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VIDEO - Des conseils malins pour nettoyer son foie naturellement. Au changement de saison, un nettoyage du foie permet d’éliminer les toxines accumulées. Anne-Sandrine Arensberg, naturopathe, nous donne les conseils à suivre pour un nettoyage en douceur. Le foie est l’organe le plus important de notre corps. Lorsqu’il sécrète la bile, la vésicule biliaire devient la réserve. Réceptacle du foie, ces deux organes sont liés et permettent ensemble d’émulsifier les graisses, de lubrifier le bol fécal et de canaliser l’alimentation afin de produire de la vitamine K qui intervient dans la coagulation, la minéralisation osseuse et la croissance cellulaire. Pour optimiser le bon fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire, il faut de temps en temps les nettoyer. On ne parle pas ici de faire le grand nettoyage à chaque changement de saison, mais de faire des petites détox afin de les stimuler, éliminer les toxines et les déchets qui y sont présents. « L’intérêt est de les assainir pour les rendre plus efficaces, les désengorger afin de soutenir leurs fonctions, explique Anne-Sandrine Arensberg. Il faut aussi garder à l’esprit que le foie filtre le sang et permet aux globules rouges de se régénérer. Si le foie fonctionne mal, ce sont les poumons qui prennent le relais. » Quand faire la détox? Les gens qui ont une hygiène de vie saine n’auront pas forcément besoin de faire une grosse détox. On peut se contenter de faire des petits nettoyages en enlevant par exemple les viandes rouges, le café et en drainant et régénérant le foie avec des tisanes aux plantes. La grosse détox elle, se fait généralement au printemps pour garder des défenses immunitaires en hiver. « Après les fêtes, reprendre une alimentation équilibrée et une pratique sportive régulière peuvent suffire à décrasser l’organisme », indique la naturopathe. L’intérêt d’une détox à ce moment là serait sur un temps court de drainer et soutenir le foie et la vésicule biliaire, et non les nettoyer en profondeur. Les deux actions: drainer et soutenir Une petite détox se fera d’une semaine à dix jours maximum, alors qu’une plus longue pourra être faite sur une dizaine voir trois semaines avec des jeûnes et des monodiètes. Mais un nettoyage du foie ne peut pas se faire au-delà de trois semaines. Cependant, les jeûnes sont à éviter en plein hiver et on privilégie les monodiètes avec par exemple du riz accompagné d’aromates. Au fil des jours on réintroduit peu à peu des aliments pour progresser vers une alimentation complète et équilibrée. Dans les deux cas, à savoir la grosse détox et le petit nettoyage, on peut commencer sa journée par un demi citron chaud pour réveiller et alcaliniser l’organisme. Ensuite on supprime de son alimentation les graisses saturées, la charcuterie, la viande rouge et on privilégie les crudités et les crucifères (chou, brocolis, asperges, navets, artichauts…). « À consommer plutôt crus pour conserver les fibres et les vitamines, on peu y ajouter des épices comme le curcuma qui est bon pour le foie et la digestion », conseille Anne-Sophie Arensberg. Les plantes en complément On accompagne bien entendu ces repas avec des plantes qui vont faciliter la digestion, sous forme de tisanes par exemple, comme au romarin, au pissenlit, au chardon marie ou au radis noir. Pour régénérer le foie, on peut associer plusieurs plantes en gélules ou en infusions, comme le desmodium, le chrysanthellum americanum. Le drainage se fait avec des infusions de chélidoine, de fumeterre ou d’artichaut ou une cuillère d’huile d’olive à jeun. Le foie est un organe qui a besoin de chaleur. Si vous avez une sensation de ballonnement après un gros repas, placez une bouillotte sur votre bas ventre. « On peut aussi masser son ventre et son foie avec des huiles essentielles de menthe, de romarin et de citron », conseille Anne-Sandrine Arensberg. Procédez à un automassage en faisant des cercles dans le sens des aiguilles d’une montre sur le ventre tout en faisant attention à sa respiration. Un exemple de programme à suivre sur 10 jours - 1 er jour: on enlève le pain et les protéines de l’alimentation pour composer ses repas uniquement de fruits et légumes. - 2 e jour: on fait une monodiète de jus de légumes pendant 2-3 jours. - 6 e jour: on reprend progressivement une alimentation complète avec des petits déjeuners à base de fruits, des salades de crudités avec quelques graines pendant 3-4 jours. Un petit mélange d ’huiles essentielles en complément * - 3 gouttes d’huile essentielle de Thym à thujalol - 2 gouttes d’huile essentielle de Lédon du Groenland - 1 goutte d’huile essentielle de Gaulthérie couchée On mélange sur un morceau de pain ou un morceau de sucre deux fois par jour pendant quelques semaines. *Extrait du livre L ’aromathérapie – Se soigner par les huiles essentielles de Dominique Baudoux.

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Maladie foie. Diana Peabody offre ses conseils pour le maintien d’une bonne santé hépatique. LE FOIE est un des organes les plus importants du corps. Sans lui, la vie est impossible. Le foie agit comme usine de filtration pour l’organisme. Les matières premières — tels les nutriments, l’alcool, les plantes médicinales et les médicaments — sont absorbées à partir de l’intestin et passent dans le foie, où elles sont assimilées, transformées, entreposées, détoxifiées et transportées vers le reste du corps. Le foie travaille fort pour nourrir les cellules, transformer les médicaments contre le VIH et d’autres infections et détoxifier les substances nocives. Afin de maintenir une fonction optimale, le foie doit être bien nourri et protégé de l’endommagement. Chez les personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH/sida), le foie subit souvent des stress additionnels en raison des effets toxiques de certains antirétroviraux, ainsi que de la présence d’une hépatite et/ou de l’utilisation de substances intoxicantes. L’un des signes avertisseurs d’un trouble du foie ou de dommages hépatiques est une élévation du niveau des enzymes du foie, que l’on peut déceler à l’aide d’un test sanguin. Toutes les PVVIH/sida, notamment celles sous traitement antirétroviral, devraient faire vérifier leurs taux d’enzymes hépatiques de façon régulière, d’autant plus que les lésions du foie ne sont souvent décelées que lorsqu’elles sont déjà relativement avancées. Les maladies du foie peuvent entraîner la malnutrition qui, à son tour, risque d’accélérer l’endommagement du foie. Que l’on cherche à protéger la santé de son foie ou à en améliorer l’état, il importe avant tout de se nourrir aussi bien que possible. Les conseils suivants peuvent vous aider à maintenir une bonne fonction hépatique: 1 Essayez de vous abstenir de boire de l’alcool si vous souffrez d’une maladie du foie (hépatite). L’alcool est extrêmement toxique pour le foie et les recherches indiquent qu’il peut accélérer la progression des maladies hépatiques. L’alcool peut également aggraver les effets secondaires des antirétroviraux et accroître le risque de lésions hépatiques. Les drogues à usage récréatif peuvent avoir le même effet et devraient être évitées aussi. 2 Faites-vous vacciner contre les hépatites A et B et tâchez d’éviter les pratiques comportant un risque d’infection par l’hépatite C, telles que le partage de seringues et de dispositifs pour usage nasal comme les pailles, les billets et les renifleurs. 3 Atteignez et maintenez un poids santé. Être trop mince ou trop gros n’est pas bon pour le foie. 4 Maintenez de généreuses réserves de masse maigre (muscles). Le VIH et l’hépatite risquent tous deux de provoquer la fonte des tissus musculaires. Incorporez des exercices de musculation réguliers (marche, course à pied et exercices avec poids et haltères) dans votre programme de santé. 5 Consommez suffisamment de protéine. La protéine fournit le matériau nécessaire à la fabrication de nouvelles cellules, à la réparation des tissus et au maintien du système immunitaire. Pour les personnes ayant le VIH et/ou l’hépatite, l’apport quotidien recommandé est de 1 à 1,5 grammes par kilogramme de poids corporel (une personne pesant 70 kg a donc besoin de 70 à 105 grammes de protéine par jour). Essayez de consommer deux à trois portions de viande maigre (bœuf maigre, poisson ou poulet) ou d’alternatives (beurre d’arachide ou tofu), ainsi que deux à trois portions de produits laitiers à faible teneur en gras ou de lait de soja chaque jour. Dans les cas de maladie hépatique avancée, il est possible que l’apport de protéine doive être modifié ou restreint en raison d’une maladie appelée encéphalopathie. Cependant, il ne faut pas réduire sa consommation de protéine à moins que ce soit absolument nécessaire, et jamais sans l’avis de son médecin. Il est également utile de consulter une diététiste. 6 Consommez suffisamment de calories pour économiser les protéines. Si votre apport calorique quotidien est insuffisant, les protéines seront détournées de leurs fonctions essentielles afin de produire de l’énergie. La plupart des personnes vivant avec le VIH et/ou l’hépatite ont besoin de 30 à 40 calories par kilogramme de poids corporel par jour (une personne pesant 70 kg a besoin de 2 100 à 2 800 calories par jour). Vous pouvez vérifier votre apport calorique dans le site Web à l’adresse www.caloriescount.com. 7 Choisissez des grains entiers, des fruits et des légumes (tels que les betteraves et les artichauts) et évitez les aliments transformés, le sucre et les breuvages sucrés. Certains médicaments anti-VIH sont susceptibles de provoquer une résistance à l’insuline, ce qui rend difficile l’utilisation correcte des nutriments, notamment les sucres. Le fait de réduire sa consommation de glucides simples (sucres et féculents) aide l’insuline à mieux fonctionner, ce qui contribue à maintenir la glycémie (sucre sanguin) à l’intérieur d’un écart idéal et à prévenir le diabète. Quoi qu’il en soit, les aliments mentionnés ci-dessus sont les plus nutritifs. 