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Truvada. Sommaire. Truvada est le nom d’une co-formulation de deux médicaments anti-VIH à dose fixe: il s’agit d’une seule pilule qui renferme à la fois du ténofovir et du FTC. Truvada est utilisé en association avec d’autres médicaments pour le traitement des personnes vivant avec le VIH. Certains docteurs peuvent aussi prescrire Truvada à des personnes séronégatives dans le cadre d’un ensemble d’outils de prévention afin de réduire le risque de transmission du VIH. Les effets secondaires courants de Truvada peuvent comprendre étourdissements, maux de tête, nausées et vomissements. Truvada se prend une seule fois par jour avec ou sans aliments. Qu’est-ce que Truvada? Truvada est le nom d’une co-formulation de deux médicaments anti-VIH à dose fixe: il s’agit d’une seule pilule renfermant à la fois du ténofovir (Viread) et du FTC (emtricitabine, Emtriva). On peut prendre Truvada une seule fois par jour avec ou sans aliments. Comment Truvada agit-il? Lorsque le VIH infecte une cellule, il prend le contrôle de cette dernière. Le VIH oblige ensuite la cellule à fabriquer de nombreuses copies du virus. Pour fabriquer ces copies, la cellule utilise des protéines appelées enzymes. Lorsque l’activité de ces enzymes est réduite, la réplication du VIH ralentit. Truvada renferme les deux médicaments suivants: ténofovir – ce médicament appartient à une classe de médicaments appelés analogues nucléo tidiques; FTC – ce médicament appartient à une classe de médicaments appelés analogues nucléosidiques. Les deux médicaments présents dans Truvada interfèrent avec une enzyme appelée transcriptase inverse qui est utilisée par les cellules infectées par le VIH pour faire de nouvelles copies du virus. Puisque Truvada inhibe ou réduit l’activité de cette enzyme, le médicament incite les cellules infectées par le VIH à ralentir ou à cesser la production de nouveaux virus. Lorsque Truvada est pris dans le cadre d’un éventail d’outils de prévention du VIH (dépistage fréquent du VIH et d’autres infections transmissibles sexuellement, counseling en relations sexuelles plus sécuritaires, utilisation de condoms), il peut réduire considérablement le risque de transmission du VIH chez certaines personnes. Pour en savoir plus, consultez le feuillet d’information de CATIE sur la prophylaxie pré-exposition (PrEP). Comment les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles Truvada? Truvada est utilisé en association avec d’autres médicaments anti-VIH tels que les analogues non nucléosidiques (INNTI) ou les inhibiteurs de la protéase. Les associations de ce genre s’appellent une thérapie antirétrovirale ou TAR. Pour en savoir plus sur la thérapie antirétrovirale, consultez la publication de CATIE intitulée Votre guide sur le traitement du VIH. Pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH (PVVIH), le recours à une multithérapie antirétrovirale a provoqué une augmentation de leur compte de cellules CD4+ et une réduction de la quantité de VIH dans leur sang (charge virale). Ces effets bénéfiques contribuent à réduire le risque de contracter une infection potentiellement mortelle. Ni Truvada ni aucun autre médicament anti-VIH ne permet de guérir le VIH/sida. Il est donc important de faire ce qui suit: consulter régulièrement son médecin pour assurer le suivi de son état de santé; continuer d'avoir des relations sexuelles plus sécuritaires et de prendre d’autres précautions pour éviter de passer le VIH à d’autres personnes, ainsi que pour se protéger contre l’infection par d’autres souches du VIH et d’autres microbes. Comment les personnes séronégatives utilisent-elles Truvada à titre de PrEP? Les personnes séronégatives peuvent prendre un seul comprimé de Truvada par jour afin de réduire le risque de transmission sexuelle du VIH. Les personnes qui prennent Truvada dans le cadre d’un ensemble d’outils de prévention du VIH devraient passer des tests de dépistage du VIH et d’autres infections transmissibles sexuellement tous les trois mois et recevoir un counseling sur les relations sexuelles plus sécuritaires et l’observance thérapeutique si nécessaire. Les professionnels de la santé qui s’intéressent à prescrire Truvada à titre de PrEP peuvent consulter le document intitulé PrEP for the prevention of HIV infection in the United States: A clinical practice guideline des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis. Mises en garde. 1. Acidose lactique. Il est possible d’observer un taux d’acide lactique supérieur à la normale dans le sang. Ce problème, désigné par le nom acidose lactique, se produit chez certaines personnes séropositives recevant le ténofovir, le FTC ou des médicaments anti-VIH apparentés. Les femmes qui font de l’embonpoint courent un risque accru d’acidose lactique. Parfois, le foie des personnes atteintes d’acidose lactique se met à gonfler à cause de l’accumulation de dépôts graisseux. Les signes et symptômes de l’acidose lactique peuvent comprendre les suivants: nausées; vomissements; douleurs abdominales; diarrhées; fatigue inattendue; douleurs musculaires inattendues; sensation de froid, surtout dans les bras et les jambes; étourdissements ou vertige. Si ces symptômes persistent, consultez sans tarder votre médecin. 2. Hépatite B. Truvada contient à la fois du ténofovir et du FTC. Chacun de ces médicaments est actif contre le virus de l’hépatite B (VHB). Les personnes atteintes d’hépatite B recevant Truvada et qui cessent l’usage de ce dernier risquent de voir leur infection au VHB s’aggraver. Les personnes co-infectées par le VIH et les virus responsables de l’hépatite qui suivent une multithérapie courent parfois un risque accru de dommages hépatiques. Il est donc important de passer régulièrement des tests sanguins afin que votre médecin puisse évaluer l’état de votre foie. Si vous êtes infecté par le VHB, discutez-en avec votre médecin avant de commencer à prendre Truvada. Si vous ignorez votre statut vis-à-vis du VHB, renseignez-vous sur le test de dépistage auprès de votre médecin. Si vous devez substituer plus tard un autre traitement à Truvada, rappelez à votre médecin que vous êtes porteur du VHB. Si les tests de laboratoire révèlent que vous n’avez pas le VBH, demandez à votre médecin de se procurer un vaccin pour vous protéger contre le VBH. 3. Pancréatite. On a signalé des cas de pancréatite (inflammation douloureuse du pancréas) chez certaines personnes recevant le ténofovir dans le cadre d’une multithérapie. Des taux anormalement élevés d’amylase (une enzyme produite par le pancréas) ont été détectés dans le sang de certaines personnes utilisant le ténofovir, ce qui pourrait dénoter une inflammation du pancréas. Les symptômes de la pancréatite comprennent les suivants: douleurs abdominales, surtout en position allongée; nausées; vomissements; sueurs inattendues; fièvre; anxiété. Si vous présentez un de ces symptômes, parlez-en tout de suite avec votre médecin. 4. Lésions rénales. Le ténofovir peut causer des lésions et des dysfonctionnements du rein. Si vous (ou un proche parent) souffrez de problèmes rénaux, parlez-en avec votre médecin. Pour en savoir plus sur le ténofovir et les reins, lisez la section sur les effets secondaires plus loin. Effets secondaires. 1. Général. Les effets secondaires courants qui se sont produits chez les utilisateurs de Truvada comprennent les suivants: étourdissements; maux de tête; nausées; vomissements; flatulence. Ces effets secondaires sont habituellement temporaires et de faible intensité. 2. Santé rénale. Truvada contient du ténofovir, un médicament appartenant à la classe des analogues nucléotidiques. Les médicaments de cette classe sont dégradés par les reins et sont donc associés à des dysfonctionnements rénaux. Des cas de dysfonctionnement rénal ont en effet été observés chez certaines personnes utilisant le ténofovir. Les personnes qui prennent ce médicament ont intérêt à passer régulièrement des tests de sang et d’urine afin que leurs médecins puissent évaluer l’état de santé de leurs reins. Les tests en question pourraient comprendre les suivants: taux de créatinine; DFGe (débit de filtration glomérulaire estimé); taux de calcium; taux de phosphore; taux de bicarbonate. Il existe plusieurs autres médicaments qui, comme le ténofovir, sont métabolisés par les reins et ont le potentiel de causer ou d’amplifier des lésions dans ces organes. Plusieurs de ces médicaments sont des antibiotiques appartenant aux catégories suivantes: bêta-lactamines – pénicilline, amoxicilline; quinolones – ciprofloxacine et composés apparentés; aminoglycosides – amikacine, gentamicine; macrolides – érythromycine; tétracyclines – minocycline; antituberculeux – rifampine, éthambutol; autres antibiotiques – co-trimoxazole (Septra/Bactrim), vancomycine (Vanocin). Il ne faut pas oublier qu’il existe d’autres médicaments qui ont le potentiel de causer un dysfonctionnement des reins. En voici quelques exemples; cette liste n’est pas exhaustive: agents antiviraux – acyclovir (Zovirax), valacyclovir (Valtrex), cidofovir (Vistide), foscarnet (Foscavir), indinavir (Crixivan); antifongiques – amphotéricine B (Fungizone), pentamidine intraveineuse; anticonvulsivants – phénytoïne, carbamazépine, acide valproïque; médicaments pour traiter la douleur et l’inflammation – acétaminophène (Tylenol), ibuprofène (Advil, Motrin), indométhacine (Indocid), naproxène (Naprosyn). 