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Association des Malades des Vaisseaux du Foie. Navigation. Téléchargements. Le TIPS. De nombreux patients atteints de maladie des vaisseaux du foie nécessitent la pose d'un TIPS. Nous sommes également nombreux à nous interroger sur ce que recouvre cette intervention. L'AMVF a donc décidé de porter à votre connaissance les informations indispensables pour comprendre ce traitement. A notre demande, notre Conseil Scientifique, présidé par le PR. Dominique VALLA a adapté, au syndrome de Budd-Chiari, le document d'information générale sur le TIPS élaboré par le Dr J.M. Perarnau (CHRU de TOURS). L'équipe de l'AMVF. Le TIPS. SHUNT PORTO-CAVE INTRA-HEPATIQUE INFORMATION AUX PATIENTS atteints d'une maladie vasculaire du foie. Pour comprendre le traitement que nous allons vous proposer, il est nécessaire de connaître les mécanismes qui produisent les complications de votre maladie. Que se passe-t-il? - Le sang issu du gros intestin, de l'intestin grêle, de l'estomac et de la rate est acheminé jusqu'au foie par un ensemble de veines appelé système porte. Ce système finit en une grosse veine appelée veine porte. - La veine porte pénètre dans le foie, en se divisant en deux branches droite et gauche, puis en de multiples ramifications qui permettent de véhiculer le sang vers les cellules du foie afin qu'il y soit remanié. - En aval de ces cellules, de multiples ramifications récupèrent le sang pour le conduire à d'autres veines appelées veines hépatiques qui ramènent le sang vers la veine cave, le coeur et la circulation générale. Du fait de l'obstruction des veines hépatiques, le sang a beaucoup de difficultés à traverser le foie. Le sang reste propulsé par le coeur et les artères dans les veines abdominales. De ce fait, la pression dans la veine porte et ses branches augmente. Cette augmentation de pression est appelée hypertension portale. C'est cette augmentation de pression qui est responsable de complications dont vous avez pu souffrir. Pour aller plus loin sur la vascularisation de notre foie. Quelles sont les complications? - D'hémorragies digestives: Du fait de l'augmentation de la pression dans le système porte des connexions se forment avec les autres systèmes veineux restés à pression normale: celui de la veine cave supérieure ramenant le sang de la partie supérieure du corps, et celui de la veine cave inférieure, ramenant le sang de la partie inférieure du corps. Ces connexions se forment particulièrement au niveau des veines de l'estomac et de l'œsophage. Ces veines se dilatent et forment des varices semblables à celles des veines des jambes dont souffrent banalement de nombreuses personnes. Ces varices de l'estomac ou de l'oesophage peuvent se fissurer lorsque la pression est importante, et être responsables d'hémorragies digestives parfois graves. Les traitements habituels des varices de l'œsophage sont de deux types: les médicaments béta bloquants qui diminuent la pression dans les varices et la ligature des varices grâce à une endoscopie. Toutefois l'échec des médicaments béta bloquants et/ou des ligatures peuvent conduire à proposer un TIPS. - D'ascite: Les veines ne sont pas comme des tuyaux d'arrosage mais elles sont poreuses. Lorsque la pression augmente dans les veines du foie ou de l'abdomen, les globules sanguins restent emprisonnés dans les veines; en revanche, le liquide du sang peut transpirer au travers des parois des petits vaisseaux sanguins et se collecter dans l'abdomen qui va alors se gonfler d'eau: il s'agit de l'ascite. Comme nous venons de le voir, la cause de ces deux complications est en majeure partie la trop grande pression qui règne dans le système porte et le foie. Nous vous proposons de traiter radicalement cette augmentation de la pression portale par la réalisation d'une dérivation qui mettra en communication directe la veine porte qui entre dans le foie, et la veine cave inférieure qui draine le sang du foie. Cette dérivation permettra au sang de contourner librement l'obstacle que représente l'obstruction des veines hépatiques. Pour cela, une intervention radiologique (non chirurgicale) a été mise au point. On la nomme shunt porto-cave intra-hépatique, ou TIPS, acronyme de son appellation anglaise (Transjugular Intrahepatic Portosystemic Shunt) Cette technique a été mise au point en Europe grâce à la collaboration de deux centres, l'Hôpital Universitaire de Fribourg (Professeur RÖSSLE) et le C.H.R. de Metz (Docteur PERARNAU actuellement au CHRU de Tours). La technique: comment cela se passe? La pose