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Douleur foie. Les principales maladies du cheval: Typologie par Alain Willemart. Quel cavalier n’a pas confondu, un jour, la gourme et la morve? La morve et le cornage? N’avez-vous jamais été impliqué dans une conversation sur la santé du cheval avec un interlocuteur vous assommant de termes étranges et savants? Vos acquiescements muets dissimulant à la perfection votre ignorance et votre honte, vous vous engluez davantage dans un dialogue de sourd, sans oser demander ce qu’il faut entendre par “Rhinopneumonie” et “Hémiplégie laryngée”. De deux choses l’une: soit vous êtes un simplet ignorant, soit vous êtes un soigneur hors-pair car, grâce à vos bons soins, votre cheval n’a jamais eu à souffrir d’aucun mal. Soyons sérieux; laissons aux vétérinaires le soin de tout savoir et, si possible, évitons de jouer les érudits pour épater la galerie. Il est tout de même curieux d’observer que, parfois, deux personnes passionnées de chevaux, mais à un degré d’expérience différent, ne puissent accorder leurs violons. Le but du présent dossier n’est pas d’offrir un éventail exhaustif des différentes maladies équines et les moyens de les soigner. Nos colonnes ne suffiraient jamais à contenir la prose des milliers d’ouvrages qui garnissent les étagères des bibliothèques de médecine vétérinaire. La seule bibliothèque d’un vétérinaire équin a déjà de quoi faire frémir. Nous allons présenter ici les principales affections que peut rencontrer le cheval sous nos latitudes et les moyens de les éviter quand cela est possible. “Mieux vaut prévenir que guérir”. Les Maladies Virales. Les maladies virales sont causées par le contact de l’organisme avec un virus. Ces maladies peuvent être évitée par un vaccin. La Grippe Equine Très répandue dans le monde. Symptômes: Hyperthermie (40° et plus) et abattement intense. Guérison en 10-15 jours. Forte contagiosité. Comment l’éviter? Vaccination tous les 6 mois après la primo vaccination (2 injections à 30 jours d’intervalle.). La vaccination est obligatoire sur les compétitions et recommandée partout. La Rhinopneumonie Cette maladie connaît une recrudescence importante chez nous depuis 2 ans. La cause majeure est probablement le prix élevé du vaccin, écarté par souci d’économie. La maladie est due à un virus du type Herpès, c’est-à-dire qui ne quitte jamais l’organisme une fois qu’il l’a investi. Symptômes: Il existe trois formes de rhinopneumonie: - Forme respiratoire: Ressemble à la grippe équine, avec toux et jetage par les naseaux. Les symptômes régressent en 10-15 jours mais la rémission complète demande plusieurs semaines. - Forme abortive: Chez les jument gestantes, l’avortement survient durant la 2e moitié de la gestation. Le diagnostic peut être établi sur l’observation de certaines lésions des voies respiratoires de la jument ou par l’examen de l’avorton. - Forme nerveuse: C’est la forme la plus grave et c’est une complication des formes précédentes. On observe d’abord une paralysie du train postérieur qui peut soit s’estomper, soit progresser et provoquer une paralysie respiratoire qui peut entraîner la mort. Comment l’éviter? Les vaccins actuels tendent surtout à prévenir la rhinopneumonie abortive (2 injections à 30 jours d’intervalle, suivies de rappels réguliers, fréquence selon fabriquant). La protection contre la forme respiratoire est difficile, d’où l’intérêt de cumuler le vaccin contre la rhinopneumonie avec un vaccin contre la grippe équine. La Rage La rage est une maladie qui concerne tous les mammifères, l’homme y compris. Cette omniprésence potentielle est un facteur facilitant grandement la circulation du virus de la rage. quand il existe. Chez nous, il est, parait-il éradiqué. Le risque demeure toutefois, surtout en Ardenne (renard), où le vaccin est conseillé pour tous les chevaux. Symptômes: Contamination par morsure. Le cheval devient très excitable et indocile, il s’en suit des spasmes musculaires, une paralysie du train postérieur et un arrêt de l’alimentation. La rage est régulièrement mortelle, d’où l’extrême prudence à observer en cas de suspicion de rage. Comment l’éviter? Vaccination. Primo-vaccination dès l’âge de 6 mois, suivie d’un rappel annuel. La Peste Equine En principe, la peste équine est inconnue chez nous; elle existe en Espagne, au Portugal et en Afrique du Sud. Symptômes: Il existe deux formes principales, toutes deux mortelles. - Forme suraiguë (“pulmonaire”). Hyperthermie (40-41°), augmentation du rythme respiratoire. Mort en 4 à 6 heures. - Forme aiguë (“cardiaque”) Température ondulante, muqueuses rouges, larmoiement. Respiration accélérée, affaiblissement des battements cardiaques. Toux, jetage mousseux. Salières gonflée. mort dans 90 % des cas. La maladie peut combiner les deux formes. La transmission du virus se fait par inoculation, (contact avec le sang). Les insectes qui se nourrissent de sang (moustique, taon) jouent un rôle important dans la transmission du virus. Comment l’éviter? Pas de panique, chez nous, la peste équine n’existe pas, mais l’importation de chevaux en provenance de régions infectées pourrait amener le virus dans nos contrées. Autrefois sévères, on peut se demander ce que deviennent les contrôles aux frontières. En cas de doute, l’animal est mis en quarantaine et examiné. Il existe un vaccin efficace, utilisé dans les régions infectées, mais qui n’est pas utile chez nous. Les maladies microbiennes et mycosiques. Les maladies microbiennes et mycosiques sont causées par le contact de l’organisme avec une bactérie ou un champignon. Certaines de ces maladies peuvent être évitée par un vaccin. La Gourme C’est l’angine du cheval. Cette maladie est causée par une bactérie appelée “streptocoque”. Les jeunes chevaux l’attrapent plus facilement que les autres et s’en remettent également plus facilement que les vieux. Symptômes: L’appétit fait défaut. Température (39,5 à 41°). Un jetage purulent s’écoule par les naseaux, d’abord blanc, puis vert (présence de pus). Le pharynx et le larynx sont enflammés. Toux douloureuse. Au bout d’un certain temps (6 jours à 3 semaines) et en l’absence de soins, des abcès apparaissent dans le système lymphatique (ganglions), dans la région de la gorge. Plus tard, les ganglions percent, la fièvre tombe et le cheval guérit.. Complications possibles: abcès pulmonaires ou abdominaux. Le diagnostic s’établit avec certitude par analyse laboratoire du jetage. Comment l’éviter? Bien que pénible et spectaculaire (drainage des abcès), l’affection n’est pas trop grave et les chevaux guérissent généralement bien. Il n’existe pas de vaccin dans le commerce, mais on peut toujours faire fabriquer un “autovaccin” dans une université de médecine vétérinaire. La surpopulation et le manque d’hygiène général sont des facteurs qui favorisent l’apparition de la maladie. Il convient d’isoler les individus atteints et de bien désinfecter l’écurie et le matériel de soin et de pansage. Les jetages peuvent se retrouver n’importe où et contaminer un autre cheval. Traitement par antibiotiques adaptés. Le Tétanos Maladie redoutable causée par un germe: le Clostridium Tetani, qui se développe à l’abri de l’oxygène, notamment dans la terre et le sable (piste), mais aussi dans les blessures externes profondes ou internes, causées par l’ingestion d’une épine ou d’une écharde. Symptômes: Spasmes musculaires, saillie de la 3e paupière lorsque l’on touche la tête (chanfrein ou bas de la mâchoire), expression d’anxiété, raidissement progressif des membres, alimentation difficile, température, sueur. Le sujet meurt de paralysie respiratoire ou de broncho-pneumonie due à une “fausse route” des aliments. Comment l’éviter? Etant donné la grande fréquence du bacille causant le tétanos, le vaccin apparaît comme indispensable, tout comme chez l’homme d’ailleurs. Le premier vaccin est en réalité un rappel que l’on fait à la jument avant la naissance du poulain, de sorte que le colostrum (premier lait chargé d’anticorps) qu’il ingurgitera dès qu’il sera debout le protégera avant son premier sérum antitétanique, à l’âge de 1 jour, son premier vaccin à l’âge de 3 mois. Ensuite, rappel tous les ans et lors de blessure. La Leptospirose Cette affection est très répandue chez nous. Elle est généralement véhiculée par les rongeurs (souris, rats), qui la communiquent eux-mêmes à l’eau par leur urine. C’est donc principalement l’eau qui amène la maladie au cheval. Les leptospires s’installent dans le foie et dans les reins. Le cheval est naturellement résistant aux leptospires. Le plus souvent, il montre des signes passagers de méforme. Symptômes: Fièvre, dépression, anorexie, urine peu abondante et brune, diarrhées, constipation, douleurs musculaires. La maladie peut également adopter un forme aiguë (rare, mortelle), et une forme chronique (états fébriles répétés, amaigrissement, avortement, inflammation de l’oeil). Comment l’éviter? Il existe un vaccin, mais il n’est pas adapté au cheval (c’est le même que pour les chiens). Il n’est donc pas très efficace. La précaution peut quand même s’avérer utile pour protéger les autres individus d’un groupe dans le cas où l’un d’eux serait atteint. Sinon, la première mesure de prévention est de combattre la présence des petits animaux porteurs dans les écuries: pièges, etc. La seconde consiste à étudier les lieux, notamment la prairie, afin de voir si des égouts ne s’y déversent pas (points d’eau où s’abreuvent les chevaux), si le terrain n’est pas trop humide (un drainage peut s’avérer nécessaire), ou s’il ne voisine pas une fosse septique ou une zone agricole avec épandage intempestif. La Morve En principe, n’existe plus en Europe. La morve est une affection d’origine bactérienne et atteint le système respiratoire Symptômes: Il existe une forme aiguë (broncho-pneumonie foudroyante) avec toux, fièvre et inflammations des ganglions; et une forme chronique: jetage purulent, perte importante de poids, fièvre. Comment l’éviter? Eviter le contact avec les animaux malades et la consommation d’eau ou de nourriture en contact direct avec des chevaux malades. La Piroplasmose C’est la Malaria du cheval. On ne la rencontre donc pas directement chez nous, mais bien dans la moitié sud de la France et