8 Consommez des matières grasses avec modération et privilégiez-en les « bonnes », comme les huiles d’olive et de canola, les noix et les graines, plutôt que les graisses saturées dont regorgent les produits laitiers et les produits d’origine animale. La modération consiste à réduire sa consommation d’aliments riches en matières grasses, telles les fritures, mais non pas à restreindre toutes les matières grasses parce qu’elles constituent une importante source de calories. 9 Prenez une multivitamine pour prévenir les carences. Si vous avez une maladie du foie, évitez les fortes doses de vitamine A ou de caroténoïdes (bêta-carotène) parce qu’elles peuvent être toxiques pour le foie. 10 Évitez les suppléments de fer à moins qu’ils soient prescrits par votre médecin pour traiter une carence. Si le foie fonctionne mal, le fer peut s’accumuler et devenir toxique pour le foie. Un taux élevé de fer risque également de nourrir certaines bactéries infectieuses et d’interférer avec les traitements par interféron contre l’hépatite. Si votre foie est en bon état, une multivitamine contenant du fer serait inoffensif. Sinon, choisissez-en une qui est exempte de fer. 11 Approvisionnez votre corps en antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent l’organisme contre des molécules très actives appelées radicaux libres. Si les niveaux de radicaux libres s’accroissent, ils risquent d’endommager des tissus et d’accélérer la destruction du foie chez les personnes atteintes d’hépatite. Ce processus peut donner lieu à une déplétion du glutathion (GSH), un important antioxydant qui se loge dans les cellules du foie. Des doses quotidiennes de vitamine C, de vitamine E et de sélénium fourniront un apport suffisant d’antioxydants. La N-acétyl-cystéine (NAC) et l’acide alpha-lipoïque sont des antioxydants qui contribuent à la fabrication du glutathion et qui semblent jouer un rôle protecteur dans le foie. (Voir l’encadré pour connaître les doses quotidiennes des antioxydants.) 12 La S-adénosyl-méthionine (SAMe) est un acide aminé sous forme de supplément qui aurait des propriétés guérisseuses pour le foie. Dans le cadre d’études menées chez des sujets séronégatifs atteints de maladie hépatique, ce supplément a donné lieu à des améliorations sur le plan des taux d’enzymes hépatiques et de bilirubine (produit de dégradation) et a atténué la fatigue, la jaunisse et les démangeaisons. On a également constaté une amélioration de la qualité de vie. La dose recommandée est de 800 à 1 600 mg par jour. Cependant, on en sait peu sur les interactions susceptibles de se produire avec les médicaments anti-VIH, et des études de laboratoire ont montré que la SAMe favorisait la croissance du champignon responsable de la PPC (pneumonie à Pneumocystis carinii). Il se pourrait que ce supplément s’avère intéressant comme traitement des maladies du foie mais on en sait toujours peu sur son usage contre l’infection au VIH. Si vous envisagez de prendre ce supplément, il importe d’en discuter avec un médecin spécialiste du foie (hépatologue). 13 Les plantes médicinales, tel le chardon-Marie (silymarine), s’utilisent couramment pour traiter les problèmes de foie et d’autres maladies. Sachez toutefois que certaines plantes médicinales sont toxiques pour le foie et d’autres interagissent avec les antirétroviraux. Renseignez-vous sur les avantages et les inconvénients de toute thérapie que vous envisagez d’essayer en tenant compte de votre situation personnelle. Vous pouvez vous renseigner sur les interactions médicamenteuses en consultant une excellente ressource d’Internet à l’adresse www.aidsmeds.com. Une fois rendu, cliquez sur “Check Your Meds” et entrez le nom de tous les médicaments, les suppléments nutritionnels et les plantes médicinales que vous prenez, ainsi que plusieurs aliments (tels que l’ail et le pamplemousse, deux causes connues d’interactions). Vous recevrez ensuite des renseignements sur toutes les interactions connues qui sont susceptibles de se produire. Le dernier mot? Tout ce que vous ingérez exerce un effet sur le foie. Soyez donc conscient de ce que vous mangez et buvez ainsi que des médicaments et des suppléments que vous prenez. N’oubliez pas de discuter de tous vos projets de supplémentation alimentaire et d’exercice physique avec votre médecin. Faites votre possible pour maximiser les choses qui contribuent à votre santé et minimiser celles qui vous nuisent. Si votre foie est déjà endommagé et qu’il ait besoin de soins particuliers, consultez une diététiste qui s’y connaît en matière de VIH pour obtenir des conseils nutritionnels personnalisés. Et vive le foie! Pour en savoir plus sur ces suppléments et d’autres, consultez les feuillets d 'information s de CATIE sur les antioxydants, le sélénium, la vitamine E, la NAC, l’acide alpha-lipoïque et le chardon-Marie ou en appelant le 1.800.263.1638. Diana Peabody, RD, est diététiste clinicienne à la Oak Tree Clinic, une division du Children’s & Women’s Health Centre of British Columbia. Illustration: Beverly Deutsch. Les antioxydants — les doses quotidiennes suivantes sont considérées comme sécuritaires et potentiellement bénéfiques pour le foie: • vitamine E — 400 à 800 UI. • vitamine C — 500 à 2 000 mg. • sélénium — 100 à 200 mcg. • NAC — 500 à 2 000 mg (à prendre avec des aliments pour éviter les irritations du tube gastro-intestinal) • acide alpha-lipoïque — 100 à 600 mg (de préférence sous forme de suppléments à libération prolongée; à prendre avec des liquides lorsque l’estomac est vide) Remarque: Les doses de vitamine C supérieures à 2 000 mg risquent de provoquer une surcharge de fer dans les foies endommagés.

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Cancer du côlon et du rectum. Partagez ce contenu. Le cancer du côlon est une maladie des cellules qui tapissent l'intérieur du côlon ou du rectum. Il se développe à partir d'une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, à la suite d'une mutation. Les informations proposées dans ce module décrivent les situations et les techniques les plus couramment rencontrées mais n'ont pas valeur d'avis médical. Ces informations sont destinées à faciliter vos échanges avec les différents soignants. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés; n'hésitez pas à leur poser des questions. En savoir plus sur le cancer colorectal. Cancer particulièrement fréquent dans les pays industrialisés, le cancer du côlon met du temps à se développer et peut être efficacement pris en charge grâce à un dépistage précoce. Vous voulez tout savoir sur le cancer? Découvrez les réponses. à vos questions, avant, pendant. et après la maladie… le forum. Généralités sur le cancer du côlon. Le cancer colorectal est l'un des cancers les plus répandus dans les pays industrialisés. En France, avec près de 40 000 nouveaux cas par an (21 000 hommes et 19 000 femmes), ce cancer se place en troisième position derrière ceux de la prostate et du sein. Il occupe surtout la seconde place en terme de mortalité, derrière le cancer du poumon. Une position directement corrélée au grand nombre de nouveaux cas annuels (incidence). Toutefois, cette incidence reste stable depuis plusieurs années, tandis que la mortalité décroît progressivement, notamment grâce aux progrès incessants en terme de traitements et au développement des campagnes de dépistage. Le cancer du côlon se déclare généralement après 50 ans (95% des nouveaux cas, dont 46% après 74 ans). La majorité des cancers du côlon-rectum se développe à partir de lésions bénignes, les polypes. En grossissant, ces derniers peuvent se transformer en cancer, et provoquent souvent des saignements invisibles à l'œil nu. La détection des gros polypes et leur ablation permet de réduire le risque de cancer colorectal. Environ 40 % des cancers colorectaux touchent le rectum et 60 % le côlon, principalement dans sa partie sigmoïde (la plus basse). Le cancer colorectal en chiffres* 40 000 nouveaux cas annuels (53% d'hommes, 47% de femmes); 3e rang des cancers en terme de fréquence (13% de l'ensemble des nouveaux cas de cancer); 17 500 décès annuels (53% d'hommes, 47% de femmes); 95% des cas après 50 ans; Âge moyen au diagnostic: 70 ans chez l'homme et 73 ans chez la femme. * données La situation du cancer en France en 2011, ouvrage collectif édité par l'INCa, sur base de projection. Le côlon et le rectum. Les cancers du côlon apparaissent à partir de polypes se développant sur la muqueuse. Le côlon et le rectum, situés entre l'intestin grêle et l'anus, constituent les parties terminales de l'appareil digestif. Le côlon se divise en quatre zones principales définies par leur orientation (droit ascendant; transverse; gauche descendant; sigmoïde ). Son rôle est de stocker les déchets, de récupérer l'eau, de maintenir l'équilibre hydrique et d'absorber certaines vitamines. Le rectum prolonge le côlon et permet de stocker les matières fécales avant défécation. La continence est assurée par un muscle nommé sphincter anal. Les parois du côlon et du rectum sont formées d'une muqueuse repliée sur elle-même pour former des cryptes et abritant différentes glandes (glandes à mucus, glandes de Lieberkühn, etc.). Types de cancers du côlon. Les tumeurs colorectales se développent généralement à partir de la muqueuse tapissant les parois du côlon et du rectum. Leur dénomination dépend de leur position: à plus de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du côlon; à moins de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du rectum. La forme la plus répandue des cancers colorectaux est appelée carcinome. 