d'un TIPS s'effectue sous anesthésie générale en salle de radiologie vasculaire. Un tube d'environ trois millimètres de diamètre est inséré dans votre veine jugulaire droite au niveau du cou. - A l'intérieur de ce tube muni d'une valve un autre tube plus long est glissé jusqu'à la veine cave inférieure, au niveau de l'abouchement des veines hépatiques (qui sont obstruées dans le syndrome de Budd-Chiari). - Au travers de ce tube, une longue aiguille est introduite. Aidé par un examen échographique, l'opérateur peut piquer dans la veine porte, au niveau de l'une de ces branches à l'intérieur du foie. - Une fois la ponction de cette branche de la veine porte réussie, un fil métallique est inséré dans la veine porte. Il va servir de guide. - Une radiographie avec injection d'iode permet de voir la veine porte. Des mesures de pression dans la veine porte et dans la veine cave sont effectuées. - Ensuite un ballonnet de 7mm est utilisé pour dilater le trajet de l'aiguille dans le foie entre la veine cave et la branche de la veine porte qui a été ponctionnée. Ce trajet est ensuite appareillé par des prothèses tubulaires en grillage métallique habillé ou non de Téflon appelées STENT qui permettent d'éviter que le tunnel créé par le ballon dans le foie ne s'effondre à la longue. Ce nouveau conduit sanguin permet de corriger l'excès de pression portale. Cette correction est vérifiée par une nouvelle mesure de pression. - Le diamètre du STENT est adapté de manière à ce que la pression dans la veine porte dépasse de moins de 10mm de mercure la pression dans la veine cave. Pendant la procédure un antibiotique est administré pour éviter tout risque d'infection. Un médicament inhibant la coagulation du sang (de l'HEPARINE) est également injecté au cours de la procédure pour éviter tout risque de formation d'un caillot dans le STENT qui vient d'être inséré dans le foie. - Enfin, un médicament pour uriner (LASILIX) est fréquemment utilisé pour diminuer dans les veines et dans le cœur la pression qui peut s'élever une fois le TIPS ouvert: en effet l'ouverture du TIPS va ramener dans la circulation générale tout le sang qui était coincé sous le foie. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle lors des examens préparatoires nous examinons attentivement votre cœur (échographie cardiaque, électrocardiogramme) vos capacités de coagulation (prises de sang) et la situation locale (échographie-doppler: c'est à dire mesure des flux de sang dans les vaisseaux par une méthode d'échographie). Toutes ces mesures nécessitent environ 48 heures d'hospitalisation avant le geste. Pendant ces 48 heures vous rencontrez également un médecin anesthésiste qui va s'assurer qu'une anesthésie est possible. Après l'intervention vous serez peut être conduit en unité de soins intensifs pour la surveillance. Un appareil mesurera régulièrement votre pouls, votre tension, l'oxygène dans votre sang ainsi que la quantité d'urine émise. Vous recevrez de l'eau et des médicaments (anticoagulants, antibiotiques) par perfusion d'une veine du bras. Un examen par échographie-doppler sera effectué dans les jours qui suivent le TIPS afin d'évaluer son fonctionnement. Votre sortie sera possible si, après quelques jours, les résultats sont satisfaisants. Un suivi sera effectué tous les trois mois pendant les deux premières années, puis ensuite tous les six mois. En cas de mauvais fonctionnement du TIPS constaté lors de l'un de ces contrôle une procédure de dilatation peut-être décidée. Ce geste simple n'a jamais occasionné de complication. Il nécessite une anesthésie d'un quart d'heure à une demi-heure pendant laquelle on réalise soit une simple redilatation au ballon de votre TIPS soit la pose d'une nouvelle prothèse. Dans ce cas, la surveillance à l'hôpital est beaucoup plus courte que lors de la procédure initiale. Quelles sont les possibles complications de ce geste? Il faut distinguer les complications pouvant survenir au cours du geste ou dans ses suites immédiates, des complications à long terme. COMPLICATIONS AU COURS DU GESTE: Les complications de la méthode sont rares dans une équipe ayant une grande expérience. Toutefois il peut se produire: -Comme vous le savez nous passons par la veine jugulaire droite pour atteindre les veines du foie. La ponction de cette veine peut être source de complications telles qu’hématome plus ou moins important ou la ponction accidentelle de l’artère carotide qui se trouve être à côté et dans ce cas l’hématome peut être plus important ou justifier d’un geste chirurgical visant à fermer le point