes? Les maux de l'épaule sont très fréquents pouvant provoquer différentes réactions selon la cause réelle ayant provoquée la douleur ressentie dans cette région. Dépendamment du fait que la douleur soit aiguë ou chronique, il peut y avoir des différences mais généralement les principaux symptômes reliés aux maux de l'épaule ressemblent grandement à ceux-ci: Douleur pouvant aller de légère à très intense souvent nocturne pouvant même réveiller la personne atteinte Douleur légère à très intense s'irradiant souvent vers le bras allant même jusqu'à la main Enflure Changement fonctionnel de l'épaule Raideur de l'épaule avec ou sans douleur Perte de mobilité de l'épaule Blocage intermittent de l'épaule Blocage complet de l'épaule (épaule gelée) Faiblesse du bras et/ou de la main Manoeuvre d'objets et/ou mouvement de la main et/ou du bras occasionnant de la douleur Manoeuvre d'objets et/ou mouvement de la main et/ou du bras difficilement réalisable même parfois impossible à réaliser Sensation de craquement dans l'épaule. Si la douleur persiste de façon régulière, il est préférable de consulter afin de bien identifier la cause provoquant cette douleur et de choisir les bonnes solutions pour régler le problème au lieu de spéculer sur les probabilités. Comment prévenir les douleurs à l'épaule? Certaines bonnes habitudes peuvent faire une grande différence et aider à diminuer le risque de développer des maux d'épaule pouvant éventuellement devenir chroniques avec le temps. Au quotidien. Avant d'entreprendre une activité nécessitant une utilisation fréquente des épaules, prendre le temps de bien échauffer ces dernières au moyen d'exercices d'échauffement augmentant la température corporelle de façon significative comme par exemple de la marche rapide, des sautillements, etc. Prendre fréquemment des pauses lors des activités quotidiennes. Au travail. Utiliser les services d'un ergothérapeute ou d'un ergonome afin d'optimiser les programmes de prévention sur les lieux de travail. Prendre des pauses à intervalle régulier et varier régulièrement les positions de travail. Si possible, éviter les quarts de travail trop longs. Dans les sports. Avant d'entreprendre un entraînement, professionnel ou amateur, utiliser les services d'un entraîneur professionnel afin de bien adapter le programme à sa condition personnelle. Augmenter l'intensité de l'entraînement de façon progressive et bien adaptée à sa condition physique. Si nécessaire, faire des exercices afin de renforcer les muscles de l'épaule pour diminuer le stress et la tension sur les ligaments, les structures osseuses et la capsule articulaire. Dans les sports où le bras est fréquemment levé au-dessus de la tête, développer une bonne force musculaire dans les bras, les jambes et le tronc afin de diminuer le stress exercé sur l'épaule. Maintenir par la suite cette force musculaire par des exercices bien adaptés. De bonnes habitudes de vie et de posture, une bonne santé, une bonne hygiène de vie, un bon régime équilibré, de l'exercice adapté et régulier sont toutes d'excellentes façon de prévenir les maux d'épaule comme tous les autres maux pouvant occasionner des douleurs légères ou très intenses dans la région des épaules comme partout dans l'organisme.

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La santé par la nutrition. Dans notre organisme le foie est le principal organe en charge d’assurer la détoxication, et son activité s’adapte à la quantité de xénobiotiques qui lui est amenée. Ces xénobiotiques sont des molécules étrangères à notre organisme tels que les médicaments, les hormones, les métaux lourds, mais aussi les composés chimiques associés à la préparation des aliments (tels que les fameux corps de Maillard). Le foie est la principale usine « d’épuration » de l’organisme: il traite la plupart des molécules qui lui sont étrangères et filtre en permanence le sang. Les cellules qui le constituent – les hépatocytes – bénéficient pour ce faire d’une longue durée de vie, de l’ordre d’une année voire de 500 jours, et d’une capacité importante de régénération. Comment votre foie élimine-t-il les xénobiotiques? Pour assurer l’élimination des xénobiotiques, le foie intervient en plusieurs étapes pour transformer la substance initialement toxique en un dérivé soluble, qui sera éliminé par les urines ou les matières fécales. Le foie va éliminer ces substances à travers plusieurs étapes complexes, dont le bon fonctionnement dépend du niveau d’exposition aux xénobiotiques mais également de la prédisposition génétique et du statut nutritionnel. Quels sont les signes d’un besoin de détoxication hépatique? Quand le foie n’est plus en mesure d’éliminer efficacement les xénobiotiques, différents symptômes peuvent apparaître: fatigue chronique, difficultés de récupération, acouphènes, migraines, somnolences post-prandiales, mauvaise haleine, langue chargée, réveils nocturnes, teint pâle ou jaunâtre, nausées avec sensibilité accrue aux odeurs fortes, à l’alcool ou à la caféine, etc. Je vous conseille de vous référer à un professionnel de santé pour déterminer si ces symptômes sont en lien avec une surcharge hépatique, indépendamment de l’existence d’une perturbation des marqueurs biologiques. En pratique, voici quelques conseils pour faciliter le travail du foie: Favoriser l’apport de certains nutriments: antioxydants (vitamines C, E, bêta-carotène, polyphénols, flavonoïdes, caroténoïdes, zinc, manganèse, cuivre, sélénium), acides aminés (méthionine, glutamine), oligo-éléments (magnésium, vitamines du groupe B). Faites une part belle aux végétaux frais à chaque repas, d’origine biologique, crus ou cuits à chaleur douce. De manière générale privilégiez des cuissons douces, à la vapeur, notamment pour éviter la formation des corps de Maillard (composés chimiques formés lors de la cuisson des grillades par exemple). Hydratez-vous: au moins 1,5 voire 2 L d’eau par jour, pour permettre un fonctionnement optimal du foie et de son drainage des toxiques. Certains aliments permettent de soutenir les fonctions de « détox » du foie: les brocolis, les choux, l’ail, le curcuma, le café (maximum 2 café par jour, d’origine biologique et avant 