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Maladies-Orphelines.fr. Le site d'informations dédié aux maladies rares. La maladie de Wegener. La maladie de Wegener appelée également la granulomatose de Wegener est une maladie auto-immune. Les premiers symptômes furent décrits par Friedrich Wegener scientifique allemand en 1939. Qu’est ce que la maladie de Wegener. La maladie de Wegener est une vascularite c’est-à-dire une inflammation des vaisseaux sanguins. Dans la maladie de Wegener ceux sont les petits et moyens vaisseaux qui sont atteints et parallèlement il y a une granulomatose c’est-à-dire un amas de cellules sous la peau qui forme comme des petites bosses. C’est une maladie qui peut toucher tout le monde mais qui est très rare, son incidence est de l’ordre de 2 personnes sur 100 000, touchant plus particulièrement les hommes entre 40 à 50 ans dans les pays du nord. Plus rare chez les enfants elle peut néanmoins atteindre les personnes de tous âges. Elle peut toucher toutes les parties du corps mais ceux sont les reins et les voies respiratoires qui sont les plus touchés. C’est une maladie dont on ne connait pas la cause, elle est auto-immune c’est un disfonctionnement du système immunitaire qui attaque ses propres cellules. Diagnostics et symptômes de la maladie de Wegener. C’est une maladie dite systémique, c’est-à-dire qui peut atteindre de nombreux organes, d’où une grande variété de symptômes, qui pourront différer d’un patient à l’autre. Pour les symptômes plus généraux: – Douleurs musculaires – Douleurs articulaires – Fièvre légère – Fatigue générale – Perte d’appétit – Perte de poids. Selon les organes qui sont atteints on aura des symptômes différents Symptômes ORL. – Saignement du nez – Surdité – Rhinite – Ecoulement nasal incessant – Sinusite – Etc… Symptômes rénaux. – Urine de couleur anormale – Inflammation des pieds – Urine mousseuse – Insuffisance rénale – Hypertension artérielle. Symptômes pulmonaires. – Inflammation des poumons – Douleurs dans la poitrine – Toux – Essoufflement – Crachats de sang – Etc.. Symptômes neurologiques. – Fourmillements dans les membres – Baisse de sensation au toucher – Baisse de force musculaire – Etc… Il est évident que devant le nombre de symptômes possibles, le diagnostic n’est pas toujours simple à établir on aura souvent recours à un scanner, une biopsie, une radiographie des poumons et bien évidemment des analyses biologiques notamment pour rechercher un certain type d’anticorps les ANCA. Evolution et complications éventuelles de la maladie de Wegener. Compte tenu du fait qu’elle touche des organes vitaux tels que reins, cœur, poumons, si la maladie n’est pas soignée elle peut avoir de très graves conséquences et le décès est probable. Mais les nouveaux traitements s’avèrent efficaces dans plus de quatre vingt pourcents des cas. Traitement de la maladie de Wegener ou de la granulomatose de Wegener. C’est essentiellement une corticothérapie associée à un traitement à base d’immunosuppresseur qui permet d’obtenir la rémission de la maladie dans la plupart des cas. Il y aura d’abord un traitement d’attaque à plus forte dose, suivi ensuite d’un traitement d’entretien. La plupart du temps les patients réagissent bien au traitement et ont donc un bon pronostic. En parler c'est aussi aider les malades. Faîtes découvrir cette maladie à votre entourage en partageant cette page:

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Cancer du côlon et du rectum. Partagez ce contenu. Le cancer du côlon est une maladie des cellules qui tapissent l'intérieur du côlon ou du rectum. Il se développe à partir d'une cellule initialement normale qui se transforme et se multiplie de façon anarchique, à la suite d'une mutation. Les informations proposées dans ce module décrivent les situations et les techniques les plus couramment rencontrées mais n'ont pas valeur d'avis médical. Ces informations sont destinées à faciliter vos échanges avec les différents soignants. Ce sont vos interlocuteurs privilégiés; n'hésitez pas à leur poser des questions. En savoir plus sur le cancer colorectal. Cancer particulièrement fréquent dans les pays industrialisés, le cancer du côlon met du temps à se développer et peut être efficacement pris en charge grâce à un dépistage précoce. Vous voulez tout savoir sur le cancer? Découvrez les réponses. à vos questions, avant, pendant. et après la maladie… le forum. Généralités sur le cancer du côlon. Le cancer colorectal est l'un des cancers les plus répandus dans les pays industrialisés. En France, avec près de 40 000 nouveaux cas par an (21 000 hommes et 19 000 femmes), ce cancer se place en troisième position derrière ceux de la prostate et du sein. Il occupe surtout la seconde place en terme de mortalité, derrière le cancer du poumon. Une position directement corrélée au grand nombre de nouveaux cas annuels (incidence). Toutefois, cette incidence reste stable depuis plusieurs années, tandis que la mortalité décroît progressivement, notamment grâce aux progrès incessants en terme de traitements et au développement des campagnes de dépistage. Le cancer du côlon se déclare généralement après 50 ans (95% des nouveaux cas, dont 46% après 74 ans). La majorité des cancers du côlon-rectum se développe à partir de lésions bénignes, les polypes. En grossissant, ces derniers peuvent se transformer en cancer, et provoquent souvent des saignements invisibles à l'œil nu. La détection des gros polypes et leur ablation permet de réduire le risque de cancer colorectal. Environ 40 % des cancers colorectaux touchent le rectum et 60 % le côlon, principalement dans sa partie sigmoïde (la plus basse). Le cancer colorectal en chiffres* 40 000 nouveaux cas annuels (53% d'hommes, 47% de femmes); 3e rang des cancers en terme de fréquence (13% de l'ensemble des nouveaux cas de cancer); 17 500 décès annuels (53% d'hommes, 47% de femmes); 95% des cas après 50 ans; Âge moyen au diagnostic: 70 ans chez l'homme et 73 ans chez la femme. * données La situation du cancer en France en 2011, ouvrage collectif édité par l'INCa, sur base de projection. Le côlon et le rectum. Les cancers du côlon apparaissent à partir de polypes se développant sur la muqueuse. Le côlon et le rectum, situés entre l'intestin grêle et l'anus, constituent les parties terminales de l'appareil digestif. Le côlon se divise en quatre zones principales définies par leur orientation (droit ascendant; transverse; gauche descendant; sigmoïde ). Son rôle est de stocker les déchets, de récupérer l'eau, de maintenir l'équilibre hydrique et d'absorber certaines vitamines. Le rectum prolonge le côlon et permet de stocker les matières fécales avant défécation. La continence est assurée par un muscle nommé sphincter anal. Les parois du côlon et du rectum sont formées d'une muqueuse repliée sur elle-même pour former des cryptes et abritant différentes glandes (glandes à mucus, glandes de Lieberkühn, etc.). Types de cancers du côlon. Les tumeurs colorectales se développent généralement à partir de la muqueuse tapissant les parois du côlon et du rectum. Leur dénomination dépend de leur position: à plus de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du côlon; à moins de 15 cm de l'entrée du rectum = cancer du rectum. La forme la plus répandue des cancers colorectaux est appelée carcinome. 