80 % de ces carcinomes sont dits lieberkühnien (de part leur ressemblance avec les glandes de Lieberkühn), 10 % sont qualifiés de mucineux et les 10 % restants regroupent des formes plus rares. Le cancer colorectal met plusieurs années à se former. Il part habituellement de polypes (excroissances charnues) tapissant la muqueuse. Si les polypes sont généralement bénins, certains peuvent devenir cancéreux au cours d'un long processus de 9-10 ans. Pour définir l'étendue du cancer, différents examens permettent de constater: la taille de la tumeur; l'atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses; l'atteinte ou non des structures voisines; la présence ou non de métastases à distance. Cancer du côlon: facteurs de risque. Les causes exactes du développement d'un cancer du côlon sont mal connues. Toutefois, divers facteurs de risque ont été identifiés. Facteurs de risques internes. 95% des cancers colorectaux se déclarent après 50 ans et 46% après 74 ans. Un cancer colorectal précoce est lié à des causes génétiques. Les antécédents personnels ou familiaux. Le risque est multiplié par trois si la personne a déjà eu un cancer du côlon ou si elle a des antécédents familiaux au premier degré (père, mère, frère, sœur). Cette prédisposition n'est pas forcément d'origine héréditaire. Elle peut être le fait de l'exposition à une même substance cancérigène, d'habitudes alimentaires ou de style de vie. La prédisposition génétique. Un facteur génétique est impliqué dans deux formes de cancers colorectaux: la polyadénomatose recto-colique familiale (mutation d'un gène nommé APC) et le syndrome de Lynch (anomalies sur des gènes codants pour les protéines de réparation de l'ADN). Ces cancers héréditaires représentent moins de 5 % de l'ensemble des cancers colorectaux et surviennent avant 40 ans. Facteur de risques externes. Le mode de vie influe également sur le risque de cancer colorectal. Aux premiers rangs des facteurs de risque: le surpoids, une alimentation riche en graisses animales, la consommation d'alcool et de tabac, l'inactivité physique et la consommation importante de viande rouge. Le diabète de type 2 et le manque d'exposition au soleil pourraient également avoir un impact. Prévention et dépistage du cancer du côlon. Comment réaliser le test Hemoccult II ®? Dans le cadre du dépistage organisé, vous bénéficiez, tous les deux ans, de 50 à 74 ans, d'un test Hemoccult II ® gratuit. Répondez régulièrement à l'invitation qui vous sera envoyée. Votre médecin traitant vous remettra un test à réaliser chez vous sur trois selles successives. Tout le matériel nécessaire est compris dans le test. Vous l'envoyez, par la suite, à un laboratoire spécialisé. Selon vos antécédents, votre médecin vous proposera un suivi plus adapté et personnalisé. Même si votre test est normal, consultez sans délai votre médecin si vous présentez des symptômes intestinaux anormaux. À savoir sur le test Hemoccult II ® Un test positif n'est pas forcément synonyme de cancer, mais justifie toujours une coloscopie. Inversement, la sensibilité de Hemoccult II ® ne permet pas de déceler tous les cancers colorectaux. Ce test permet de réduire de 16 à 20 % la mortalité de la population générale si le taux de participation dépasse 50 %. Un nouveau test de dépistage pour 2013. Un test de dépistage plus fiable et plus facile d'emploi du cancer colorectal va être mis en place en 2013 pour les plus de 50 ans, avec comme objectif d'accroître le nombre de personnes qui s'y soumettent. Ce nouveau test immunologique permettra de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers par rapport au test actuel. Le test reste basé sur la détection de sang dans les selles mais s'avère plus sensible et ne nécessite qu'un seul prélèvement (contre trois pour l' Hemoccult ). Personnes à haut risque. Un dépistage individuel est proposé aux personnes à haut risque. Les méthodes de dépistage s'appuient sur la coloscopie et des tests génétiques. La Ligue prévient. Pour sensibiliser chacun au danger de certains comportements (tabac, alcool, exposition au soleil, etc.), pour alerter sur les facteurs de risque et en organiser la protection, la Ligue met en œuvre de nombreux moyens de communication (dépliants, brochures, affiches) disponibles auprès de ses Comités départementaux. En partenariat avec l'Institut national du cancer, la Ligue contre le cancer relaie sur le terrain, par des actions de communication et des conférences, les messages de dépistage des cancers. Pour symboliser votre engagement dans la lutte contre le cancer du côlon et promouvoir le dépistage organisé, demandez le bracelet bleu « Ligue contre le cancer ». Le Côlon tour ®: plus de cinquante villes mobilisées autour d'un Côlon gonflable géant. La Ligue contre le cancer, la fondation ARCAD (Aide et recherche en cancérologie digestive) et la SFED (Société française d'endoscopie digestive) organisent un tour de France dans une cinquantaine de villes d'octobre 2011 à septembre 2012. L'objectif: voyager à l'intérieur d'un côlon et comprendre comment évoluent les différentes lésions. Au travers de ce cheminement et des informations pédagogiques délivrées, les visiteurs comprendront l'intérêt du dépistage et de la coloscopie. La Ligue, ses partenaires locaux, et des médecins gastroentérologues, proposeront une information ludique et pédagogique pour sensibiliser le plus grand nombre sur l'importance de ces examens et inciter les personnes à se faire dépister. Cancer du côlon: Témoignage. Après une coloscopie effectuée en août 2001 dans une clinique privée d'Aix-en-Provence, le médecin gastro-entérologue me dit: « Vous avez un gros polype ancien dégénéré qui nécessite une opération. » En utilisant cette périphrase plutôt que de me donner quelques explications pour me préparer à recevoir un diagnostic redoutable, le praticien m'a laissé comprendre et réaliser dans le même instant que j'avais un cancer du côlon. Sidéré par cette nouvelle et sentant qu'aucune communication utile avec ce médecin n'était possible sur la thérapie à venir; je me suis empressé de quitter la clinique en reprenant le volant sans attendre le délai prescrit après l'intervention. J'ai regagné avec mon épouse mon domicile où je venais d'emménager depuis trois semaines. Sans point de repère dans cette nouvelle résidence ni dans ma prochaine activité (j'étais en vacances), je regrettais d'avoir quitté mon précédent domicile (à 300 km) car la maladie anéantissait les projets décidés avec mon épouse dans notre nouvelle résidence. Je ne pensais pas pouvoir être atteint par un cancer car j'avais une bonne hygiène de vie, une nourriture très équilibrée, aucun facteur apparent de risque. Le temps d'accablement a été très court. Mon épouse m'a soutenu très efficacement. Je n'avais pas de douleur physique. J'ai commencé ma nouvelle activité professionnelle en attendant l'intervention chirurgicale programmée à l'institut Paoli Calmettes à Marseille pour réaliser la colectomie de l'adénocarcinome, trois semaines après le diagnostic, grâce à l'intervention de ma sœur médecin. Face à cette maladie, il est difficile de savoir à l'avance comment on peut réagir. Il se trouve qu'après quelques jours d'incompréhension et de découragement j'ai vécu les épisodes de cette maladie avec une certaine sérénité. Je suis allé à l'opération avec une totale confiance. J'ai repris mon activité professionnelle six semaines après l'opération et lors des cures de chimiothérapie effectuées en ambulatoire pendant 46 heures j'oubliais souvent que je portais l'appareil qui diffusait le médicament dans mon organisme. Parfois, quand on me demandait de mes nouvelles d'une façon appuyée, je me rappelais soudain que j'étais en traitement. Je crois que cette sorte de détachement est dû au fait, qu'après le traumatisme de l'annonce, j'ai accepté l'idée que je pouvais mourir de cette maladie et surtout que j'étais prêt pour cette fin, ce qui fait que je n'ai jamais eu d'angoisse. Et puis pour moi la maladie était associée à des douleurs physiques. Or mon cancer, cette maladie sournoise et souterraine, ne m'a jamais fait souffrir, ni les effets secondaires de la chimiothérapie qui étaient supportables. Ainsi cette maladie dépourvue de souffrances physiques et morales, avait pour moi, dans la vie quotidienne, un caractère un peu irréel. Le soutien de mon épouse, de mes enfants, de ma famille, de mes amis, ma foi en Dieu ont aussi contribué à mon sentiment de paix intérieure. En outre, après mon opération, mon oncologue m'a proposé d'être membre du Comité de patients de l'institut Paoli Calmettes qui venait d'être créé en 2002 et qui a pour objectif notamment l'amélioration de l'accueil, de l'écoute et de la prise en charge des patients. Il est consulté sur tous les projets concernant les patients. Je me suis investi dans cette structure interne à l'établissement en travaillant, par exemple, sur le dispositif de l'annonce de la maladie et sur le dossier médical personnel (DMP). Ainsi, j'ai en quelque sorte sublimé la maladie pour qu'elle serve à une activité positive dans l'intérêt des patients, ce qui a donné un sens à cette affection. Cependant, alors que je ne me souciais plus de ma santé, la maladie m'a rappelé à l'ordre. Trois ans après le premier diagnostic un examen a révélé une métastase hépatique. Totalement surpris par cette annonce effectuée par un radiologue de ville, j'ai rapidement repris espoir car la tumeur au foie était homogène et peu développée. À nouveau, j'ai vécu sans angoisse les épisodes d'opération chirurgicale et de chimiothérapie. J'ai réalisé que la maladie ne me lâcherait pas de sitôt, que je ne l'avais pas prise assez au sérieux et j'ai mesuré la valeur du temps présent. Mon oncologue m'a proposé un essai clinique randomisé de phase III pour évaluer l'efficacité et la tolérance de l'association de deux médicaments. Je n'ai pas accepté de participer à cette étude après avoir pris l'avis négatif de mon médecin traitant. Quelques temps après j'ai été invité à participer au Comité des patients en recherche clinique de la Fédération nationale des centres de lutte contre les cancers, devenue UNICANCER, dont la mission est notamment de relire les protocoles d'étude clinique qui décrivent les conditions de réalisation et de déroulement de l'étude, proposer des améliorations et valider une phase