17h, traditionnel et non au percolateur favorisant le passage d’Aluminium), le radis noir, le romarin, les petites baies. L’artichaut est plutôt utilisé sous forme de complément alimentaire du fait de l’utilisation de la tige et non de la feuille. Le desmodium ( Desmodium adscendens ) peut être utilisé en cas d’atteinte des cellules du foie, par exemple suite à une hépatite. La chlorella favorise elle l’élimination des métaux lourds. Attention au millepertuis et au pamplemousse, qui peuvent interagir négativement avec le processus de détoxication hépatique. En cas de traitement médicamenteux, le plus simple est de demander conseil à votre médecin ou de lire l’article développé qui suit. En conclusion, faut-il systématiquement réaliser une cure de détoxication? Au regard de l’environnement dans lequel nous évoluons, soulager les fonctions du foie par certains aliments semble en effet bénéfique. Si vous êtes notamment sujet(te) aux troubles fonctionnels évoqués précédemment, la fameuse cure de « détox » peut s’avérer nécessaire en complément d’une alimentation de qualité. Prenez-soin de votre foie, il le mérite! Pour ceux qui veulent aller plus loin et découvrir le dossier complet, voici le dossier complet. Faut-il se « détoxifier »? Jeûne, monodiète, drainage: info ou intox? La détoxication est un thème indémodable pour les médias. Mais que se cache-t-il véritablement derrière ces termes? Est-ce efficace, et vraiment nécessaire? Sommes-nous exposés aux toxiques en permanence? Faisons le point sur ces régimes « détox ». Notre environnement est-il toxique? Médicaments, hormones et antibiotiques contenus dans les viandes animales industrielles, alcool, tabac, pilules contraceptives, pesticides, herbicides, gaz d’échappement, métaux lourds (pour ne citer que le Cadmium contenu dans le tabac ou encore le Béryllium présents dans certains amalgames dentaires, le Plomb, le Mercure, l’Arsenic, le Nickel ou l’Aluminium), phtalates, bisphénol A, additifs alimentaires, solvants, détergents, etc. Autant de substances totalement étrangères à l’organisme auxquels nous sommes régulièrement confrontés depuis quelques décennies et regroupées sous le terme de xénobiotiques (littéralement « molécules étrangères à la vie » ). Notre environnement est devenu bien différent de celui dans lequel évoluaient nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Cette liste est malheureusement non exhaustive. On pourrait la compléter par les composés issus des cuissons à haute température, les amines hétérocycliques formées lors des grillades ou des fritures, les corps de Maillard donnant ce fameux gout grillé aux aliments. Que des bonnes choses pour le palais, me direz-vous. Peut-être, tout est affaire de gout. Par contre votre organisme, lui, n’apprécie guère cette accumulation de toxiques. D’autres sources de pollutions, issues la plupart du temps d’un organisme vivant, peuvent exister: on parle de toxines endogènes quand elles sont produites par l’organisme humain (les métabolites hormonaux ou l’ammoniac par exemple) ou exogènes si elles proviennent d’un organisme étranger (comme la toxine botulique). Toutefois pour des raisons de simplification, nous regrouperons l’ensemble des substances sous le terme de « toxiques ». Mais alors… Serions-nous tous condamnés face à cette invasion de toxiques? Fort heureusement, non. La machinerie cellulaire est encore une fois formidablement organisée pour y répondre efficacement. L’organisme dispose en effet de plusieurs organes d’élimination, les émonctoires, pour traiter et éliminer les toxines. Il s’agit principalement des poumons, de la peau, des intestins et du foie. Toutefois, comme pour l’ensemble des fonctions cellulaires, tout est une question d’équilibre et d’homéostasie: en cas de défaut d’élimination ou d’excès d’exposition à ces toxiques, ceux-ci peuvent s’accumuler dans l’organisme. La notion d’intoxication est complexe. Certaines substances peuvent en effet s’avérer hautement toxiques et engendrer des troubles endocriniens, une lésion de certains organes voire un décès. D’autres possèdent quant à eux des effets plus insidieux, du fait de leur accumulation progressive dans l’organisme. Ils peuvent être à l’origine d’un risque accru de cancer par mutation de l’ADN ou d’une perturbation des réactions enzymatiques des cellules, entraînant fatigue, perte de vitalité et troubles fonctionnels. Tout dépend de la dose, de la voie d’absorption, du type et de la gravité de l’exposition. Les effets à long terme de ces toxiques peuvent par ailleurs s’additionner pour créer une malencontreuse synergie, « l’effet cocktail », délicate à évaluer. Le système d’évaluation des risques est en effet avant tout fondé sur l’établissement de Doses Journalières Admissibles (DJA) par l’organisme pour chaque polluant ou sur la mesure de biomarqueurs d’exposition dans les urines et dans le sang. La science relative à la toxicologie étant complexe mais en dehors du sujet, j’invite ceux qui souhaitent approfondir ces notions à explorer les ouvrages du Pr Narbonne, expert Français toxicologue et auteur du livre « Sang pour sang toxique ». Nous n’aborderons donc pas ici la toxicité aiguë des substances dangereuses pour l’organisme, mais davantage les effets insidieux sur la vitalité de tous ces xénobiotiques polluant le foie. Le foie, un organe majeur pour notre santé. Imaginez une usine de retraitement des déchets active 24h sur 24, assurant plus de 500 fonctions différentes et en charge de filtrer tout ce que vous buvez, mangez ou faites pénétrer dans votre organisme. Cet organe, actif tout au long de votre vie et pesant 1,5 kg, c’est votre foie. C’est un organe essentiel au maintien d’un état de santé optimal et dont l’implication dans de nombreux troubles fonctionnels est souvent sous-estimée. En effet, nos pensées pour le foie sont en général dédiées aux lendemains difficiles, après une soirée bien arrosée ou un repas copieux. Mais au delà de son rôle dans la digestion, le foie assure le dur labeur de traiter la plupart des molécules étrangères à l’organisme et de filtrer en permanence le sang circulant dans l’ensemble de l’organisme. Fort heureusement, les cellules