80 % de ces carcinomes sont dits lieberkühnien (de part leur ressemblance avec les glandes de Lieberkühn), 10 % sont qualifiés de mucineux et les 10 % restants regroupent des formes plus rares. Le cancer colorectal met plusieurs années à se former. Il part habituellement de polypes (excroissances charnues) tapissant la muqueuse. Si les polypes sont généralement bénins, certains peuvent devenir cancéreux au cours d'un long processus de 9-10 ans. Pour définir l'étendue du cancer, différents examens permettent de constater: la taille de la tumeur; l'atteinte ou non des ganglions lymphatiques par des cellules cancéreuses; l'atteinte ou non des structures voisines; la présence ou non de métastases à distance. Cancer du côlon: facteurs de risque. Les causes exactes du développement d'un cancer du côlon sont mal connues. Toutefois, divers facteurs de risque ont été identifiés. Facteurs de risques internes. 95% des cancers colorectaux se déclarent après 50 ans et 46% après 74 ans. Un cancer colorectal précoce est lié à des causes génétiques. Les antécédents personnels ou familiaux. Le risque est multiplié par trois si la personne a déjà eu un cancer du côlon ou si elle a des antécédents familiaux au premier degré (père, mère, frère, sœur). Cette prédisposition n'est pas forcément d'origine héréditaire. Elle peut être le fait de l'exposition à une même substance cancérigène, d'habitudes alimentaires ou de style de vie. La prédisposition génétique. Un facteur génétique est impliqué dans deux formes de cancers colorectaux: la polyadénomatose recto-colique familiale (mutation d'un gène nommé APC) et le syndrome de Lynch (anomalies sur des gènes codants pour les protéines de réparation de l'ADN). Ces cancers héréditaires représentent moins de 5 % de l'ensemble des cancers colorectaux et surviennent avant 40 ans. Facteur de risques externes. Le mode de vie influe également sur le risque de cancer colorectal. Aux premiers rangs des facteurs de risque: le surpoids, une alimentation riche en graisses animales, la consommation d'alcool et de tabac, l'inactivité physique et la consommation importante de viande rouge. Le diabète de type 2 et le manque d'exposition au soleil pourraient également avoir un impact. Prévention et dépistage du cancer du côlon. Comment réaliser le test Hemoccult II ®? Dans le cadre du dépistage organisé, vous bénéficiez, tous les deux ans, de 50 à 74 ans, d'un test Hemoccult II ® gratuit. Répondez régulièrement à l'invitation qui vous sera envoyée. Votre médecin traitant vous remettra un test à réaliser chez vous sur trois selles successives. Tout le matériel nécessaire est compris dans le test. Vous l'envoyez, par la suite, à un laboratoire spécialisé. Selon vos antécédents, votre médecin vous proposera un suivi plus adapté et personnalisé. Même si votre test est normal, consultez sans délai votre médecin si vous présentez des symptômes intestinaux anormaux. À savoir sur le test Hemoccult II ® Un test positif n'est pas forcément synonyme de cancer, mais justifie toujours une coloscopie. Inversement, la sensibilité de Hemoccult II ® ne permet pas de déceler tous les cancers colorectaux. Ce test permet de réduire de 16 à 20 % la mortalité de la population générale si le taux de participation dépasse 50 %. Un nouveau test de dépistage pour 2013. Un test de dépistage plus fiable et plus facile d'emploi du cancer colorectal va être mis en place en 2013 pour les plus de 50 ans, avec comme objectif d'accroître le nombre de personnes qui s'y soumettent. Ce nouveau test immunologique permettra de détecter 2 à 2,5 fois plus de cancers par rapport au test actuel. Le test reste basé sur la détection de sang dans les selles mais s'avère plus sensible et ne nécessite qu'un seul prélèvement (contre trois pour l' Hemoccult ). Personnes à haut risque. Un dépistage individuel est proposé aux personnes à haut risque. Les méthodes de dépistage s'appuient sur la coloscopie et des tests génétiques. La Ligue prévient. Pour sensibiliser chacun au danger de certains comportements (tabac, alcool, exposition au soleil, etc.), pour alerter sur les facteurs de risque et en organiser la protection, la Ligue met en œuvre de nombreux moyens de communication (dépliants, brochures, affiches) disponibles auprès de ses Comités départementaux. En partenariat avec l'Institut national du cancer, la Ligue contre le cancer relaie sur le terrain, par des actions de communication et des conférences, les messages de dépistage des cancers. Pour symboliser votre engagement dans la lutte contre le cancer du côlon et promouvoir le dépistage organisé, demandez le bracelet bleu « Ligue contre le cancer ». Le Côlon tour ®: plus de cinquante villes mobilisées autour d'un Côlon gonflable géant. La Ligue contre le cancer, la fondation ARCAD (Aide et recherche en cancérologie digestive) et la SFED (Société française d'endoscopie digestive) organisent un tour de France dans une cinquantaine de villes d'octobre 2011 à septembre 2012. L'objectif: voyager à l'intérieur d'un côlon et comprendre comment évoluent les différentes lésions. Au travers de ce cheminement et des informations pédagogiques délivrées, les visiteurs comprendront l'intérêt du dépistage et de la coloscopie. La Ligue, ses partenaires locaux, et des médecins gastroentérologues, proposeront une information ludique et pédagogique pour sensibiliser le plus grand nombre sur l'importance de ces examens et inciter les personnes à se faire dépister. Cancer du côlon: Témoignage. Après une coloscopie effectuée en août 2001 dans une clinique privée d'Aix-en-Provence, le médecin gastro-entérologue me dit: « Vous avez un gros polype ancien dégénéré qui nécessite une opération. » En utilisant cette périphrase plutôt que de me donner quelques explications pour me préparer à recevoir un diagnostic redoutable, le praticien m'a laissé comprendre et réaliser dans le même instant que j'avais un cancer du côlon. Sidéré par cette nouvelle et sentant qu'aucune communication utile avec ce médecin n'était possible sur la thérapie à venir; je me suis empressé de quitter la clinique en reprenant le volant sans attendre le délai prescrit après l'intervention. J'ai regagné avec mon épouse mon domicile où je venais d'emménager depuis trois semaines. Sans point de repère dans cette nouvelle résidence ni dans ma prochaine activité (j'étais en vacances), je regrettais d'avoir quitté mon précédent domicile (à 300 km) car la maladie anéantissait les projets décidés avec mon épouse dans notre nouvelle résidence. Je ne pensais pas pouvoir être atteint par