d’entrée. - L'impossibilité à atteindre une branche de la veine porte ou à la pénétrer avec l'aiguille conduisant à l’échec de la procédure. - Une obstruction par caillotage immédiat ou rapide du trajet (tunnel) créé dans le foie. Elle est en général reconnue dès le contrôle du lendemain, et traitée immédiatement par une manœuvre de dilatation ou par une dissolution du caillot au moyen d'un médicament appelé thrombolytique. - Un hématome dans le foie lorsque la ponction par l'aiguille lors de la création du trajet rencontre une petite artère. - Enfin, au cours de l'intervention, un conduit biliaire peut-être touché ou être mis en communication avec un vaisseau sanguin ce qui a pour effet de créer ce que l'on appelle une hémobilie (sang dans la bile). Cette hémobilie est en général sans conséquence toutefois elle peut expliquer un épisode de jaunisse, de douleurs du côté droit. Elle s'arrange en général toute seule après l'arrêt des médicaments visant à fluidifier le sang. Parfois une désobstruction des voies biliaires au moyen d’une endoscopie de l’estomac et du duodénum (où s’abouche le conduit biliaire principal) est nécessaire, mais quelque fois cette complication peut conduire à une reprise radiologique ou une opération chirurgicale. - Une autre complication peut-être la survenue dans les suites immédiates d’une insuffisance hépatique aiguë heureusement rare (0,5%) qui peut nous obliger à refermer le shunt.(source Centre de Réference ) Dans tous les cas de complication vous serez informé de la nature de la complication, de ses conséquences, et de la réalisation éventuelle de gestes complémentaires. COMPLICATIONS A PLUS LONG TERME. Elles peuvent être: - L'obstruction du TIPS: pour des raisons qui nous échappent souvent, un rétrécissement peut se produire à n'importe quel niveau du TIPS. Son fonctionnement en est évidemment perturbé mais l'échographie ou la mesure des pressions sanguines dans le TIPS permettent habituellement de s'en apercevoir avant que ne reviennent des symptômes. Cette anomalie est dépistée par les échographies régulières et peut conduire en cas de rétrécissement suffisamment important à la décision d'une procédure de dilatation (cf. ci-dessus). - L'encéphalopathie hépatique. Elle résulte de la non absorption immédiate par le foie des substances produites par l'intestin (en particulier l'ammoniaque) en raison de la présence du TIPS. De ce fait des substances, qui ne parviennent normalement qu'en quantités infimes au cerveau, y arrivent en quantités conséquentes. Pour des raisons qui nous échappent, et de façon imprévisible, certaines personnes ne supportent pas la quantité accrue de ces substances. Des troubles peuvent alors apparaître. Ce sont au début de simples trous de mémoire, des difficultés à s'endormir accompagnées d'une somnolence le jour, d'une inversion du rythme du sommeil, ainsi que des tremblements. Lorsque ces troubles sont plus sévères, ils consistent en une difficulté à reconnaître la date ou le lieu. Lorsque ces troubles sont encore plus graves, un endormissement excessif, voire un sommeil profond anormal (coma) peuvent survenir. A la fin de ces épisodes, le fonctionnement du cerveau, redevient complètement normal car le cerveau n'est pas lésé. Des épisodes aigus, c'est à dire d'une durée de 24 à 48 heures, peuvent se voir principalement pendant la première année après la pose du TIPS. Ce n'est que chez environ 8 % des patients que ce type de manifestation peut devenir chronique et nous conduire à proposer soit de rétrécir le TIPS soit de l'obstruer définitivement. Source: Centre de réference des Maladies des Vaisseaux du foie.

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Ce qu’il faut savoir. La maladie peut se développer sans manifestations apparentes, et avoir au bout de plusieurs années des conséquences très sérieuses. La gravité de l’hépatite C est extrêmement variable selon les individus. On distingue deux phases de la maladie: quand l’inflammation est récente, il s’agit d’une hépatite aiguë. Si l’inflammation dure depuis plus de six mois, on parle d’hépatite chronique. La phase aiguë survient quatre à douze semaines après la contamination. Le plus souvent, l’hépatite C aiguë est asymptomatique: la personne ne ressent rien de particulier. Parfois, une fatigue, de la fièvre, une jaunisse ou des difficultés à digérer peuvent apparaître. Pour huit personnes sur dix, la phase chronique s’installe, souvent sans aucun signe visible dans un premier temps. Pour environ une personne sur cinq, elle évolue en cirrhose après une moyenne de vingt à trente