tout le bassin méditerranéen. La transmission est assurée par diverses espèces de moustiques et surtout de tiques qui vivent dans les haies et les bois, et transmettent au sang un protozoaire, animal microscopique, parasite du globule rouge et provoquant l’anémie. Symptômes: Fièvre, dépression, inappétence, amaigrissement, muqueuses pâles ou jaunes, oedèmes, coliques, et coloration brune des urines. Comment l’éviter? Pas de vaccin. Destruction des biotopes favorables aux tiques dans le voisinage du cheval. Inspection du cheval et traitement préventif aux agents anti-acariens. Elles peuvent être respiratoires ou cutanées. Elles dépendent beaucoup de l’individu et sont donc difficilement prévisibles. La qualité de l’environnement y est souvent pour beaucoup. La lutte contre les allergies en est encore aux balbutiements pour le cheval. Il s’agit des auto-vaccins, conçus sur mesure, pour les besoins du cheval. C’est très onéreux et les résultats sont relatifs. Le Dr Lamolle observe ces dernières années une nette augmentation des allergies chez le cheval. Selon lui, les nouvelles méthodes de moissonnage et de battage seraient en cause: dans les tiges de foin et de paille se trouve une pellicule blanchâtre qui sèche en même temps que le reste. Les batteuses tournant de plus en plus vite et hachant les végétaux de plus en plus cours, on obtient un séchage plus rapide, mais cette pellicule blanche se craquelle et se désintègre en minuscules particules volatiles. Elle se retrouve dans le ballot, entre les tiges et est respirée par le cheval. On le voit: même un foin exempt de terre et de poussière n’est pas à l’abri de tout soupçon. On recense ainsi des chevaux qui n’ont jamais mangé que de l’herbe développer une allergie en mangeant du foin! Cela dit, il existe aussi des cas de chevaux allergiques à l’herbe (!) Les pesticides pulvérisés y sont généralement pour quelque chose. La sélection, par les producteurs de céréales, de graines donnant des plants dont la farine est plus fine est aussi de nature à nuire à l’appareil respiratoire, car quand le grain est aplati, il libère cette farine et le cheval la respire, le nez confiné dans sa mangeoire. Comment les éviter? Le recours au foin préfané est une solution efficace pour les chevaux sensibles aux affections respiratoires, même s’il est onéreux. Cela dit, outre son aspect sain, le préfané se “rattrape” en étant plus énergétique que le foin normal. Il faut donc en servir moins. Le cas échéant, le trempage du foin avant consommation évite la volatilisation des particules indésirables dans les poumons du cheval (immergez la quantité voulue de foin durant une demi-heure dans un tonneau, si possible avec de l’eau courante). Ce trempage vaut aussi pour les céréales concassées ou aplaties dont les farines sont également volatiles (humidifiez superficiellement et mélangez). Pour la litière, on peut aussi remplacer la paille par de la sciure (dépoussiérée), ou d’autres litières (lin, sciure, papier, chanvre). Nous avons lu aussi le conseil suivant: lors du nettoyage du box et des locaux: vaporisez un peu d’eau sur les litières et autres déchets d’écurie afin d’éviter l’envol de la poussière sous les coups de balai. De toutes les maladies qui touchent le cheval, les affections respiratoires sont les plus fréquentes. Le cheval est un grand animal, avec une capacité pulmonaire en rapport: la surface alvéolaire de ses poumons couvrirait une piscine olympique. Bien que la santé de son appareil respiratoire soit primordiale, elle est sérieusement mise à mal du fait de son mode de vie domestique qui l’expose davantage que la vie sauvage aux poussières et autres résidus volatiles (paille et foin) dans l’espace confiné de son box, ainsi que la terre, le sable et la poussière sur la piste (surtout si elle est mal entretenue), sans oublier la pollution atmosphérique. Les maladies respiratoires. L’Hémiplégie laryngée Plus connue sous le nom de “Cornage”, cette affection se caractérise par une paralysie de la partie gauche du larynx (cordes vocales). Cette paralysie entraîne en affaissement de cette partie du larynx et de la corde vocale correspondante qui vibre bruyamment et involontairement au passage de l’air, et surtout, obture partiellement la trachée. Symptômes: Selon le cas, le système respiratoire émet des sifflement ou des ronflements quand il est plus ou moins sollicité. La capacité respiratoire est limitée, les performances du cheval s’en ressentent. Comment l’éviter? Plusieurs causes peuvent être à l’origine du cornage: une complication laryngée de la gourme ou de la grippe; un surdéveloppement de l’artère aorte dû à l’entraînement sportif peut léser le nerf du larynx; l’injection intraveineuse manquée peut aussi provoquer des lésion à ce nerf; ainsi qu’une prédisposition héréditaire. Seule la chirurgie peut améliorer les choses en agrandissant l’ouverture laryngée. Lorsqu’un cheval ”corneur” est atteint de gourme ou d’urticaire, il est parfois nécessaire de recourir à la trachéotomie si, étant au repos, l’équidé a du mal à respirer. La Bronchite Cette affection atteint les bronches. Lorsque qu’un agent nocif s’immisce dans ses poumons, ceux-ci produisent du mucus pour isoler l’élément indésirable et le cheval tousse pour se débarrasser de cet excès de sécrétions qui encombrent les bronches. Symptômes Toux. Le cheval s’essouffle plus vite et récupère plus difficilement. La bronchite seule peut être causée par des agents externes très divers. Ce qu’il faut surtout savoir, c’est qu’une fois installée, l’affection respiratoire rend le cheval beaucoup plus sensible aux virus et bactéries: grippe, rhinopneumonie, etc. Comment l’éviter? L’environnement joue une grande part dans tous les problèmes respiratoires. Quand un cheval commence à tousser il convient de remédier d’abord à tous les facteurs susceptibles de provoquer cette toux: foin de mauvaise qualité, box mal situé, etc. Etant donné l’augmentation de l’exposition à d’autres maladies virales ou microbiennes, la mise à jour des vaccins (rappels) est doublement utile. Certains détails anodins peuvent favoriser l’apparition de cette affection, comme changer la litière en présence du cheval ou panser ce dernier dans son box (poussière)! La Bronchite C.O.P.D. (chronic obstructive pulmonary disease) Il s’agit d’une bronchite qui ne cesse pas. L’allergie en est le plus souvent la cause. Symptômes Quintes de toux. Le cheval respire plus du ventre que de la partie antérieure des poumons (car près des bronches, c’est douloureux). L’effort sportif devient impossible. Comment l’éviter? Il aurait fallu intervenir plus tôt en modifiant l’hygiène de vie du cheval en cherchant surtout à améliorer la qualité de l’air respiré. En l’absence d’alternative immédiate, la mise au pré est une solution. La qualité du foin et de la paille, notamment à l’heure actuelle, est à surveiller étroitement (voir aussi allergies). L’Emphysème pulmonaire C’est le stade ultime, la ruine des poumons. Les alvéoles pulmonaires ont subi des lésions irréversibles. Hémorragie pulmonaire induite par l’effort Cette affection très fréquente est due à l’effort sportif trop important demandé au cheval. Très fréquente chez le cheval de course, l’hémorragie se produit au niveau de la fine cloison alvéolaire (là où le sang entre en contact avec l’oxygène respiré), par éclatement de vaisseaux sanguins capillaires. Le sang se retrouve alors dans les poumons, parfois en très faible quantité. Symptômes Présence de sang dans la trachée et/ou dans les naseaux. Réflexe de déglutition et toux. On observe généralement une diminution des performances au moment de l’hémorragie (due à une diminution de la capacité respiratoire), surtout chez les chevaux de course, et, dans une moindre mesure, chez les chevaux de manège. Souvent, le cheval baisse l’encolure et essaye de tousser pour expulser ce sang qui le gène. Cette affection laisse généralement des séquelles mais celles-ci sont souvent compatibles avec l’usage normal d’un cheval de selle qui ne fait pas de compétition. Comment l’éviter? Un entraînement adapté et progressif, sans chercher à obtenir des performances très intenses et de longue durée, est le meilleur moyen d’éviter cette maladie. N.B.: Les maladies respiratoires ne se classent pas facilement car elles sont toutes liées entre elles. Par exemple, une bête grippe peut se terminer en emphysème avec hémorragie pulmonaire. Les maladies de l'appareil nutricionnel et digestif. Les parasites internes Il s’agit des différents vers et larves qui s’installent dans le tube digestif (ou ailleurs), après avoir été absorbés sous forme d’oeuf, par le cheval, et qui se nourrissent de sang (strongles, tenia, etc.), et occasionnent des lésions à l’intestin, à l’estomac et au foie. Symptômes Selon le type de parasites: abattement, maigreur, poil piqué, diarrhées (parfois sanglantes), coliques, oeufs ou larves dans le crottin, oeufs collés sur les poils de la robe, ulcération et perforation de l’intestin et de l’estomac. Comment les éviter? Vermifugation (ingestion d’un produit tuant les larves et les vers), plus ou moins importante (de 2 à 6 fois par an) selon l’état du cheval et son environnement. En prairie, étant donné l’aspect cyclique du phénomène (ingestion de l’oeuf par la bouche, développement de la larve dans le ventre et expulsion de nouveaux oeufs dans le crottin, risquant à leur tour d’être absorbé par le cheval), un assainissement et une rotation des pâtures peuvent s’avérer très utile: épandage de chaux, hersage, drainage éventuel. Pour décoller les oeufs de mouche sur les poils: utilisez du vinaigre chaud et un peigne. (voir aussi coliques) Troubles hépatiques Les troubles du foies sont plus rares chez les chevaux de loisir. Les chevaux de compétition, par contre, y sont davantage exposés à cause de l’usage fréquent (et l’abus) de différentes substances "dynamisantes" telles les vitamines et autres produits "miracle" censés améliorer les performances. On raconte beaucoup de choses à propos des coliques. Le terme désigne en fait une douleur violente d’origine abdominale, quelle qu’en soit la cause. Certaines n’ont pas pour origine un trouble digestif. C’est le cas des coliques ovariennes chez la jument, et aussi des