3. Santé osseuse. Truvada contient du ténofovir. Lors d’expériences sur des singes où l’on avait recours à des doses de ténofovir dix à 30 fois plus élevées que celle qui seraient administrées aux humains, les os des animaux se sont amincis sur une période d’un an. Avant de commencer à prendre le ténofovir, avisez votre médecin si vous avez des problèmes osseux ou bien si vous os sont plus minces que la normale (ostéopénie ou ostéoporose). Lors des essais cliniques sur les combinaisons comportant du ténofovir chez les personnes vivant avec le VIH, on a observé un amincissement des os de la colonne vertébrale et d’autres parties du corps. De façon générale, plus les os sont minces, plus ils sont fragiles et plus le risque de fracture augmente lors des accidents (chute) et des traumas. Les chercheurs ont de la difficulté à expliquer pourquoi les os de certaines personnes exposées au ténofovir deviennent plus minces. Selon une hypothèse, l’amincissement des os serait attribuable au dysfonctionnement rénal causé par le ténofovir. Les reins filtrent le sang: ils déposent des déchets dans l’urine et retransportent des nutriments vers le sang. Dans les cas de pertes osseuses induites par le ténofovir, il se peut que les reins affaiblis soient incapables de rapporter au sang des nutriments essentiels à la construction des os. Il est à noter que certaines personnes qui n’ont jamais utilisé de ténofovir ont également des os plus minces que la normale. Songez à faire évaluer votre densité osseuse avant de commencer à prendre le ténofovir ou toute autre thérapie anti-VIH. Si vos os sont minces, votre médecin pourrait recommander une augmentation de votre apport en calcium et en vitamine D3. 4. Grossesse. Le fabricant recommande que Truvada « ne soit utilisé par les femmes enceintes que lorsque les bienfaits potentiels l’emportent sur les risques potentiels. » 5. Changement de coloration. Dans des cas rares, les personnes exposées au FTC présentent une pigmentation plus foncée de la peau sur la plante des pieds et la paume des mains. L’origine de ce changement n’est pas claire, mais il s’agit d’un effet secondaire inoffensif. 6. Syndrome de lipodystrophie. Le terme syndrome de lipodystrophie du VIH désigne un éventail de symptômes qui risquent de se manifester au fil du temps chez les personnes en multithérapie antirétrovirale. Voici quelques caractéristiques du syndrome: perte de graisse sous la peau (graisse sous-cutanée) du visage, des bras et des jambes; veines saillantes dans les bras et/ou les jambes en raison de la perte de graisse sous-cutanée; dépôts de graisse à l’arrière du cou (« bosse de bison ») ou à la base du cou (« col de cheval »); augmentation du tour de taille ou de la bedaine; petits dépôts de graisse sur l'abdomen; augmentation du volume des seins (femmes). En plus de ces changements physiques, la lipodystrophie peut s'accompagner de changements métaboliques qui se révèlent dans les résultats d'une analyse sanguine. Parmi ces dernières, mentionnons: augmentation du taux de triglycérides (lipides); augmentation du taux de cholestérol LDL (le « mauvais »); augmentation du taux de sucre sanguin (glucose); augmentation du taux de l'hormone insuline; sensibilité réduite à l'insuline (insulinorésistance); baisse du taux de cholestérol HDL (le « bon »). La cause précise de la lipodystrophie n'est pas connue et le syndrome s'explique difficilement parce que ses manifestations varient beaucoup d'une personne à l'autre. Par exemple, certaines personnes perdent de la graisse, d'autres en prennent et d'autres encore connaissent des pertes et des gains de graisse. Ce qui ressort de plus en plus clairement est que les changements nuisibles qui se produisent au fil des ans dans les taux de glucose, de cholestérol et de triglycérides font augmenter le risque de diabète et de maladie cardiovasculaire. Toutefois, jusqu'à présent, les nombreux bienfaits de la multithérapie l'emportent sur le risque accru de maladie cardiovasculaire ou d'autres effets secondaires. Le maintien d'un poids santé, de bonnes habitudes alimentaires, l'arrêt du tabagisme et un programme d'exercices réguliers sont tous importants pour réduire le risque de diabète, de maladies du coeur et d'autres complications. Les consultations de suivi et les analyses sanguines régulières constituent également un élément crucial d'un bon suivi. Si cela s'avère nécessaire, votre médecin sera en mesure de prescrire un traitement visant à abaisser les taux de lipides. Les chercheurs poursuivent leur étude du syndrome de lipodystrophie afin d'aider les PVVIH à éviter ou à atténuer ce problème. Pour en savoir plus sur la prise en charge des divers aspects du syndrome de lipodystrophie, consultez Un guide pratique des effets secondaires des médicaments anti-VIH. Truvada n’est pas associé à la réduction de la masse grasse (fonte de graisse ou lipoatrophie). Interactions médicamenteuses. Consultez toujours votre médecin et pharmacien au sujet de la prise de tout autre médicament, qu’il soit livré sur ordonnance ou en vente libre, y compris les plantes médicinales, les suppléments et les drogues récréatives. Certains médicaments peuvent interagir avec le ténofovir ou le FTC. Cette interaction peut faire en sorte que le taux de ces médicaments augmente ou diminue dans votre corps. L’augmentation du taux de ces médicaments peut provoquer de nouveaux effets secondaires ou aggraver des effets secondaires existants. Par contre, si le taux de FTC ou de ténofovir diminue excessivement, le VIH peut acquérir une résistance et vos options de traitement futures risquent de s’en trouver limitées. Il peut également s’avérer nécessaire d’éviter les médicaments qui, même s’ils n’ont pas d’effet sur le taux des médicaments se trouvant dans Truvada, provoquent des effets secondaires semblables. Si vous devez prendre un médicament qui est susceptible d’interagir avec vos médicaments existants, votre médecin peut faire ce qui suit: ajuster les dosages de vos médicaments anti-VIH ou de vos autres médicaments; prescrire d’autres médicaments anti-VIH pour vous. Interactions médicamenteuses avec Truvada. Les médicaments suivants interagissent ou ont le potentiel d’interagir avec les médicaments se trouvant dans Truvada (ténofovir et FTC). Ces listes ne sont pas exhaustives.) Le fabricant recommande que les médicaments suivants soient utilisés avec prudence à cause du risque d’interactions médicamenteux graves: atazanavir (Reyataz); lopinavir/ritonavir (dans Kaletra); didanosine, ddI (Videx, Videx EC). Le fabricant de Truvada a formulé les recommandations suivantes en ce qui concerne l’utilisation de son produit: atazanavir – ce médicament peut faire augmenter le taux de ténofovir dans le sang. Un taux élevé de ténofovir peut provoquer de la toxicité. Les personnes recevant cette combinaison doivent être suivies de près afin qu’on puisse détecter toute toxicité éventuelle. De plus, le ténofovir fait diminuer le taux d’atazanavir dans le sang. Ainsi, les personnes recevant cette combinaison doivent prendre le médicament ritonavir (Norvir) afin de maintenir un taux d’atazanavir efficace. Ces trois médicaments sont à prendre avec des aliments, une fois par jour; lopinavir/ritonavir – ce médicament peut faire augmenter le taux de ténofovir dans le sang. Un taux élevé de ténofovir peut provoquer de la toxicité. Les personnes recevant cette combinaison doivent être suivies de près afin qu’on puisse détecter toute toxicité éventuelle. ddI – le ténofovir fait augmenter de 40 % à 60 % le taux de ddI dans le sang. Une augmentation de cette ampleur pourrait provoquer des signes et symptômes d’une toxicité liée au ddI, tels qu’une inflammation douloureuse du pancréas, un surplus d’acide lactique dans le sang et des lésions nerveuses dans les mains et les pieds (neuropathie périphérique). Si le ddI et le ténofovir doivent être utilisés en combinaison, il faut réduire la dose de ddI. Parlez avec votre spécialiste du VIH pour déterminer quelle dose de ddI vous convient. Résistance et résistance croisée. Au fur et à mesure que de nouvelles copies de VIH sont fabriquées dans le corps, le virus modifie sa structure. On appelle ces modifications des mutations; les mutations peuvent permettre au VIH de résister aux effets des médicaments anti-VIH, ce qui veut dire qu’ils cesseront d’agir pour vous. Le fait d’associer Truvada à au moins un autre médicament anti-VIH, tel un analogue non nucléosidique ou un inhibiteur de la protéase, permet de retarder le développement de la résistance. Pour réduire le risque de résistance médicamenteuse, vous devez prendre tous vos médicaments anti-VIH tous les jours en suivant les posologies à la lettre. Si vous manquez ou retardez des prises, ou si vous ne respectez pas les prescriptions de votre médecin, les taux de ténofovir et de FTC risquent de tomber trop bas. Si cela se produit, des virus résistants pourraient apparaître. Si vous oubliez des doses lorsque vous prenez Truvada à titre de PrEP, vous pourriez augmenter votre risque de contracter une souche du VIH qui est résistante aux médicaments présents