de traitement et de surveillance. Récemment la direction de l'institut Paoli Calmettes m'a invité avec un autre patient du Comité à participer à la CRUQPC (Commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge) aux côtés des deux usagers (qui ne sont pas des patients) désignés par des associations habilitées. Le cancer n'a pas eu de prise sur moi (sauf aux temps chocs de l'annonce) et, toujours sous surveillance, je vis la maladie un peu comme un « sachant » pour porter dans les trois organismes auxquels je participe la parole des patients, faire connaître leurs attentes, proposer des mesures pour améliorer leur information et leur qualité de vie. Les symptômes du cancer du côlon. Il n'existe pas de symptômes caractéristiques du cancer colorectal. En revanche, un certain nombre de signes doivent inciter à consulter: troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée prolongée, augmentation du volume abdominal, besoin pressant et continuel d'aller à la selle, sensation d'évacuation incomplète, etc.); gênes abdominales (ballonnements, crampes, douleurs, etc.); sang dans les selles (généralement non visibles à l'œil nu); perte récente d'appétit; perte de poids inexpliquée; fatigue anormale. À noter: ces symptômes généraux étant fréquents dans nombre de maladies bénignes, le calme et la circonspection restent de mise. Seule une consultation médicale et des examens spécialisés permettront d’affirmer le diagnostic. Toutefois, il ne faut pas attendre la survenue d’un de ces symptômes pour bénéficier d’un diagnostic précoce: le dépistage organisé par la recherche de sang dans les selles avec le test immunologique, c’est quand tout va bien et tous les 2 ans, de 50 à 74 ans! Diagnostic du cancer du côlon. Le diagnostic du cancer colorectal se réalise en deux étapes: repérer la lésion (bilan diagnostique); préciser ses caractères locaux, régionaux ou à distance (bilan d'extension). Bilan diagnostique du cancer du côlon. Le bilan diagnostique s'articule autour d'un examen clinique et d'une exploration du côlon et du rectum, par coloscopie. Le premier permet de déterminer l'état général du patient et la seconde de repérer une éventuelle tumeur. La confirmation de la présence d'une tumeur cancéreuse se fait par le biais de prélèvements (biopsie) réalisés au cours de la coloscopie. À savoir: un toucher rectal permet également de repérer une tumeur si elle est située à moins de 8 cm de l'anus. La coloscopie. La coloscopie permet de visualiser les parois internes du côlon. Réalisée sous anesthésie générale légère, et après une préparation soigneuse du colon par un régime sans résidu et laxatifs, elle consiste à introduire dans le côlon un tube souple muni d'une caméra vidéo et d'une pince à prélèvements. En cas de découverte de lésion, cette technique permet d’en estimer la dangerosité et de réaliser un prélèvement pour analyse, voire une ablation totale. Bilan d’extension du cancer du côlon. Le bilan d'extension sert à évaluer la propagation du cancer aux organes proches et/ou lointains, afin de déterminer les possibilités chirurgicales et les traitements médicaux les plus adaptés. Les principaux examens réalisés sont: l' IRM ou le scanner pelvien, afin de déterminer le stade du cancer; l' examen anatomopathologique, afin de déterminer si les ganglions lymphatiques sont touchés et si le cancer a commencé à se propager; le scanner thoracique, à la recherche de métastases dans les poumons; l’ échographie hépatique ou le scanner abdominal, à la recherche de métastases dans le foie; Une échographie abdomino-pelvienne, une IRM du foie, voire un PET-scan sont parfois prescrits en complément d'exploration. Classification des tumeurs. L'extension de la maladie s'évalue en stades suivant la taille de la tumeur (de I à IV) ou en suivant la classification T.N.M. (taille et localisation de la tumeur – T1 à T4; ganglions atteints ou non – N0 à N3; présence ou non de métastases – M0 à M1). Traitements du cancer du côlon. Chaque traitement du cancer colorectal est unique. Il dépend du patient (état physique et psychique général, âge, etc.) et des caractéristiques de sa maladie (localisation, évolution, etc.). Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) permet au corps médical d'établir un programme personnalisé de soins (PPS). Ce document résume les différentes étapes du traitement spécifiquement préconisé pour le patient, qui peut à tout moment demander toutes les précisions nécessaires. Pour en savoir plus, consultez la brochure Traitement des cancers. Les méthodes. La prise en charge du cancer du côlon s'organise autour de deux approches complémentaires et souvent associées: la chirurgie et la chimiothérapie. L'essor des thérapies ciblées ouvre quant à lui le champ des possibilités, tandis que la radiothérapie est réservée à certains cas de cancer du rectum. La chirurgie contre le cancer du côlon. La chirurgie est le traitement de base du cancer colorectal. L'intervention (colectomie) consiste à retirer le segment du côlon comprenant la tumeur avant de suturer les deux extrémités restantes. Il existe deux techniques: la laparotomie: ouverture de la cavité abdominale pour retirer la tumeur et les zones voisines contenant des ganglions lymphatiques. la cœlioscopie: introduction d'instruments et d'une mini-caméra par de petits orifices et extraction de la tumeur par ces incisions. Lorsque qu'elle est envisageable la cœlioscopie offre la même sécurité et améliore la qualité de vie des patients (moins de cicatrices et de complications post-opératoires). La colostomie. Il est parfois nécessaire de prévoir une dérivation et créer un anus artificiel après l'opération. Cette colostomie est généralement provisoire et la continuité du transit est rétablie après la cicatrisation (6 à 12 semaines). Dans certains cas (complication ou ablation du sphincter rectal), la colostomie peut être définitive. Le côlon est alors accolé à la peau de l'abdomen et relié à une poche qui recueille les selles. Quel que soit l'organe touché, la chimiothérapie consiste à administrer un ou plusieurs médicaments toxiques pour les cellules cancéreuses. On parle alors de monothérapie ou de polythérapie. Ces médicaments vont se diffuser dans l'ensemble de l'organisme et cibler toutes les tumeurs présentes, qu'elles aient été repérées ou non au cours des examens préalables. Dans le cas du cancer colorectal, la tumeur et l'ensemble des éléments retirés pendant l'opération (vaisseaux sanguins, ganglions) font l'objet d'un examen anatomopathologique. Cet examen, réalisé au microscope, permet d'évaluer l'étendue de la maladie et de décider si la chirurgie doit être complétée ou non par une chimiothérapie. Les produits habituellement employés (seuls ou en associations) sont le 5-fluoro-uracile (5-FU), l'oxaliplatine (Eloxatine®) et l'irinotécan (Campto®). L'objectif de ces médicaments anticancéreux est de réduire le risque de récidive. Les protocoles de chimiothérapie sont établis pour chaque type de situation. Les médecins obéissent à ces différents référentiels. Les thérapies ciblées contre le cancer du côlon. Une nouvelle génération de traitements est en plein essor: les thérapies ciblées. Il s'agit de molécules s'attaquant plus spécifiquement aux cellules cancéreuses. Principal intérêt: une action ciblée pour des effets secondaires réduits. Les thérapies ciblées efficaces dans le cancer du côlon sont particulièrement nombreuses. Elles agissent: sur l'angiogenèse, en bloquant la croissance des vaisseaux sanguins nécessaires au développement de la tumeur, entraînant ainsi la mort de cette dernière; sur les facteurs de croissance, en inhibant la division des cellules et donc le développement de la tumeur. En pratique, les thérapies ciblées sont utilisées en association avec de la chimiothérapie pour les cancers colorectaux avancés. Trois médicaments sont utilisés: le bevacizumab (Avastin®), le cetuximab (Erbitux®) et le panitumumab (Vectibix®). La prescription est précédée d'une immunohistochimie sur les cellules tumorales à la recherche d'altérations génétiques qui, selon leur présence, peuvent provoquer une résistance au traitement; ces tests ont une valeur prédictive et pronostique et sont une étape majeure dans le domaine de la médecine individualisée. La radiothérapie contre le cancer du côlon. Traitement local, la radiothérapie vise à compléter la chirurgie en réduisant la taille de la tumeur avant l'opération ou en détruisant d'éventuelles cellules cancéreuses encore présentes dans les tissus, après l'intervention. Elle n'est généralement pas indiquée dans le cancer du côlon et d'emploi limité dans le cancer du rectum. Effets indésirables des traitements contre le cancer du côlon. Les traitements provoquent souvent des effets indésirables plus ou moins intenses. Ceux-ci varient considérablement d'un patient et d'un traitement à un autre et il n'existe pas de moyen de prédire "qui" tolérera mieux "quoi". En revanche, les professionnels de santé sont là pour expliquer tout ce qui peut se passer et comment y remédier au mieux. Effets indésirables de la chirurgie. Les effets indésirables de la chirurgie sont rares. Le principal est la fistule anastomotique, un défaut de cicatrisation de la suture entre les deux parties restantes du côlon. Cette complication survient habituellement une semaine après l’opération et se manifeste par de la fièvre avec des douleurs abdominales et un arrêt du transit digestif. Effets indésirables rares: les complications hémorragiques intra abdominales et les abcès de paroi. Des troubles de l'érection peuvent également se rencontrer, en particulier si l'opération a porté sur le rectum. A près l’opération, des troubles du transit intestinal sont fréquents (diarrhée, constipation, augmentation du nombre de selles). Ces troubles sont variables selon les personnes et la portion du côlon qui a été enlevée, mais s'améliorent progressivement avec le temps et un régime alimentaire adapté. Effets indésirables des