coliques urinaires, qui concernent la vessie ou les reins. Mais il s’agit le plus souvent de coliques digestives causées, pour 80 % d’entre elles, par des erreurs alimentaires: la nourriture n’est pas de bonne qualité ou est avariée; l’animal mange mal, soit parce qu’il est stressé, soit parce que sa table dentaire n’est plus en état. On ne le répétera jamais assez: - accordez au cheval tout le calme nécessaire à son repas - fractionnez la ration journalière en plusieurs petites rations - le fourrage se donne avant l’eau, et l’eau avant le grain. Au niveau digestif, on distingue trois sortes de coliques: les coliques mécaniques (ou d’obstruction), c’est à dire liées à la présentation des aliments et à leur réaction mécanique dans le tube digestif. L’aliment, de part sa nature ou du fait qu’il n’est pas mélangé à une substance le rendant plus digeste, “accroche” au lieu de glisser, ou bien il gonfle en s’imbibant d’eau, de salive et de suc (pulpes de betterave, notamment), ce qui provoque une obstruction, un “bouchon”. C’est l’indigestion du cheval. les coliques par dysmicrobisme (ou chimiques), c’est-à-dire par dysfonctionnement de la digestion proprement dite: l’aliment n’est pas digéré (transformé) comme il le devrait et il provoque dilatations, surcroîts d’acidité, ralentissements (voire arrêt) du transit, gonflements, spasmes, congestion, obstruction. les coliques dites “chirurgicales”, c’est-à-dire dues à une torsion accidentelle du viscère, un retournement d’estomac, un éclatement. Ce type de coliques peut être la conséquence des deux précédentes. On peut aussi classer les coliques en: colique gastrique (au niveau de l’estomac), colique intestinale (au niveau de l’intestin). D’autres coliques peuvent être causées par un abreuvement inadapté, soit trop rare (l’aliment est alors trop sec), soit trop froid et trop rapide (congestion de l’estomac) quand le cheval est “chaud”, juste après l’effort par des parasites: les larves sont avalées avec l’herbe, ensuite elles circulent dans le corps selon un itinéraire propre à l’espèce avant de s'installer dans les intestins, oùdeviennent adultes et pondent. Les oeufs sont éliminés avec le crottin et éclosent dans l’herbe où le cheval les ingurgitent à nouveau. par une production de gaz qui ne trouvent pas la “sortie” (le cheval ne peut ni vomir, ni éructer) par l’utilisation de certains antibiotiques contre-indiqués pour le traitement des chevaux ou le traitement de la nourriture elle-même (l’aliment doit être prévu pour nourrir un cheval et non une vache ou un autre animal. ). En effet, le cheval ne supporte pas certaines sortes d’antibiotiques tolérés par d’autres espèces. Et comme certains aliments sont traités aux antibiotiques. Symptômes Le cheval a très mal au ventre, il observe ses flancs, se campe, se couche avec précaution. Dans les cas plus graves, le rythme cardiaque augmente jusqu’à 60-100 pulsations/minute. La vie du cheval est alors en danger. Comment les éviter? Eviter l’abreuvement après l’ingestion de concentrés (grain, granulés, etc.). Ne pas nourrir le cheval uniquement avec des concentrés; donnez-lui aussi du fourrage ou tout autre “lest” alimentaire qui forme un volume suffisant dans le tube digestif. Ne changez pas trop brutalement de régime alimentaire. En cas de mise au pré, créez une parcelle réduite dans la prairie de manière à endiguer une éventuelle boulimie, et allez-y progressivement: 1h le premier jour, 2-3h le jour suivant, etc., tout en diminuant la proportion de concentrés. Laissez-le manger calmement et faites inspecter sa table dentaire de temps en temps par le vétérinaire qui la rectifiera au besoin. Que faire? Supprimez toute eau et nourriture. Appelez le vétérinaire en lui communiquant rythme cardiaque et température, promenez le cheval s’il marche facilement. Empêchez-le de se rouler. Le syndrome naviculaire Le syndrome naviculaire est une des causes les plus fréquentes de boiterie chez les demi-sang. La maladie atteint les individus entre 4 et 15 ns, parfois plus jeuns. Toutes les races sont touchées, même les quarter horses et les races rustiques. L’Arthrose Le squelette du cheval souffre surtout aux articulations. Et parmi ces articulations, celles du bas des membres sont évidemment les plus exposées: boulet, jarret, genou, épaule. Chaque articulation est formée de deux os distincts (ou davantage). Chaque os est terminé par un cartilage et est séparé de l’autre par une poche contenant un liquide lubrifiant: la synovie. Les os sont maintenus l’un contre l’autre par des tissus mous: les ligaments. L’arthrose est une déformation progressive des articulations au niveau de l’os proprement dit. Cette déformation est due, soit à un défaut d’aplomb congénital qui n’a pas été corrigé chez le poulain, soit à une utilisation trop précoce ou inadéquate du cheval. En effet, les os et les articulations sont conçus pour supporter au mieux toutes les forces, pressions et torsions encourues par le squelette du cheval en les répartissant harmonieusement sur tous les os et sur toutes les parties de ceux-ci. Sur un cheval au modèle défectueux, panard ou cagneux par exemple, la non-rectitude des membres aura deux effets: - sur l’articulation: la surface de contact entre les deux os sera réduite et la pression mal répartie. Conséquence: usure précoce des cartilages et dégénérescence osseuse. - sur l’os: la charge ne sera pas répartie de manière harmonieuse; on “force” sur l’os, celui-ci se déforme et développe un “suros”, c’est-à-dire une excroissance susceptible de frotter contre les tendons ou les ligaments. Symptômes Douleur, boiterie, bruit articulaire, déformation osseuse visible. L’éparvin, notamment, est une de ces déformations. Comment l’éviter? Quand le poulain est jeune, il faut bien surveiller ses pieds et ses aplombs, les corriger éventuellement avec l’aide du maréchal ferrant lors du parage. Plus le cheval est jeune, plus il est aisé de corriger une malformation. Plus il travaille jeune, plus ses articulations sont exposées à ces déformations. L’Ostéo-chondrite dissécante (O.C.D.) C’est la fragilisation des cartilages qui se craquellent et partent en petits éclats. Ces éclats voyagent dans l’espace intra-articulaire et occasionnent des dégâts. Cette maladie - de plus en plus fréquente selon le Dr Lamolle - est due à la nature même du cartilage qui s’altère, non par érosion ni par déformation osseuse, mais par dégénérescence. Symptômes Douleur aiguë et fugace, boiterie parfois intermittente (le petit bout de cartilage voyage. ) Comment l’éviter? La qualité et surtout l’équilibre de l’alimentation entre pour une grande part dans l’apparition de l’O.C.D.: l’excès énergétique et l’excès de calcium associé à la vitamine D, fragilise le cartilage et le rend cassant. L’aspect génétique n’est pas à négliger: ces tendances peuvent être héréditaires. Le travail inadapté en est également responsable. Les lésions ne sont pas nécessairement irréversibles, mais une opération peut s’avérer nécessaire pour évacuer le petit morceau de cartilage de l’articulation. La fourbure La fourbure, affectation des antérieurs par dégénérescence de la corne du sabot sur un défaut d’irrigation sanguine, est due le plus souvent à une erreur alimentaire. Nous tenons à remercier ici le Dr Lamolle pour ses conseils judicieux dans l’élaboration de ce dossier. Bibliographie: • Institut du cheval (ouvrage collectif), Maladies des chevaux, manuel pratique, Editions France Agricole, Paris, 1994. • J. Bartz, En attendant le vétérinaire, premiers secours aux chevaux, Editions Maloine, Paris, 1997. • E. Straiton, Le cheval et ses maladies, Comment reconnaître et traiter les maladies courantes du cheval et du pone y, 4e édition, Editions Vigot, Paris, 1998. • Sylvie Guigan, Soins aux chevaux, T1 Objectif santé & T2 Les imprévus, Editions Maloine, Paris 1991-1992. extrait du n° 267 de la revue HippoNews Le microbisme d’écurie. L’hygiène environnementale du cheval est très importante. A ce sujet, il est bon de savoir que le cheval est assez sensible aux changements de milieu. Une grande quantité de virus et de bactéries séjournent dans son box. Ils vivent en bonne entente avec le cheval car ce dernier a développé une immunité à leur égard. Il y a donc dans l’écurie un certain équilibre auquel il s’est habitué. Si on amène un nouveau cheval dans cette même écurie, celui-ci sera confronté à un microbisme différent de celui auquel il est habitué, et, pour s’y adapter, le cheval aura besoin de quelques jours pendant lesquels il aura un peu de température, son nez coulera légèrement, etc. Inversément, un nouveau pensionnaire amènera avec lui de nouveaux microbes et virus que les autres chevaux n’ont pas l’habitude de voisiner. C’est le cas classique du cheval que l’on change de manège. En randonnée, le cheval change chaque soir d’écurie, donc de microbisme. Son système immunitaire est donc perpétuellement en alerte. On peut donc dire que les chevaux rompu à cette merveilleuse discipline sont plus résistants que certains autres, toujours au contact du même milieu. On le voit, le cliché habituel “Cheval de randonnée = cheval rustique” n’est pas usurpé. extrait du n° 267 de la revue HippoNews Les vaccins. Dans les limites du territoire belge, la loi n’oblige aucune vaccination, sauf pour les chevaux de compétition (grippe équine). Sont néanmoins - et même chaudement - recommandés hors des compétitions: les vaccins contre la grippe équine, la rhinopneumonie et le tétanos (souvent combiné à celui de la grippe). Comment fonctionne un vaccin? Vacciner un organisme revient à l’inoculer avec une certaine quantité de l’agent infectieux que l’on a, au préalable, soigneusement rendu inoffensif dans un laboratoire. On peut comparer l’organisme à un champ de bataille, le système immunitaire étant composé de soldats alliés, et l’agent infectieux (bactérie, virus, champignon) étant le soldat ennemi sur lequel on tire dès qu’il pointe son nez et qu’on le reconnaît comme “ennemi”. Dans cet ordre d’idée, vacciner consiste à lancer sur le champ de bataille un soldat ennemi désarmé: les bons soldats reconnaissent l’ennemi et tirent sur lui. Le vaccin dit “atténué” consiste à introduire sur le champ de bataille un soldat ennemi vivant mais non