qui le constituent – les hépatocytes – bénéficient pour ce faire d’une longue durée de vie, de l’ordre d’une année voire de 500 jours. Elles possèdent par ailleurs une capacité de renouvellement particulièrement étonnante. Le foie d’un rat se reconstitue par exemple en moins de 10 jours lorsque l’on réalise une ablation de 70% de celui-ci. De manière schématique, vous régénérez votre foie environ une fois par an, en particulier la nuit. Pour l’anecdote, dans la mythologie, Prométhée fut condamné par Zeus à se faire éternellement dévorer le foie le jour par un aigle tandis qu’il se reconstituait la nuit, après avoir volé les Dieux en offrant le feu sacré à la race humaine. La capacité de régénération du foie semblait donc déjà connue des Grecs anciens! Quels sont les signes d’un besoin de détoxication? Sans foie, point de vie. Au delà de son rôle de détoxication, le foie assure en effet bien d’autres fonctions. On peut ainsi citer la formation de la bile, la mise en réserve des glucides sous forme de glycogène, la participation au métabolisme des graisses, la formation de corps cétoniques (en cas de jeûne) et d’urée, la synthèse des enzymes, des protéines plasmatiques de l’inflammation, des facteurs de coagulation, etc. On comprend alors aisément que le foie soit un organe sans cesse en quête d’énergie! Fatigue chronique, Difficultés de récupération, Acouphènes, Migraines, Somnolences post-prandiales, Mauvaise haleine, Langue chargée, Réveils nocturnes (le foie étant particulièrement actif la nuit, les réveils entre 2 et 4h du matin seraient, selon la médecine chinoise, caractéristiques d’une faiblesse hépatique), Teint pâle ou jaunâtre, Nausées avec sensibilité accrue aux odeurs fortes, à l’alcool ou à la caféine, etc. Si certains de ces symptômes vous concernent, que vous êtes soumis à un traitement médicamenteux ou hormonal, et que vous êtes d’amateur d’alcool, de café et peu attentif à l’origine (biologique ou non) des aliments que vous consommez, cet article vous sera utile! Bien entendu, l’analyse et la pondération de ces troubles fonctionnels par un professionnel de santé demeurent indispensables pour déterminer leur lien possible avec une surcharge hépatique. Ces signes peuvent en effet ne pas être associés à une perturbation de la biologie classiquement utilisée comme marqueur d’une atteinte hépatique (transaminases, gamma GT, bilirubine, phosphatases, etc.). Pour autant votre foie peut s’avérer dépassé par cet afflux de xénobiotiques ou être en déficit de micronutriments indispensables à la bonne réalisation de ses fonctions. Par ailleurs, le métabolisme du foie étant étroitement lié à celui de l’intestin à travers ce que l’on appelle le cycle entéro-hépatique, il est fréquent qu’une perturbation du métabolisme de l’un des deux organes impacte celui du second. Comment votre foie élimine-t-il les xénobiotiques? Pour assurer l’élimination des xénobiotiques, le foie intervient en plusieurs étapes, dans l’objectif de transformer la substance initialement toxique en un dérivé soluble pouvant être éliminé par les urines et les matières fécales. La plupart de ces molécules toxiques sont en effet liposolubles, expliquant d’ailleurs qu’elles s’accumulent dans les cellules du tissu adipeux, les adipocytes. Pour cette raison, les poissons gras en fin de chaîne alimentaire tels que le saumon ou le thon peuvent accumuler des quantités significatives de métaux lourds, à l’inverse des petits poissons (sardines, maquereaux, anchois) qui sont donc à privilégier. La parenthèse étant refermée, revenons à notre foie qui doit donc éliminer ces substances à travers deux étapes, que l’on nomme « phases ». Courage, un peu de concentration s’impose: La phase I est dite de fonctionnalisation. Les enzymes de cette phase, regroupées pour la plupart sous le terme de cytochromes P450, vont « oxyder » les toxiques liposolubles en leur ajoutant un radical chimique spécifique. Le stress oxydatif est généralement considéré comme responsable du vieillissement cellulaire, mais n’oublions pas qu’il assure des rôles essentiels au bon fonctionnement de l’organisme lorsqu’il est bien contrôlé, à l’instar de cette première phase. Il s’agit du système d’oxydation le plus puissant de l’organisme. Le statut en micronutriments est donc essentiel pour permettre à ces complexes enzymatiques de fonctionner de manière optimale: les vitamines B2, B3, B6, B9 et B12, le Magnésium, le Zinc, le Manganèse, le Chrome et le Cuivre sont particulièrement importants. L’activité des cytochromes est par ailleurs variable en fonction des individus du fait de l’existence d’un polymorphisme génétique important. A noter que les composés intermédiaires issus de cette première phase sont alors instables et peuvent s’avérer plus toxiques que les composés originels, notamment en cas de statut antioxydant insuffisant. La phase II est dite de conjugaison. Elle est en charge, non pas de garantir une bonne syntaxe, mais de transformer les substances oxydées issues de la première phase en molécules hydrosolubles pouvant être ainsi éliminées par les urines et la bile. Cette transformation est assurée selon différents mécanismes en fonction de la nature des substances. On parle alors de sulfoconjugaison, de glucurono-conjugaison, de détoxication par méthylation ou par acétylation. Au-delà de leur dénomination technique, ces réactions sont dépendantes du statut nutritionnel, notamment en Glutathion, Taurine, Arginine, Glutamine, Ornithine, oligo-éléments, vitamines B2, B5, B6, B9, B12 et C. Par ailleurs, le début de cette seconde phase neutralise les dérivés oxydés issus de la première phase: l’organisme doit donc bénéficier d’un statut optimal en nutriments antioxydants et assurant le bon fonctionnement de certaines enzymes au nom soporifique de SOD (Super Oxyde Dysmutase) et GPx (Glutathion Peroxydase): vitamines C, E, bêta-carotène, Sélénium, Cuivre, Manganèse, Zinc, flavonoïdes, etc. Une dernière phase dite de solubilisation, en charge d’éliminer enfin les métabolites de l’organisme alors devenus hydrosolubles, grâce à la bile. Le mécanisme de détoxication hépatique, complexe, est régi par l’équilibre entre les différentes