chimiothérapies. Problème majeur, les effets indésirables des chimiothérapies sont liés à l'absence de sélectivité des produits employés. Le traitement détruit les cellules cancéreuses, mais aussi certaines cellules à croissance rapide: cheveux, ongles, paroi du tube digestif et cellules sanguines. Fatigue, moins bonne résistance aux infections, perte d'appétit, modification du goût, nausées et vomissements, diarrhées, sensation d'engourdissement ou de fourmillement, réactions allergiques, troubles cutanés, lésions buccales et chute des cheveux sont, par conséquent, les manifestations indésirables les plus fréquentes. Les thérapies ciblées présentent des effets indésirables moins marqués, souvent d'ordre cutané ou allergique: hypertension, saignements ou encore maux de tête. Effets indésirables de la radiothérapie. Les effets indésirables de la radiothérapie sont le plus souvent: irritation de la vessie (cystite), inflammation du rectum ou de l’anus, crises hémorroïdaires, troubles intestinaux (diarrhées, crampes, selles fréquentes, etc.), troubles cutanés, perte d'appétit, fatigue. Après le traitement du cancer du côlon. Suivi médical du cancer du côlon. Une fois la phase de traitement terminée, débute une période de suivi aussi longue - cinq ans minimum - qu'indispensable. Cette phase permet notamment de surveiller: l'état de santé général; les effets secondaires à long terme ou tardifs; tout signe de récidive; l'absence de développement de nouveaux polypes ou d'un deuxième cancer. Dans ce cadre, des visites de contrôle sont programmées tous les 3 à 6 mois les deux premières années, puis annuellement les trois années suivantes. Les principaux examens réalisés sont un entretien médical pour évaluer l'état général de santé, des analyses sanguines à la recherche de marqueurs tumoraux et une échographie ou un scanner abdominal de contrôle pour surveiller d’éventuelles métastases hépatiques. Une coloscopie est également réalisée un an après la fin du traitement et renouvelée à intervalles réguliers. Cancer du côlon: la récidive. Le risque de récidive est très variable, mais étroitement lié au stade d'évolution du cancer au moment de son diagnostic. La récidive, si elle apparaît, se produit généralement dans les cinq années suivant le traitement. Le suivi médical permet de la prendre en charge rapidement et de proposer un nouveau programme personnalisé de soin. Vivre avec une colostomie. Les systèmes de colostomie récents et des consultations de stomathérapie permettent au patient de gérer sa colostomie et mener une vie la plus "normale" possible. Aucune activité n'est proscrite, même les plus sportives. Seuls sont déconseillés les aliments susceptibles de fermenter et les boissons gazeuses. La recherche contre le cancer du côlon. Pour le cancer colorectal comme pour les autres cancers, la recherche s'intéresse non seulement à mieux soigner, mais également à mieux comprendre et détecter. Des progrès majeurs ont été réalisés ces dernières années tant au niveau du dépistage que des traitements, mais de nombreuses voies prometteuses sont encore en phase d'exploration. Connaître l'ennemi. La génétique et ses avancées permettent de découvrir chaque année de nouveaux gènes et de nouvelles protéines impliqués dans le cancer du côlon, de façon à mieux traiter - voire prévenir - la maladie. Diagnostiquer le cancer du côlon vite et bien. Dans tous les cancers, un diagnostic et une prise en charge précoces sont synonymes de meilleure chance de survie et de traitements moins lourds. Un pan entier de la recherche s'intéresse au dépistage, avec le développement d'un test de détection immunologique beaucoup plus sensible. La détection des polypes précancéreux devient ainsi de plus en plus aisée, assurant une meilleure prévention de l'apparition des cancers colorectaux. Optimiser les traitements contre le cancer. Malgré les constantes évolutions, le potentiel de progression des traitements reste important. De nouveaux espoirs sont ainsi permis avec le développement permanant de nouveaux médicaments, actuellement en cours d'essais sur des cultures cellulaires, des modèles animaux ou chez des patients en échec thérapeutique. Les thérapies ciblées sont également en plein essor et proposent diverses directions: bloquer la croissance des cellules cancéreuses, asphyxier la tumeur en réduisant son apport sanguin, faire réagir les réactions immunitaires de l'organisme contre les cellules cancéreuses, etc. Certaines de ces approches fonctionnent déjà dans le cancer colorectal, et devraient déboucher sur des thérapies encore plus efficaces. Demain la recherche contre le cancer. 5 pistes prometteuses dans un futur proche: 1. Prévenir l'apparition des cancers 2. Éliminer les tumeurs en bloquant leur vascularisation (et donc leur alimentation en sang): l' anti-angiogenèse. 3. Renforcer les défenses immunitaires de l'organisme: l' immunothérapie (vaccination thérapeutique). 4. Court-circuiter les "signaux" émis par la cellule cancéreuse: l'inhibition de la transduction du signal. 5. Accentuer les erreurs de réparation de l'ADN dans la cellule cancéreuse, pour provoquer sa mort: la potentialisation de l'action cytotoxique. Les essais cliniques. Les essais cliniques sont un moyen concret d'accéder aux avancées de la recherche. La liste des essais thérapeutiques est mise à jour régulièrement sur le site de l'Institut national du cancer (INCa) et tout patient peut demander à en intégrer un, sous réserve d'éligibilité. Les essais cliniques sont proposés aux personnes ayant déjà étaient traitées par les méthodes plus traditionnelles. Votre hôpital ne propose pas d' essai clinique pour le cancer du côlon? Votre équipe soignante peut vous adresser à un autre établissement afin d'intégrer un protocole spécifique, tout en continuant à vous suivre. "La Ligue en actions": La Ligue contre le cancer et la recherche contre le cancer colorectal. Le projet portant sur la génomique du cancer du côlon, débuté au sein de l'unité de génomique fonctionnelle de l'institut Gustave Roussy (IGR), se poursuit en collaboration avec la Ligue nationale contre le cancer. De nombreux échantillons ont été analysés à partir d'une banque de plus de 400 prélèvements tumoraux congelés au cours des 10 dernières années. Le but de ce projet est d'identifier des marqueurs moléculaires permettant de prédire la rechute des cancers du côlon de stades II et III après chirurgie, et ainsi de mieux identifier les patients à qui il faut proposer une chimiothérapie complémentaire. Ce projet initié par le Dr Valérie Boige (IGR) a permis de réunir un grand nombre de tumeurs dans le cadre d'un consortium associant l'IGR, l'hôpital européen Georges Pompidou, le registre des cancers de la Côte d'Or, et le centre Antoine Lacassagne à Nice. La valeur pronostique de plusieurs marqueurs identifiés grâce à cette analyse est en cours d'évaluation. Accompagnement face au cancer du côlon. La Ligue contre le cancer met en place de nombreux services et aides pour vous accompagner face au cancer. Voir les aides proposées.

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Comment soigner une crise de foie? Si après une soirée bien arrosée ou un repas copieux, vous avez l’estomac lourd, des nausées, la langue pâteuse accompagnée ou non d’un mal de tête atroce, vous présentez les symptômes de ce que l’on appelle crise de foie. En réalité, le foie n’est pas atteint, ce sont plutôt la vésicule biliaire, l’intestin et l’estomac qui sont en cause. Quoi qu’il en soit, il y a des remèdes naturels efficaces qui permettent de venir à bout de ces troubles digestifs. Étapes de réalisation. Buvez beaucoup d’eau. En principe, le foie est engorgé à cause de la graisse et de l’excès d’alcool. L’eau vous aidera à les délayer et à les éliminer. A l’avenir, buvez un verre d’eau citronnée avant de prendre un repas copieux. Mangez lentement: votre système digestif étant en trouble, inutile de donner plus de travail à l’estomac en avalant des aliments mal mâchés. Privilégiez les nourritures faciles à digérer en évitant tout ce qui est gras et indigeste. Les céréales complets, les légumes, les viandes et poissons maigres grillés au lieu de frits et enfin, les fruits. Mettez de côté les sauces grasses, mayonnaise, pâtisserie crémeuse et les produits laitiers en entier. Evitez tout ce qui peut irriter davantage votre appareil digestif. Nous pouvons citer, entre autres, le café, l’alcool ou encore la cigarette qui est surtout déconseillée pendant les repas. Bougez si vos symptômes de crise de foie ne sont pas handicapants. Vous avez besoin d’éliminer les substances que votre foie ne supporte pas, et ce, par tous les moyens possibles. En revanche, si vous ne vous sentez vraiment pas d’aplomb, optez pour un bon sommeil réparateur, surtout la nuit. Toutefois, il est déconseillé de se coucher juste après les repas pour éviter les remontées d’acide. Laissez d’abord passer quelques minutes avant de vous allonger. Astuces et mises en garde. Prenez de la Citrate de Bétaïne avant les repas copieux pour éviter les récidives. Le mélange de boissons alcoolisées favorise la crise de foie. Si vous avez pris du vin comme apéritif, ne vous laissez pas tenter par du cognac ou du whisky en guise de digestif. Sur le même thème. Vous ne dormez pas très bien la nuit? Vous vous sentez fatigué le matin? Vous êtes las? Et oui, le manque de sommeil est handicapant. S’il se prolonge, il est même dangereux pour la santé. Mais avant d’avoir recours aux somnifères, il est. La bronchiolite est une pathologie qui touche principalement les nourrissons. Le pic de l’épidémie est relevé pendant la période des fêtes de fin d’année. Pour éviter de passer Noël à l’hôpital, vous devez donc faire très attention et pre. Qui n'a pas déjà dormi dans une mauvaise position, n'est pas resté trop longtemps mal assis devant son ordinateur, ou n'a pas bricolé dans une mauvaise position? Le résultat: des douleurs cervicales parfois aiguës ou des raideurs dans les épaule.