agressif. Le vaccin dit “tué” consiste à introduire sur le terrain la dépouille d’un soldat en uniforme. Le vaccin synthétique est celui dont les molécules ont été entièrement reconstituées en laboratoire, à la carte, pour être introduit en toutes sécurité dans l’organisme. Vaccin = panacée? Non. Le vaccin protégera le cheval dans 80 % des cas. Pour le reste, il se peut que le vaccin soit sans effet pour 3 raisons: - Le programme de vaccination prescrit n’a pas été respecté. - Le cheval subit des ruptures immunitaires, c’est-à-dire des affaiblissements tels que son organisme ne se défend plus contre les agresseurs, malgré le vaccin. Cela peut arriver en cas de grosse fatigue, ou autre maladie qui affaiblit le cheval et le rend plus perméable aux autres maladies. En d’autres termes, le danger ne vient pas uniquement du virus, mais aussi du terrain où il s’aventure. - Le virus ou la bactérie est d’une espèce mutante, c’est à dire qu’il se transforme et n’est pas reconnu par l’organisme (cas du soldat qui se déguise ou se camoufle). Cela arrive notamment avec le virus de la grippe. Le vaccin protège donc les chevaux en bonne santé et dont l’hygiène corporelle et environnementale, ainsi que l’hygiène de travail sont satisfaisantes. Les vaccins peuvent s’avérer onéreux, mais en regard de la dépense effectuée, que d’économies réalisées en soins, en dépréciation, voire même en cas de perte totale du cheval non vacciné! Le jeu en vaut assurément la chandelle! extrait du n° 267 de la revue HippoNews Le thermomètre. Lorsqu’un cheval se sent mal, semble abattu; on pense souvent à tous les maux possibles, mais on néglige souvent, dans l’examen, la simple prise de température, pourtant tellement riche en enseignements. Il n’y a pourtant rien de plus simple à mettre en oeuvre: un thermomètre électronique (ça ne casse pas et ça sonne quand la mesure est stabilisée) que l’on introduit dans le rectum (en se plaçant soi-même sur le côté du cheval, et non derrière lui), vers le haut de manière à mettre la sonde en contact avec la muqueuse (sinon on prend la température du crottin). La température est un indicateur capital de l’état de santé du cheval et il est toujours intéressant de la communiquer par téléphone au vétérinaire lorsque le moment sera venu de l’appeler. Vous lui communiquerez par la même occasion les fréquences cardiaque et respiratoire de votre cheval. Valeurs normales au repos: • Fréquence cardiaque: 28/40 battements/minute • Respiration: 8-16 mouvements par minute • Température rectale: 37-38 C° extrait du n° 267 de la revue HippoNews Une guérison miraculeuse par Nicole de Jamblinne. Bien qu'il s'agisse de la guérison quasi miraculeuse de la plaie d'un chien, il me semble intéressant de faire profiter les lecteurs de l'HippoNews de mon expérience: Diane, la chienne du président de la FFE, avait eu une petite morsure à la queue. Vu le dicton populaire "Langue de chien vaut médecin", son propriétaire n'y prêta attention que lorsque cette plaie fut devenue une plaie de léchage grande comme une pièce de 20 F. Dès lors, tous les traitements connus ont été essayés, les uns après les autres, sans succès. Finalement la plaie devint une tumeur cancéreuse et les vétérinaires consultés préconisaient l'ablation de la queue! C'est in extremis, avant de s'y résoudre que le DURACOLL Implant nous fut conseillé. Il s'agit d'une éponge chirurgicale stérile contenant du sulfate de gentamicine, antibiotique à large spectre et du collagène bovin comme vecteur. Ce produit n'est habituellement pas utilisé en médecine vétérinaire. Vu son prix élevé, il est réservé aux humains. La plaie fut alors débridée par le vétérinaire et la chair mise à nu sur un diamètre de 6 cm. DURACOLL Implant fut placé sur cette plaie béante, le tout enduit de vaseline et hermétiquement emballé par un pansement élastique autocollant. Le pansement fut remplacé tous les 2 jours pendant 20 jours environ. Tous les 2 jours, nous constations un rétrécissement de la plaie ouverte. DURACOLL Implant avait littéralement disparu, fondu dans la plaie. On découpait un morceau du produit à la grandeur de la plaie et on remballait le tout. Le chien portait une collerette en plastique pour l'empêcher d'enlever le pansement. Cet été, si vous croisez Diane aux pieds de ses maîtres, vous constaterez que le poil a repoussé, cachant la cicatrice. Duracoll Confort peut être utilisé sur les chevaux. Il a été testé avec succès dans une coupure dans le pli du paturon. Le seul inconvénient de ce produit miracle reste son prix mais comme dit le dicton: "Quand on aime, on ne compte pas". extrait du n° 272 de la revue HippoNews http://www.veterinaire.fr. Cheval Santé - 48, rue de Provence - F75009 Paris - 0033/(0)1.45.26.75.01 - fax (0)1.45.26.75.12. Chevaux morts au pré: Myopathie Les jeunes semblent plus à risque. Ce n'est pas contagieux. La pathologie touche les chevaux vivant au pré 24h/24 et à l'occasion aussi ceux qui sont rentrés la nuit. Le fait de complémenter les chevaux ne les met pas à l'abri, contrairement aux rumeurs qui circulent. La grande majorité des cas se déclare en novembre, et la pathologie semble liée à des conditions climatiques particulières (temps doux avec éventuellement nuits fraîches, humidité très importante). Les signes cliniques sont de la raideur, des tremblements, un refus de se déplacer, du décubitus, des urines surcolorées, de la transpiration en plaques, de la polypnée ou de la dyspnée, de la tachycardie, de la mydriase, un ralentissement du transit digestif, parfois un souffle ou des arythmies cardiaques, des obstructions oesophagiennes, de l'hypothermie. L'éthiologie est toujours inconnue et aucun traitement ne semble efficace jusqu'à présent. Une enquête épidémiologique est en cours, c'est pourquoi nous tentons de récolter un maximum d'informations sur chaque suspicion. En cas de suspicion, contacter le Dr D. Votion, Service de Bactériologie FMV, ULG Bât B42 (0.92b), B-4000 Liège Mail dominique.votion@ulg.ac.be - te l 04/ 366.40.96 ou 0497/ 57.01.01 - fax 04/ 366.41.36. Fièvre aphteuse: Cette maladie n'atteint ni le cheval, ni l'homme, ni le chien, qui peuvent cependant en être le vecteur. Belgique: ministère agriculture - fédération de lutte contre maladie animale - dernière mesures France: site haras nationaux.

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Vertiges. "Le vertige, c’est autre chose que la peur de tomber. C’est la voix du vide au-dessous de nous qui nous attire et nous envoûte, le désir de chute dont nous nous défendons ensuite avec effroi." Milan Kundéra, "L’insoutenable légèreté de l’être" (1982). La plainte de vertige est très fréquente mais le malade a du mal à la décrire avec précision. En pratique il consulte pour un trouble de la station debout, trouble invalidant, inquiétant, capricieux, mais dont la cause exacte reste souvent inconnue de lui. Dialogue de sourds ou langue de bois. Le bilan médical qu’impose un vertige ne doit pas exclure l’enquête somnologique car, selon nos hypothèses, un certain nombre de ces cas résultent simplement d’un "hyposommeil", c’est-à-dire d’un sommeil inefficace. À ce titre, nous considérons certains vertiges comme des équivalents migraineux. La prise en compte qualitative et quantitative du sommeil, à ce stade relativement précoce de la fatigue est, selon nous, une piste thérapeutique incontournable pour les personnes confrontées à ce type de troubles fonctionnels. L’approche "somnicologique" du vertige doit s’appuyer sur l’observation des perturbations chronobiologiques qui conduisent à la fatigue, et dans un deuxième temps, à l’insomnie. Le traitement doit s’appuyer sur des mesures correctrices du sommeil. Le vertige est un trouble de l’équilibre entraînant un handicap de la marche ou de la station debout. La présence d’un trouble de l’équilibre (avec ou sans véritable sensation rotatoire) justifie un bilan médical à la recherche d’une pathologie affectant les organes de l’équilibre: cerveau, nerfs, œil, oreille, substance toxique (Oxyde de carbone!), médicaments. En dehors des très rares cas où les examens mettent à jour une origine lésionnelle (rapidement décelée avec les moyens modernes d’imagerie médicale), le vertige apparaît souvent comme un trouble fonctionnel médicalement inexpliqué. Ce symptôme possède les quatre caractéristiques de tous les troubles fonctionnels neurodystoniques: handicapant, inquiétant, capricieux, et au final, totalement bénin. Selon notre hypothèse, à l’instar des autres troubles neurodystoniques (comme la migraine ou le lumbago par exemple), il traduit une situation de déséquilibre chronobiologique dans un contexte de surmenage et d’épuisement. Malgré l’absence de plainte spontanée autour du sommeil, le vertige est souvent, d’après nous, un symptôme traduisant une inefficacité du sommeil. Comme les autres troubles fonctionnels, ce symptôme qui témoigne d’un trouble chronobiologique masqué, a donc valeur de signal d’alarme. Pour être complet, l’interrogatoire du malade devrait donc rechercher un trouble qualitatif ou quantitatif du sommeil. Comme la migraine, le vrai vertige survient volontiers au moment du réveil, après un excès compensatoire de sommeil. Il faut savoir tout spécialement repérer les situations de "morning-lag": le rebond de sommeil (grasse matinée ou sieste inhabituelle), qui succède à une période de grand surmenage. Comme les spasmes de la paupière ou les bâillements, le pseudo vertige, lui, survient volontiers en situation de privation de sommeil. On distingue deux grands types de vertiges. On appelle "pseudo-vertiges", les troubles de l’équilibre non accompagnés de sensations véritablement rotatoires. On appelle "vrai-vertiges" ou "vertiges rotatoires" ceux qui donnent au sujet l’impression qu’il est dans un manège qui tourne (il faut lui demander dans quel sens). Pseudo-vertiges: Le préfixe "pseudo" signifie ici que le malade éprouve la difficulté à se maintenir en équilibre debout ou assis mais n’a pas de sensation véritablement rotatoire. Le pseudo-vertige est un malaise bref parfois suivi d’une chute avec perte de connaissance rapidement réversible. Il est provoqué par une baisse transitoire de la pression artérielle au niveau du cerveau. Cette hypotension se manifeste