phases. En fonction de notre génétique, notre capacité à transformer les toxiques en dérivés intermédiaires peut varier de manière significative. Par ailleurs, la première phase est dite « inductible »: les enzymes peuvent devenir de plus en plus efficaces et de plus en plus nombreuses en fonction du niveau d’exposition aux toxiques. Ce qui peut apparaître de prime abord comme un avantage certain: oui, à la condition essentielle que la seconde phase soit toutefois aussi efficace. En effet, rappelez-vous que les molécules intermédiaires peuvent être plus toxiques que les molécules originelles. C’est d’ailleurs une des raisons de toxicité de certains médicaments chez des personnes présentant un déséquilibre de fonctionnement entre ces deux phases de détoxication. Il peut par ailleurs exister une interaction entre ces dérivés et certaines protéines cellulaires à l’origine de la formation d’haptènes, molécules potentiellement impliquées dans des réactions inflammatoires ou immunitaires. Prenons pour exemple l’alcoolisme chronique: la première phase permet de métaboliser l’éthanol (l’alcool) en dérivés toxiques, notamment l’acétaldéhyde, qui doivent alors être solubilisés au cours de la seconde phase. Si cette dernière est déficiente, les métabolites intermédiaires seront à l’origine d’une atteinte des cellules du foie, voire d’une cirrhose en cas d’exposition chronique. Cette notion d’inductibilité enzymatique explique d’ailleurs la raison pour laquelle les personnes consommant régulièrement de l’alcool sont de moins en moins sujettes à l’ivresse, l’alcool étant rapidement métabolisé en acétaldéhyde. L’efficacité de la seconde phase est, quant à elle beaucoup moins inductible que la première et sous la dépendance de nombreux facteurs, dont: La prédisposition génétique. Citons à titre d’exemple le président Churchill qui tolérait une grande quantité d’alcool sans déclencher pour autant de complications majeures pour sa santé. Le statut en micronutriments, évoqué précédemment, et en particulier en acides aminés soufrés (méthionine, cystéine, taurine), substrats essentiels à la phase de conjugaison. L’image de la Taurine est régulièrement mise à mal à travers son utilisation à forte dose dans les boissons énergisantes et suite à l’avis exprimé par l’organisme en charge de la sécurité sanitaire, l’ANSES (anciennement AFSSA). Rappelons pourtant que la Taurine, à dose physiologique, est un dérivé d’acide aminé soufré indispensable au bon fonctionnement de l’organisme. Il intervient dans les métabolismes cardiaques, musculaires, de détoxication, de production des acides biliaires et compose naturellement les viandes, les produits laitiers, les algues ou encore les huîtres. Les apports alimentaires représentent toutefois environ 200 mg/jour, soit 5 fois moins qu’une seule canette de boisson énergisante, cette dernière associant par ailleurs et surtout d’autres ingrédients tels que la caféine ou le glucuronolactone à forte dose. Ce cocktail peut alors provoquer des complications détonantes sur le plan cardiaque ou psychique. Quels sont les effets de l’alimentation sur le foie? La consommation importante d’alcool, d’aliments riches en pesticides, additifs, hormones ou antibiotiques dans les viandes animales, une cuisson trop forte des aliments sous forme grillée (y compris tous les produits brunis par la réaction de Maillard: croûte de pain, biscuits, produits torréfiés, etc.) sont autant de facteurs alimentaires augmentant le travail de détoxication par le foie. Une consommation importante et chronique d’aliments glucidiques à fort index glycémique favorise également les risques de stéatose hépatique non alcoolique. Faites-vous du foie gras? Nous parlons bien ici de votre foie et non de celui des oies ou des canards… Touchant de 20 à 40 % de la population adulte dans les pays occidentaux et près d’un adolescent sur 3, la stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD pour non-alcoholic fatty liver disease) peut progresser vers une fibrose à un stade avancé ou une cirrhose (21% des patients atteints selon une étude menée sur 132 patients) (1). Cette maladie est par ailleurs étroitement liée au diabète: plus de 90% des patients obèses souffrant de diabète présentent cette maladie. Le foie ayant une capacité de régénération importante, son atteinte sous forme de fibrose peut être réversible à la condition d’une prise en charge médicale et nutritionnelle adaptée. En revanche, la cirrhose est un stade plus avancé dans lequel les hépatocytes perdent leur capacité de régénération: elle devient alors irréversible. Une sédentarité chronique, des repas trop riches, notamment en glucides à index glycémique élevé sont à l’origine d’une sécrétion accrue d’insuline par le pancréas. Or l’insuline agit sur une hormone (HSL, Hormone-Sensitive Lipase) favorisant la libération d’acides gras libres et leur diffusion dans le foie, tout en augmentant la conversion de glucose en acides gras, qui pourront alors former des triglycérides stockés sous forme de graisse dans le foie. Une telle accumulation peut générer un afflux de composés inflammatoires du fait d’un stress oxydatif, à l’origine de fibroses puis de la cirrhose. Plusieurs études menées par le Dr Ludwig ont mis en évidence un risque accru d’accumulation de graisses dans le foie suite à la consommation d’aliments à index glycémique élevé, notamment ceux riches en amylopectine (2, 3). Pour rappel, l’index glycémique permet de quantifier l’effet des glucides présents dans un aliment sur l’élévation du taux de sucre, donc secondairement sur la sécrétion d’insuline (voir article ). Le fructose est un glucide possédant un index glycémique bas et a été de ce fait mis en avant pendant des années comme substitut idéal au sucre de table (saccharose). Consommé sous la forme de fruits ou de miel, il ne présente aucun risque pour la santé. A l’inverse, l’excès de fructose est à l’origine d’une accumulation de graisses dans le foie et de triglycérides dans le sang, d’un risque accru de diabète, d’obésité, voire d’hyperperméabilité intestinale (4, 5). Or de nombreux produits industriels et sodas, en particulier issus d’Outre-Atlantique, contiennent