ans d’infection. D’autre part, l’hépatite C peut générer ce que l’on appelle des manifestations extra-hépatiques, c’est-à-dire des problèmes de santé qui ne concernent pas le foie. [/toggle] [toggle title= »Est-ce forcément grave? » open= »no »] Non, pas de panique! Plus de la moitié des personnes atteintes par le VHC n’aura pas de complications médicales, et la plupart des malades ne feront jamais de formes sévères. Soulignons cependant que la majorité des personnes ayant une hépatite C chronique se sentent diminuées dans leur vie quotidienne. En effet, le foie joue un rôle clé dans le fonctionnement du corps: c’est notamment un transformateur d’énergie. Si le foie est « handicapé », il remplit moins bien cette mission. La fatigue a ainsi tendance à s’installer durablement chez beaucoup d’hépatants. L’hépatite C entraîne aussi des troubles de l’humeur. Ne nous voilons pas la face: l’hépatite C est une maladie chronique préoccupante. Mais on peut vivre avec et, grâce aux traitements, certains en guérissent. Même si ce n’est pas toujours facile, il faut essayer de dédramatiser et se fixer des objectifs. L’une de nos priorités est d’avoir un suivi médical régulier pour prévenir les complications. Nous avons parfois tendance à éviter la confrontation avec le médecin: c’est une manière de nier la maladie, mais cela peut avoir des conséquences désastreuses. [/toggle] [toggle title= »Quels facteurs influencent l’évolution de l’hépatite C? » open= »no »] Il existe plusieurs génotypes du VHC (ce sont différentes souches du même virus C, que l’on a nommé génotype 1, 2, 3, 4, 5…). Le risque d’évolution de la maladie n’est pas lié au génotype. En revanche, l’efficacité du traitement varie selon les génotypes. Il n’y a pas de relation entre la charge virale, c’est-à-dire la quantité de virus dans le sang, et le degré d’atteinte du foie. La co-infection par le virus de l’hépatite B ou le virus du sida est par contre un élément aggravant. Plus il y a d’attaquants, moins l’organisme parvient à se défendre. D’autres maladies, comme le diabète, ont aussi une influence. L’ancienneté de la contamination est une donnée importante: chez certaines personnes infectées par le virus depuis longtemps, la maladie peut évoluer plus rapidement. Le développement de la maladie est très différent pour chacun d’entre nous. Si nous n’avons pas vraiment de pouvoir sur certains facteurs susceptibles de compliquer l’évolution de notre hépatite C, nous pouvons jouer sur d’autres éléments en modifiant nos comportements. La consommation d’alcool a un effet néfaste sur l’immunité: elle favorise la multiplication du virus et l’apparition de lésions du foie. Pour mettre toutes les chances de notre côté, nous devons boire le moins possible d’alcool, et dans certains cas, plus du tout. De façon générale, veiller à son hygiène de vie est un atout pour lutter contre le ou les virus: avoir une alimentation équilibrée, éviter l’excès de poids, essayer d’arrêter de fumer, pratiquer régulièrement une activité physique, ne pas prendre de médicaments sans en parler à son médecin (même des traitements homéopathiques, à base de plantes, ou des compléments alimentaires). [/toggle] [toggle title= »Quels sont les traitements? » open= »no »] La combinaison la plus efficace aujourd’hui est une bithérapie (deux médicaments) associant l’interféron pégylé et la ribavirine. L’interféron pégylé s’administre par injection sous-cutanée une fois par semaine, la ribavirine est un antiviral pris sous forme de gélules tous les jours. Le traitement dure généralement de six mois à un an et peut entraîner de nombreux effets secondaires. Actuellement, seul un malade sur quatre est concerné: la prise de médicaments est envisagée lorsque le foie a déjà subi des dommages et qu’une fibrose est confirmée par des examens spécifiques (en particulier par une biopsie du foie). Nous considérons que tous les hépatants doivent pouvoir bénéficier d’un traitement s’ils le souhaitent, même s’ils ne répondent pas à ces conditions. Cet accès élargi aux traitements est l’une de nos revendications. Parlez-en à votre médecin. La possibilité et l’intérêt d’être traité méritent toujours d’être discutés en fonction de vos projets. Le traitement est plus ou moins efficace selon les génotypes. Le taux de guérison (c’est-à-dire le fait que le virus devienne indétectable) est de 80 % pour ceux qui sont infectés par les génotypes 2 ou 3, de 50 % s’il s’agit des génotypes 1, 4 et 5. Des trithérapies (trois molécules associées) sont à l’étude afin de tenter d’améliorer ces résultats. D’autres