par des signes annonciateurs (des prodromes) à type de faiblesse et de troubles visuels. Si le sujet ne s’allonge pas immédiatement (en levant les jambes de préférence), il se produit un évanouissement réflexe avec chute. Ce passage en position allongée corrige rapidement la pression sanguine au niveau des récepteurs dans le cerveau et la personne se réveille (bien consciente mais avec un souvenir fugace de rêve et une impression de faiblesse générale). NB. quatre remarques: - 1/ En dépit d’une glycémie un peu basse ou d’un contexte de jeûne prolongé, il est de nos jours absurde d’incriminer une hypothétique "hypoglycémie". En dehors d’un contexte de diabète connu (et de surdosage à l’insuline), le simple jeûne (même prolongé) ne saurait être responsable de ce type de malaises (souvent répétés). - 2/ Une perte de connaissance brutale sans prodromes (dite "en emporte-pièce"), impose un un avis médical d’urgence avec bilan neurologique (épilepsie), cardiaque (troubles du rythme) et biologique. - 3/ Un traumatisme facial (plaie, fracture, hématome) par suite d’une chute conséquente à une perte de connaissance n’est pas en faveur d’une hypotension orthostatique bénigne et impose un bilan aux urgences. - 4/ L’état de conscience qui accompagne le réveil est souvent marqué par une sensation d’extraordinaire lucidité, alors que le corps est très faible. Certains malaises laissent au sujet l’impression d’avoir été véritablement mort quelques instants. Il y a là une explication possible des témoignages d’expériences dites "proche de la mort" (ou NDE pour "near death expériences") qui suscitent tant de controverses. Lorsque la baisse de pression artérielle est en rapport avec le passage brutal en position debout, on parle de malaise par hypotension orthostatique. Lorsqu’elle survient à l’occasion d’une émotion, ou à la suite d’une station debout prolongée, on parle de malaise vagal (du nom du nerf "Vague" qui participe à l’équilibre de la pression sanguine). La possibilité d’une cause médicamenteuse doit toujours être envisagée. La clinophilie (besoin de s’allonger) peut prêter à confusion. Certains "coups de barre" peuvent s’apparenter à des vertiges avec impossibilité de rester debout. La plainte de vertige, très commune dans le « Syndrome de fatigue chronique », la « Spasmophilie » ou la « Fibromyalgie » peut ainsi recouvrir de multiples aspects. Le « malaise orthostatique » C’est, de loin, le plus fréquemment rencontré lors des appels médicaux pour "vertiges". Dans sa forme typique, il survient à l’occasion d’un passage trop brutal en position debout. (Il est fortement favorisé par l’émotivité, l’alcool et les sédatifs). La chute est précédée de signes annonciateurs, des "prodromes", qu’on se doit de rechercher à l’interrogatoire. Elle n’est que rarement traumatique car le sujet conserve des réflexes de protection et protège son visage avec ses bras pour amortir le choc. Exemple: C’est une adolescente de 17 ans. Elle s’est évanouie plusieurs fois en classe en allant au tableau. À l’infirmerie, on a évoqué une « hypoglycémie » mais les analyses sont normales et elle consulte parce que le malaise se répète (surtout lorsqu’elle se lève brutalement). Son médecin lui a prescrit des toniques cardio-vasculaires après avoir constaté une tension artérielle "trop basse". Huit jours plus tard, cette jeune fille, par ailleurs en excellente santé, est transportée (par Samu) aux urgences, pour une crise dite de « spasmophilie ». Discussion: Dans l’exemple ci-dessus, le diagnostic de ce malaise dit « orthostatique » laisse deux problèmes en suspens: 1. Pourquoi le système cardio-vasculaire s’adapte-t-il mal, chez cette jeune fille, aux changements de position, aux émotions ou à la chaleur? 2. Combien de temps lui faudra-t-il prendre le traitement? Selon notre expérience, la première cause des vertiges et des chutes par hypotension orthostatique est le manque chronique ou aigu de sommeil (très fréquent chez l’adolescent). L’interrogatoire met souvent en évidence de nombreux autres signes fonctionnels (oppression thoracique, douleurs cardiaques, migraine, lumbago. ) ainsi que des accès de somnolence excessive conduisant à des siestes trop longues qui contribuent à "dérégler" encore davantage la qualité du sommeil (trouble chronobiologique). Pourtant, la responsabilité d’un déficit de sommeil (majoré dans les situations « stressantes » (Cf. événements de vie) n’est que rarement mise en cause. L’arsenal pharmacologique dispose, dans cette indication, de traitements stimulants cardiaques et vasculaires (heptaminol, caféine. ) mais ces traitements contribuent souvent à dégrader le sommeil. ce qui, dans notre exemple, aboutit à la crise de « spasmophilie ». Ex.: Le Dr P. travaille la nuit comme urgentiste. Il a remarqué qu’après plusieurs nuits consécutives, il lui arrive de manquer d’équilibre lorsqu’il se relève après avoir examiné son patient. Cette sensation est souvent associée à des impressions de mouches visuelles et de maux de tête. Avec l’expérience, il comprend que le symptôme a valeur de signal de manque de sommeil inhérent à sa profession (une meilleure gestion de ses horaires suffit alors à faire disparaître le trouble). malaise « vagal » Le nerf "vague" est un nerf crânien qui innerve de nombreux viscères comme le poumon, le cœur et l’intestin (on l’appelait aussi nerf "pneumogastrique"). Sa stimulation excessive que l’on appelle "coup de frein vagal", provoque une baisse brutale et provisoire de la pression artérielle qui entraîne un évanouissement selon le même mécanisme que le malaise orthostatique. Ces malaises sont souvent improprement appelés "vertiges" par le malade ou son entourage. Le "coup de frein vagal" peut survenir à l’occasion d’une émotion comme la peur d’une piqûre, par exemple, ou à l’annonce d’une nouvelle traumatisante. Ailleurs, ils surviennent en situation de station debout prolongée (spectacle, file d’attente). NB. Ces malaises sont plus fréquents chez les sujets sportifs qui ont une fréquence cardiaque naturellement lente. L’entraînement à l’effort augmente l’efficacité du tonus vagal et la réponse cardio-vasculaire à un réflexe vagal est d’autant plus forte sur ce terrain. Le manque de sommeil est, selon nous, une des premières cause de l’hypotension orthostatique et du malaise vagal. Le malade fatigué est en situation de résistance. Comme au combat, il augmente son tonus cardio-vasculaire, ce qui rend instable l’équilibre tensionnel. Surdosage médicamenteux. Les médicaments psychotropes sont à l’origine d’un grand nombre de "pseudo-vertiges", tout spécialement chez la personne âgée chez qui les habitudes de prescriptions (en France tout spécialement) conduisent à un risque d’accumulation. Exemple: Ce monsieur affolé appelle le Samu parce que son épouse de 85 ans est tombée à la fin du repas de 13h. À l’arrivée des secours, l’examen est parfaitement rassurant (ECG, glycémie). Elle est consciente mais sa parole est empâtée et elle ne se rappelle pas très bien ce qui est arrivé. L’interrogatoire évoque la possibilité d’un surdosage médicamenteux car son médecin a récemment doublé le traitement tranquillisant qu’elle prend depuis 7 ans pour « dépression ». On apprend que des malaises identiques l’ont à plusieurs reprises conduite aux urgences mais que les examens (scanner, artériographie) n’ont rien donné. Son mari affirme qu’elle dort toute la journée. Elle se plaint beaucoup de fatigue et de son sommeil qui reste perturbé malgré son traitement (et elle prend par ailleurs une importante association de médicaments pour "la tension", "l’arthrose", "la digestion" et la "mémoire"). Discussion: Ici, c’est probablement l’association du traitement hypotenseur, de la somnolence physiologique de 15h, et du surdosage des tranquillisants favorisé par l’âge, qui provoque l’évanouissement. Les surdosages médicamenteux en rapport avec les troubles du sommeil sont très fréquents en France et occasionnent beaucoup de malaises et de chutes chez la personne âgée. La notion de "Vertige" est ici parfois synonyme de chute. « Coup de barre » La fatigue s’exprime souvent, au début, par à-coups. C’est "comme si on débranchait la prise" disent les malades qui associent parfois à un "vertige" cette sensation de manquer d’énergie "en emporte pièce". Cette plainte appelée parfois "clinophilie" est une caractéristique du syndrome de fatigue chronique. Typiquement, elle survient le matin et en fin de journée, lors des périodes qui correspondent à un excès de tension nerveuse, en relation avec le réchauffement du cerveau. Vertiges rotatoires: Le « vrai vertige » est défini comme dysfonctionnement neurologique de la fonction de l’équilibre provoquant une réelle impression de déplacement de l’environnement comme au sortir d’un manège. L’examen pratiqué pendant la crise relève fréquemment des secousses horizontales involontaires du regard (appelées "nystagmus") qui expliquent l’impression de rotation entraînant l’impossibilité de se tenir debout. Selon nous, la grande majorité de ces vertiges rotatoires sont très proches de la "migraine" (provoquant un équivalent de "mal de mer" avec nausées et sueurs). Ils partagent d’ailleurs avec elle, les caractéristiques des troubles fonctionnels neurodystoniques: invalidants, inquiétants, difficiles à soigner et guérissant finalement sans laisser de séquelles. Le trouble est par nature suffisamment angoissant et handicapant pour imposer un bilan spécialisé (orl, neurologue, Irm, etc. ). Ici, par définition, les médecins se montrent tout-à-fait rassurants. Nb. La baisse significative de l’audition doit conduire à une surveillance spécifique mais il peut s’avérer difficile de distinguer les troubles fonctionnels de ceux qui témoignent d’un problème organique sous-jacent. (Cf. Le lien "maladie de Ménière"). Quel diagnostic? La normalité de tous les examens conduira, par élimination, au diagnostic de « syndrome de Ménière ». Le vertige dit de Ménières se produit en général dès le réveil. Le malade a l’impression de « sortir d’un manège » et se sent incapable de se lever. S’y associent parfois des signes en rapport avec le « mal de mer ». L’examen clinique durant la crise note des secousses anormales des globes oculaires (appelé