un cancer car j'avais une bonne hygiène de vie, une nourriture très équilibrée, aucun facteur apparent de risque. Le temps d'accablement a été très court. Mon épouse m'a soutenu très efficacement. Je n'avais pas de douleur physique. J'ai commencé ma nouvelle activité professionnelle en attendant l'intervention chirurgicale programmée à l'institut Paoli Calmettes à Marseille pour réaliser la colectomie de l'adénocarcinome, trois semaines après le diagnostic, grâce à l'intervention de ma sœur médecin. Face à cette maladie, il est difficile de savoir à l'avance comment on peut réagir. Il se trouve qu'après quelques jours d'incompréhension et de découragement j'ai vécu les épisodes de cette maladie avec une certaine sérénité. Je suis allé à l'opération avec une totale confiance. J'ai repris mon activité professionnelle six semaines après l'opération et lors des cures de chimiothérapie effectuées en ambulatoire pendant 46 heures j'oubliais souvent que je portais l'appareil qui diffusait le médicament dans mon organisme. Parfois, quand on me demandait de mes nouvelles d'une façon appuyée, je me rappelais soudain que j'étais en traitement. Je crois que cette sorte de détachement est dû au fait, qu'après le traumatisme de l'annonce, j'ai accepté l'idée que je pouvais mourir de cette maladie et surtout que j'étais prêt pour cette fin, ce qui fait que je n'ai jamais eu d'angoisse. Et puis pour moi la maladie était associée à des douleurs physiques. Or mon cancer, cette maladie sournoise et souterraine, ne m'a jamais fait souffrir, ni les effets secondaires de la chimiothérapie qui étaient supportables. Ainsi cette maladie dépourvue de souffrances physiques et morales, avait pour moi, dans la vie quotidienne, un caractère un peu irréel. Le soutien de mon épouse, de mes enfants, de ma famille, de mes amis, ma foi en Dieu ont aussi contribué à mon sentiment de paix intérieure. En outre, après mon opération, mon oncologue m'a proposé d'être membre du Comité de patients de l'institut Paoli Calmettes qui venait d'être créé en 2002 et qui a pour objectif notamment l'amélioration de l'accueil, de l'écoute et de la prise en charge des patients. Il est consulté sur tous les projets concernant les patients. Je me suis investi dans cette structure interne à l'établissement en travaillant, par exemple, sur le dispositif de l'annonce de la maladie et sur le dossier médical personnel (DMP). Ainsi, j'ai en quelque sorte sublimé la maladie pour qu'elle serve à une activité positive dans l'intérêt des patients, ce qui a donné un sens à cette affection. Cependant, alors que je ne me souciais plus de ma santé, la maladie m'a rappelé à l'ordre. Trois ans après le premier diagnostic un examen a révélé une métastase hépatique. Totalement surpris par cette annonce effectuée par un radiologue de ville, j'ai rapidement repris espoir car la tumeur au foie était homogène et peu développée. À nouveau, j'ai vécu sans angoisse les épisodes d'opération chirurgicale et de chimiothérapie. J'ai réalisé que la maladie ne me lâcherait pas de sitôt, que je ne l'avais pas prise assez au sérieux et j'ai mesuré la valeur du temps présent. Mon oncologue m'a proposé un essai clinique randomisé de phase III pour évaluer l'efficacité et la tolérance de l'association de deux médicaments. Je n'ai pas accepté de participer à cette étude après avoir pris l'avis négatif de mon médecin traitant. Quelques temps après j'ai été invité à participer au Comité des patients en recherche clinique de la Fédération nationale des centres de lutte contre les cancers, devenue UNICANCER, dont la mission est notamment de relire les protocoles d'étude clinique qui décrivent les conditions de réalisation et de déroulement de l'étude, proposer des améliorations et valider une phase de traitement et de surveillance. Récemment la direction de l'institut Paoli Calmettes m'a invité avec un autre patient du Comité à participer à la CRUQPC (Commission des relations avec les usagers et de la qualité de la prise en charge) aux côtés des deux usagers (qui ne sont pas des patients) désignés par des associations habilitées. Le cancer n'a pas eu de prise sur moi (sauf aux temps chocs de l'annonce) et, toujours sous surveillance, je vis la maladie un peu comme un « sachant » pour porter dans les trois organismes auxquels je participe la parole des patients, faire connaître leurs attentes, proposer des mesures pour améliorer leur information et leur qualité de vie. Les symptômes du cancer du côlon. Il n'existe pas de symptômes caractéristiques du cancer colorectal. En revanche, un certain nombre de signes doivent inciter à consulter: troubles du transit intestinal (constipation, diarrhée prolongée, augmentation du volume abdominal, besoin pressant et continuel d'aller à la selle, sensation d'évacuation incomplète, etc.); gênes abdominales (ballonnements, crampes, douleurs, etc.); sang dans les selles (généralement non visibles à l'œil nu); perte récente d'appétit; perte de poids inexpliquée; fatigue anormale. À noter: ces symptômes généraux étant fréquents dans nombre de maladies bénignes, le calme et la circonspection restent de mise. Seule une consultation médicale et des examens spécialisés permettront d’affirmer le diagnostic. Toutefois, il ne faut pas attendre la survenue d’un de ces symptômes pour bénéficier d’un diagnostic précoce: le dépistage organisé par la recherche de sang dans les selles avec le test immunologique, c’est quand tout va bien et tous les 2 ans, de 50 à 74 ans! Diagnostic du cancer du côlon. Le diagnostic du cancer colorectal se réalise en deux étapes: repérer la lésion (bilan diagnostique); préciser ses caractères locaux, régionaux ou à distance (bilan d'extension). Bilan diagnostique du cancer du côlon. Le bilan diagnostique s'articule autour d'un examen clinique et d'une exploration du côlon et du rectum, par coloscopie. Le premier permet de déterminer l'état général du patient et la seconde de repérer une éventuelle tumeur. La confirmation de la présence d'une tumeur cancéreuse se fait par le biais de prélèvements (biopsie) réalisés au cours de la coloscopie. À savoir: un toucher rectal permet également de repérer une tumeur si elle est située à moins de 8 cm de l'anus. La coloscopie. La coloscopie permet de visualiser les parois internes du côlon. Réalisée sous anesthésie générale légère, et après une préparation soigneuse du colon par un régime sans résidu et laxatifs, elle consiste à introduire dans le côlon un tube souple muni d'une caméra vidéo et d'une pince à prélèvements. En cas de découverte de lésion, cette technique permet d’en estimer la dangerosité et de réaliser un prélèvement pour analyse, voire une ablation totale. Bilan d’extension du cancer du côlon. Le bilan d'extension sert à évaluer la propagation du cancer aux organes proches et/ou lointains, afin de déterminer les possibilités chirurgicales et les traitements médicaux les plus adaptés. Les principaux examens réalisés sont: l' IRM ou le scanner pelvien, afin de déterminer le stade du cancer; l' examen anatomopathologique, afin de déterminer si les ganglions lymphatiques sont touchés et si le cancer a commencé à se propager; le scanner thoracique, à la recherche de métastases dans les poumons; l’ échographie hépatique ou le scanner abdominal, à la recherche de métastases dans le foie; Une échographie abdomino-pelvienne, une IRM du foie, voire un PET-scan sont parfois prescrits en complément d'exploration. Classification des tumeurs. L'extension de la maladie s'évalue en stades suivant la taille de la tumeur (de I à IV) ou en suivant la classification T.N.M. (taille et localisation de la tumeur – T1 à T4; ganglions atteints ou non – N0 à N3; présence ou non de métastases – M0 à M1). Traitements du cancer du côlon. Chaque traitement du cancer colorectal est unique. Il dépend du patient (état physique et psychique général, âge, etc.) et des caractéristiques de sa maladie (localisation, évolution, etc.). Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) permet au corps médical d'établir un programme personnalisé de soins (PPS). Ce document résume les différentes étapes du traitement spécifiquement préconisé pour le patient, qui peut à tout moment demander toutes les précisions nécessaires. Pour en savoir plus, consultez la brochure Traitement des cancers. Les méthodes. La prise en charge du cancer du côlon s'organise autour de deux approches complémentaires et souvent associées: la chirurgie et la chimiothérapie. L'essor des thérapies ciblées ouvre quant à lui le champ des possibilités, tandis que la radiothérapie est réservée à certains cas de cancer du rectum. La chirurgie contre le cancer du côlon. La chirurgie est le traitement de base du cancer colorectal. L'intervention (colectomie) consiste à retirer le segment du côlon comprenant la tumeur avant de suturer les deux extrémités restantes. Il existe deux techniques: la laparotomie: ouverture de la cavité abdominale pour retirer la tumeur et les zones voisines contenant des ganglions lymphatiques. la cœlioscopie: introduction d'instruments et d'une mini-caméra par de petits orifices et extraction de la tumeur par ces incisions. Lorsque qu'elle est envisageable la cœlioscopie offre la même sécurité et améliore la qualité de vie des patients (moins de cicatrices et de complications post-opératoires). La colostomie. Il est parfois nécessaire de prévoir une dérivation et créer un anus artificiel après l'opération. Cette colostomie est généralement provisoire et la continuité du transit est rétablie après la cicatrisation (6 à 12 semaines). Dans certains cas (complication ou ablation du sphincter rectal), la colostomie peut être définitive. Le côlon est alors accolé à la peau de l'abdomen et relié à une poche qui recueille les selles. Quel que soit l'organe touché, la chimiothérapie consiste à administrer un ou plusieurs médicaments toxiques pour les cellules cancéreuses. On parle alors de monothérapie ou de polythérapie. Ces médicaments vont se diffuser dans l'ensemble de l'organisme et cibler toutes les tumeurs présentes, qu'elles aient été repérées ou non au cours des examens préalables. Dans le cas du cancer colorectal, la tumeur et l'ensemble des éléments retirés pendant l'opération (vaisseaux sanguins, ganglions) font l'objet d'un examen anatomopathologique. Cet examen, réalisé au microscope, permet d'évaluer l'étendue de la maladie et de décider si la chirurgie doit être complétée ou non par une chimiothérapie. Les produits habituellement employés (seuls ou en associations) sont le 5-fluoro-uracile (5-FU), l'oxaliplatine (Eloxatine®) et l'irinotécan (Campto®). L'objectif de ces médicaments anticancéreux est de réduire le risque de récidive. Les protocoles de chimiothérapie sont établis pour chaque type de situation. Les médecins obéissent à ces différents référentiels. Les thérapies ciblées contre le cancer du côlon. Une nouvelle génération de traitements est en plein essor: les thérapies ciblées. Il s'agit de molécules s'attaquant plus spécifiquement aux cellules cancéreuses. Principal intérêt: une action ciblée pour des effets secondaires réduits. Les thérapies ciblées efficaces dans le cancer du côlon sont particulièrement nombreuses. Elles agissent: sur l'angiogenèse, en bloquant la croissance des vaisseaux sanguins nécessaires au développement de la tumeur, entraînant ainsi la mort de cette dernière; sur les facteurs de croissance, en inhibant la division des cellules et donc le développement de la tumeur. En pratique, les thérapies ciblées sont utilisées en association avec de la chimiothérapie pour les cancers colorectaux avancés. Trois médicaments sont utilisés: le bevacizumab (Avastin®), le cetuximab (Erbitux®) et le panitumumab (Vectibix®). La prescription est précédée d'une immunohistochimie sur les cellules tumorales à la recherche d'altérations génétiques qui, selon leur présence, peuvent provoquer une résistance au traitement; ces tests ont une valeur prédictive et pronostique et sont une étape majeure dans le domaine de la médecine individualisée. La radiothérapie contre le cancer du côlon. Traitement local, la radiothérapie vise à compléter la chirurgie en réduisant la taille de la tumeur avant l'opération ou en détruisant d'éventuelles cellules cancéreuses encore présentes dans les tissus, après l'intervention. Elle n'est généralement pas indiquée dans le cancer du côlon et d'emploi limité dans le cancer du rectum. Effets indésirables des traitements contre le cancer du côlon. Les traitements provoquent souvent des effets indésirables plus ou moins intenses. Ceux-ci varient considérablement d'un patient et d'un traitement à un autre et il n'existe pas de moyen de prédire "qui" tolérera mieux "quoi". En revanche, les professionnels de santé sont là pour expliquer tout ce qui peut se passer et comment y remédier au mieux. Effets indésirables de la chirurgie. Les effets indésirables de la chirurgie sont rares. Le principal est la fistule anastomotique, un défaut de cicatrisation de la suture entre les deux parties restantes du côlon. Cette complication survient habituellement une semaine après l’opération et se manifeste par de la fièvre avec des douleurs abdominales et un arrêt du transit digestif. Effets indésirables rares: les complications hémorragiques intra abdominales et les abcès de paroi. Des troubles de l'érection peuvent également se rencontrer, en particulier si l'opération a porté sur le rectum. A près l’opération, des troubles du transit intestinal sont fréquents (diarrhée, constipation, augmentation du nombre de selles). Ces troubles sont variables selon les personnes et la portion du côlon qui a été enlevée, mais s'améliorent progressivement avec le temps et un régime alimentaire adapté. Effets indésirables des chimiothérapies. Problème majeur, les effets indésirables des chimiothérapies sont liés à l'absence de sélectivité