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Tumeurs du rachis. I - SYMPTOMATOLOGIE CLINIQUE. Les tumeurs du rachis se manifestent essentiellement par des douleurs auxquelles peuvent s’associer des troubles neurologiques et une déformation vertébrale. A. La douleurC’est le maître symptôme puisqu’elle est pratiquement constante au moment du diagnostic: 80% des cas lors des tumeurs primitives, 95% des cas lors d’une métastase rachidienne avec signes neurologiques et 50% lors d’une métastase sans signes neurologiques. C’est le signe initial précédant souvent de plusieurs semaines, parfois de plusieurs mois le diagnostic. Elle peut être d’origine vertébrale par infiltration et destruction osseuse, fracture pathologique, dislocation vertébrale ou d’origine radiculaire par compression tumorale radiculaire, ou d’origine médullaire par compression des fibres longues. La douleur vertébrale est localisée au niveau de la tumeur, d’intensité variable mais ayant tendance à s’accroître avec le temps, classiquement nocturne, aggravée par la position couchée et disparaissant à la marche. Cependant elle peut présenter un caractère mécanique s’accentuant à l’effort, l’éternuement, la défécation et ainsi, mise au début sur le compte d’une affection rhumatismale. Il s’y associe en général une contracture des muscles paravertébraux, la douleur étant exacerbée par la percussion des épineuses. A la douleur vertébrale peut s’associer une douleur radiculaire variable suivant le niveau lésionnel. Au niveau cervical haut, l’irradiation s’effectuera vers l’occiput, au niveau cervical inférieur il existera une névralgie cervico-brachiale. Les lésions thoraciques entraîneront une névralgie intercostale qui pourra simuler une douleur angineuse d’origine cardiaque ou abdominale de cholécystite, d’appendicite. Au niveau lombaire, la douleur sera de type cruralgie ou sciatalgie, simulant une hernie discale lombaire, bien que la douleur soit plutôt aggravée par le repos. Dans les tumeurs lombosacrées et sacrées, l’irradiation radiculaire s’effectuera dans le petit bassin et aux organes génitaux, souvent aggravée par la position assise et couchée. Enfin, la douleur pourra parfois se situer à distance de la zone tumorale, en particulier dans les membres inférieurs: dysesthésies, douleur en éclair, par compression des fibres longues médullaires. B. Les signes neurologiques Ils apparaissent tardivement dans l’évolution des tumeurs rachidiennes, précédés par des douleurs rachidiennes, mais sont très fréquents au moment du diagnostic puisqu’ils existent dans 35% des tumeurs primitives bénignes, 55% des tumeurs primitives malignes (WEINSTEIN, 1987), 75% des tumeurs métastatiques (GILBERT, 1978). La symptomatologie est celle d’une compression médullaire caractérisée par un déficit moteur et sensitif remontant jusqu’au niveau de la compression, associé à des troubles sphinctériens. Il existe une paraplégie spasmodique si les signes s’installent progressivement, une paraplégie flasque si la compression est brutale (choc spinal); cette dernière forme étant fréquente dans les métastases rachidiennes. Au-dessous de L2 il existera un syndrome de la queue de cheval. Les lésions médullaires seront liées d’une part aux phénomènes mécaniques de compression en relation avec la masse tumorale, elle-même souvent associée à un tassement vertébral entraînant une cyphose, et d’autre part aux phénomènes vasculaires locaux provoquant une ischémie médullaire avec oedème. Aussi lorsque des signes médullaires apparaissent, un bilan radiologique doit être pratiqué en urgence afin de réaliser rapidement une décompression médullaire, avant qu’une destruction neurologique définitive ne s’installe. C. Masse tumorale et deformation vertebraleRarement une tumeur du rachis se manifestera par une tuméfaction palpable douloureuse. Cependant, le sarcome d’EWING peut se révéler sous la forme d’une masse tendue, douloureuse, chaude, fébrile simulant un abcès. Les tumeurs vertébrales peuvent par contre entraîner des déformations vertébrales, soit une scoliose (ostéome ostéoïde, ostéoblastome), soit une cyphose (tumeur métastatique). II - EXAMENS RADIOLOGIQUES. Le bilan radiologique est essentiel pour affirmer le diagnostic, préciser le type de tumeur, évaluer l’extension tumorale intra et extra-rachidienne et le degré de compression de la moelle et des racines. Les examen radiologiques classiques qui gardent tout leur intérêt comme examen standard, sont aujourd’hui complétés par l’imagerie moderne: le scanner, l’I.R.M., la scintigraphie isotopique. A. La radiographie simple Elle comportera des clichés radiologiques de face et de profil, centrés sur la région pathologique, éventuellement de 3/4 au niveau cervical ou lombaire et des clichés bouche ouverte en cas d’atteinte cervicale haute. Les images pourront être mieux précisées parfois par des tomographies. L’aspect radiologique d’une tumeur du rachis est variable: les lésions ostéolytiques sont les plus fréquentes, elles atteignent toute ou partie d’une vertèbre. On les observe dans les tumeurs métastatiques: poumon, sein, rein, myélome, ou dans les tumeurs malignes primitives. La disparition d’un pédicule est souvent le premier signe métastatique. les lésions ostéocondensantes plus rares existent dans les métastases du cancer de la prostate, parfois du sein ou de la thyroïde et dans les tumeurs primitives bénignes: ostéome ostéoïde, ostéoblastome. parfois les lésions sont mixtes ostéolytiques et ostéocondensantes (métastase d’un cancer du sein). les lésions ostéolytiques peuvent entraîner des tassements vertébraux avec cyphose. une décalcification diffuse portant sur plusieurs vertèbres simulant l’ostéoporose s’observe dans le myélome ou dans certains cancers solides métastatiques. certaines tumeurs primitives bénignes ou malignes entraîneront une prolifération osseuse régulière avec un centre lytique présentant parfois des calcifications. Enfin, il ne faudra pas oublier de regarder l’ombre des tissus mous de voisinage qui peut être déformée ou envahie par une prolifération tumorale. La localisation de la lésion est importante: l’ostéome ostéoïde, l’ostéoblastome, le kyste anévrismal sont situés plutôt au niveau de l’arc postérieur, les lésions métastatiques au niveau des pédicules et du corps vertébral, l’ostéosarcome, le chondrosarcome, l’hémangiome, les tumeurs à cellules géantes, le lymphome au niveau du corps vertébral avec extension vers les pédicules. Devant une tumeur rachidienne, un bilan radiologique complet de la colonne vertébrale sera nécessaire afin de rechercher des localisations multiples. Parfois, le bilan radiologique standard sera normal, malgré l’envahissement tumoral. B. Le scannerPlus sensible que la radiographie simple, la tumeur du rachis apparaîtra comme une zone ostéolytique avec souvent rupture de la corticale associée à une réaction ostéocondensante de voisinage plus ou moins marquée suivant le type tumoral. Il permettra de préciser les limites supérieures et inférieures de la tumeur, l’extension au canal rachidien et l’envahissement des tissus de voisinage extra-rachidiens. Parfois, il mettra en évidence une tumeur primitive de voisinage avec extension secondaire au rachis. Cependant, le diagnostic du type tumoral sera très difficile à faire au scanner et cet examen devra être associé aux données cliniques et radiologiques. C. La myelographieC’est un examen d’une grande valeur pour démontrer l’existence d’une extension épidurale de la tumeur. Elle peut montrer un ralentissement de passage du produit de contraste, mais il existe souvent un blocage complet irrégulier de type épidural. Dans 10% des cas elle permettra de dépister des lésions secondaires silencieuses à côté de lésions symptomatiques. Elle peut être associée à un scanner afin de mieux préciser les lésions osseuses, la compression des structures nerveuses, et pour mettre en évidence le passage du produit de contraste non visible sur des radiographies simples. Cependant, la myélographie par voie lombaire n’est pas un examen anodin et il existe un risque d’aggravation neurologique. D. La scintigraphie osseuseRéalisée au Technetium 99m polyphosphate, elle est très sensible pour détecter les tumeurs du rachis, et chez les malades porteurs de cancer pour dépister l’apparition de métastases osseuses. Dans certaines tumeurs bénignes osseuses comme l’ostéome ostéoïde ou l’ostéoblastome, il existe une fixation isotopique intense très précoce, avant que les radiographies montrent une image pathologique, de même dans les métastases osseuses, elle peut être positive 3 à 18 mois avant les signes radiologiques. Cependant cette technique n’est pas spécifique des tumeurs et une fixation osseuse anormale peut s’observer dans de multiples processus de remaniements osseux: traumatisme, infection, maladies dégénératives. E. L’I.R.M.Examen atraumatique très performant, les clichés en trois plans (axial, coronal, sagittal), permettent d’étudier les structures osseuses, le contenu du canal rachidien et les tissus paravertébraux. Ainsi il peut être précisé en un seul examen les limites de la tumeur, les structures osseuses atteintes, et le retentissement de cette destruction