du sirop de maïs riche en fructose ( High Fructose Corn Syrup ) utilisé pour ses propriétés industrielles en termes de liant et de pouvoir sucrant. Il s’agit là d’un exemple caractéristique de l’effet bénéfique d’un nutriment à faible dose et délétère lorsqu’il est consommé à l’excès. Bonne nouvelle… ce mécanisme est réversible: réduire la consommation d’aliments à index glycémique élevé tout en veillant à un apport suffisant de graisses (huiles d’olive, de colza, de noix, de lin, avocat, petits poissons gras, oléagineux) et de protéines de qualité est un geste particulièrement bienveillant pour le foie (6). Le statut micronutritionnel est essentiel pour permettre aux enzymes en charge de la détoxication hépatique d’assurer leurs fonctions: antioxydants (vitamines C, E, bêta-carotène, polyphénols, flavonoïdes, caroténoïdes, Zinc, Manganèse, Cuivre, Sélénium), acides aminés (méthionine, cystine, glutamine, arginine), oligo-éléments, magnésium, vitamines B (B1, B2, B3, B5, B6, B9 et B12). Une alimentation riche en végétaux frais, d’origine biologique, crus ou cuits à chaleur douce est donc le premier geste santé à réaliser pour prendre soin de son foie. Certains aliments permettent de soutenir les fonctions de détoxication du foie: on peut ainsi citer le brocoli (7), les choux de Bruxelles, l’ail, le curcuma, la betterave, la pomme, le gingembre, les algues... Ils possèdent la propriété de stimuler les gènes des enzymes de la seconde phase, point intéressant pour les personnes présentant un génotype défavorable. Le brocoli (en particulier les jeunes pousses) est riche en sulforaphanes, reconnus pour leurs propriétés sur la prévention du cancer. Plus précisément, le brocoli contient un actif de la famille des glucosinolates et une enzyme, la myrosinase qui interagissent pour produire le sulforaphane, uniquement lorsque le végétal est croqué, la mastication permettant de mettre en contact les deux actifs. Par ailleurs une étude publiée dans la revue Journal of Food Science en 2013 révèle que cette enzyme est inactivée par la cuisson ou la surgélation (8). Rien de tel donc que de jeunes pousses de brocoli frais! Vous pouvez également les agrémenter de radis (blanc ou noir), chou (rouge, chinois), roquette, cresson, moutarde forte ou wasabi, qui contient naturellement de la myrosinase. Le café, riche en antioxydants et acide caféique, présente de nombreux bénéfices sur la santé, en particulier dans le cadre de la prévention de la maladie de Parkinson, d’Alzheimer, du diabète ou de certains cancers (pancréas). Boire quotidiennement du café semble également réduire les risques de maladies chroniques du foie (9). Toutefois, sa consommation mérite d’être modérée (environ 2 cafés par jour, d’origine biologique et avant 17h, traditionnel et non au percolateur favorisant le passage d’Aluminium) compte tenu des effets de la caféine sur le système nerveux. Le jus de pamplemousse inhibe quant à lui l’activité des enzymes du complexe cytochrome P450 3A4 (ou CYP3A4) de la première phase du fait de la présence d’un composé spécifique, la naragénine. Le jus est donc à éviter en cas de surcharge hépatique ou chez les personnes sous traitement médicamenteux (statines, benzodiazépines, ciclosporine et cisapride notamment). A titre d’exemple, un seul verre de jus de pamplemousse peut modifier durant 72 heures la pharmacocinétique d’un médicament. Le Millepertuis traditionnellement utilisé dans les compléments alimentaires pour le traitement des syndromes dépressifs ou des troubles du sommeil, majore lui l’activité des cytochromes P450, de même que le tabac, l’alcool et certains médicaments (anti-infectieux, anti-épileptiques). Bien entendu, l’hydratation est un facteur essentiel pour assurer une détoxication hépatique efficace. Il est d’ailleurs bien connu que les lendemains de soirées bien arrosées sont particulièrement difficiles pour les personnes qui n’ont pas pris la peine de s’hydrater suffisamment (avec de l’eau!) pour compenser l’effet déshydratant de l’alcool. Boire au minimum 1,5 à 2 L d’eau par jour est donc essentiel. L’effet délétère de l’alcool sur le foie n’est par ailleurs plus à démontrer. Mais qu’en est-il du vin? Riche en resvératrol, un antioxydant particulièrement puissant pour protéger des maladies cardio-vasculaires et dégénératives, du cancer et du diabète, il expliquerait en partie le French Paradox. Toutefois, le vin peut également contenir de nombreux pesticides et de fortes quantités de sulfites, en particulier les vins blancs moelleux, majorant ainsi la surcharge en xénobiotiques du foie et réduisant la dégradation de l’alcool. Attention donc à la qualité et à l’origine du vin. Les vins d’origine biologique sont à privilégier, pour votre foie autant que pour les viticulteurs, parole d’amateur! Privilégier une chaleur douce pour la cuisson (vapeur) afin de limiter la production de composés toxiques (corps de Maillard, amines hétérocycliques produites lors des grillades notamment). Quel est l’intérêt d’une complémentation et de la phytothérapie? De nombreux actifs végétaux peuvent être intéressants pour soutenir les fonctions hépatiques, voire stimuler la détoxication. Toutefois, plusieurs types d’actions peuvent être distinguées. Certains extraits végétaux sont utilisés pour stimuler la sécrétion de bile (action cholérétique) ou son évacuation vers l’intestin (action cholagogue), afin de « drainer » le foie en cas de surcharge ou de foie paresseux: L’artichaut est riche en un composé amer, la cynaropicrine, que l’on trouve dans les feuilles, mais également en acides phénols comme la cynarine ou l’acide caféique. Les feuilles d’artichaut ont quant à elle la réputation de faciliter la digestion. La teneur de l’artichaut en acides phénols lui permet de protéger les hépatocytes contre le stress oxydant. Chez la femme allaitante la consommation d’artichaut est déconseillée, celui-ci pouvant inhiber le processus de lactation. Le radis noir possède des propriétés similaires à celles de l’artichaut ainsi qu’une action cholagogue (il facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin), de même que le romarin (10). Le radis noir contient des flavanoïdes et