des produits employés. Le traitement détruit les cellules cancéreuses, mais aussi certaines cellules à croissance rapide: cheveux, ongles, paroi du tube digestif et cellules sanguines. Fatigue, moins bonne résistance aux infections, perte d'appétit, modification du goût, nausées et vomissements, diarrhées, sensation d'engourdissement ou de fourmillement, réactions allergiques, troubles cutanés, lésions buccales et chute des cheveux sont, par conséquent, les manifestations indésirables les plus fréquentes. Les thérapies ciblées présentent des effets indésirables moins marqués, souvent d'ordre cutané ou allergique: hypertension, saignements ou encore maux de tête. Effets indésirables de la radiothérapie. Les effets indésirables de la radiothérapie sont le plus souvent: irritation de la vessie (cystite), inflammation du rectum ou de l’anus, crises hémorroïdaires, troubles intestinaux (diarrhées, crampes, selles fréquentes, etc.), troubles cutanés, perte d'appétit, fatigue. Après le traitement du cancer du côlon. Suivi médical du cancer du côlon. Une fois la phase de traitement terminée, débute une période de suivi aussi longue - cinq ans minimum - qu'indispensable. Cette phase permet notamment de surveiller: l'état de santé général; les effets secondaires à long terme ou tardifs; tout signe de récidive; l'absence de développement de nouveaux polypes ou d'un deuxième cancer. Dans ce cadre, des visites de contrôle sont programmées tous les 3 à 6 mois les deux premières années, puis annuellement les trois années suivantes. Les principaux examens réalisés sont un entretien médical pour évaluer l'état général de santé, des analyses sanguines à la recherche de marqueurs tumoraux et une échographie ou un scanner abdominal de contrôle pour surveiller d’éventuelles métastases hépatiques. Une coloscopie est également réalisée un an après la fin du traitement et renouvelée à intervalles réguliers. Cancer du côlon: la récidive. Le risque de récidive est très variable, mais étroitement lié au stade d'évolution du cancer au moment de son diagnostic. La récidive, si elle apparaît, se produit généralement dans les cinq années suivant le traitement. Le suivi médical permet de la prendre en charge rapidement et de proposer un nouveau programme personnalisé de soin. Vivre avec une colostomie. Les systèmes de colostomie récents et des consultations de stomathérapie permettent au patient de gérer sa colostomie et mener une vie la plus "normale" possible. Aucune activité n'est proscrite, même les plus sportives. Seuls sont déconseillés les aliments susceptibles de fermenter et les boissons gazeuses. La recherche contre le cancer du côlon. Pour le cancer colorectal comme pour les autres cancers, la recherche s'intéresse non seulement à mieux soigner, mais également à mieux comprendre et détecter. Des progrès majeurs ont été réalisés ces dernières années tant au niveau du dépistage que des traitements, mais de nombreuses voies prometteuses sont encore en phase d'exploration. Connaître l'ennemi. La génétique et ses avancées permettent de découvrir chaque année de nouveaux gènes et de nouvelles protéines impliqués dans le cancer du côlon, de façon à mieux traiter - voire prévenir - la maladie. Diagnostiquer le cancer du côlon vite et bien. Dans tous les cancers, un diagnostic et une prise en charge précoces sont synonymes de meilleure chance de survie et de traitements moins lourds. Un pan entier de la recherche s'intéresse au dépistage, avec le développement d'un test de détection immunologique beaucoup plus sensible. La détection des polypes précancéreux devient ainsi de plus en plus aisée, assurant une meilleure prévention de l'apparition des cancers colorectaux. Optimiser les traitements contre le cancer. Malgré les constantes évolutions, le potentiel de progression des traitements reste important. De nouveaux espoirs sont ainsi permis avec le développement permanant de nouveaux médicaments, actuellement en cours d'essais sur des cultures cellulaires, des modèles animaux ou chez des patients en échec thérapeutique. Les thérapies ciblées sont également en plein essor et proposent diverses directions: bloquer la croissance des cellules cancéreuses, asphyxier la tumeur en réduisant son apport sanguin, faire réagir les réactions immunitaires de l'organisme contre les cellules cancéreuses, etc. Certaines de ces approches fonctionnent déjà dans le cancer colorectal, et devraient déboucher sur des thérapies encore plus efficaces. Demain la recherche contre le cancer. 5 pistes prometteuses dans un futur proche: 1. Prévenir l'apparition des cancers 2. Éliminer les tumeurs en bloquant leur vascularisation (et donc leur alimentation en sang): l' anti-angiogenèse. 3. Renforcer les défenses immunitaires de l'organisme: l' immunothérapie (vaccination thérapeutique). 4. Court-circuiter les "signaux" émis par la cellule cancéreuse: l'inhibition de la transduction du signal. 5. Accentuer les erreurs de réparation de l'ADN dans la cellule cancéreuse, pour provoquer sa mort: la potentialisation de l'action cytotoxique. Les essais cliniques. Les essais cliniques sont un moyen concret d'accéder aux avancées de la recherche. La liste des essais thérapeutiques est mise à jour régulièrement sur le site de l'Institut national du cancer (INCa) et tout patient peut demander à en intégrer un, sous réserve d'éligibilité. Les essais cliniques sont proposés aux personnes ayant déjà étaient traitées par les méthodes plus traditionnelles. Votre hôpital ne propose pas d' essai clinique pour le cancer du côlon? Votre équipe soignante peut vous adresser à un autre établissement afin d'intégrer un protocole spécifique, tout en continuant à vous suivre. "La Ligue en actions": La Ligue contre le cancer et la recherche contre le cancer colorectal. Le projet portant sur la génomique du cancer du côlon, débuté au sein de l'unité de génomique fonctionnelle de l'institut Gustave Roussy (IGR), se poursuit en collaboration avec la Ligue nationale contre le cancer. De nombreux échantillons ont été analysés à partir d'une banque de plus de 400 prélèvements tumoraux congelés au cours des 10 dernières années. Le but de ce projet est d'identifier des marqueurs moléculaires permettant de prédire la rechute des cancers du côlon de stades II et III après chirurgie, et ainsi de mieux identifier les patients à qui il faut proposer une chimiothérapie complémentaire. Ce projet initié par le Dr Valérie Boige (IGR) a permis de réunir un grand nombre de tumeurs dans le cadre d'un consortium associant l'IGR, l'hôpital européen Georges Pompidou, le registre des cancers de la Côte d'Or, et le centre Antoine Lacassagne à Nice. La valeur pronostique de plusieurs marqueurs identifiés grâce à cette analyse est en cours d'évaluation. Accompagnement face au cancer du côlon. La Ligue contre le cancer met en place de nombreux services et aides pour vous accompagner face au cancer. Voir les aides proposées.