recherches sont en cours pour développer de nouveaux médicaments. [/toggle] [toggle title= »A qui en parler et comment? Famille – Employeur » open= »no »] L’hépatite C est encore un sujet difficile à aborder. Être bien informé avant d’en parler à nos proches permet de présenter la situation de façon claire, de ne pas trop inquiéter les autres sur notre état de santé et d’anticiper d’éventuelles réactions négatives. Nous avons appris, avec le temps, à adopter des attitudes différentes selon nos interlocuteurs (pour en savoir plus, reportez-vous à la brochure « Mon hépatite C, moi et les autres »). Vous n’êtes pas obligé de le dire si vous n’en avez pas envie. Pour votre équilibre personnel, il est cependant souhaitable de vous confier au moins à une personne. Cherchez un soutien autour de vous: ce n’est pas nécessairement un intime. Si vous ne savez pas comment vous y prendre pour annoncer votre séropositivité au VHC, contactez SOS Hépatites pour parler avec quelqu’un qui a déjà vécu ces moments et qui pourra vous aider. Si vous le souhaitez, vous pouvez venir avec un proche dans l’une de nos permanences: votre entourage a aussi besoin de comprendre. [/toggle] [toggle title= »Est-ce que je risque de contaminer mon entourage? » open= »no »] Le virus de l’hépatite C se transmet par le sang. Il n’y a donc aucun risque dans la vie quotidienne. On peut s’embrasser, se toucher, utiliser en commun toilettes et lave-linge. Il est inutile de laver sa vaisselle de façon particulière. Le virus de l’hépatite C ne peut pas se transmettre par la salive, la toux, la sueur. En revanche, il faut éviter de partager les objets qui peuvent être en contact avec le sang, en particulier les objets de toilette: rasoir, coupe-ongles, pince à épiler, brosse à dents, matériel dentaire. Pour l’hygiène intime féminine, faites comme toutes les autres femmes: placez vos serviettes usagées dans des sachets bien fermés et jetez-les à la poubelle. Les usagers de drogue ne doivent jamais partager leur matériel d’injection ou de « sniff » (seringues, cotons, cuillères, pailles, etc.) [/toggle] [toggle title= »Est-ce que je peux être enceinte? » open= »no »] La grossesse n’est pas contre-indiquée pour les femmes atteintes par le virus de l’hépatite C, sauf en cours de traitement (voir la brochure: “Se préparer au traitement” ). Le risque de transmission du VHC de la mère au bébé, de moins de 5 %, se situerait au moment de l’accouchement. Vous pouvez envisager un traitement contre le VHC avant la conception pour tenter d’éliminer le virus ou de réduire le risque de transmission. Dans le cas où le bébé serait malgré tout contaminé, il faut savoir que l’évolution de l’hépatite C chez un nouveau-né est bénigne. L’enfant né d’une mère atteinte par le VHC doit faire l’objet d’un suivi médical spécifique pendant sa première année. [/toggle] [toggle title= »Dois-je modifier mes habitudes (alimentation – alcool)? » open= »no »] L’alimentation: La plupart des médecins nous disent de ne rien changer à nos habitudes alimentaires. En théorie, aucune donnée médicale ne justifie en effet un régime spécifique, sauf si nous avons un surpoids. Mais si vous aviez un comportement alimentaire un peu anarchique, profitez-en pour le modifier. Les règles de diététique bénéfiques pour tous sont encore meilleures pour nous. Il faut veiller à notre équilibre alimentaire, éviter les excès de gras et de sucre, privilégier légumes, fruits, féculents, poissons, viandes blanches, produits laitiers. Ecoutez-vous, suivez vos envies. Selon le stade de notre maladie, il arrive que nous n’ayons plus envie de telle ou telle catégorie d’aliments. Notre mot d’ordre: ne pas se priver, mais ne pas se forcer non plus. L’alcool: C’est un sujet important. Les spécialistes sont plutôt catégoriques: nous devons supprimer toute consommation d’alcool. En pratique, le problème est complexe. Nous devons d’abord nous interroger sur notre relation avec l’alcool: est-ce indispensable pour moi? me semble-t-il possible de m’en passer ou de diminuer ma consommation? Il faut savoir que l’évolution de l’hépatite C est quatre fois plus rapide chez les buveurs excessifs, c’est-à-dire les personnes qui consomment plus de 20 grammes d’alcool par jour. Cela équivaut à trois verres de vin pour un homme, deux pour une femme. Si vous êtes plus ou moins dépendant de l’alcool, ou si vous vous sentez seulement fragile par rapport à cette consommation, parlez-en à votre médecin. Et sachez qu’il existe des consultations d’alcoologie qui peuvent être un véritable soutien (pour connaître leurs