dans Truvada. Si vous avez de la difficulté à prendre vos médicaments de façon régulière et en suivant les instructions, parlez-en à votre médecin ou infirmière. Ils peuvent vous aider. Lorsque le VIH devient résistant à un médicament d’une classe, il risque parfois de devenir résistant à tous les autres médicaments de cette classe. Il s’agit de la résistance croisée. N’hésitez pas à parler de vos options de traitement actuelles et futures avec votre médecin. Pour vous aider à déterminer quelles thérapies vous pourrez utiliser à l’avenir, votre médecin peut faire analyser un petit échantillon de votre sang dans le cadre de tests de résistance. Si le VIH finit par acquérir une résistance aux médicaments se trouvant dans Truvada, votre médecin pourra utiliser les tests de résistance pour vous aider à construire une autre combinaison de médicaments. Quelques points à noter: Truvada ne devrait pas être utilisé dans le cadre d’une triple association d’analogues nucléosidiquesé/nucléotidiques parce que les traitements de ce genre n’ont pas fait la preuve de leur efficacité contre le VIH; Des cas d’échec thérapeutique se sont produits chez des personnes ayant une charge virale élevée qui recevaient un premier traitement anti-VIH comportant le ddI, le ténofovir et un analogue non nucléosidique; Truvada ne devrait pas être utilisé avec le FTC ou le ténofovir parce que ces deux médicaments sont déjà présents dans Truvada; Le fabricant de Truvada encourage les médecins suivant des patients déjà traités à tenir compte des traitements antérieurs des patients et des résultats des tests de résistance et d’autres analyses de laboratoire s’ils envisagent de prescrire Truvada. Posologie et formulations. Truvada est offert sous forme de comprimés, dont chacun renferme 200 mg de FTC et 300 mg de ténofovir. La posologie standard pour les adultes est de un comprimé par jour, avec ou sans aliments, en association avec d’autres médicaments anti-VIH. Lorsque ce médicament est pris dans le cadre d’un éventail d’outils de prévention du VIH, la posologie standard de Truvada est d’un comprimé par jour, pris tous les jours. Tous les médicaments doivent toujours être pris conformément aux prescriptions de votre médecin. Accessibilité. Truvada est homologué au Canada pour le traitement de l’infection au VIH chez les adultes, en association avec d’autres médicaments anti-VIH. En janvier 2016, Santé Canada a également homologué Truvada pour la prévention du VIH lorsqu’il est utilisé dans le cadre d’un ensemble d’outils de prévention. Votre médecin peut vous renseigner davantage sur l’accessibilité et le remboursement de Truvada dans votre région. CATIE a créé un module électronique intitulé Programme fédéraux, provinciaux et territoriaux d’accès aux médicaments qui contient de l’information sur le remboursement des médicaments au Canada. Références. Gilead Sciences. Truvada (comprimés d'emtricitabine/fumarate de ténofovir disoproxil). Monographie de produit. 23 février 2016. Essig M, Duval X, Kaied FA, et al. Is phosphatemia the best tool to monitor renal tenofovir toxicity? Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes 2007;46(2):256-258. Fux CA, Christen A, Zgraggen S, et al. Effect of tenofovir on renal glomerular and tubular function. AIDS 2007;21(11):1483-1485. Loutfy MR, Ackad N, Antoniou T, et al. Randomized controlled trial of once-daily tenofovir, lamivudine, and lopinavir/ritonavir versus remaining on the same regimen in virologically suppressed HIV-infected patients on their first PI-containing HAART regimen. HIV Clinical Trials 2007;8(5):259-268. Nelson MR, Katlama C, Montaner JS, et al. 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Les hépatites virales chroniques et la nutrition (L’alimentation au secours du foie) Le foie est essentiel à la vie. Il intervient dans un grand nombre d’activités de l’organisme directement liées à la nutrition. Une alimentation adaptée peut aider le foie à mieux fonctionner et lui éviter un surcroît de travail. Le foie transforme les aliments en substances nécessaires à la vie, à la croissance et à leur utilisation par les autres organes. Il fabrique les éléments essentiels à une bonne coagulation du sang, ce qui permet d’éviter les hémorragies. Il stocke de l’énergie sous forme de glycogène et est capable de la mettre à la disposition de l’individu en quelques minutes, en cas d’effort intense et prolongé. Il capture, transforme et rend inoffensifs, avant de les éliminer, les toxiques contenus dans les aliments, l’eau, les boissons ou dans l’air respiré. C’est ce qui se passe en particulier pour l’alcool: quand le foie n’est pas malade et dans une certaine limite, il est capable de métaboliser et d’éliminer l’alcool. De même, les médicaments absorbés, après avoir produit leur effet thérapeutique, sont neutralisés par le foie, ce qui évite une accumulation dangereuse. Mais cette fonction diminue considérablement lorsqu’une hépatite chronique est active. Le foie joue aussi ce rôle d’épuration pour des toxiques fabriqués par l’organisme à partir de protéines, évitant ainsi une sorte d’auto-intoxication.Le foie et la nutrition Le foie a une forte influence sur l’état nutritionnel grâce à son rôle dans le métabolisme intermédiaire des nutriments et des sels biliaires. Un foie malade perturbe la digestion, l’absorption, le stockage et le métabolisme des nutriments, ce qui peut être la cause de carences en vitamines et minéraux ainsi que d’une malnutrition au niveau des protéines et des calories. La mesure dans laquelle les facteurs nutritionnels contribuent à la progression d’une maladie du foie n’a pas encore été entièrement élucidée. On ne sait toujours pas si une piètre nutrition a pour effet de stimuler l’activité virale du VHC ou d’accélérer la progression des lésions dues au VHC. Quoi qu’il en soit, le foie étant un organe des plus importants pour le métabolisme, toute lésion du foie aura des répercussions sur l’apport nutritif et l’état nutritionnel général des malades. Les besoins en énergie mesurés chez les patients infectés par le VHC, même en l’absence de cirrhose, sont en moyenne plus élevés par unité de masse maigre que chez les individus en bonne santé (1). Ces besoins accrus en énergie augmentent de pair avec la charge virale du VHC. Les patients souffrant d’hépatite aiguë pourraient avoir des besoins en énergie supérieurs, comparés à ceux souffrant de cirrhose compensée, et ce, pour favoriser la régénération du foie (2). Il est essentiel de considérer les sujets de la nutrition et du mode de vie le plus tôt possible pour favoriser le bien-être et la qualité de vie. Le régime alimentaire est une composante importante de la gestion globale du VHC; il peut renforcer la réponse aux traitements et aux effets indésirables de ces derniers. Il est important pour les personnes infectées d’obtenir un état nutritionnel optimal en équilibrant l’apport alimentaire, l’activité physique et les médicaments en vue de renforcer le système immunitaire et de favoriser la régénération du foie. Les personnes infectées par le VHC doivent connaître les bienfaits pour la santé et le plaisir qu’apportent une bonne alimentation, l’activité physique ainsi que la détente et le repos adéquats. Le régime alimentaire santé. Pour les personnes infectées par le VHC, ce régime comprend: une variété d’aliments parmi les quatre groupes suivants: légumes et fruits, produits céréaliers, lait et ses dérivés, viandes et poissons ou œufs; un apport calorique adapté au poids, à la taille, à l’activité, sans excès d’énergie, réparti sur l’ensemble de la journée; un apport adéquat de protéines pour combattre l’infection, régénérer le foie et ne pas perdre de muscles; beaucoup de fruits et de légumes pour les anti-oxydants qui combattent les radicaux libres; des aliments riches en vitamine A (foie de volaille et d’agneau, pissenlit, épinard, carotte) et en vitamine C (goyave, persil, kiwis, poivrons, agrumes); l’abstinence d’alcool pour protéger le foie et lui permettre de se régénérer; la limitation des aliments à forte teneur en gras et en sucres. L’apport alimentaire doit être conjugué de manière équilibrée au niveau d’activité, dans les limites de la capacité physique. Fatigue and co. Quand la forme est au rendez-vous, il est possible de préparer à l’avance des plats sains et équilibrés, et d’en congeler une partie. Une réserve de boissons nutritives (compléments alimentaires hyperprotéinés) peut être constituée et servira en cas de baisse d’appétit. Ces compléments sont délivrables avec une ordonnance et remboursés par la sécurité sociale. La famille et les amis peuvent cuisiner et inviter. Nausées ou vomissements: pour les éviter, il est recommandé de manger sans se forcer, au moment de la faim, quelle que soit l’heure. Les aliments secs, froids et fades (blanc de volaille, crackers, edam) sont faciles à avaler alors que les aliments épicés et chauds peuvent rendre nauséeux. Il importe de boire beaucoup de liquides (chauds ou froids) et séparément des repas. Les boissons nutritives gardées au réfrigérateur déclenchent moins de nausées (Clinutren®, Resource®, Nutrigil®). Les aliments déclencheurs de nausées (le goût, l’odeur ou même la pensée de certains aliments) seront identifiés et évités. Diarrhées: les bananes, le riz au lait, la semoule au lait, la purée peuvent la réguler, ainsi que des gélules d’ultra-levure. Il faut également boire beaucoup de liquides, dont de l’eau de riz (à faire soi-même ou à acheter) et prendre le temps de se détendre en mangeant est toujours bénéfique. Manque d’appétit: pour pallier au manque d’appétit, les solutions sont de manger de plus petites portions et plus fréquemment, de varier les goûts (amer, sûr, salé, sucré), ce qui aiguise l’appétit, de boire du lait, des jus de fruits ou des boissons au soja enrichies plutôt que des liquides à faible teneur en calories (thé, bouillon, café) ainsi que d’utiliser au besoin des boissons nutritives. Goût altéré: si la viande a un goût amer, le poulet, le poisson et les autres aliments protéiques tels les haricots avec des viandes cuisinées (cassoulet) peuvent être essayés, ainsi que le fromage, le yogourt, les œufs. La viande, le poulet, le poisson peuvent être mangés froids ou à la température de la pièce. Consulter un diététicien. L’hôpital ou centre de soin offre souvent une consultation de diététique. Un diététicien peut préparer un plan personnel de repas qui répond aux besoins nutritionnels. Ces consultations de diététique sont encore plus utiles en cas de complications de la cirrhose ou d’une autre maladie tel que diabète ou VIH, ainsi qu’en cas de perte de poids, de diarrhée durant depuis plus de 3 jours, de perte d’appétit, de rétention d’eau et de nécessité d’un régime à faible teneur en sel. Pendant le traitement. Les effets indésirables des médicaments prescrits tels que fatigue, nausées, vomissements, diarrhée, manque d’appétit, goût altéré, peuvent être une cause de malaise. Une personne qui ne mange pas beaucoup choisira des aliments à teneur élevée en protéines et calories. Quand l’appétit manque, la perte de poids est augmentée. Le poids doit être vérifié régulièrement. Les nausées sont souvent aggravées par un estomac vide, les odeurs de cuisine, les aliments frits, forts, épicés, la fatigue ou le stress, le fait d’être déshydraté ou de sentir la fumée de tabac. Les personnes ayant de graves nausées et des vomissements sont à risque de déshydratation, de déséquilibre des électrolytes, de ralentissement du métabolisme et de perte de poids. Recettes nutri-stimulantes. Ajoutez 1/4 de tasse (60 ml) de lait écrémé en poudre à un verre de lait entier. Adoptez les Milkshakes (mixer des fruits divers, du lait, de la glace). Le Milkshake Exotique: du lait, kiwi, ananas, litchi, un zeste de citron vert, quelques boules de glace à la vanille, mixez le tout et le tour est joué! Le Milkshake Multivitaminé: du lait, pommes, bananes, abricots, pêches, glace à la vanille. Pour la plupart des personnes, le besoin en liquides est de 1,5 à 2 litres par jour, sauf si le médecin a prescrit de limiter la quantité de liquides à boire. Les besoins en liquides sont couverts en buvant de l’eau, du thé vert, du lait, du jus de fruits, des bouillons chauds, des boissons nutritives, au soja, des soupes de légumes. Collations et repas. Légumes et fruits: au moins un légume vert foncé et un légume orangé chaque jour. Choisir des légumes vert foncé comme le brocoli, les courgettes, les épinards et la laitue romaine, des légumes orangés comme les carottes, les courges d’hiver et les patates douces. Ils peuvent être préparés en soupe, en papillotes, en gratin, ou crus et râpés. Céréales: les flocons d’avoine sont faciles à préparer (micro-ondes) et à digérer, ainsi que l’orge, le blé, le quinoa, le millet, le riz brun et le riz sauvage. Les pains à grains entiers, complets et les pâtes alimentaires de blé entier ou de sarrasin sont plus nutritifs que le pain blanc. Laitages: il est important de consommer 500 ml (2 tasses) de lait chaque jour pour absorber suffisamment de vitamine D. Si le lait ne passe pas, prendre du lait de soja enrichi en calcium et en vitamine D. Choisir des yaourts ou du fromage blanc à 10 ou 20 % ou moins de matières grasses (M.G.). Rechercher des fromages à faible teneur en gras qui contiennent moins de 15 % à 20 % de M.G. Limiter la consommation de fromage à la crème, crème glacée et crème fouettée, trop riches en lipides et calories. Les viandes: consommer souvent des substituts de la viande comme des légumineuses ou du tofu. Il suffit de manger 75 g de viande, poisson ou volaille, ou une tasse de légumineuses cuites ou 2 œufs pour consommer une portion de protéines. Il est possible de consommer des demi-portions de façon à pouvoir inclure une petite quantité de viandes ou substituts à chaque repas. Il est conseillé de consommer au moins deux portions de poisson chaque semaine, en privilégiant le hareng, le maquereau, les sardines, le saumon et la truite (riches en oméga 3). Les viandes et substituts fournissent des protéines, des lipides et d’autres éléments nutritifs dont le fer, le zinc, le magnésium et des vitamines B. Les viandes maigres (bœuf, veau) sont à privilégier, (rôtis, biftecks, filet, escalopes, côtelettes) ainsi que les volailles maigres, sans la peau. Les charcuteries et viandes cuisinées sont habituellement riches en lipides, et en sel (sodium), il est préférable d’acheter des viandes, poissons ou volailles frais ou surgelés non panés et sans sauces. Les matières grasses. Il existe différents types de matières grasses, les lipides saturés, insaturés. Il faut consommer chaque jour une petite quantité de lipides insaturés, c’est-à-dire 2 à 3 cuillérées à soupe. Cela inclut les huiles utilisées pour la cuisson, les vinaigrettes, la margarine et la mayonnaise. Les huiles végétales riches en acides gras insaturés oméga 3 sont les huiles de colza, noix et soja, tandis que les oméga 6 sont majoritaires dans les huiles de maïs, olive, arachide, et tournesol. Il est recommandé de varier les huiles, ou de les mélanger pour avoir les deux variétés d’oméga. Vitamines et minéraux. Les aliments doivent toujours être le premier choix pour répondre aux besoins nutritionnels. Un apport de multivitamines et de minéraux peut être utile pour prévenir des carences associées à un faible apport, aux perturbations métaboliques dues à la maladie du foie ou aux effets des médicaments. Les suppléments de vitamines ou de minéraux devraient être déterminés par un médecin ou un diététicien après une évaluation diététique et nutritionnelle individuelle. Un excès de certains nutriments peut être nocif ou une source supplémentaire de stress pour le foie (exemple de la vitamine A). Cirrhose. L’amélioration de l’état nutritionnel des personnes cirrhotiques améliore la fonction hépatique (3). Les malades souffrant de cirrhose doivent adopter un rythme de repas différent, soit de fréquents petits repas, 4 à 7 fois par jour, incluant une collation en soirée. Ceci favorise l’utilisation de l’azote et des substrats, diminue l’oxydation des graisses et des protéines et prévient l’épuisement des réserves de glycogène. Les besoins en nutriments des patients souffrant de cirrhose compensée sont similaires à ceux des patients qui ont une infection aiguë du VHC ou une pré-cirrhose, mais ils sont différents pour la cirrhose décompensée. Cirrhose décompensée. Des modifications diététiques spécifiques doivent être envisagées, en vue des complications de la décompensation (l’ascite, l’encéphalopathie hépatique et les maladies osseuses hépatiques). La malnutrition a un effet négatif sur les résultats cliniques des cirrhoses décompensées. Certaines études cliniques laissent entendre que la malnutrition est un facteur prédictif indépendant de la survie des patients cirrhotiques (4). Chez les patients en attente d’une greffe, une thérapie nutritionnelle peut avoir des effets bénéfiques sur les résultats de l’intervention chirurgicale et sur leur bien-être. Encéphalopathie hépatique. Chez un petit nombre de patients cirrhotiques, il peut survenir une complication appelée encéphalopathie hépatique, une détérioration de la fonction mentale. Les personnes atteintes peuvent présenter des signes de désorientation et de confusion. La cause précise de l’encéphalopathie hépatique peut être le résultat de l’accumulation de produits issus de la décomposition des protéines que le foie défaillant a du mal à traiter. Le sang, qui contient des toxines, est « court-circuité » ou redirigé vers la circulation centrale et vers le cerveau sans passer par le foie. Des médicaments peuvent aider à maximiser la tolérance aux protéines. La prescription de lactulose aux patients accroît la tolérance aux protéines alimentaires. Ascite. La cirrhose perturbe la régulation du sodium et de l’eau dans le corps. La rétention excessive de sodium est la principale cause d’accumulation de liquide dans la cavité abdominale. C’est la plus commune des complications majeures de la cirrhose. Le traitement de l’ascite peut exiger la restriction du sodium alimentaire et souvent l’administration de diurétiques. Des mesures de restriction de l’apport de liquides ou d’enlèvement des liquides sont prises lorsque le sodium sérique est inférieur à 120 mmoles/l. De petits repas fréquents semblent mieux tolérés. Les mesures prises pour diminuer l’ascite favorisent l’apport alimentaire. Poids et stéatose. Certains malades en surpoids doivent réduire leur alimentation pour diminuer la stéatose. La