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Abcès: remèdes naturels. Abcès: Amas de pus pouvant être localisé n’importe où dans ou sur le corps, généralement symptomatique de la nécrose d’un tissu. Symptômes: l’abcès se manifeste en général par un gonflement, une rougeur et des douleurs sourdes. Exemples: furoncles, clous, anthrax, abcès dentaires, panaris, etc. Comme soigner les abcès par des remèdes de grand-mère? Cas particuliers: Les abcès dits "chauds" se forment suite à une inflammation d’origine bactérienne ou fongique, et sont accompagnés de douleurs, de gonflements, de rougeurs de la peau, et éventuellement de fièvre; les causes en sont généralement purement locales. Les abcès "froids" ne s’accompagnent généralement pas d’inflammation, la douleur et la fièvre sont absentes. Les abcès de la bouche sont presque toujours causés par un problème de dents (dent de sagesse, carie. ); ils peuvent être proches ou non de la dent malade, ou siéger dans un ganglion de la mâchoire inférieure; ils peuvent apparaître même quand la dent n’est elle-même pas douloureuse. Traitements et soins naturels. Remèdes de grand-mère: cataplasme de pétales de lys blanc mariné 2 à 4 semaines dans de l’alcool à 90 °; garder 15 minutes, renouveler l’opération jusqu’à percement de l’abcès; cataplasme tiède d’oignons cuits, plusieurs fois par jour, pour faire mûrir l’abcès; le poireau a le même usage, mais est un peu moins efficace; cataplasme tiède de feuilles de chou cru écrasées; un cataplasme de foie de veau cru fait mûrir et crever l’abcès; pour un abcès dans la bouche, stériliser un clou rouillé, et l’appliquer contre l’abcès, qui crèvera rapidement. Remèdes amérindiens: cataplasme tiède de rhizome de Sceau de Salomon, cuit dans un corps gras et écrasé. Médecine traditionnelle chinoise: Bardane (graines)

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Santé Nutrition. Que ton aliment soit ton médicament. Ce que les anomalies des ongles disent au sujet de votre santé. 27 juillet 2015. Saviez-vous que vos ongles peuvent fournir des indices sur votre état de santé général? Des ongles normaux, en bonne santé devraient avoir un aspect lisse et une coloration uniforme, mais en prenant de l’âge, vous pouvez développer des stries verticales, ou bien vos ongles peuvent devenir un peu plus fragiles. C’est sans danger et rien qui doive vous inquiéter. Si vous remarquez des taches dues à des blessures sur vos ongles, cela devrait s’en aller avec la croissance de l’ongle et ne devrait pas être très important. Les anomalies qui se produisent sur les ongles peuvent également justifier un examen plus approfondi. Ces bizarreries telles que les taches, la décoloration et la séparation de l’ongle peuvent être le signe révélateur de verrues virales, d’infections et de certains médicaments, tels que ceux utilisés pour la chimiothérapie. Les ongles blancs. Si vos ongles sont blancs pour la plupart et plus sombres sur les bords, cela peut indiquer des problèmes de foie, comme l’hépatite. Dans l’image ci-dessous, vous pouvez voir que les doigts sont également jaunâtres ce qui est un signe de jaunisse, qui est une autre affection du foie. Des ongles très pâles peuvent parfois être un signe de problèmes du foie. Mais des ongles très pâles peuvent parfois être aussi le signe de très sérieux problèmes de santé, tels que: Anémie Insuffisance cardiaque congestive Maladie du foie Malnutrition. Taches blanches. Si des petits points blancs ou taches blanches apparaissent sur la surface de l’ongle et ne partent pas lorsque vous essayez de les polir pour les faire disparaître, c’est généralement dû à quelque type de traumatisme, même aussi simple qu’un doigt que vous avez cogné ou un soin des cuticules trop agressif. Dans ce cas, laissez-leur juste le temps de disparaître lorsque l’ongle pousse, mais s’ils restent, voyez votre dermatologue, car cela pourrait être le signe d’autres problèmes de santé comme la leukonychie. Leukonychie. Communément appelé ongles blancs ou taches de lait, la leukonychie est plus souvent située sur les ongles des mains que sur les ongles des pieds et se situent souvent au milieu de l’ongle. La surface de l’ongle normal devrait être rose, indiquant une bonne circulation sanguine en-dessous de la surface de l’ongle. Ces taches blanches sont généralement tout-à-fait bénignes, quoique, dans certaines autres situations elles pourraient signaler une maladie sous-jacente. Il peut s’agir d’une infection bactérienne ou fongique ou encore, un effet secondaire inhabituel de la chimiothérapie systémique. Cela peut se trouver également chez des personnes qui ont un empoisonnement à l’arsenic, une insuffisance rénale ou une maladie respiratoire. Le contact avec le froid extrême pourrait éventuellement aboutir à la progression de la leukonychie mais ces taches disparaîtront lentement au fil du temps. Syndrome des ongles jaunes. Avec le syndrome des ongles jaunes, les ongles épaississent et la nouvelle croissance ralentit. Cela se traduit par une décoloration jaunâtre des ongles. Une des causes les plus courantes des ongles jaunes est une infection fongique. Au fur et à mesure que l’infection s’aggrave, le dessous de l’ongle peut se rétracter, et les ongles épaissir, s’effriter, ne pas former la cuticule et l’ongle peut se détacher par endroits. Le syndrome des ongles jaunes est souvent un signe de la maladie respiratoire, comme la bronchite chronique. Il peut également être lié à un gonflement des mains (lymphoedème). Dans de rares cas, les ongles jaunes peuvent indiquer un état plus grave comme une affection sérieuse de la thyroïde, une maladie pulmonaire, le diabète ou le psoriasis. Ongles bleuâtres. Le terme médical d’ongles bleus est une cyanose qui peut être le signe de divers troubles et devrait être examinée. Alors que les températures très froides peuvent ralentir temporairement le flux sanguin dans la peau causant une couleur bleuâtre, cette couleur devrait disparaître dès que vous vous réchauffez. Dans la maladie de Raynaud, les doigts et les orteils blanchissent, puis deviennent bleus et peuvent s’engourdir ou être douloureux lorsqu’ils sont exposés au froid. Le problème est simplement une sensibilité excessive des nerfs qui contrôlent le flux sanguin dans les petites artères des doigts, des orteils, du nez et des lobes de l’oreille. Ongles verts. Les ongles verts sont le résultat d’une infection à pseudonomas, qui est habituellement causée par l’environnement. Cela signifie que ceux dont le système immunitaire est déjà faible sont très sensibles à ce type d’infection de l’ongle qui rend souvent l’ongle verdâtre. Ongles piquetés. Des petites dépressions ou piquetages dans les ongles sont fréquentes chez les personnes atteintes de psoriasis qui est une affection caractérisée par des plaques squameuses sur la peau. Cela peut également être lié à des troubles du tissu conjonctif, tels que le syndrome de Reiter, la pelade, maladie auto-immune qui provoque la perte des cheveux. Ongles ondulés. Si la surface de l’ongle est ondulée, un peu comme les ongles piquetés dont j’ai parlé juste au-dessus, cela peut être un signe précoce du psoriasis ou d’arthrite inflammatoire. La décoloration de l’ongle est également fréquente et la peau sous