nystagmus). Par exemple: Cette jeune maman travaille à mi-temps, elle prépare des concours et s’occupe patiemment de ses trois enfants. Mais elle est courageuse et tient bon, et depuis quelques temps se réveille très tôt (ce qui lui va très bien). Ce matin-là, juste après son café, elle est prise d’un intense vertige rotatoire associé à des vomissements. Elle est blanche et respire fort, elle a des "chaud et froid" et des picotements dans les lèvres. C’est la première fois qu’il lui arrive un tel malaise (mais elle avait déjà eu quelques migraines il y a trois ans). Suivant l’avis du médecin de garde, elle absorbe un médicament sédatif d’action rapide et reste couchée. Après avoir dormi quelques heures, elle se réveille bien mieux mais encore très fatiguée. C’est peut-être cela que la tradition désigne par l’expression « se lever du mauvais pied ». Les crises n’ont pas réapparu depuis et elle ne comprend pas exactement ce qu’il s’est passé. Elle mettra peut-être cela sur le compte d’une "crise de foie" ou d’un "virus", puisque le bilan est normal et que tout est rentré dans l’ordre après quelques jours. Discussion sur le surmenage: « l’équivalent migraineux » Toutes les publications récentes insistent sur les nombreux aspects atypiques que peut revêtir la crise de migraine. De nombreuses migraines authentiques, par exemple (chez l’enfant notamment), se manifestent par des douleurs abdominales tandis que la douleur crânienne est absente (ou passe au second plan). Certaines crises mixtes portent le nom de "migraines digestives". On parle aussi de "migraines ophtalmiques" lorsqu’elles sont associées à des troubles visuels sévères. Nous croyons à la possibilité de "migraines vertigineuses". Le vertige de Ménières en est la manifestation. La fatigue et le surmenage sont, selon nous, une des premières causes du syndrome de Ménières. Le vertige de Ménières pourrait être un symptôme de sommeil inefficace. La recherche de la cause et du traitement doit comporter un bilan chronobiologique. Faux malade ou vrai malade? Des approches thérapeutiques discutables. Le vertige est une plainte très commune qui pose le problème des troubles fonctionnels neurodystoniques. Si le malade exclue l’hypothèse de la fatigue pour cause de sommeil inefficace, il doit se tourner vers une autre explication: dans la plupart des cas, son médecin évoque le "stress", le manque de magnésium, ou un trouble de la circulation. - En l’absence de cause lésionnelle, le traitement de ces vertiges est dit: "symptomatique". - Il comprend des « médicaments qui favorisent la circulation » (d’efficacité très discutable), certains sédatifs de type neuroleptiques (Sibélium°, Atarax°. ) ou benzodiazépiniques (Valium° Lexomil°. ); ou encore des "toniques cardio-vasculaires (heptaminol, seglor°. )". - Souvent, le traitement fait aussi appel à toutes sortes de croyances ou de médecines alternatives (posturologie, ostéopathie dentaire. ). Mais aucun remède du symptôme ne peut aider à la guérison du trouble (chronobiologique) causal. Ils présentent de plus bien souvent des effets indésirables non négligeables: la plupart aboutissent paradoxalement à dégrader le sommeil dans un cercle vicieux qui favorise la survenue de nouveaux troubles neurodystoniques. À l’instar des autres troubles fonctionnels, plusieurs théories "organiques" sont évoquées ici et là avec, selon nous, le biais du faux-vrai malade. On met en cause un hypothétique virus (?), une allergie (?), des toxiques (?). autant de théories "ad-hoc" qui tentent de rendre compte du caractère spontanément réversible des crises. À ce titre, Les médecines parallèles et les théories autour du "stress" proposent également de nombreuses "pistes" séduisantes, mais le rôle du sommeil n’y est malheureusement jamais appréhendé dans sa juste dimension. En pratique, force est de constater que le « symptôme vertige » appartient à un tableau plus large composé de multiples troubles où la plainte de fatigue prédomine (encore faut-il que l’interrogatoire la recherche). Cf: "Troubles Fonctionnels. Pourtant, comme vis-à-vis de la migraine par exemple, cette fatigue est souvent masquée et ni le malade ni le médecin ne s’interrogent sur les rythmes du sommeil. Il n’y a pas de plainte d’insomnie parce que ce type de crise survient précisément lors des périodes de compensation (dites hypersomnie compensatoire) qui suivent une situation de dette de sommeil ou de surmenage (Voir: "Événements de vie"). En l’absence de prise en charge somnologique de la fatigue, les crises peuvent se répéter. Leur fréquence et leur intensité est proportionnelle au niveau de pression que subit le « Somnobar » (le baromètre des capacités de résistance). (Voir "Signal d’alarme de la Fatigue". Elles peuvent se compliquer de "spasmophilie" si la composante "peur" devient prépondérante. En "fin de parcours" (Cf.« Le train des symptômes d’hyposommeil »), le tableau peut se transformer en fibromyalgie ou en syndrome de fatigue chronique. NB. Au stade où l’insomnie apparaît, le diagnostic de "dépression" est trop souvent évoqué. Cela pose le problème de la consommation excessive de médicaments antidépresseurs. En conclusion. Tous types de vertiges méritent avant tout un bilan médical spécialisé. C’est par élimination que le diagnostic impliquant le rôle du sommeil dans le vertige pourra finalement être posé, après recherche d’un syndrome d’hyposommeil. Selon notre éclairage, beaucoup de vertiges peuvent être considérés comme des équivalents migraineux. Comme pour la migraine, ils imposent une prise en charge "somnicologique" de la fatigue. En pratique, il convient de s’interroger sur l’heure du réveil en se méfiant particulièrement des "grasses matinées" ou des siestes inhabituelles ou trop longues. "Le dormir et le veiller immodérés sont tous deux mauvais" (Ambroise Paré, 1597). Dans ce contexte, la crise de vertige peut être considérée comme le symptôme d’alarme de la décompensation d’un trouble chronobiologique à type de désynchronisation interne. Voir "Sieste: mode d’emploi " (indication et contre-indication). Lire l’article "Chronobiologie du sommeil", pour découvrir le "règlement du sommeil". Lire l’article "Savoir dormir" pour connaître le "mode d’emploi du sommeil". "Smg" propose un questionnaire interactif d’aide au dépistage des principaux troubles du sommeil: Cliquez les propositions par lesquelles vous vous sentez concerné(e). "Vos réponses sont compatibles avec le (les) problème(s) suivant(s). Vous devriez évoquer ces questions avec votre médecin".

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Le gingembre, tonique naturellement! Le gingembre est une de mes plantes préférées à utiliser en hiver. Le gingembre ou zingiber officinale est connu depuis si longtemps que son origine est incertaine, Inde? Chine? le gingembre, tonique naturel. Quoi qu’il en soit, pour les grecs et les romains, le gingembre a été vite adopté et réputé comme plante médicinale. Pour la médecine asiatique, le gingembre soigne tous les maux ou presque: rhumatismes, nausées, gaz, douleurs, rhinites, etc. Et il est utilisé largement dans la cuisine. Le rhizome frais possède une saveur acidulée qui se marie autant avec le sucré que le salé. Mais attention: la note citronnée disparait au séchage et seul reste le piquant… INDICATIONS. Le gingembre est très réputé pour ses propriétés stimulantes, tonifiantes et revitalisantes. En cas de fatigue ou de manque d’énergie, pelez un petit tronçon de gingembre, rapez le et laissez le infuser 10 mn dans de l’eau chaude. Effet coup de fouet étonnant! 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Frais, le gingembre se conserve 1 semaine dans un endroit sec à température ambiante. Mais enveloppé dans du film étirable, il pourra se garder plusieurs semaines dans le bac à légumes du réfrigérateur. Vous aimerez aussi:: Laisser un commentaire Annuler. Je viens afin de vous dire qu’il y a 10 mois que je souffre d’une douleur au tibia du pied gauche. J’ai pris presque toutes sorte des medicaments et j’ai applique presque toutes sortes de crèmes anti inflammatoires.Il n’ya pas de guerison. En effet, je mange du gingembre cru et je bois du gingembre avec du the, mais la douleur a l’articulation inferieure continue. Pourquoi le gingembre ne soigne pas la douleur dans mon articulation? Commentaire par Malungu Antonio — 26 décembre 2011 @ 22 h 57 min. bonjour, le gingembre est efficace, mais il ne fait pas non plus des miracles! Avez vous essayé de faire des cataplasmes à l’argile? il faut les poser 1 h chaque jour et avoir de la patience, mais ça permet toujours des améliorations. Bon courage à vous. Commentaire par Annie — 27 décembre 2011 @ 10 h 15 min. il faut que tu vois un docteur le gingembre seul ne peut rien faire l’utilisation doit etre dirigée bon courage. Commentaire par ibtissem — 14 octobre 2012 @ 18 h 06 min. Je bois du gingembre. C’est trés efficace dans la relation sexuelle. Commentaire par Brahim — 29 août 2012 @ 2 h 23 min. puis-je consommer du gingembre en étant diabétique de type 2,et en faisant souvent des cystites. Commentaire par espargilliere — 20 octobre 2012 @ 15 h 39 min. antonio, il faut un examen clinique pour ta douleur,va au moins faire une radio et consulte un specialiste si la radio n’indique rien de precis,au moins tu sauras ce qui te perturbe! Commentaire par steeves — 25 janvier 2013 @ 23 h 50 min. Est-il vrai, que le gingembre brûle les graisses? Si c’est oui, comment on le prend. Commentaire par Hakima — 4 mars 2013 @ 13 h 48 min. bonjour, je mange tous les jours du gimgembre, notemment dans la salade, avec des algues et de l’ail;mais je voulais dire que j’ai tous les jours des gaz, et plutot nombreux et le gimgembre ne diminue pas ces gaz! amicalement. Commentaire par georges — 16 mars 2013 @ 22 h 35 min. Gingembre curcuma poivre noir, ma recette miracle pour une forme au quotidien! Commentaire par DAvid — 24 août 2013 @ 23 h 16 min. En ce moment, je sirote une infusion de gingembre et de thym,je pense que cela me fait du bien pour l’expectoration, j’aimerais savoir comment utiliser cette plante,par exemple pour les douleurs: arthrose,tendinites, etc.. merci d’avance aux connaisseurs. Commentaire par Goulard — 26 novembre 2013 @ 22 h 02 min.