stéatose du foie est présente chez plus de 50 % des patients VHC. Chez un grand nombre d’entre eux, la maladie semble reliée à l’obésité et surtout à l’adiposité viscérale. La stéatose hépatique, lorsqu’elle va de pair avec l’obésité, est un important précurseur du développement de la fibrose et des autres maladies du foie. La stéatose est aussi un obstacle au succès du traitement du VHC. Chez les patients avec de l’embonpoint et de la stéatose, la perte de poids amène une amélioration de l’état du foie. Il est démontré que la perte de poids occasionne une baisse de la graisse viscérale. Néanmoins, une perte rapide peut aggraver les lésions du foie, causer une inflammation portale et augmenter de la fibrose (5,6). Le but devrait donc être une perte graduelle de 10 % du poids corporel, par une alimentation saine et par de l’activité physique régulière, et non par l’adoption d’un régime-choc amaigrissant. Mieux manger pour vivre mieux. Le foie étant au cœur des processus nutritionnels, il a un effet considérable sur l’état nutritionnel global des personnes infectées par le VHC. La progression de la maladie est fréquemment une cause de malnutrition, qui contribue à la morbidité et à la mortalité. Une amélioration individualisée de l’alimentation peut aider les personnes infectées par le VHC à mieux respecter leur foie, contribuer au succès du traitement et améliorer leur qualité de vie. Bien se nourrir et y trouver du plaisir doit devenir un acte thérapeutique aussi important que de prendre des médicaments. Michel Bonjour. (1) Piche T., Schneider S.-M., Tran A. et al: Resting energy expenditure in chronic hepatitis C. J Hepatol 2000; 33(4):623.627. (2) Wong K., Visocan B.-J., Fish J.: Nutrition management of the adult with liver disease. Dans Skipper A. (éd ): Dietitian’s Handbook of Enteral and Parenteral Nutrition. Rockville, MD: ASPEN Publishers Inc., 1998. (3) Lochs H., Plauth M.: Liver cirrhosis: rationale and modalities for nutritional support: the European Society for Parenteral and Enteral Nutrition consensus and beyond. Curr Opin Clin Nutr Metab Care 1999; 2(4):345.349. (4) 116. Alberino F., Gatta A., Amodio P. et al: Nutrition and survival in patients with liver cirrhosis. Nutrition 2001; 17(6):445.450. (5) Scolapio J.-S., Bowen J., Stoner G. et al: Substrate oxidation in patients with cirrhosis: comparison with other nutritional markers. J Parenter Enteral Nutr. (6) Shronts E., Fish J.: Hepatic failure. Dans Nutrition Support Dietetics: Core Curriculum. Silver Springs, MD: American Society for Parenteral and Enteral Nutrition Publishing, 1993:311.325.

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Maladie foie. NASH: CE QU’IL FAUT SAVOIR!

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Toutes les méthodes pour nettoyer son foie. Le nettoyage du foie est l’une des approches les plus importantes qui soient pour la santé. Le foie, organe le plus gros de notre organisme, filtre et stocke les principales toxines du corps comme le sucre, les graisses, mais aussi tout ce qui n’est pas assimilable par le corps (nicotine, alcool, etc.). C’est pourquoi il est utile de les désintoxiquer de temps à autre. Comme le dit le slogan, lorsque vous êtes à la fête, votre foie lui, ne l’est pas. Nous consommons au quotidien trop de produits qui nous sont indigestes ou carrément nuisibles, que ce soit par la bouche ou via le nez et la respiration. C’est pourquoi le foie s’encrasse et fatigue avec les années, ne sachant plus trier correctement le sucre et la graisse et les envoyer correctement dans le sang. Ceci nous concerne tous, que l’on soit sain et que l’on mange bio ne change pas la donne, sauf que l’encrassement vient beaucoup moins rapidement. De l’importance du foie. Le rôle du foie est de premier ordre, ce qui explique l’importance de sa taille. Il suffit d’aller lire la liste de ses fonctions (nutritionnelles, sanguines, antitoxique et martiale – pour le système immunitaire-) pour comprendre que l’on ne peut vivre sans lui. D’ailleurs, en médecine traditionnelle chinoise on considère qu’une personne est morte lorsque le foie cesse de fonctionner (et non le cœur). Mieux encore, il est clairement l’un des organes les plus à la pointe dans le combat contre les maladies immunitaires, comme la sclérose en plaques par exemple, mais dans bien d’autres cas également. Il ne faut pas non plus oublier que le foie est intimement lié à la vésicule biliaire. Aussi, tous les troubles de la vésicule sont à considérer à partir de la bonne ou mauvaise santé du foie. Lorsqu’on connaît le rôle de la bile dans la digestion des graisses et l’aide au transit intestinal, il est capital que la vésicule soit également propre et sans cailloux. Premiers réflexes pour prendre soin du foie. D’une manière générale, il est important d’adopter un mode de consommation adaptée qui permet de faire durer le foie. Pour cela il suffit de suivre les quelques conseils suivants: Perdre du poids ou le maintenir au bon rapport avec la taille (l’obésité augmente le risque de cancer du foie) Éviter les glucides (sucreries) et les graisses (surtout cuites) qui encombrent les artères Eviter l’alcool (risque de cirrhose) Eviter les excès de fer (risque de fibrome) Ne pas fumer (le tabac tue la vitamine C et risque de cancer) Ne pas fumer de drogues (notamment de cannabis qui baisse la fonction immunitaire du foie) Éviter les médicaments (notamment ceux qui contiennent de la codéine, des corticostéroïdes, mais aussi les anxiolytiques. Même le paracétamol pris au quotidien n’est pas recommandé, ainsi que l’aspirine, l’ibuprofène, le diclofénac) ajouter des vitamines D Ne pas manquer de Zinc Boire du thé vert (sans sachet à cause du fluor qui blanchit le papier) Purges connues pour nettoyer le foie. On a tous déjà entendu au moins un des nombreux conseils pour nettoyer facilement et simplement son foie. Tous les traitements qui suivent permettent d’augmenter la sécrétion de la bile. Le citron: 3 citrons bio à mettre entier dans une casserole d’eau froide. Faire bouillir pendant 3 minutes puis laisser refroidir. Presser les citrons et boire le jus pur (sans sucre donc) à jeun le matin et/ou entre les repas. Attention à l’acidité et surveillez son estomac. Les feuilles de romarin: laisser infuser des feuilles séchées de romarin pendant 15 minutes dans un litre d’eau chaude. Filtrer et boire la décoction tout au long de la journée. Les racines de pissenlit: bon diurétique, les racines nettoient rapidement en passant dans tous les organes. Faire infuser des racines séchées (de 1 à 4 grammes) dans 150ml d’eau bouillante. À consommer trois fois par jour en dehors des repas. Les feuilles d’artichaut: mettre 10 à 20g de feuilles d’artichaut frais dans un litre d’eau chaude. Faire infuser au moins 15 minutes. Boire à la fin de chaque repas. Pour augmenter l’effet, réduire l’eau de moitié, mais le goût peut-être désagréable. Les huiles essentielles (H.E.): mélanger à une huile de base bio, filtrée et hypo allergénique, une goutte d’huile essentielle de romarin à verbénon, une goutte d’huile essentielle Lédon du Groenland et une goutte d’huile essentielle d’estragon. Masser la région du foie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, 2 fois par jour. En automassage, cela se fait sans problème. On trouvera encore parmi les plantes qui permettent de désengorger le foie le radis noir ou encore le chardon-marie. Toutes les plantes peuvent se boire en décoction à la maison, mais on les trouve sous forme d’ampoules dans n’importe quelle pharmacie. Favorisez toujours la phytothérapie, que le corps assimile et rejette facilement, pour traiter vos organes. L’étonnant nettoyage du foie et de la vésicule biliaire. Si toutefois vous souhaitez allez plus loin et nettoyer de fond en comble votre foie ou chasser le « sable » ou les « cailloux » de la vésicule, il existe une méthode incroyable recommandée par le Dr Andréas Moritz. Elle dure six jours, mais pour ceux qui collent au programme, les résultats sont étonnants. Toutes les personnes qui l’ont suivie ont témoigné de l’incroyable nombre de calculs biliaires qui sont sortis (par centaines). Les résultats sont à la hauteur de l’engagement. Non seulement le décrassage se fait puissamment, mais la santé change radicalement, le système immunitaire redevient performant, les émotions vives comme la colère tendent à disparaître ainsi que les symptômes d’une bonne partie de maladie immunitaire. Les produits qui permettent ce traitement ne sont pas compliqués à trouver, les voici: 1 litre de jus de pomme bio par jour (soit 6 litres en tout) Du sulfate de magnésium (en pharmacie) De l’huile d’olive vierge, bio, première pression à froid Du jus de citron, orange ou pamplemousse (attention, c’est un hypotenseur) frais pressé à la maison Deux récipients avec un couvercle. Une des fonctions principales du sulfate de magnésium est de diluer (d’élargir) les conduits biliaires, ce qui facilite le passage des calculs. De plus, il élimine les déchets qui pourraient entraver le relâchement des calculs. (Si vous êtes allergique au sulfate de magnésium, ou n’êtes pas capable de le boire, vous pouvez utiliser du citrate de magnésium avec le même dosage, mais il s’agit là d’un deuxième choix.) Si vous êtes vraiment décidé à tester cette méthode, vous la trouverez en intégralité ici. Auteur: Ivan Bel. Livre: comme cette méthode revient à son inventeur, nous vous recommandons de lire l’ouvrage: l’étonnant nettoyage du foie et de la vésicule biliaire du Dr Mortiz. Site: agirsanté.