coordonnées, vous pouvez appeler le numéro vert 113: Drogues, alcool, tabac info service). Si vous êtes un buveur occasionnel et modéré, la mise en place d’un nouveau comportement dépend bien sûr de votre état de santé. En cas d’hépatite sévère, l’alcool doit être prohibé. Dans les autres cas, nous devons éviter les excès. Mais, sauf contre-indication médicale absolue, nous pouvons boire un verre de vin par jour au cours d’un repas. Un apéritif à jeun est plus difficile à supporter pour nous, de même que les alcools forts, qu’il vaut mieux éviter. Ne pas boire ne signifie pas pour autant se couper de toute convivialité. Ne refusez pas les invitations sous prétexte que vous ne consommez plus d’alcool. Il est très important de continuer à sortir, d’entretenir une vie sociale. [/toggle] [toggle title= »Que répondre aux questions sur l’origine de ma contamination? » open= »no »] ans environ un quart des cas, ni le patient ni le corps médical n’arrivent à déterminer précisément les circonstances de la contamination par le virus de l’hépatite C. Les principaux modes de transmission sont les transfusions et les opérations chirurgicales lourdes avant 1992, les examens médicaux dits « invasifs » avant 1997 (exploration d’un organe l’aide de matériel qui était autrefois réutilisable) et l’usage de drogues par voie intraveineuse ou nasale. Nous nous sommes tous interrogés sur la raison de la présence de ce virus dans notre organisme. Peut-être avez-vous la réponse, peut-être pas. Vous n’avez pas obligatoirement envie de le dire. Or, ce sera l’une des premières interrogations de votre entourage. Vous avez le droit de ne pas répondre. Mais pour certains de vos interlocuteurs, votre silence signifiera une « faute » passée, une toxicomanie ancienne que vous voulez cacher. Cette interprétation induit un jugement de valeur, dû à la stigmatisation encore fréquente de l’usage de drogues. Il faut être paré pour assumer ces suspicions, rarement formulées ouvertement. Vous pouvez aussi faire partie de ces personnes dont on n’a pu déterminer l’origine exacte de la contamination. Profitez-en pour rappeler à vos proches les différents modes de transmission, sans oublier le tatouage, le piercing et l’acupuncture, si les instruments ne sont pas à usage unique, ou mal stérilisés. [/toggle] [toggle title= »Comment gérer ma vie de couple? » open= »no »] L’origine de la contamination peut être source de conflit avec votre conjoint. Même si vous précisez que le virus de l’hépatite C ne se transmet habituellement pas par les relations sexuelles, même si cette information est relayée par d’autres personnes ou par les médias, votre partenaire peut lier cette maladie à une infidélité supposée. Que ces doutes soient formulés ou non, le seul remède est le dialogue. Pour désamorcer ce scénario, il vous faudra sûrement faire preuve de patience et parler longuement avec votre conjoint. Si nécessaire, proposez-lui de vous accompagner chez le médecin pour mettre un terme à ses fantasmes. D’autres différends peuvent survenir au sein du couple. L’hépatite C peut provoquer, de façon cyclique, des troubles de l’humeur, une baisse de la libido et une fatigue importante. À certains moments, spécialement pendant le traitement, nous pouvons être totalement épuisés, dans l’incapacité d’accomplir la moindre tâche domestique. Si votre conjoint vous soutient, il ou elle prendra le relais. Mais ce n’est pas toujours le cas. Même si votre partenaire est particulièrement attentionné, il a aussi ses soucis, sa lassitude, son angoisse par rapport à l’avenir de votre couple. Par moments, il peut être dépassé par les événements, ne pas supporter vos réactions ou votre comportement, être impatient ou simplement inquiet, bref, ne plus assumer votre hépatite C. Ne laissez pas s’installer une incompréhension mutuelle. N’occultez pas le problème, n’agissez pas comme si tout allait bien: discutez-en ensemble et faites-vous aider. Matériellement, selon votre état de santé et vos revenus, vous pouvez peut-être bénéficier d’une aide ménagère, prise en charge par la sécurité sociale. Renseignez-vous auprès de votre médecin, d’un travailleur social ou d’une association. Un soutien psychologique peut aussi être bienvenu, pour vous et pour votre couple. Ne négligez pas l’importance et le bénéfice de cette démarche. [/toggle] [toggle title= »Je suis célibataire: que dire à mes partenaires? » open= »no »] Le problème est délicat pour les personnes seules qui tentent d’établir un rapport intime avec un nouveau partenaire. Difficile en effet d’annoncer au cours d’un