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URTICAIRE. Traitement, Causes Symptômes, Médicaments. L’urticaire est une éruption cutanée accompagnée de démangeaisons, apparaissant sur la peau. L' éruption cutanée peut être limitée à une partie du corps ou être disséminée sur une surface conséquente (on parle alors d’urticaire géante ou généralisée). La zone affectée de la peau change dans les premières 24 heures et l’éruption met le plus souvent quelques jours pour apparaître. Si elle disparaît complètement dans les six semaines, il s’agit de l’ urticaire aiguë. Moins fréquemment, l'éruption peut persister ou se prolonger au-delà de six semaines, auquel cas, il s’agit médicalement d’une urticaire chronique. Les symptômes de l'urticaire. Le principal symptôme de l'urticaire est une éruption cutanée accompagnée de démangeaisons, avec rougeur de la zone concernée. Les éruptions sont généralement très prurigineuses (irritantes), s’étalant sur une surface allant de quelques millimètres à la taille d'une main. L’ urticaire s’estompe généralement après quelques heures, mais peut être remplacée par de nouvelles éruptions sur d’autres parties du corps. En effet, l’urticaire peut n’apparaître que sur une petite partie du corps, mais parfois sur une grande partie. La peau revient à la normale dès la disparition de l’urticaire. Evolution des symptômes. La plupart des cas d'urticaire sont temporaires (urticaire aiguë). L'éruption apparaît rapidement, devient plus sévère après 8-12 heures, puis normalement se dissipe dans les 24 heures (même si elle peut parfois persister pendant 48 heures). L’urticaire chronique. L’ évolution des symptômes pour l’urticaire chronique peut être imprévisible. Une enquête a révélé que près de la moitié des personnes présentant des poussées d’urticaire chronique présentent des symptômes pouvant durer entre 6 à 12 semaines, suivies de période de rémission ou de disparition complète. Certains éléments déclencheurs comme le stress ou l'alcool peuvent aggraver les symptômes. La même enquête a révélé qu’une personne sur 10 présentant des symptômes persistants pouvait les subir l’année durant. Les symptômes de l'urticaire chronique sont souvent plus gênants en soirée, ce qui peut rendre l'endormissement difficile. Quand consulter un médecin? Vous devriez consulter votre médecin si vos symptômes ne disparaissent pas dans les 48 heures. Discuter également avec votre médecin si vous présentez des symptômes graves qui vous affectent dans vos activités quotidiennes et/ou sur votre santé morale. Vous devrez peut-être avoir recours à la prise de comprimés oraux à base de corticostéroïdes. La vascularite urticairienne. Une forme moins commune de l'urticaire est appelée vascularite urticairienne. La vasculite provoque l’inflammation des vaisseaux sanguins. Dans cette forme de la maladie, les « zébrures » dues à l’inflammation durent plus longtemps que 24 heures, sont plus douloureuses et peuvent laisser une ecchymose. La vascularite urticairienne peut exiger le renvoi à un spécialiste de la peau (dermatologue). Les causes de l'urticaire. L'urticaire est provoquée par la libération de produits chimiques ( histamine et autres) sous la surface de la peau, causant une inflammation des tissus. Causes de l'urticaire aiguë. Ce qui déclenche l' urticaire aiguë reste inconnue dans environ la moitié des cas. Cependant, certains déclencheurs sont reconnus: Une réaction allergique à la nourriture, comme les arachides, les mollusques les crustacés, les œufs ou le fromage Une réaction allergique à des facteurs environnementaux tels que le pollen, les acariens de la poussière ou des produits chimiques Une réaction allergique au latex, qui peut être un problème commun chez les professionnels de la santé (par l’utilisation de gants en latex par exemple) Des Infections, qui peuvent aller de la plus triviale, comme une rhinite, à beaucoup plus grave, telle que le VIH. Des Piqures et morsures d’insectes Des Conséquences émotionnelles du stress Certains médicaments peuvent provoquer une urticaire. Certains antibiotiques, des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, l'aspirine et certains antihistaminiques… peuvent engendrer ce genre d’effet secondaire. Des Déclencheurs physiques, tels que la pression sur la peau, un changement de température, la lumière du soleil, l'exercice ou l'eau (piscine, eau de mer) L’urticaire chronique. L'urticaire chronique peut commencer lorsque le système immunitaire de votre corps attaque ses propres tissus. Ceci est une réaction auto-immune connue. Les anticorps (protéines qui normalement luttent contre les bactéries et les virus) sont parfois à la source de la libération d' histamine (provoquant l’urticaire). On pense qu'environ un tiers des cas d' urticaire chronique est une réaction auto-immune. On ne sait pas pourquoi l'urticaire auto-immune se développe, même si elle peut se développer en combinaison avec d'autres maladies auto-immunes telles que: La polyarthrite rhumatoïde: Le système immunitaire attaque les articulations Le lupus: Le système immunitaire attaque les articulations et la peau, ce qui entraîne généralement une fatigue persistante et intense. Dans les cas plus rares, l'urticaire chronique peut aussi être causée par d'autres maladies chroniques ou des infections, de la glande thyroïde notamment (glande thyroïde hyperactive), par une hépatite virale (infection du foie) ou par des parasites intestinaux. L'urticaire chronique peut souvent disparaître sans raison apparente. Cependant, chez certaines personnes, certaines causes semblent la faire réapparaître, parfois dans une forme aggravée. Ces déclencheurs incluent: Le stress L’alcool La caféine Les températures trop chaudes, ou trop froides Une pression prolongée sur la peau (par exemple par des vêtements serrés) Certains médicaments comme les AINS (anti-inflammatoires non stéroïdiens), la codéine antalgique et les inhibiteurs de l'ECA (enzyme de conversion de l’angiotensine utilisé pour traiter l'hypertension artérielle) Certains additifs alimentaires tels que les salicylates, qui se trouvent dans les tomates, jus d'orange et le thé. Les morsures et piqûres d'insectes Le stress. Diagnostic de l’urticaire. L'urticaire aiguë. L'urticaire aiguë est généralement diagnostiquée par l'examen de l'éruption sur la peau. Votre médecin voudra également savoir ce qui a déclenché vos symptômes, afin de les éviter à l’avenir. Il vous sera demandé: Quand et où l’urticaire a-t-il commencé? Ce que vous aviez mangé juste avant son apparition et quelles sont vos habitudes alimentaires de manière plus générale? Si vous aviez commencé la prise d’un nouveau médicament, juste avant l’apparition des symptômes? Si vous habitez ou travaillez dans un environnement où vous êtes en contact avec des déclencheurs possibles, tels que les animaux de compagnie, les produits chimiques ou des gants en latex, etc. Si vous aviez été mordu ou piqué par un insecte avant l’apparition des symptômes? Au sujet de votre état de santé actuel, si vous avez eu des infections récentes? Si vous avez récemment voyagé dans un pays étranger et, si oui, où? S’il y a des antécédents familiaux Etc. Dans la moitié des cas, la cause de l’urticaire ne sera pas identifiée. Si votre médecin soupçonne qu'il s'agit d'une réaction allergique, vous pouvez être dirigé vers un spécialiste des allergies ( allergologue ). Les tests peuvent être effectués soit sur votre peau ou à partir d’un échantillon sanguin, afin de déterminer votre réaction allergique à certains déclencheurs potentiels en particulier certains aliments ou le latex. L'urticaire chronique. Si votre urticaire dure depuis plus de six semaines, il est extrêmement peu probable que cela soit dû à une allergie. Des tests d'allergie ne sont dans ce cas généralement pas recommandés. Cependant, votre médecin doit enquêter sur tout ce qui peut aggraver votre urticaire, comme la prise de médicaments, votre consommation d'alcool, de caféine, votre état de stress, etc. Vous pouvez aussi avoir à recourir aux tests suivants pour voir s’il existe une possible cause sous-jacente à votre urticaire chronique: Un test sanguin afin d'identifier une éventuelle anémie Un échantillon de selles pour identifier la présence de parasites intestinaux Une évaluation de vos globules rouges, pour identifier des problèmes de système immunitaire Des tests de la fonction thyroïdienne, ce qui peut vérifier une glande thyroïde hyperactive ou déficiente Des tests de la fonction hépatique: pour détecter d’éventuels problèmes de foie. Traitement de l'urticaire. La plupart des cas d'urticaire n'auraient pas besoin d'être traités tant que les symptômes demeurent bénins, l'amélioration se faisant le plus généralement d’elle-même en quelques jours. Traitement de l'urticaire aigüe. Si les symptômes de l'urticaire aiguë s’aggravent ou persistent, vous pouvez avoir recours à des antihistaminiques. Parlez-en à votre pharmacien ou consultez votre médecin selon vos symptômes. Votre médecin peut vous prescrire des comprimés de corticostéroïdes et vous devrez retourner le consulter si les symptômes s'aggravent ou si le traitement n'a pas fonctionné après deux semaines. Les antihistaminiques. Les antihistaminiques bloquent les effets de l'histamine, de sorte qu'ils devraient arrêter les symptômes de démangeaisons et réduire l'éruption. Quelques antihistaminiques plébiscités pour traiter l’urticaire: Les antihistaminiques modernes ne provoque pas de somnolence chez la plupart des patients, mais il existe quelques exceptions. Il est nécessaire de voir comment vous réagissez à l'antihistaminique avant de conduire ou de faire toute action dont la somnolence pourrait vous faire encourir un risque. Les antihistaminiques modernes peuvent cependant causer de la somnolence s'ils sont pris conjointement à de l'alcool. Toujours lire la notice de votre médicament. Si vous rencontrez des problèmes de sommeil la nuit à cause de l'urticaire et notamment en raison des démangeaisons, votre médecin peut vous donner des antihistaminiques supplémentaires qui sont connus pour causer de la somnolence, comme la chlorphénamine ou l'hydroxyzine. Les antihistaminiques ne sont normalement pas prescrits pendant la grossesse. Cependant, votre médecin peut recommander la chlorphénamine s’il pense que les avantages sont supérieurs au risque. Il existe plusieurs milliers de cas connus de femmes enceintes prenant de la chlorphénamine et il n'y a aucune preuve à ce jour que cela soir nocif pour l’enfant. Les corticostéroïdes. On peut vous prescrire un traitement de courte durée à forte dose de corticoïdestéroïdes, tels que la prednisolone (si vos symptômes sont sévères). Les corticostéroïdes agissent sur le système immunitaire et, par conséquent, peuvent supprimer les symptômes de l'urticaire. Habituellement, un traitement de trois à cinq jours de prednisolone, est recommandé. La prise de corticostéroïes sur le long terme n’est généralement pas recommandée, car cela peut conduire à de nombreux effets secondaires non désirés, avec des complications telles que l'hypertension artérielle, le glaucome, la cataracte et le diabète. Traitement de l’urticaire chronique. Le traitement de l' urticaire chronique nécessite de vous aider à maîtriser les symptômes et de vous aider à éviter les facteurs