Tumeurs du rachis. I - SYMPTOMATOLOGIE CLINIQUE. Les tumeurs du rachis se manifestent essentiellement par des douleurs auxquelles peuvent s’associer des troubles neurologiques et une déformation vertébrale. A. La douleurC’est le maître symptôme puisqu’elle est pratiquement constante au moment du diagnostic: 80% des cas lors des tumeurs primitives, 95% des cas lors d’une métastase rachidienne avec signes neurologiques et 50% lors d’une métastase sans signes neurologiques. C’est le signe initial précédant souvent de plusieurs semaines, parfois de plusieurs mois le diagnostic. Elle peut être d’origine vertébrale par infiltration et destruction osseuse, fracture pathologique, dislocation vertébrale ou d’origine radiculaire par compression tumorale radiculaire, ou d’origine médullaire par compression des fibres longues. La douleur vertébrale est localisée au niveau de la tumeur, d’intensité variable mais ayant tendance à s’accroître avec le temps, classiquement nocturne, aggravée par la position couchée et disparaissant à la marche. Cependant elle peut présenter un caractère mécanique s’accentuant à l’effort, l’éternuement, la défécation et ainsi, mise au début sur le compte d’une affection rhumatismale. Il s’y associe en général une contracture des muscles paravertébraux, la douleur étant exacerbée par la percussion des épineuses. A la douleur vertébrale peut s’associer une douleur radiculaire variable suivant le niveau lésionnel. Au niveau cervical haut, l’irradiation s’effectuera vers l’occiput, au niveau cervical inférieur il existera une névralgie cervico-brachiale. Les lésions thoraciques entraîneront une névralgie intercostale qui pourra simuler une douleur angineuse d’origine cardiaque ou abdominale de cholécystite, d’appendicite. Au niveau lombaire, la douleur sera de type cruralgie ou sciatalgie, simulant une hernie discale lombaire, bien que la douleur soit plutôt aggravée par le repos. Dans les tumeurs lombosacrées et sacrées, l’irradiation radiculaire s’effectuera dans le petit bassin et aux organes génitaux, souvent aggravée par la position assise et couchée. Enfin, la douleur pourra parfois se situer à distance de la zone tumorale, en particulier dans les membres inférieurs: dysesthésies, douleur en éclair, par compression des fibres longues médullaires. B. Les signes neurologiques Ils apparaissent tardivement dans l’évolution des tumeurs rachidiennes, précédés par des douleurs rachidiennes, mais sont très fréquents au moment du diagnostic puisqu’ils existent dans 35% des tumeurs primitives bénignes, 55% des tumeurs primitives malignes (WEINSTEIN, 1987), 75% des tumeurs métastatiques (GILBERT, 1978). La symptomatologie est celle d’une compression médullaire caractérisée par un déficit moteur et sensitif remontant jusqu’au niveau de la compression, associé à des troubles sphinctériens. Il existe une paraplégie spasmodique si les signes s’installent progressivement, une paraplégie flasque si la compression est brutale (choc spinal); cette dernière forme étant fréquente dans les métastases rachidiennes. Au-dessous de L2 il existera un syndrome de la queue de cheval. Les lésions médullaires seront liées d’une part aux phénomènes mécaniques de compression en relation avec la masse tumorale, elle-même souvent associée à un tassement vertébral entraînant une cyphose, et d’autre part aux phénomènes vasculaires locaux provoquant une ischémie médullaire avec oedème. Aussi lorsque des signes médullaires apparaissent, un bilan radiologique doit être pratiqué en urgence afin de réaliser rapidement une décompression médullaire, avant qu’une destruction neurologique définitive ne s’installe. C. Masse tumorale et deformation vertebraleRarement une tumeur du rachis se manifestera par une tuméfaction palpable douloureuse. Cependant, le sarcome d’EWING peut se révéler sous la forme d’une masse tendue, douloureuse, chaude, fébrile simulant un abcès. Les tumeurs vertébrales peuvent par contre entraîner des déformations vertébrales, soit une scoliose (ostéome ostéoïde, ostéoblastome), soit une cyphose (tumeur métastatique). II - EXAMENS RADIOLOGIQUES. Le bilan radiologique est essentiel pour affirmer le diagnostic, préciser le type de tumeur, évaluer l’extension tumorale intra et extra-rachidienne et le degré de compression de la moelle et des racines. Les examen radiologiques classiques qui gardent tout leur intérêt comme examen standard, sont aujourd’hui complétés par l’imagerie moderne: le scanner, l’I.R.M., la scintigraphie isotopique. A. La radiographie simple Elle comportera des clichés radiologiques de face et de profil, centrés sur la région pathologique, éventuellement de 3/4 au niveau cervical ou lombaire et des clichés bouche ouverte en cas d’atteinte cervicale haute. Les images pourront être mieux précisées parfois par des tomographies. L’aspect radiologique d’une tumeur du rachis est variable: les lésions ostéolytiques sont les plus fréquentes, elles atteignent toute ou partie d’une vertèbre. On les observe dans les tumeurs métastatiques: poumon, sein, rein, myélome, ou dans les tumeurs malignes primitives. La disparition d’un pédicule est souvent le premier signe métastatique. les lésions ostéocondensantes plus rares existent dans les métastases du cancer de la prostate, parfois du sein ou de la thyroïde et dans les tumeurs primitives bénignes: ostéome ostéoïde, ostéoblastome. parfois les lésions sont mixtes ostéolytiques et ostéocondensantes (métastase d’un cancer du sein). les lésions ostéolytiques peuvent entraîner des tassements vertébraux avec cyphose. une décalcification diffuse portant sur plusieurs vertèbres simulant l’ostéoporose s’observe dans le myélome ou dans certains cancers solides métastatiques. certaines tumeurs primitives bénignes ou malignes entraîneront une prolifération osseuse régulière avec un centre lytique présentant parfois des calcifications. Enfin, il ne faudra pas oublier de regarder l’ombre des tissus mous de voisinage qui peut être déformée ou envahie par une prolifération tumorale. La localisation de la lésion est importante: l’ostéome ostéoïde, l’ostéoblastome, le kyste anévrismal sont situés plutôt au niveau de l’arc postérieur, les lésions métastatiques au niveau des pédicules et du corps vertébral, l’ostéosarcome, le chondrosarcome, l’hémangiome, les tumeurs à cellules géantes, le lymphome au niveau du corps vertébral avec extension vers les pédicules. Devant une tumeur rachidienne, un bilan radiologique complet de la colonne vertébrale sera nécessaire afin de rechercher des localisations multiples. Parfois, le bilan radiologique standard sera normal, malgré l’envahissement tumoral. B. Le scannerPlus sensible que la radiographie simple, la tumeur du rachis apparaîtra comme une zone ostéolytique avec souvent rupture de la corticale associée à une réaction ostéocondensante de voisinage plus ou moins marquée suivant le type tumoral. Il permettra de préciser les limites supérieures et inférieures de la tumeur, l’extension au canal rachidien et l’envahissement des tissus de voisinage extra-rachidiens. Parfois, il mettra en évidence une tumeur primitive de voisinage avec extension secondaire au rachis. Cependant, le diagnostic du type tumoral sera très difficile à faire au scanner et cet examen devra être associé aux données cliniques et radiologiques. C. La myelographieC’est un examen d’une grande valeur pour démontrer l’existence d’une extension épidurale de la tumeur. Elle peut montrer un ralentissement de passage du produit de contraste, mais il existe souvent un blocage complet irrégulier de type épidural. Dans 10% des cas elle permettra de dépister des lésions secondaires silencieuses à côté de lésions symptomatiques. Elle peut être associée à un scanner afin de mieux préciser les lésions osseuses, la compression des structures nerveuses, et pour mettre en évidence le passage du produit de contraste non visible sur des radiographies simples. Cependant, la myélographie par voie lombaire n’est pas un examen anodin et il existe un risque d’aggravation neurologique. D. La scintigraphie osseuseRéalisée au Technetium 99m polyphosphate, elle est très sensible pour détecter les tumeurs du rachis, et chez les malades porteurs de cancer pour dépister l’apparition de métastases osseuses. Dans certaines tumeurs bénignes osseuses comme l’ostéome ostéoïde ou l’ostéoblastome, il existe une fixation isotopique intense très précoce, avant que les radiographies montrent une image pathologique, de même dans les métastases osseuses, elle peut être positive 3 à 18 mois avant les signes radiologiques. Cependant cette technique n’est pas spécifique des tumeurs et une fixation osseuse anormale peut s’observer dans de multiples processus de remaniements osseux: traumatisme, infection, maladies dégénératives. E. L’I.R.M.Examen atraumatique très performant, les clichés en trois plans (axial, coronal, sagittal), permettent d’étudier les structures osseuses, le contenu du canal rachidien et les tissus paravertébraux. Ainsi