raphanol, ainsi que des glucosinolates pouvant se transformer en principes actifs, comme le sulforaphane, induisant lui-même les enzymes de détoxication de la phase II. Les cytochromes de la phase I sont inhibés par d’autres enzymes. Sa consommation permet donc d’optimiser les fonctions de détoxication du foie. Le romarin contient, comme l’artichaut, des acides phénols (acides rosmarinique et caféique), des flavonoïdes, des dérivés terpéniques, quinones diterpéniques et essences aromatiques. Il peut être apporté sous forme d’infusion de feuilles. Les complexes micronutritionnels sont eux destinés à soutenir les fonctions de détoxication du foie à travers les enzymes de phase I et II. D’autres actifs sont utilisés pour leurs qualités protectrices: Le curcuma possède des propriétés hépato-protectrices. Son association à la pipérine, extraite du poivre, permet par ailleurs d’améliorer sa biodisponibilité (11). Riche en curcuminoïdes, le curcuma possède également des propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires: il représente de ce fait un formidable allier pour votre santé Le chardon-marie, riche en silymarine et silybine, est également régulièrement utilisé pour les mêmes qualités. Grâce à ces propriétés, il peut être utile en complément d’un traitement médicamenteux pour une hépatite, mais également en protection du foie contre une chimiothérapie. Le sulforaphane est le principe actif du brocoli dont nous avons parlé précédemment. Certains compléments alimentaires proposent des extraits standardisés et sont souvent associés aux vitamines, minéraux et antioxydants évoqués au cours de cet article. Le glutathion (stocké dans le foie) et l’acide alpha-lipoïque (intervenant dans le recyclage du glutathion) sont des antioxydants naturellement produits par l’organisme et parfois proposés sous forme de complémentation en cas d’atteinte hépatique ou de déficits. L’apport de Taurine peut également être intéressant en cas de besoin accru de soutien des fonctions hépatiques. En cas de sollicitation importante du foie, les besoins en vitamine B3 sont majorés. L’organisme peut en effet fabriquer partiellement cette vitamine en utilisant un acide aminé particulier, le Tryptophane, dont on a déjà évoqué l’intérêt dans la production d’un neuromédiateur, la sérotonine. Dans le cadre d’un programme micronutritionnel, il s’agit d’un point à considérer en cas de troubles de l’humeur notamment (voir cet article). Enfin, le Desmodium ( Desmodium adscendens ) est une plante d’origine Africaine, particulièrement intéressante en cas d’atteinte des cellules du foie (les hépatocytes) et dont l’importation en France est attribuée au Dr Pierre Tubéry dans les années 1970. A la différence des autres actifs mentionnés précédemment, ce végétal possède la propriété d’intervenir sur la régénération des hépatocytes: il est donc notamment conseillé en cas de cirrhose, d’hépatites ou suite à une chimiothérapie. L’ail des ours, la Coriandre et la Chlorella sont quant à eux davantage utilisés pour favoriser l’élimination des métaux lourds. Que de solutions pour un seul besoin! Effectivement, à l’image du travail de votre foie et du nombre de mécanismes impliqués, les actions possibles sont multiples. Mais il existe un besoin essentiel et commun à toutes ces situations: la nécessité de bénéficier d’enzymes fonctionnelles, donc d’une alimentation riche en micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments, acides aminés soufrés) et d’une bonne hydratation. Ainsi, le foie assurera ses fonctions efficacement. En fonction des situations, le choix peut alors se porter vers une restauration du statut en micronutriments en priorité, associée à des végétaux à l’action détoxifiante (artichaut par exemple pour les toxines et chlorella pour les métaux lourds) ou soutenant la régénération des hépatocytes (le desmodium) si ces derniers ont été atteints par un traitement médicamenteux ou une hépatite. Avoir recours à un jeûne ou à une monodiète (de raisin ou de tout autre aliment rendu vertueux par les médias) permet en toute logique d’alléger le travail du foie, la quantité de nutriments et de xénobiotiques étant ainsi considérablement réduite. L’organisme pourra alors naturellement consacrer son énergie à éliminer l’excès de toxiques accumulés antérieurement et à son fonctionnement général. Ces phases de restrictions alimentaires doivent toutefois demeurer ponctuelles: de tels choix doivent en effet s’envisager sur le court terme au risque de générer des déficits nutritionnels, donc une moindre efficacité des réactions enzymatiques et une difficulté à la réintroduction d’une alimentation plus conventionnelle. Jeûner un jour par mois, voire plus fréquemment pour certains, n’entravera pas le statut en micronutriments. Pour autant une telle démarche ne s’avère pas indispensable pour permettre au foie d’assurer ses fonctions. Bien souvent délaissé au profit des muscles… Le foie est pourtant un organe essentiel en matière de pratique sportive. Il est notamment en charge de stocker, sous forme de glycogène hépatique, le glucose distribué dans le sang entre les repas. Son métabolisme est en étroite relation avec celui de son acolyte, le glycogène musculaire: il est donc impliqué dans la gestion de la performance, notamment à travers les métabolismes de la glycogénolyse, de la néoglucogénèse et du cycle de Cori. Par ailleurs, l’activité physique est responsable d’une production accrue de déchets que le foie va devoir éliminer, d’autant plus que contrairement à d’autres organes, l’entraînement en endurance ne semble pas associé à une adaptation du foie, hormis une légère augmentation de sa taille. Cet organe, bien que fortement irrigué (de l’ordre de 1,5 à 1,8 L par minute au repos) est relativement « bien » protégé au cours de l’effort, malgré une légère diminution du volume sanguin hépatique (de l’ordre de 15%, variable en fonction de l’activité physique). Les pathologies hépatiques liées à la pratique sportive sont avant tout d’origine traumatique (en cyclisme notamment), virale (en cas de ravitaillement douteux) ou secondaires au coup de chaleur à l’effort. Toutefois la prise de médicaments, de