l’ongle peut avoir une couleur brun-rougeâtre. Ongles fendus. Les ongles fendus ou craquelés sont des troubles communs de l’ongle liés à la maladie. Les ongles secs et cassants qui sont craquelés ou cassés ont fréquemment été associés à la maladie de la thyroïde. L’ongle craquelé associé à une couleur jaunâtre est probablement dû à une infection fongique. Les faibles niveaux de vitamine C, acide folique, et certaines protéines dans le régime alimentaire sont également connus pour provoquer des ongles qui se fendent. Ongles à nervures. Les nervures peuvent être horizontales ou verticales. Des nervures verticales peuvent signifier des problèmes de nutrition, de la déshydratation ou des problèmes d’assimilation des nutriments. Des nervures horizontales dans l’ongle sont souvent associées au diabète, les maladies du foie ou d’autres maladies chroniques. Les deux types de nervures peuvent aussi être causés par des lésions des ongles. Lignes sombres sous l’ongle. Si vous avez la peau foncée, il est assez fréquent d’avoir des stries du pigment de la mélanine à la base de vos ongles. Cependant, vous devriez toujours faire vérifier cette information par votre médecin, car cela peut parfois indiquer une forme de cancer de la peau appelé mélanome subungual, le plus dangereux des types de cancer de la peau. Généralement, cela n’affecte qu’un seul ongle, et fait changer l’aspect de la ligne, qui devient plus large ou plus foncée avec le temps. La pigmentation peut également affecter la peau autour de l’ongle. Petites stries brunes. Ce sont des lignes sombres et minces sous l’ongle qui pourraient être de minuscules vaisseaux qui saignent sous l’ongle. Elles sont connues comme des « hémorragies filiformes » et ne sont pas inquiétantes si elles sont dues à une blessure de l’ongle. Toutefois, si quelques ongles sont touchés, cela peut être un signe que l’une des valves cardiaques est infectée, affection nommée « endocardite ». Ces hémorragies filiformes peuvent également être associées à plusieurs autres conditions, comme la sclérodermie, le lupus, le psoriasis et la polyarthrite rhumatoïde. Perles ou formations de crêtes verticales. Cela ressemble à des crêtes verticales ou bourrelets, ressemblant à des gouttes de cire d’une bougie. Les perles semblent couler le long de l’ongle comme de la cire et cela est associé à des problèmes endocriniens ou hormonaux, comme le diabète sucré, les troubles de la thyroïde, la maladie d’Addison, une carence en vitamine B, les changements hormonaux ou le stress. Cependant, tout comme avec notre peau, ces « rides de l’ongle » sont généralement causées par le vieillissement. Elles vont de la base de l’ongle jusqu’à la pointe et généralement commencent sur un ou deux ongles. Au fil du temps, les arêtes peuvent apparaître sur tous les ongles. En les limant et les polissant doucement, cela peut aider à les lisser. Ongles bombés. Les ongles bombés peuvent être héréditaires et peuvent être inoffensifs. Toutefois, s’ils se développent tout d’un coup, ils peuvent être le signe d’une condition médicale sous-jacente, et en raison de faibles niveaux d’oxygène dans le sang, entraînant diverses maladies telles que la maladie pulmonaire ou cardiaque. Avec les ongles bombés, l’angle naturel a disparu et les ongles sont au même niveau que le dessus des doigts. Cela peut être le syndrome de Hamman-Rich, une pneumopathie interstitielle aiguë, (une forme de pneumonie) caractérisée par une inflammation du poumon. Avec les maladies interstitielles pulmonaires avancées, l’hippocratisme digital et des signes d’insuffisance cardiaque peuvent apparaître. C’est également associé à la maladie de l’intestin irritable, les maladies cardio-vasculaires les maladies du foie et le SIDA. Les ongles de Terry. Ceci a été nommé d’après le Dr Richard Terry et apparaît lorsque les ongles des mains ou les orteils apparaissent blancs avec un aspect caractéristique de « verre dépoli », sans lunule – cette zone blanche de l’ongle en forme de croissant. Avec cette condition, la plupart des ongles sont blancs, excepté pour une bande rose étroite à la pointe. Elle est décrite comme un arc brun au voisinage des extrémités des ongles. Les ongles de Terry peuvent parfois être attribués au vieillissement. Dans d’autres cas, ils peuvent être le signe d’une maladie sous-jacente grave. Cette condition peut être due à une diminution de la vascularisation et une augmentation du tissu conjonctif à l’intérieur de l’ongle, et se produit souvent dans le cadre de l’insuffisance hépatique, la cirrhose, l’insuffisance rénale, le diabète sucré, l’insuffisance cardiaque congestive, l’hyperthyroïdie, et / ou à la malnutrition. Onychorrhexie. Il s’agit de la présence de stries ou nervures longitudinales sur l’ongle et cela peut être simplement le signe d’un âge avancé, mais peut également être associé à des conditions telles que la polyarthrite rhumatoïde, la maladie vasculaire périphérique, le lichen plan, et la maladie de Darier (larges stries blanches et rouges de l’ongle). Une arête ou rainure verticale centrale (comme sur la photo) peut être due à des kystes myxoïdes qui apparaissent près de la base de l’ongle, qui sont associés à l’arthrose. L’onychorrhexie affecte principalement les personnes qui souffrent de troubles. La malnutrition ou une mauvaise nutrition peuvent affecter la santé et la croissance des ongles et les rendre cassants, tout traumatisme ou une blessure sur les ongles peuvent également entraîner l’onychorrhexie. Des blessures répétées à l’ongle conduisent souvent à cette affection. Ceux qui travaillent pendant de longues heures avec de l’eau et du savon sont également à risque, comme le sont ceux qui utilisent trop de vernis à ongles, et ceux qui sont soumis à une exposition prolongée au froid. L’hypothyroïdie est une maladie glandulaire qui résulte d’un déficit de la production de l’hormone thyroïdienne. La production de la thyroïde réduite est due à une glande thyroïde hypoactive. C’est l’une des principales causes de l’onychorrhexie. La boulimie est une condition qui affecte des femmes jeunes qui deviennent dépressives après avoir mangé en excès et se sentent coupables de ne pas contrôler leur alimentation ni leur poids. L’anorexie mentale est une autre maladie psychologique dans laquelle la victime est obsédée par son poids et a l’illusion d’être trop grosse même si elle est plutôt maigre. Le diagnostic de l’onychorrhexie n’est pas compliqué, car la maladie a été détectée principalement par l’observation physique des ongles. Des tests sanguins et des examens de niveau de la thyroïde peuvent être recommandés si le médecin soupçonne une maladie sous-jacente comme l’hypothyroïdie. Le traitement médical de l’onychorrhexie dépend généralement de l’affection sous-jacente. Le traitement est censé varier en fonction de la nature de la maladie qui sous-tend l’onychorrhexie. Une fois que les causes ont été traitées, les symptômes de l’onychorrhexie disparaîtront également bientôt. Le traitement de l’onychorrhexie à la maison implique des médicaments comme des crèmes pour les mains. Une crème ou une lotion composée d’huiles végétales naturelles va garder la main hydratée et aider à guérir la maladie. L’application régulière de produits hydratants sur la peau