sur la stabilité vertébrale, l’importante de la compression médullaire et l’extension tumorale aux tissus du voisinage. L’ensemble de la colonne vertébrale est étudié, ce qui permet de détecter des lésions multiples, parfois asymptomatiques. L’utilisation d’agent de contraste tel que le Gadolinium DTPA permet encore d’améliorer la sensibilité de cet examen. Les tumeurs apparaissent en hyposignal en T1 en général et en hypersignal en T2. F. L’angiographie vertebraleElle peut être réalisée en préopératoire lorsque la tumeur a un caractère hypervasculaire: hémangiome, kyste anévrismal, tumeur à cellules géantes, métastase, afin de réaliser une embolisation. III - CLASSIFICATION DES TUMEURS. A. Les tumeurs primitives benignes 1. Ostéome ostéoïde et ostéoblastome En 1953, JAFFE décrivit l’ostéome ostéoïde comme une tumeur osseuse bénigne caractérisée par l’existence d’un nidus osseux entouré par un tissu fibro-vasculaire et une réaction osseuse dense. En 1956, JAFFE et LICHTENSTEIN décrivirent une lésion histologiquement identique à la précédente, l’ostéoblastome. Ces deux lésions ne sont séparées que par la taille et les caractères évolutifs. L’ostéome ostéoïde est une lésion bien limitée qui n’excède pas 1,5cm de diamètre, l’ostéoblastome est une tumeur plus volumineuse, plus évolutive et aggressive localement. L’ostéome ostéoïde est une tumeur osseuse de l’adolescent et de l’adulte jeune avant 30 ans avec une prépondérance masculine. 10% sont localisés au niveau du rachis, essentiellement lombaire ou cervical, atteignant préférentiellement les éléments vertébraux postérieurs: lame, épineuse, massif articulaire, transverse parfois le pédicule. Cliniquement, il se manifeste par une douleur vertébrale à recrudescence nocturne associée à une scoliose (70% des cas) (BRIDWELL, OGILVIE, 1991). Le diagnostic repose sur la scintigraphie osseuse positive qui montre une hyperfixation intense de la tumeur. Les radiographies standards et le scanner montrent une zone centrale radiotransparente contenant des calcifications (nidus) entourée par une réaction osseuse périphérique hyperdense parfaitement limitée. 40% des ostéoblastomes sont localisés au niveau du rachis essentiellement au niveau des éléments postérieurs. Cliniquement aux douleurs vertébrales, à la scoliose, peuvent s’associer des signes de compression médullaire (25% des cas). Radiologiquement, il apparaît comme une lésion ostéolytique expansive avec parfois des calcifications intratumorales et une limite osseuse périphérique. Il y a une hyperfixation intense à la scintigraphie. Le traitement de ces lésions est chirurgical avec une exérèse complète, en particulier pour l’ostéoblastome où le risque de récidive est important dans le cas d’exérèse incomplète. 2. Tumeur à cellules géantes Tumeur de l’adolescent et de l’adulte jeune, 2 à 10% des tumeurs à cellules géantes se localisent au niveau du rachis en particulier au sacrum. Localisée avec prédilection au corps vertébral, elle peut envahir les trois colonnes. Elle se caractérise par son caractère agressif et destructeur localement et son évolutivité capricieuse et imprévisible. Cliniquement, il existe des douleurs vertébrales ou sacrées et au cours de l’évolution il peut apparaître des signes de compression médullaire ou de la queue de cheval en cas de localisation sacrée. Radiologiquement, elle apparaît comme une tumeur ostéolytique destructrice avec parfois une réaction osseuse de voisinage mais celle-ci peut manquer, une rupture corticale pouvant la rendre indistincte d’une tumeur maligne. Le traitement consiste en une résection la plus complète possible, avec le risque de récidive locale. La radiothérapie complémentaire en cas d’exérèse incomplète est utilisée par de nombreux auteurs, mais présente le risque d’une transformation maligne. 3. Kystes osseux anévrysmaux Ce sont des processus bénins caractérisés par une dilatation de l’architecture osseuse par des canaux vasculaires. Les lésions histologiques de cette lésion avec des formations kystiques, des hémorragies, des ostéoclastes semblables aux cellules géantes, font que le diagnostic de kyste osseux anévrismal est un diagnostic d’exclusion, après avoir éliminé la tumeur à cellules géantes, l’ostéosarcome, l’ostéoblastome. Ils sont découverts entre 5 et 30 ans, prédominant dans la région lombaire, le plus souvent au niveau des éléments postérieurs. Cliniquement, ils se manifestent par des douleurs, une tuméfaction vertébrale et radiologiquement, il existe une zone d’ostéolyse, hypervascularisée à l’angiographie. Le traitement consiste en une exérèse chirurgicale la plus complète possible et des faibles doses de radiothérapie ( 3000 rads). Une embolisation préopératoire est souvent souhaitable devant le caractère hémorragique. 4. Hémangiome C’est la plus fréquente des tumeurs bénignes du rachis. La lésion peut être unique, mais dans 1/3 des cas, il existera plusieurs localisations. Il atteint essentiellement le corps vertébral en particulier thoracique chez l’adulte. Ils sont très souvent asymptomatiques, mais peuvent donner des douleurs, des signes de compression médullaire en relation avec un tassement vertébral ou un hématome épidural. L’aspect radiologique est caractéristique avec un corps vertébral présentant des stries verticales donnant un aspect alvéolé. La corticale osseuse est respectée ainsi que l’espace discal, cependant le corps vertébral pourra être le siège de tassement. Traitée autrefois avec de la radiothérapie, la plupart des auteurs préfèrent aujourd’hui une résection chirurgicale précédée d’une embolisation pour limiter l’hémorragie. 5. Ostéochondrome Tumeur cartilagineuse bénigne très rare au niveau du rachis, il apparaît chez l’adolescent au niveau des éléments vertébraux postérieurs. Il peut exister dans le cadre d’une ostéochondromatose héréditaire. 6. Granulome éosinophile C’est la forme la plus bénigne de l’histiocytose. Il apparaît chez l’enfant et l’adolescent au niveau du corps vertébral. Il disparaît spontanément avec une immobilisation. 7. Autres tumeurs bénignes Très rares: fibrome osseux chondroblastome fibrome chondromyxoïde. B. Les tumeurs primitives malignes 1. Plasmocytome Hémopathie maligne apparaissant après 50 ans, 25 à 50% des plasmocytomes osseux se localisent au niveau du rachis en particulier thoracique. La lésion peut être unique (plasmocytome solitaire) ou multiple. Il se manifeste par des douleurs rachidiennes au début suivies par des signes de compression médullaire (25 à 30% des cas). Radiologiquement, il s’agit d’une lésion ostéolytique, la scintigraphie osseuse pouvant être négative. Le traitement comportera uniquement de la radiothérapie sur les lésions sans signe neurologique, le traitement chirurgical étant proposé aux tumeurs avec compression médullaire et destruction vertébrale importante. Il existe un taux élevé de transformation en myélome multiple au cours de l’évolution, la durée d’évolution avant cette dégénérescence étant variable (quelques mois à dix ans) (DELAUCHE, 1988). 2. Myélome multiple De toutes les hémopathies malignes, le myélome est le plus ostéophile et celui chez lequel l’envahissement osseux est une manifestation clinique majeure. Il existe des lésions ostéolytiques multiples au niveau du rachis comme au niveau du reste du squelette, entraînant des douleurs et des tassements vertébraux pouvant amener des signes de compression médullaire. Le bilan biologique sanguin et urinaire permet de faire le diagnostic et précise le type de protéine monoclonale produite par le myélome. Le traitement reposera sur la chimiothérapie, la radiothérapie et éventuellement la chirurgie en cas de compression médullaire (KYLE, 1975). 3. Chordome Il s’agit d’une tumeur maligne provenant de la notochorde et qui est habituellement située au niveau de la ligne médiane du squelette axial. Les localisations les plus fréquentes sont: sacro-coccygienne (50% des cas), sphéno-occipital (35%), rarement les corps vertébraux au-dessus du sacrum (15%). Il peut s’observer à tout âge, mais plus fréquemment après 50 ans et se caractérise par des douleurs lombaires ou sacrées s’aggravant sur plusieurs mois. Plus tardivement apparaissent des signes rectaux (tenesme, constipation), des douleurs périnéales et des signes urinaires (rétention). Sur les radiographies standards, il existe au niveau du sacrum une lésion ostéolytique avec disparition de plusieurs segments sacrés, au niveau vertébral on note une ostéolyse avec une réaction ostéocondensante périphérique. Le scanner et l’I.R.M. montrent une masse tumorale refoulant ou infiltrant les organes de voisinage, beaucoup plus importante que la zone d’ostéolyse. Le traitement consiste en une résection chirurgicale la plus large et complète possible, la radiothérapie semblant peu efficace, sauf à fortes doses (SUNDARESAN, 1990). 4. Osteosarcome La localisation au niveau vertébral est rare (2 à 3% des ostéosarcomes, 5% des tumeurs primitives malignes du rachis). Il peut apparaître spontanément, mais dans près de la moitié des cas il est secondaire à une irradiation, une maladie de PAGET, une dysplasie fibreuse. Il peut être primitif ou métastatique. La symptomatologie est marquée par des douleurs vertébrales avec des déficits neurologiques. Sur la radiographie simple, la tumeur apparaît comme une association de lésions ostéolytiques et ostéocondensantes du corps vertébral pouvant simuler un ostéoblastome ou une tumeur à cellules géantes. Le traitement fait appel à la chimiothérapie, la résection chirurgicale large et la radiothérapie. 