il peut être précisé en un seul examen les limites de la tumeur, les structures osseuses atteintes, et le retentissement de cette destruction sur la stabilité vertébrale, l’importante de la compression médullaire et l’extension tumorale aux tissus du voisinage. L’ensemble de la colonne vertébrale est étudié, ce qui permet de détecter des lésions multiples, parfois asymptomatiques. L’utilisation d’agent de contraste tel que le Gadolinium DTPA permet encore d’améliorer la sensibilité de cet examen. Les tumeurs apparaissent en hyposignal en T1 en général et en hypersignal en T2. F. L’angiographie vertebraleElle peut être réalisée en préopératoire lorsque la tumeur a un caractère hypervasculaire: hémangiome, kyste anévrismal, tumeur à cellules géantes, métastase, afin de réaliser une embolisation. III - CLASSIFICATION DES TUMEURS. A. Les tumeurs primitives benignes 1. Ostéome ostéoïde et ostéoblastome En 1953, JAFFE décrivit l’ostéome ostéoïde comme une tumeur osseuse bénigne caractérisée par l’existence d’un nidus osseux entouré par un tissu fibro-vasculaire et une réaction osseuse dense. En 1956, JAFFE et LICHTENSTEIN décrivirent une lésion histologiquement identique à la précédente, l’ostéoblastome. Ces deux lésions ne sont séparées que par la taille et les caractères évolutifs. L’ostéome ostéoïde est une lésion bien limitée qui n’excède pas 1,5cm de diamètre, l’ostéoblastome est une tumeur plus volumineuse, plus évolutive et aggressive localement. L’ostéome ostéoïde est une tumeur osseuse de l’adolescent et de l’adulte jeune avant 30 ans avec une prépondérance masculine. 10% sont localisés au niveau du rachis, essentiellement lombaire ou cervical, atteignant préférentiellement les éléments vertébraux postérieurs: lame, épineuse, massif articulaire, transverse parfois le pédicule. Cliniquement, il se manifeste par une douleur vertébrale à recrudescence nocturne associée à une scoliose (70% des cas) (BRIDWELL, OGILVIE, 1991). Le diagnostic repose sur la scintigraphie osseuse positive qui montre une hyperfixation intense de la tumeur. Les radiographies standards et le scanner montrent une zone centrale radiotransparente contenant des calcifications (nidus) entourée par une réaction osseuse périphérique hyperdense parfaitement limitée. 40% des ostéoblastomes sont localisés au niveau du rachis essentiellement au niveau des éléments postérieurs. Cliniquement aux douleurs vertébrales, à la scoliose, peuvent s’associer des signes de compression médullaire (25% des cas). Radiologiquement, il apparaît comme une lésion ostéolytique expansive avec parfois des calcifications intratumorales et une limite osseuse périphérique. Il y a une hyperfixation intense à la scintigraphie. Le traitement de ces lésions est chirurgical avec une exérèse complète, en particulier pour l’ostéoblastome où le risque de récidive est important dans le cas d’exérèse incomplète. 2. Tumeur à cellules géantes Tumeur de l’adolescent et de l’adulte jeune, 2 à 10% des tumeurs à cellules géantes se localisent au niveau du rachis en particulier au sacrum. Localisée avec prédilection au corps vertébral, elle peut envahir les trois colonnes. Elle se caractérise par son caractère agressif et destructeur localement et son évolutivité capricieuse et imprévisible. Cliniquement, il existe des douleurs vertébrales ou sacrées et au cours de l’évolution il peut apparaître des signes de compression médullaire ou de la queue de cheval en cas de localisation sacrée. Radiologiquement, elle apparaît comme une tumeur ostéolytique destructrice avec parfois une réaction osseuse de voisinage mais celle-ci peut manquer, une rupture corticale pouvant la rendre indistincte d’une tumeur maligne. Le traitement consiste en une résection la plus complète possible, avec le risque de récidive locale. La radiothérapie complémentaire en cas d’exérèse incomplète est utilisée par de nombreux auteurs, mais présente le risque d’une transformation maligne. 3. Kystes osseux anévrysmaux Ce sont des processus bénins caractérisés par une dilatation de l’architecture osseuse par des canaux vasculaires. Les lésions histologiques de cette lésion avec des formations kystiques, des hémorragies, des ostéoclastes semblables aux cellules géantes, font que le diagnostic de kyste osseux anévrismal est un diagnostic d’exclusion, après avoir éliminé la tumeur à cellules géantes, l’ostéosarcome, l’ostéoblastome. Ils sont découverts entre 5 et 30 ans, prédominant dans la région lombaire, le plus souvent au niveau des éléments postérieurs. Cliniquement, ils se manifestent par des douleurs, une tuméfaction vertébrale et radiologiquement, il existe une zone d’ostéolyse, hypervascularisée à l’angiographie. Le traitement consiste en une exérèse chirurgicale la plus complète possible et des faibles doses de radiothérapie ( 3000 rads). Une embolisation préopératoire est souvent souhaitable devant le caractère hémorragique. 4. Hémangiome C’est la plus fréquente des tumeurs bénignes du rachis. La lésion peut être unique, mais dans 1/3 des cas, il existera plusieurs localisations. Il atteint essentiellement le corps vertébral en particulier thoracique chez l’adulte. Ils sont très souvent asymptomatiques, mais peuvent donner des douleurs, des signes de compression médullaire en relation avec un tassement vertébral ou un hématome épidural. L’aspect radiologique est caractéristique avec un corps vertébral présentant des stries verticales donnant un aspect alvéolé. La corticale osseuse est respectée ainsi que l’espace discal, cependant le corps vertébral pourra être le siège de tassement. Traitée autrefois avec de la radiothérapie, la plupart des auteurs préfèrent aujourd’hui une résection chirurgicale précédée d’une embolisation pour limiter l’hémorragie. 5. Ostéochondrome Tumeur cartilagineuse bénigne très rare au niveau du rachis, il apparaît chez l’adolescent au niveau des éléments vertébraux postérieurs. Il peut exister dans le cadre d’une ostéochondromatose héréditaire. 6. Granulome éosinophile C’est la forme la plus bénigne de l’histiocytose. Il apparaît chez l’enfant et l’adolescent au niveau du corps vertébral. Il disparaît spontanément avec une immobilisation. 7. Autres tumeurs bénignes Très rares: fibrome osseux chondroblastome fibrome chondromyxoïde. B. Les tumeurs primitives malignes 1. Plasmocytome Hémopathie maligne apparaissant après 50 ans, 25 à 50% des plasmocytomes osseux se localisent au niveau du rachis en particulier thoracique. La lésion peut être unique (plasmocytome solitaire) ou multiple. Il se manifeste par des douleurs rachidiennes au début suivies par des signes de compression médullaire (25 à 30% des cas). Radiologiquement, il s’agit d’une lésion ostéolytique, la scintigraphie osseuse pouvant être négative. Le traitement comportera uniquement de la radiothérapie sur les lésions sans signe neurologique, le traitement chirurgical étant proposé aux tumeurs avec compression médullaire et destruction vertébrale importante. Il existe un taux élevé de transformation en myélome multiple au cours de l’évolution, la durée d’évolution avant cette dégénérescence étant variable (quelques mois à dix ans) (DELAUCHE, 1988). 2. Myélome multiple De toutes les hémopathies malignes, le myélome est le plus ostéophile et celui chez lequel l’envahissement osseux est une manifestation clinique majeure. Il existe des lésions ostéolytiques multiples au niveau du rachis comme au niveau du reste du squelette, entraînant des douleurs et des tassements vertébraux pouvant amener des signes de compression médullaire. Le bilan biologique sanguin et urinaire permet de faire le diagnostic et précise le type de protéine monoclonale produite par le myélome. Le traitement reposera sur la chimiothérapie, la radiothérapie et éventuellement la chirurgie en cas de compression médullaire (KYLE, 1975). 3. Chordome Il s’agit d’une tumeur maligne provenant de la notochorde et qui est habituellement située au niveau de la ligne médiane du squelette axial. Les localisations les plus fréquentes sont: sacro-coccygienne (50% des cas), sphéno-occipital (35%), rarement les corps vertébraux au-dessus du sacrum (15%). Il peut s’observer à tout âge, mais plus fréquemment après 50 ans et se caractérise par des douleurs lombaires ou sacrées s’aggravant sur plusieurs mois. Plus tardivement apparaissent des signes rectaux (tenesme, constipation), des douleurs périnéales et des signes urinaires (rétention). Sur les radiographies standards, il existe au niveau du sacrum une lésion ostéolytique avec disparition de plusieurs segments sacrés, au niveau vertébral on note une ostéolyse avec une réaction ostéocondensante périphérique. Le scanner et l’I.R.M. montrent une masse tumorale refoulant ou infiltrant les organes de voisinage, beaucoup plus importante que la zone d’ostéolyse. Le traitement consiste en une résection chirurgicale la plus large et complète possible, la radiothérapie semblant peu efficace, sauf à fortes doses (SUNDARESAN, 1990). 