compléments alimentaires dont la traçabilité n’est pas garantie, ou de produits dopants augmente de manière significative les risques de toxicité hépatique, au delà de tout débat éthique. Certains écrits mentionnent une légère baisse des taux de glutathion après l’exercice qui, associée aux pertes accrues en oligo-éléments et à la consommation importante d’oxygène, expose le sportif à des risques majorés de stress oxydatif. En conclusion, faut-il systématiquement réaliser une cure de détoxication? Au regard de l’environnement dans lequel nous évoluons et du nombre de xénobiotiques auxquels nous sommes quotidiennement confrontés, oui, j’aurais tendance à conseiller de soutenir la détoxication par une cure de micronutriments et d’extraits végétaux au moins une fois par an. Elle n’est pour autant pas indispensable pour tous et dépend, d’une part de notre phénotype (ou prédisposition génétique) et d’autre part du niveau d’exposition aux toxiques. Si vous êtes sujet(te) aux troubles fonctionnels évoqués précédemment, une telle cure peut s’avérer nécessaire. Et bien entendu, elle ne trouve à mon sens sa pleine légitimité qu’intégrée à une démarche globale de prise en charge de la qualité de l’alimentation et de l’hygiène de vie générale. Gramlich T, Kleiner DE, McCullough AJ, Matteoni CA, Boparai N, Younossi ZM. Pathologic features associated with fibrosis in nonalcoholic fatty liver disease. Hum Pathol. 2004 Feb;35(2):196-9. Ludwig DS. Examining the health effects of fructose. 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Paul Carvel. Quelques mots sur l'auteur: Écrivain et éditeur belge né en 1964 à Bruxelles, Paul Carvel est l'auteur de plusieurs recueils d'aphorismes dont Jets d'encre (2000), Mots de tête (2002), et Sel d'esprit (2005). Les 27 citations de Paul Carvel: Le langage des signes est utile pour les sourds mais vital pour les italiens. Paul Carvel; Mots de tête (2002) Dans toute chose, il y a des gourmands, des sobres et des anorexiques. Paul Carvel; Mots de tête (2002) L'optimiste est un masochiste malgré lui. Paul Carvel; Mots de tête (2002) Moins on a de vrais problèmes, plus on en a de faux. Paul Carvel; Mots de tête (2002) Il y a bien pire que ne croire que ce que l'on voit: ne voir que ce que l'on croit! Paul Carvel; Sel d'esprit, 720 (2005) La mode produit des clones plus sûrement que la génétique. Paul Carvel; Sel d'esprit, 740 (2005) Il est parfois divin d'être démoniaque. Paul Carvel; Jets d'encre, 115 (2000) Qui veut atteindre la perfection, veut marcher sur l'horizon. Paul Carvel; Jets d'encre, 196 (2000) L'être humain est le cousin génétique du singe et le cousin sympathique du paresseux. Paul Carvel; Sel d'esprit, 795 (2005) Définition de l'aphorisme: plus c'est court, plus c'est bon! Paul Carvel; Sel d'esprit, 733 (2005) L'homme moderne communique souvent mieux avec sa souris qu'avec sa langue. Paul Carvel; Jets d'encre, 3 (2000) L'infusion préférée des politiciens: une " verve-haine ". Paul Carvel; Mots de tête (2002) La gastronomie est une profession de foie. Paul Carvel; Mots de tête (2002) Prends le temps avant qu'il ne te prenne. Paul Carvel; Mots de tête (2002) Un leader qui se croit éclairé n'est parfois qu'illuminé. Paul Carvel; Jets d'encre, 89 (2000) Pacifisme n'est pas passivité. Paul Carvel; Jets d'encre, 18 (2000) La passion est une obsession positive; l'obsession est une passion négative. Paul Carvel; Mots de tête (2002) Vivre la naissance d'un enfant est notre chance la plus accessible de saisir le sens du mot miracle. Paul Carvel; Jets d'encre, 23 (2000) Si tu veux critiquer, fais l'humour pas la haine. Paul Carvel; Sel d'esprit, 989 (2005) Se respecter, c'est apprendre à ne pas se gaspiller. Paul Carvel; Jets d'encre, 40 (2000) Trente cinq ans, âge où les vieux jeunes deviennent des jeunes vieux? Paul Carvel; Jets d'encre, 228 (2000) Qui parvient à concilier son devoir avec son vouloir mérite le pouvoir. Paul Carvel; Jets d'encre, 298 (2000) L'appât immodéré de l'argent, comme celui du pouvoir, a un prix: la dignité. Paul Carvel; Jets d'encre, 32 (2000) Le désir est le diesel du cœur. Paul Carvel; Jets d'encre, 10 (2000) Certains ont un problème sérieux, d'autres ont un sérieux problème. Paul Carvel; Jets d'encre, 306 (2000) La liste des auteurs populaires: Recherchez une citation: Les rubriques à suivre: Les dictionnaires des citations: Parlons un peu d'amour: Les nouvelles rubriques: Les rubriques à thèmes: Les derniers auteurs à découvrir: www.mon-poeme.fr Didier Glehello Résidence Captal C401 6, rue François Legallais 33260 La Teste ( Gironde, France) La vie est un long poème que l'on écrit soi-même. (Maxalexis)

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Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… il faut agir. Partager la page. Bouche pâteuse, cernes, mauvaise haleine… La triste réalité est que ces maux ne viennent jamais seuls. Les personnes qui en sont affligées souffrent aussi, en général, de fermentation intestinale, avec gaz et gonflements du ventre après les repas, d’un teint jaunâtre, de nausées, de maux de tête, de bouffées de chaleur et d’insomnie, avec réveil entre 1 heure et 3 heures du matin. Et ce n’est pas bon: selon l’approche naturopathique, qui vise à rétablir la santé en rééquilibrant le mode de vie, ces signes indiquent un manque de bile, ce qui peut avoir de graves implications à long terme. Les naturopathes proposent des solutions naturelles pour stimuler la production de bile. Les voici. Mais permettez-moi d’abord d’expliquer précisément ce qu’est la bile. Bile: un liquide intelligent et « éco-responsable » La bile est un des produits les plus intelligents élaborés par votre corps. Elle est fabriquée par le foie à partir des déchets récupérés dans votre sang. Le sang est en effet chargé de bactéries, toxines alimentaires, alcool, microbes, cellules mortes, ammoniaque, restes de médicaments, de pesticides, et d’hormones usées. Le foie récupère tout cela, jusqu’à 100 % des impuretés lorsqu’il fonctionne bien, et les décompose grâce à des enzymes. Il évacue ensuite les déchets en les envoyant dans le tube digestif dans un liquide appelé la bile. Mais cette bile, loin d’être