tête-à-tête amoureux qu’un intrus pourrait s’immiscer dans la relation en train de se construire. Au départ, vous pouvez vous accorder le droit de ne rien dire, tout en prenant vos précautions. En dehors d’une relation de couple stable, le préservatif est toujours recommandé pour vous protéger d’une contamination par d’autres infections (hépatite B si vous n’êtes pas vacciné, sida, maladies sexuellement transmissibles). Par la suite, si l’aventure se prolonge, essayez de choisir le meilleur moment pour aborder le sujet. Ce ne sera peut-être pas simple, mais nous pouvons aussi vivre de belles histoires d’amour. [/toggle] [toggle title= »Comment me comporter avec mes enfants ou mes petits enfants? » open= »no »] Les enfants sont capables de comprendre beaucoup de choses. Pour ne pas les inquiéter, pour les préserver, nous préférons parfois ne pas évoquer notre hépatite C. Nous avons constaté que cette attitude leur est néfaste, car ils ressentent une angoisse diffuse sur laquelle ils ne peuvent mettre de mots. Ils s’inventent alors parfois des histoires bien plus dramatiques que la réalité. Dites à vos enfants ce qui vous arrive, en employant un langage simple et adapté. Selon leur âge, vous évoquerez ou non les détails de l’évolution de la maladie et ses conséquences sur la vie quotidienne. La fatigue et les troubles de l’humeur liés à l’hépatite C nous rendent souvent moins disponibles pour nos enfants ou nos petits-enfants. Nous pouvons être irritables et impatients avec eux. Il est important de leur expliquer que ces comportements sont dus à la maladie et que nous les aimons toujours autant. Essayez de répondre à toutes leurs questions et précisez que vous avez des chances de guérir. Vos enfants vous seront reconnaissants de la confiance que vous leur accordez: ils deviendront un soutien pour vous au lieu d’être un sujet d’angoisse supplémentaire. Soyez cependant attentifs aux signaux d’alarme bien connus. Si votre jeune enfant recommence à faire pipi au lit, si votre adolescent se replie sur lui-même, s’il a des difficultés scolaires, cela dénote un problème qu’il n’arrive pas à gérer. Ce n’est pas forcément lié à votre hépatite C (nos enfants n’échappent pas à la crise d’adolescence!), mais il peut être utile de consulter un psychologue ou un pédopsychiatre. [/toggle] [toggle title= »Choisir de ne pas le dire. Pourquoi? » open= »no »] En dehors des proches auxquels vous avez envie d’en parler, il est absolument légitime de ne pas dire que vous êtes atteint du virus de l’hépatite C. Cela concerne votre santé: au niveau juridique, cela relève de la vie privée et du secret médical. Ainsi, votre patron et vos collègues n’ont pas à savoir de quelle maladie vous souffrez, même si votre médecin vous prescrit des arrêts de travail répétés. Ne cédez pas aux pressions éventuelles, ne répondez pas aux questions pernicieuses: le droit du travail vous protège, quelle que soit votre profession. Des enseignants ou des infirmières se sont crus obligés de révéler leur hépatite C et ont ensuite subi une discrimination dans leur vie professionnelle. Pour un enfant atteint par le VHC, il n’y a aucune obligation de prévenir les enseignants ou l’établissement. Si vous souhaitez cependant que quelqu’un soit informé, vous pouvez parler au médecin ou à l’infirmière scolaire: ils sont soumis au secret médical. Il est conseillé de mettre au courant les professionnels de santé amenés à vous soigner. En principe, pour se prémunir des risques de contamination par le VHC, ils doivent adopter les mêmes précautions avec tous les patients, sans exception. Mais les informer permet aussi de vous protéger. Le professionnel de santé pourra ainsi vérifier que ses prescriptions sont compatibles avec votre état (certains médicaments sont contre-indiqués avec l’hépatite C). [/toggle] [toggle title= »Comment savoir si mon organisme a éliminé le virus? » open= »no »] À la suite d’une hépatite C aiguë, qui passe souvent inaperçue, une personne sur cinq élimine naturellement le virus. Pourtant, le test de dépistage reste positif chez les personnes qui ont guéri spontanément, car des anticorps demeurent dans l’organisme. Après un test positif, il faut donc vérifier si le virus est toujours présent dans le sang: on recherche soit le génome (ARN) du virus, en utilisant une technique dite “d’amplification génomique” (PCR), soit l’antigène du virus (Ag VHC), grâce à une autre technique. Si la recherche du virus est négative deux fois à plus de trois mois d’intervalle, cela signifie que votre organisme s’est débarrassé du virus: vous