4. Osteosarcome La localisation au niveau vertébral est rare (2 à 3% des ostéosarcomes, 5% des tumeurs primitives malignes du rachis). Il peut apparaître spontanément, mais dans près de la moitié des cas il est secondaire à une irradiation, une maladie de PAGET, une dysplasie fibreuse. Il peut être primitif ou métastatique. La symptomatologie est marquée par des douleurs vertébrales avec des déficits neurologiques. Sur la radiographie simple, la tumeur apparaît comme une association de lésions ostéolytiques et ostéocondensantes du corps vertébral pouvant simuler un ostéoblastome ou une tumeur à cellules géantes. Le traitement fait appel à la chimiothérapie, la résection chirurgicale large et la radiothérapie. 5. Chondrosarcome Il s’agit d’une tumeur d’origine cartilagineuse dont la malignité est variable (haut et bas grade), qui se localise rarement au niveau vertébral. Il peut être primitif, mais dans 20 à 40% des cas, il s’agit d’une dégénérescence d’un ostéochondrome. Tumeur de la quatrième et cinquième décade de la vie, il apparaît comme une lésion ostéolytique à limites floues avec souvent des calcifications ponctiformes intra-tumorales au niveau du corps vertébral s’étendant aux tissus de voisinage. Le traitement est chirurgical et consiste en une exérèse la plus complète possible, des récidives locales pouvant apparaître plusieurs années après le traitement initial. 6. Sarcome d’Ewing Tumeur primitive rare au niveau du rachis (8% de tous les sarcomes d’EWING), il est souvent métastatique. Il s’agit d’une tumeur de l’enfant et de l’adolescent, localisée le plus souvent au sacrum. Radiologiquement, la lésion est ostéolytique. Le traitement associe chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie. 7. Autres tumeurs malignes Elles sont rares: lymphome osseux, angiosarcome, hémangiopéricytome, fibrosarcome, histiocytome fibreux malin, liposarcome. C. Les tumeurs secondaires: les métastasesIl s’agit de la plus fréquente des tumeurs du rachis (70% des cas). En effet le squelette axial est la troisième plus fréquente localisation métastatique après le poumon et le foie; la fréquence des métastases vertébrales au cours de l’évolution tumorale variant suivant la tumeur primitive de 10 à 70%. La lésion métastatique peut apparaître chez un malade porteur d’un cancer connu, ou révéler un cancer occulte. Les tumeurs primitives le plus fréquemment rencontrées sont: le sein et le poumon d’abord puis la prostate et le rein, plus rarement: la thyroïde, le tube digestif, les hémopathies malignes (CONSTANS, 1983). La localisation la plus fréquente est lombaire ou thoracique. La métastase vertébrale peut s’effectuer par quatre mécanismes: la voie artérielle, les cellules tumorales envahiraient le corps vertébral à travers les artères nourricières. la voie veineuse, qui serait la plus fréquente. L’hyperpression abdominale favoriserait le reflux veineux dans les veines vertébrales et épidurales, provoquant le développement de métastase. l’extension locale, les tumeurs localisées dans le rétropéritoine ou le médiastin pouvant éroder directement les corps vertébraux ou entrer dans le canal rachidien à travers le trou de conjugaison. la voie lymphatique très discutée. L’atteinte initiale est le corps vertébral qui, progressivement détruit par ostéolyse, va être le siège d’un tassement avec rupture des plateaux vertébraux et hernie des disques dans le corps vertébral. A l’extrême, il y a une dislocation vertébrale avec luxation. La compression de la moelle ou de la queue de cheval peut se produire par plusieurs mécanismes: la tumeur elle-même, en particulier lors d’un envahissement épidural, peut écraser les structures nerveuses. un tassement vertébral avec cyphose souvent associé à la tumeur elle-même, peut comprimer la moelle. Cliniquement, il existe une douleur vertébrale précédent de plusieurs semaines les signes de compression médullaire. Ceux-ci peuvent s’installer progressivement (6 à 8 jours), mais souvent rapidement (48 heures), en particulier dans les localisations thoraciques. Les radiographies simples montrent le plus souvent des lésions ostéolytiques, parfois ostéocondensantes, ou mixtes, ou un tassement vertébral. La myélographie précisera l’extension épidurale ainsi que les limites de la compression. L’I.R.M. est actuellement l’examen le plus performant pour dépister une métastase rachidienne, évaluer l’extension tumorale, l’importance de la compression des structures nerveuses et mettre en évidence les lésions multiples. Le traitement peut nécessiter: la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie. Il dépendra pour chaque patient de l’état général, de l’extension du cancer, du type tumoral, du degré d’atteinte neurologique, du blocage à la myélographie. IV - TRAITEMENT. A. Traitement médicalIl est complémentaire des autres traitements et peut agir à plusieurs niveaux. En cas de compression médullaire, un traitement corticoïde à fortes doses peut limiter les complications neurologiques. La plupart des tumeurs osseuses entrainent une ostéolyse par stimulation de la résorption osseuse par les ostéoclastes avec hypercalcémie. Des médicaments limitant ce processus sont utilisés tels: la calcitonine ou les diphosphonates (Etidronate). La chimiothérapie anticancéreuse est utilisée pour les métastases quand la tumeur primitive est chimiosensible (cancer du sein, de la prostate, hémopathie), mais les tumeurs primitives sont rarement chimiosensibles (ostéosarcome, sarcome d’EWING, lymphome). B. La radiotherapieElle peut être utilisée de façon isolée ou associée aux autres traitements. Les tumeurs radiosensibles sont: kyste anévrysmal, angiome, sarcome d’EWING, lymphome, plasmocytome solitaire, certaines métastases. C. L’embolisationL’embolisation peut être une aide importante avant l’exérèse chirurgicale pour réduire l’apport vasculaire, notamment pour les hémangiomes (PICARD, 1989). La vertébroplastie permet également de consolider une vertèbre fragilisée et est remarquablement efficace sur la symptomatologie douloureuse. D. La chirurgieReprésente le traitement le plus important. 1. Les buts - La biopsie tumorale soit par voie percutanée à l’aiguille, soit par une voie chirurgicale large, va permettre le diagnostic histologique de la lésion. La chirurgie doit être la plus carcinologique possible et réaliser l’exérèse la plus complète compte tenu de l’envahissement tumoral et des données anatomiques. La chirurgie va permettre une décompression rapide des structures nerveuses: moelle et racines. Enfin, l’intervention devra assurer une stabilité vertébrale souvent compromise par la tumeur et l’exérèse chirurgicale. 2. Les voies d’abord, les techniques Les voies d’abord peuvent être antérieures, postérieures et postéro-latérales. La voie postérieure est essentiellement utilisée lorsque les lésions prédominent au niveau de l’arc postérieur. Cette voie est simple, ancienne, peu traumatisante et permet de réaliser une laminectomie, une exploration du canal rachidien avec libération médullaire et radiculaire. Une ostéosynthèse métallique peut être pratiquée pour assurer la stabilité vertébrale (MAMOUDY, 1983). La voie antérieure est indiquée pour les lésions du corps vertébral. Elle est plus importante que la précédente sauf en cervical et nécessite une thoracotomie ou une laparatomie. Elle permet une exérèse large de la tumeur au niveau du corps vertébral. La stabilité rachidienne est assurée par des greffons osseux ou du méthylmethacrylate en remplacement des corps vertébraux associés à une ostéosynthèse métallique. La voie postéro-latérale permet un accès à l’arc postérieur, au pédicule et au corps vertébral, elle est proposée en remplacement de la voie antérieure car moins traumatisante. Une ostéosynthèse postérieure peut être réalisée. 3. Les indications Les possibilités chirurgicales dépendront de plusieurs facteurs: la nature et l’extension tumorale, la localisation, l’âge et l’état général du malade, l’existence ou non de signe neurologique, l’extension à l’espace épidural, la sensibilité de la tumeur aux autres thérapeutiques. V - RESULTAT - PRONOSTIC. Le pronostic des tumeurs primitives bénignes est bon. Le seul risque est celui d’une récidive locale, en particulier pour les tumeurs à cellules géantes et les kystes osseux anévrismaux lorsque l’exérèse a été incomplète. Celui des tumeurs primitives malignes est variable. Il est mauvais pour les sarcomes osseux et le myélome multiple. Par contre, la moyenne de survie du chordome sacré, dans la littérature, est de 5 ans, avec 20 à 40% à dix ans. Les résultats du traitement des métastases rachidiennes dépendront de la tumeur primitive. Ils sont mauvais pour le cancer du poumon, bons pour le cancer de la prostate, surtout s’il est hormonosensible, et le cancer thyroïdien, variables pour le cancer du sein. BIBLIOGRAPHIE. 1 - Bridwell KH, Ogilvie JW: Primary tumors of the spine (Benign and malignant) in Bridwell KH and Dewald RL (ed): The textbook of Spinal Surgery Vol 2. Philadelphia: JB Lippincott Company, 1991, pp 1143-1186. 2 - Constans JP, de Divitis E, Donzelli R: Spinal metastases with neurological manifestations. J Neurosurgery 59: 111-118, 1983. 3 - Delauche-Cavallier Mc, Laredo JD, Wybier M: Solitary plasmacytoma of the spine. Long term clinical course. Cancer 61: 1707-1714, 1988. 4 - Gilbert RW, Kim JH, Posner JB: Epidural spinal cord compression from metastatic tumor: Diagnosis and treatment. Ann Neurol 3: 40-51, 1978. 5 - Kyle RA: Multiple myeloma. Review of 869 cases. 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