inutile, joue un rôle crucial dans la digestion: c’est elle qui casse les graisses en tout petit morceaux et qui permet qu’elles soient absorbées par l’intestin. Si vous vous trouviez à la sortie de votre estomac, à l’endroit où votre nourriture chargée de graisse entre dans l’intestin, vous verriez arriver un jet de bile qui transforme cette graisse en mousse (émulsion), à la manière du liquide vaisselle. La nourriture indigeste, pâteuse et grasse devient légère: elle peut voyager facilement le long de l’intestin et tous les bons nutriments seront assimilés dans le sang. Enfin, le foie utilisant aussi le cholestérol pour fabriquer des acides biliaires, une bonne production de bile entraînera une baisse du taux de cholestérol sanguin. C’est ce qui se passe quand le foie fonctionne bien, et que la production de bile est donc abondante. Quand le foie fonctionne mal. Malheureusement, si le foie fonctionne mal et qu’il ne produit pas assez de bile, cela provoque les ennuis suivants: les toxines de votre sang ne sont pas correctement évacuées. Elles stagnent dans l’organisme et dans le foie, provoquant potentiellement une liste interminable de maladies, dont les cancers (mais aussi des allergies, de l’asthme, des maladies auto-immunes, de la dépression, des maladies cardiaques, de l’obésité, de la fatigue chronique, etc.); votre taux de cholestérol monte 1; votre digestion est perturbée, provoquant maux de ventre, nausées, migraines après les repas, bouche pâteuse, mauvaise haleine, teint et œil jaunâtre, poches sous les yeux et insomnies; la bile stagne dans une poche située entre le foie et l’intestin, appelée « vésicule biliaire ». Elle s’épaissit et les déchets commencent à s’agglomérer pour former de petits calculs (cailloux) qui augmentent peu à peu de volume. Avec le temps, la vésicule devient paresseuse et l’écoulement de la bile vers l’intestin ralentit encore. Des calculs quittent la vésicule et se coincent dans les canaux, créant des crises très douloureuses. La seule « solution » sera alors l’ablation de la vésicule biliaire. Il y a donc un quadruple intérêt à vous préoccuper tout de suite du fonctionnement de votre foie, si vous souffrez des symptômes ci-dessus: vous préviendrez une foule de maladies; votre digestion se rétablira et vous serez débarrassé de tous les problèmes provoqués par la mauvaise digestion des graisses; et enfin, vous éviterez les crises de calculs biliaires et une pénible opération chirurgicale. Stimuler le fonctionnement du foie et la production de bile. La première plante à consommer est l’artichaut. L’artichaut a la propriété démontrée de faire augmenter la production de bile, à tel point qu’il est contre-indiqué en cas d’obstruction des voies biliaires parce que la stimulation de la production de bile pourrait provoquer de graves problèmes. 2. Connu depuis l’Antiquité pour son effet sur la digestion, l’artichaut entre dans la composition de nombreuses préparations traditionnelles destinées à stimuler la production de bile dans la médecine européenne. Vers le milieu du XX e siècle, des Italiens ont isolé de l’artichaut un composé qu’ils nommèrent cynarine, qui fut utilisé pour stimuler le foie et la vésicule biliaire, de même que pour faire baisser les taux de cholestérol jusque dans les années 1980, où la cynarine fut remplacée par des médicaments de synthèse. Sous quelle forme prendre l’artichaut? Traditionnellement, les produits d’herboristerie à base d’artichaut se présentaient sous la forme de feuilles fraîches ou séchées, de jus de la plante entière ou de divers extraits liquides ou solides. De nos jours, on trouve dans le commerce des extraits normalisés à 5 % de cynarine et des extraits secs de feuilles en comprimés ou en capsules. Selon un essai mené auprès de 454 sujets 3 et une étude à double insu avec placebo portant sur 244 patients 4, l’extrait d’artichaut (640 mg par jour, en 2 doses) soulage les malaises digestifs reliés à un mauvais fonctionnement de la vésicule biliaire et du foie. Plusieurs autres études de grande ampleur ont montré que l’artichaut réduit les problèmes digestifs sans provoquer d’effets indésirables 5. Mangez des légumes amers. Les substances amères, comme celles qu’on retrouve dans l’artichaut, la chicorée, les endives, les épinards, le pissenlit, l’arragula et le chardon-Marie sont utilisées en herboristerie pour traiter les troubles de la bile. On attribue généralement cet effet aux flavonoïdes que renferment ces plantes. Le problème est que les variétés sélectionnées dans le commerce sont de plus en plus dénaturées, les gens n’appréciant, ou ne supportant plus l’amertume comme autrefois. Vous aurez plus de chance cependant de trouver des espèces traditionnelles, non sélectionnées – et donc plus amères – de ces légumes si vous les achetez en boutique bio. L’extrait de racine de gingembre stimule la production de bile. La racine de gingembre est traditionnellement utilisée pour favoriser la digestion. On la retrouve dans des douzaines de prescriptions traditionnelles chinoises pour compenser les effets d’ingrédients potentiellement toxiques. La racine de gingembre contient des monoterpènes, des sesquiterpènes et des gingérols qui sont très antioxydants, et aident donc le foie à faire son travail de décomposition des toxines. Des expériences ont montré que le gingembre augmente le niveau d’enzyme cholestérol-7-hydroxylase, qui stimule la conversion du cholestérol en acides biliaires: il diminue donc le niveau de cholestérol dans le sang, et augmente la production de bile. Je rappelle que le gingembre peut virtuellement être ajouté à tous les plats et boissons imaginables. Il ne coûte pas cher, se conserve plusieurs semaines au frigo, et vous pouvez, à l’aide d’un presse-ail, en mettre un peu partout. Son goût est très agréable, frais, et ses vertus ne s’arrêtent pas à la production de bile (plus à ce sujet dans une future édition de Santé Nature Innovation ). Faites-vous un peu plus de bile. Voilà, ces conseils devraient vous aider à vous faire plus de bile, si vous en avez besoin. Votre santé et votre bien-être y gagneront sur tous les tableaux.

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