et les ongles évitera le retour de ces symptômes. Lignes de Beau. Les lignes de Beau sont des indentations qui traversent les ongles et peuvent apparaître au début dans la zone sous la cuticule et ce phénomène a été initialement décrit en 1846 par le médecin français Joseph Honoré Simon Beau. Les lignes sont causées par des maladies qui affectent l’ensemble du corps, y compris la malnutrition, la crise cardiaque, les maladies du foie, des infections graves comme les oreillons, la rougeole, la scarlatine, la pneumonie et les troubles métaboliques comme un diabète mal contrôlé. Cependant, les lignes de Beau peuvent résulter de tout processus de maladie qui est assez sévère pour affecter la croissance de l’ongle. La malnutrition et les médicaments de la chimiothérapie pour le cancer peuvent également causer les lignes de Beau, tout comme une carence en zinc. Un traumatisme ou une blessure peut aussi être une cause de lignes de Beau ou de nervures de l’ongle. Le début de la maladie peut être estimé en mesurant la distance de la ligne de Beau à la base de l’ongle. Ongles en forme de cuillère. Les ongles en forme de cuillère (de koïlonychie) sont des ongles mous qui semblent creusés. La dépression est généralement assez grande pour contenir une goutte de liquide. Souvent, les ongles en cuillère sont un signe de l’anémie ferriprive ou une maladie du foie appelée hémochromatose, dans laquelle votre corps absorbe trop de fer par la nourriture que vous ingérez. Les ongles en cuillère peuvent également être associés à la maladie du cœur et à l’hypothyroïdie. Onycholysis. Les ongles deviennent lâches et peuvent se détacher du lit de l’ongle. La partie séparée de l’ongle devient opaque avec une teinte blanche, jaune ou verte. Parfois, les ongles détachés sont associés à une blessure ou une infection, mais dans d’autres cas, la séparation de l’ongle est une réaction à un médicament ou un produit de consommation comme les durcisseurs d’ongles ou des adhésifs. La maladie de la thyroïde et le psoriasis peuvent également provoquer la séparation de l’ongle. Perionyxis. La paronychie est le nom de l’inflammation qui provoque au repli de l’ongle une inflammation douloureuse, rouge et enflée, ainsi que la peau et les tissus mous qui entourent l’ongle. La Perionyxis peut être aiguë, et se développer en quelques heures, ou chronique, et durer plus de six semaines, et est le plus souvent causée par une infection, une blessure ou une irritation. Parfois, il y a une affection de la peau sous-jacente telle que l’eczéma ou le psoriasis ou une autre maladie telle que le diabète ou le VIH, et est environ trois fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes. Se ronger les ongles. Se ronger les ongles peut n’être rien de plus qu’une vieille habitude, mais dans certains cas, c’est un signe d’anxiété persistante qui pourrait bénéficier d’un traitement. Le fait de se ronger les ongles a été lié également à un trouble obsessionnel compulsif, et l’habitude est souvent un moyen de soulager l’anxiété ou de maintenir au moins une partie du corps occupée pendant que l’esprit se trouve désoeuvré. La frustration et la solitude sont des déclencheurs émotionnels supplémentaires qui peuvent conduire à se ronger les ongles. Alors que certaines recherches suggèrent que les gènes peuvent jouer un rôle, si vous ne pouvez pas arrêter, cela vaut la peine d’en discuter avec votre thérapeute.

Classement des différentes maladies par type ou par famille. Les maladies, leurs symptômes et leurs causes, sont très divers. Il existe de nombreuses façons de classer et répertorier les maladies. On peut les regrouper en fonction de leurs symptômes, ou de la partie du corps qu’elles affectent. On peut aussi les classer selon leurs causes, qui sont multiples. Cependant, il y a deux causes principales qui déclenchent la maladie: La première est physique, l’alimentation et la détoxication, la deuxième est psychique, stress et angoisses. Une grande partie des maladies sont dues au psychique, on dit alors que 80 % des maladies sont psychosomatiques, pourquoi? C’est en effet une question que beaucoup se posent, mais ce n’est pas le but de cet article, nous traitons ce sujet dans cet article. Regardons ensemble les différents types de maladies existantes. Les maladies génétiques. Les maladies génétiques ou maladies héréditaires, sont dues à des anomalies dans le matériel génétique (chromosomes) du malade. Si le gène est altéré, il entraîne un dysfonctionnement de la cellule avec l’expression d’une maladie. C’est par exemple le cas de la mucoviscidose, de l’hémophilie ou de la myopathie. Les maladies chromosomiques. Les maladies chromosomiques sont marquées par l’absence d’un morceau de chromosome ou d’un chromosome entier, ou au contraire par la présence d’un chromosome supplémentaire. La trisomie 21, par exemple, est due à la présence dans les cellules de 3 chromosomes 21 au lieu de 2. Les maladies microbiennes et virales. Les maladies microbiennes sont provoquées par des microbes ou virus, c’est le cas pour la grippe, rhumes, hépatites et de la plupart des maladies infantiles ou des bactéries dans le cas de la tuberculose, le tétanos, la scarlatine, la légionellose… Les maladies parasitaires. Les maladies parasitaires sont provoquées par des parasites, soit des parasites constitués d’une seule cellule ( protistes ) comme ceux qui provoquent le paludisme ou la maladie du sommeil, ou bien des vers comme le ténia ou la douve du foie. Les maladies multifactorielles. Les maladies multifactorielles sont les maladies qui multiplient les causes. Elles apparaissent suivant plusieurs facteurs, comme par exemple des prédispositions génétiques, l’exposition à des produits toxiques, mauvaise hygiène de vie…Les cancers et certaines maladies cardiovasculaires sont des maladies multifactorielles. Les maladies dues aux carences. La malnutrition provoque un manque de certains nutriments essentiels indispensables au bon fonctionnement de l’organisme. Les carences alimentaires provoquent des maladies plus ou moins graves. Le béribéri et le rachitisme, sont dus à des carences en vitamines. Les maladies psychosomatiques. Les maladies psychosomatiques sont des maladies d’origine psychologique, qui déclenchent des symptômes physiques. Le stress et l’angoisse, peuvent par exemple, provoquer de l’eczéma ou un psoriasis. Les maladies psychiques. Comme les maladies psychosomatiques, elles sont d’origine psychologique. Mais à la différence de ces dernières, c’est qu’elles ne provoquent pas de troubles physiques, mais des troubles du comportement. Elles sont souvent dues à une mauvaise image de soi et à de mauvaises relations avec le monde extérieur, famille, sociabilité… L’anorexie et la boulimie, sont pour exemple, des maladies psychiques. Dans le mot « maladie » il y a le mot « mal ». Pour comprendre la maladie il faut donc remonter jusqu’à la maladie, écouter ce que le « mal-a-dit », c’est donc remonter jusqu’au mal, lui-même, dont la maladie est l’inévitable et logique conséquence. Ecouter ce que « le mal à nous dire » dans cette quête du sens et donc de la cause, et revenir à la racine du mal. La reproduction totale ou partielle de l'article est strictement interdite sans accord préalable de l'auteur.