déclencheurs qui pourraient les aggraver. Si vous avez l' urticaire chronique et un œdème de Quincke (gonflement de la couche plus profonde de la peau), vous pourrez être orienté vers un dermatologue (spécialiste en maladies de la peau). C'est parce qu’un angio-œdème est potentiellement plus grave et peut provoquer des difficultés respiratoires. Les antihistaminiques. Les symptômes de l'urticaire chronique sont traités avec des antihistaminiques. Vous pourriez avoir à les prendre régulièrement et aussi longtemps que les symptômes persistent. Comme pour l'urticaire aiguë, on peut vous donner une combinaison d'antihistaminiques n’ayant pas d’effet de somnolence pour votre quotidien, et somnolent pour vous aider à dormir. Si vos symptômes ne répondent pas au traitement, il peut être recommandé d'augmenter la dose. L’augmentation de la dose peut souvent aider à maîtriser les symptômes qui, auparavant, n'ont pas répondu au traitement. Cependant, vous ne devriez augmenter la dose qu’après avis médical. Un nouveau type d'antihistaminique appelé rupatadine s'est révélé efficace dans le traitement des cas plus graves de l'urticaire chronique et qui ne répond pas à d'autres antihistaminiques. Le médecin en charge de vos soins devraient être en mesure de vous dire si vous pouvez bénéficier de la prise de rupatadine. Crème à base de Menthol. Une crème à base de Menthol peut être utilisé en alternative ou en complément des antihistaminiques, afin de soulager les démangeaisons. Votre médecin pourra vous en faire la prescription. Les corticostéroïdes. Des épisodes plus graves de l'urticaire peuvent être traités avec un dosage faible de corticoïdes, tels que la prednisolone. Les effets secondaires possibles des corticostéroïdes comprennent une augmentation de l'appétit accompagnée d’un gain de poids, un possible changement d'humeur, des difficultés de sommeil (l'insomnie). L’utilisation prolongée de corticostéroïdes pour traiter un urticaire chronique n'est pas recommandée pour les raisons mentionnées ci-dessus. Les antihistaminiques H2. Ce type d'antihistaminiques que vous pourrez obtenir auprès de votre pharmacien, sont tout autant connus que les antihistaminiques H1. Ces antihistaminiques peuvent parfois être utiles dans le traitement de l' urticaire chronique, car ils peuvent réduire le volume des vaisseaux sanguins, réduisant ainsi les rougeurs de la peau. Les antihistaminiques H2 peuvent être utilisés en combinaison avec des antihistaminiques H1 ou comme une alternative. Les effets secondaires des antihistaminiques H2 sont rares, mais incluent: Si vous vous sentez étourdi après avoir pris un antihistaminique H2 ou pratiquer toute activité pouvant vous faire encourir un risque. La photothérapie aux ultraviolets B. La photothérapie aux ultraviolets B (NUVB) est un type de traitement qui consiste à exposer les zones de votre peau aux rayons ultraviolets. La lumière peut aider à la disparition ou l’atténuation des zones éruptives. La NUVB consiste à se tenir debout dans une cabine, un peu comme dans une douche, qui est tapissée d’un certain nombre d'ampoules fluorescentes. Votre peau est ensuite exposée à la lumière pendant une courte période, généralement pas plus de quelques minutes. Normalement vous devrez faire entre deux et cinq séances par semaine. La plupart des gens ont besoin de 20 séances avant que leurs symptômes ne commencent à s’améliorer de façon significative. La lumière peut causer une brûlure de la peau, semblable à un léger coup de soleil. Vous pourrez avoir recours à une crème pur apaiser la sensation de brûlure. L'exposition à la lumière ultraviolette comporte un risque théorique de cancer de la peau. Nous ne savons pas encore l’importance de ce risque, ce traitement n’étant pas assez vieux, mais la plupart des experts le pensent minime. Les Antagonistes des récepteurs des leucotriènes. Les Antagonistes des récepteurs des leucotriènes sont une catégorie de médicament qui peut souvent réduire la rougeur et l'enflure de la peau. Ils sont souvent une alternative aux corticostéroïdes sur le long terme car leur risque d’effet secondaire est de moindre envergure. Les effets secondaires sont rares et relativement mineurs, comme des maux de tête et des nausées. La Cyclosporine. Un médicament très puissant appelé la cyclosporine s'est révélée efficace dans le traitement de l'urticaire dans environ les deux tiers des cas. Son action est similaire à celle des corticostéroïdes. Il supprime les effets nocifs du système immunitaire et est disponible sous forme de capsules ou sous forme liquide à boire. Les effets secondaires courants de la cyclosporine comprennent: L’hypertension Un accroissement du taux de cholestérol Des maux de tête Des secousses involontaires (tremblements) Une vulnérabilité accrue aux infections, en particulier les infections pulmonaires, les infections des voies urinaires (infection de n'importe quelle partie du corps utilisée pour enlever l'urine du corps) et un type d'infection virale appelée cytomégalovirus. Plus une personne prend la cyclosporine, plus son inefficacité accroit. Une étude a révélé que seulement une personne connaissait toujours les symptômes de l’urticaire chronique après 5 mois de traitement. Des effets secondaires tels que l' hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie sont également une cause de préoccupation, car ceux-ci peuvent augmenter votre risque de maladie cardiaque et d’AVC (accident vasculaire cérébral). Même si vous répondez encore de manière favorable au traitement, il peut être recommandé de stopper la prise de cyclosporine après quelques mois. Régime alimentaire. Il y a controverse sur le rôle de l'alimentation chez les personnes atteintes d’urticaire chronique. Il y a deux groupes de substances chimiques dans les aliments qui peuvent déclencher l'urticaire chez certaines personnes: les amines vaso-actives et les salicylates. Eviter ou réduire la consommation de ces produits chimiques peuvent améliorer les symptômes. Vous pouvez tenir un journal alimentaire, afin de voir si en évitant certains aliments, vos symptômes s’améliorent. Si vous limitez votre alimentation, consultez éventuellement un diététicien ou un nutritionniste, qui pourront vous aider à sélectionner les aliments inutiles dans votre alimentation, sans encourir de risque de carence alimentaire. Amines vasoactives. Les aliments qui contiennent des amines vaso-actives, et pouvant causer la libération d'histamine, comprennent: Les fruits de mer Les fraises Les tomates Le poisson Le chocolat L’ananas. Les salicylates. Les salicylates sont d'origine naturelle et se trouvent dans une grande variété d'aliments d'origine végétale. Vous pouvez essayer d’atténuer leur consommation, mais vous ne pourrez pas les éviter totalement. Les aliments qui contiennent des salicylates comprennent: Les tomates Les épices Le jus d'orange Les framboises Le thé. Prévenir l’urticaire. Si vous savez ce qui déclenche votre urticaire ou l’aggrave, évitez les déclencheurs pour garder un contrôle sur ses apparitions. Les déclencheurs comme l'alcool et la caféine peuvent être facilement évités. Et si vous pensez qu'un médicament en particulier peut être le déclenchement de vos symptômes, contactez le médecin qui vous en a fait la prescription, afin de voir avec lui s’il existe des alternatives. Éviter le stress peut être plus difficile, en particulier si vos symptômes nuisent à votre qualité de vie et influent sur celui-ci. Si vous souffrez d'urticaire chronique, vous pourrez constater que des techniques de relaxation comme la méditation ou l'hypnose, peuvent atténuer la gravité de vos symptômes. Les informations données sur ce site ne sauraient engager l’auteur et ne sont données qu’à titre informatif. Aussi, consultez un professionnel de la santé pour toute question concernant l' urticaire. Forum Urticaire et Témoignages. Nous vous proposons de laisser vos commentaires ci-dessous.

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Détoxication du foie. Pourquoi faire une détox du foie? Le foie est un organe central dans la régulation du métabolisme: il intervient dans le métabolisme des sucres, des graisses et des protéines. C’est aussi un organe important dans les processus de défense. Il a un rôle primordial, c’est un des émonctoires en naturopathie, autrement dit un organe chargé de filtrer les toxines du corps. Mais le foie est surtout un organe au centre de tous les processus de détoxication, en effet les substances toxiques passent toutes par le foie pour qu’il puisse les éliminer: métaux lourds, pesticides, solvants, médicaments, conservateurs, alcool, … plus aussi les toxines produites par l’organisme lui-même au cours du métabolisme. Le processus de détoxication du foie permet de rendre les composés éliminables par la bile ou par les urines. C’est pourquoi lorsque le foie est surchargé, il n’est alors plus capable de neutraliser les substances toxiques et tous les systèmes du corps peuvent s’encrasser. Les signes de désordre du foie. langue pâteuse et chargée, mauvaise haleine troubles digestifs, écœurement, nausées constipation ou diarrhée, selles grasses maux de tête teint jaune sommeil perturbé, fatigue au réveil anesthésie, prise importante de médicaments. Quelle alimentation choisir pour un foie perturbé? Limiter ou supprimer: les produits laitiers de vache la charcuterie industrielle l’alcool les œufs (à limiter 3 ou 4 par semaine) les huiles végétales de très bonne qualité les légumes crus et cuits les fruits (en dehors des repas) les aliments les plus complets possible (moduler selon sa sensibilité intestinale) es aliments riches en magnésium, en vitamine B6, B9 et B12 les aliments riches en antioxydants, notamment les herbes aromatiques l’ail, l’oignon et tous les aliments soufrés. Comment aider le foie? Le soutenir et le stimuler dans ses fonctions avec: le sommeil: dormir suffisamment, être attentif aux signaux d’endormissement. Une bouillotte chaude sur le ventre, du côté droit: le foie craint le froid, il produit beaucoup de chaleur, on l’aide en lui amenant de la chaleur. Les émotions: les exprimer, ne pas ravaler ses colères en particulier. Les tisanes de plantes: romarin, boldo, artichaut, chardon-marie, etc. Si vos symptômes sont importants ou persistent, prenez rendez vous avec un professionnel de santé. Vous aimerez aussi:: Laisser un commentaire Annuler. Bonjour, Je suis fragile du foie, je confirme l’idée de placer une bouillote chaude sur mon foie cela m’aide bien la nuit Merci pour vos articles intéressants Sylvie. Commentaire par MEREL Sylvie — 20 décembre 2010 @ 11 h 45 min.

Symbolique du corps. I nspirés des travaux du Docteur Rike Geerd Hamer et des développements de Louise Hay, Lise Bourbeau ou encore d'autres auteurs traitants le même sujet, ces répertoires sont également le reflet de mes apprentissages, mes expériences, mes recherches et de ce que j'ai constaté au fur et à mesure des rencontres en consultations ou stages depuis 15 ans. Vous ne pouvez pas copier, reproduire, sauvegarder, distribuer ou transmettre ces informations sous quelques formes que ce soit, elles ne peuvent pas être liées à d'autres sites ou blogs sans le consentement préalable d'Estelle Daves ou d'un représentant autorisé pour la société LPE. Explication cliquez sur: Libération émotionnelle.