5. Chondrosarcome Il s’agit d’une tumeur d’origine cartilagineuse dont la malignité est variable (haut et bas grade), qui se localise rarement au niveau vertébral. Il peut être primitif, mais dans 20 à 40% des cas, il s’agit d’une dégénérescence d’un ostéochondrome. Tumeur de la quatrième et cinquième décade de la vie, il apparaît comme une lésion ostéolytique à limites floues avec souvent des calcifications ponctiformes intra-tumorales au niveau du corps vertébral s’étendant aux tissus de voisinage. Le traitement est chirurgical et consiste en une exérèse la plus complète possible, des récidives locales pouvant apparaître plusieurs années après le traitement initial. 6. Sarcome d’Ewing Tumeur primitive rare au niveau du rachis (8% de tous les sarcomes d’EWING), il est souvent métastatique. Il s’agit d’une tumeur de l’enfant et de l’adolescent, localisée le plus souvent au sacrum. Radiologiquement, la lésion est ostéolytique. Le traitement associe chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. 7. Autres tumeurs malignes Elles sont rares: lymphome osseux, angiosarcome, hémangiopéricytome, fibrosarcome, histiocytome fibreux malin, liposarcome. C. Les tumeurs secondaires: les métastasesIl s’agit de la plus fréquente des tumeurs du rachis (70% des cas). En effet le squelette axial est la troisième plus fréquente localisation métastatique après le poumon et le foie; la fréquence des métastases vertébrales au cours de l’évolution tumorale variant suivant la tumeur primitive de 10 à 70%. La lésion métastatique peut apparaître chez un malade porteur d’un cancer connu, ou révéler un cancer occulte. Les tumeurs primitives le plus fréquemment rencontrées sont: le sein et le poumon d’abord puis la prostate et le rein, plus rarement: la thyroïde, le tube digestif, les hémopathies malignes (CONSTANS, 1983). La localisation la plus fréquente est lombaire ou thoracique. La métastase vertébrale peut s’effectuer par quatre mécanismes: la voie artérielle, les cellules tumorales envahiraient le corps vertébral à travers les artères nourricières. la voie veineuse, qui serait la plus fréquente. L’hyperpression abdominale favoriserait le reflux veineux dans les veines vertébrales et épidurales, provoquant le développement de métastase. l’extension locale, les tumeurs localisées dans le rétropéritoine ou le médiastin pouvant éroder directement les corps vertébraux ou entrer dans le canal rachidien à travers le trou de conjugaison. la voie lymphatique très discutée. L’atteinte initiale est le corps vertébral qui, progressivement détruit par ostéolyse, va être le siège d’un tassement avec rupture des plateaux vertébraux et hernie des disques dans le corps vertébral. A l’extrême, il y a une dislocation vertébrale avec luxation. La compression de la moelle ou de la queue de cheval peut se produire par plusieurs mécanismes: la tumeur elle-même, en particulier lors d’un envahissement épidural, peut écraser les structures nerveuses. un tassement vertébral avec cyphose souvent associé à la tumeur elle-même, peut comprimer la moelle. Cliniquement, il existe une douleur vertébrale précédent de plusieurs semaines les signes de compression médullaire. Ceux-ci peuvent s’installer progressivement (6 à 8 jours), mais souvent rapidement (48 heures), en particulier dans les localisations thoraciques. Les radiographies simples montrent le plus souvent des lésions ostéolytiques, parfois ostéocondensantes, ou mixtes, ou un tassement vertébral. La myélographie précisera l’extension épidurale ainsi que les limites de la compression. L’I.R.M. est actuellement l’examen le plus performant pour dépister une métastase rachidienne, évaluer l’extension tumorale, l’importance de la compression des structures nerveuses et mettre en évidence les lésions multiples. Le traitement peut nécessiter: la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie. Il dépendra pour chaque patient de l’état général, de l’extension du cancer, du type tumoral, du degré d’atteinte neurologique, du blocage à la myélographie. IV - TRAITEMENT. A. Traitement médicalIl est complémentaire des autres traitements et peut agir à plusieurs niveaux. En cas de compression médullaire, un traitement corticoïde à fortes doses peut limiter les complications neurologiques. La plupart des tumeurs osseuses entrainent une ostéolyse par stimulation de la résorption osseuse par les ostéoclastes avec hypercalcémie. Des médicaments limitant ce processus sont utilisés tels: la calcitonine ou les diphosphonates (Etidronate). La chimiothérapie anticancéreuse est utilisée pour les métastases quand la tumeur primitive est chimiosensible (cancer du sein, de la prostate, hémopathie), mais les tumeurs primitives sont rarement chimiosensibles (ostéosarcome, sarcome d’EWING, lymphome). B. La radiotherapieElle peut être utilisée de façon isolée ou associée aux autres traitements. Les tumeurs radiosensibles sont: kyste anévrysmal, angiome, sarcome d’EWING, lymphome, plasmocytome solitaire, certaines métastases. C. L’embolisationL’embolisation peut être une aide importante avant l’exérèse chirurgicale pour réduire l’apport vasculaire, notamment pour les hémangiomes (PICARD, 1989). La vertébroplastie permet également de consolider une vertèbre fragilisée et est remarquablement efficace sur la symptomatologie douloureuse. D. La chirurgieReprésente le traitement le plus important. 1. Les buts - La biopsie tumorale soit par voie percutanée à l’aiguille, soit par une voie chirurgicale large, va permettre le diagnostic histologique de la lésion. La chirurgie doit être la plus carcinologique possible et réaliser l’exérèse la plus complète compte tenu de l’envahissement tumoral et des données anatomiques. La chirurgie va permettre une décompression rapide des structures nerveuses: moelle et racines. Enfin, l’intervention devra assurer une stabilité vertébrale souvent compromise par la tumeur et l’exérèse chirurgicale. 2. Les voies d’abord, les techniques Les voies d’abord peuvent être antérieures, postérieures et postéro-latérales. La voie postérieure est essentiellement utilisée lorsque les lésions prédominent au niveau de l’arc postérieur. Cette voie est simple, ancienne, peu traumatisante et permet de réaliser une laminectomie, une exploration du canal rachidien avec libération médullaire et radiculaire. Une ostéosynthèse métallique peut être pratiquée pour assurer la stabilité vertébrale (MAMOUDY, 1983). La voie antérieure est indiquée pour les lésions du corps vertébral. Elle est plus importante que la précédente sauf en cervical et nécessite une thoracotomie ou une laparatomie. Elle permet une exérèse large de la tumeur au niveau du corps vertébral. La stabilité rachidienne est assurée par des greffons osseux ou du méthylmethacrylate en remplacement des corps vertébraux associés à une ostéosynthèse métallique. La voie postéro-latérale permet un accès à l’arc postérieur, au pédicule et au corps vertébral, elle est proposée en remplacement de la voie antérieure car moins traumatisante. Une ostéosynthèse postérieure peut être réalisée. 3. Les indications Les possibilités chirurgicales dépendront de plusieurs facteurs: la nature et l’extension tumorale, la localisation, l’âge et l’état général du malade, l’existence ou non de signe neurologique, l’extension à l’espace épidural, la sensibilité de la tumeur aux autres thérapeutiques. V - RESULTAT - PRONOSTIC. Le pronostic des tumeurs primitives bénignes est bon. Le seul risque est celui d’une récidive locale, en particulier pour les tumeurs à cellules géantes et les kystes osseux anévrismaux lorsque l’exérèse a été incomplète. Celui des tumeurs primitives malignes est variable. Il est mauvais pour les sarcomes osseux et le myélome multiple. Par contre, la moyenne de survie du chordome sacré, dans la littérature, est de 5 ans, avec 20 à 40% à dix ans. Les résultats du traitement des métastases rachidiennes dépendront de la tumeur primitive. Ils sont mauvais pour le cancer du poumon, bons pour le cancer de la prostate, surtout s’il est hormonosensible, et le cancer thyroïdien, variables pour le cancer du sein. BIBLIOGRAPHIE. 1 - Bridwell KH, Ogilvie JW: Primary tumors of the spine (Benign and malignant) in Bridwell KH and Dewald RL (ed): The textbook of Spinal Surgery Vol 2. Philadelphia: JB Lippincott Company, 1991, pp 1143-1186. 2 - Constans JP, de Divitis E, Donzelli R: Spinal metastases with neurological manifestations. J Neurosurgery 59: 111-118, 1983. 3 - Delauche-Cavallier Mc, Laredo JD, Wybier M: Solitary plasmacytoma of the spine. Long term clinical course. Cancer 61: 1707-1714, 1988. 4 - Gilbert RW, Kim JH, Posner JB: Epidural spinal cord compression from metastatic tumor: Diagnosis and treatment. Ann Neurol 3: 40-51, 1978. 5 - Kyle RA: Multiple myeloma. Review of 869 cases. 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