êtes guéri. Si cette recherche est positive, le virus est toujours présent. Un bilan complet et un suivi médical adapté sont indispensables. “ Attention aux faux négatifs ” Chez une personne immunodéprimée, le résultat du test Elisa peut être négatif alors que le VHC est présent. De même, si une personne séropositive au VIH avait une faible immunité (peu de T4) au moment de sa contamination par le virus de l’hépatite C, il est possible que l’organisme n’ait pas produit suffisamment d’anticorps contre le VHC pour qu’ils soient détectés par le test de dépistage. En cas de séropositivité au VIH, même si le test de dépistage de l’hépatite C est négatif, il faut faire une PCR. [/toggle] [toggle title= »Quels sont les examens nécessaires pour mon suivi, et à quoi servent-ils? » open= »no »] Le dosage des transaminases: Des enzymes, appelées transaminases, sont présentes dans les cellules du foie et des muscles. On distingue les transaminases ALAT (ou SGPT) et ASAT (ou SGOT). Lorsque des cellules du foie sont détruites, des transaminases sont libérées dans le sang. Tout le monde a des transaminases dans le sang. Mais au-delà d’une certaine norme, cela révèle une atteinte du foie. L’augmentation des transaminases ALAT est significative d’une hépatite C virale. En revanche, l’élévation des transaminases ASAT indique souvent une intoxication du foie par l’alcool ou les médicaments. Au cours d’une hépatite aiguë, c’est-à-dire dans les quatre à six semaines qui suivent la contamination, l’augmentation des transaminases est très importante: entre 10 à 50 fois la norme. Lorsque l’hépatite devient chronique, l’élévation des transaminases dans le sang peut varier de 1 à 5 fois la norme. Chez les personnes atteintes d’une hépatite C dite minime (la moitié d’entre nous), le taux de transaminases s’élève le plus souvent à environ deux fois la norme. Ce dosage est normal pour une personne atteinte d’hépatite chronique sur quatre. Or, parmi ces personnes, une sur cinq a déjà des lésions importantes du foie. Même si votre taux de transaminases est normal, mieux vaut toujours consulter un spécialiste et envisager des examens complémentaires (biopsie ou marqueurs de fibrose). Notre taux de transaminases peut augmenter entre deux prises de sang. Cela ne signifie pas forcément une aggravation de notre hépatite C. Un bon repas, une activité physique intense ou la prise d’un médicament peuvent aussi faire monter les transaminases. En l’absence de traitement, le dosage des transaminases, effectué à partir d’une prise de sang, reste un élément essentiel de la surveillance des hépatants: nous recommandons de le réaliser tous les trois à six mois. La détermination du génotype du virus: Il existe plusieurs génotypes du VHC: ce sont différentes souches du même virus. Cet examen, effectué une seule fois, permet de déterminer la durée du traitement éventuel. La mesure de la charge virale: Elle indique la quantité de virus présente dans le sang. Cet examen n’est pas nécessaire si un traitement n’est pas envisagé: en effet, dans l’hépatite C, la charge virale n’a pas d’incidence sur la gravité de la maladie et l’évolution des lésions du foie. L’échographie du foie: L’échographie permet de mesurer le volume de l’organe (un foie malade peut être plus petit ou plus gros que la normale), de vérifier l’état des voies biliaires et de détecter des anomalies: cirrhose, tumeurs bénignes (kystes) ou malignes (cancers). L’échographie du foie est très souvent normale en cas d’hépatite C. Une échographie est systématiquement effectuée avant une biopsie. En cas de cirrhose, cet examen doit être renouvelé tous les 3 à 6 mois pour déceler les premiers signes d’un éventuel cancer. La biopsie: La biopsie est actuellement le seul examen qui permette de connaître précisément les lésions du foie (fibroses) et d’évaluer la gravité de l’hépatite. Elle donne au médecin des indications précieuses pour discuter avec vous de la mise en route d’un traitement. La biopsie, appelée aussi “ponction biopsie hépatique (PBH)”, consiste à aspirer avec une aiguille un tout petit fragment de foie: du diamètre d’un demi-vermicelle, celui-ci se reconstitue en quelques heures. Pour une biopsie intercostale (la plus fréquente), vous êtes allongé sur le dos; l’aiguille, très fine, est glissée entre deux côtes, sur le flanc droit. La piqûre ne dure quelques secondes. Après la biopsie, une douleur peut être ressentie au niveau du foie ou de l’épaule: les médicaments anti-douleur permettent de la supprimer. La biopsie transjugulaire, plus rare, est réalisée chez les personnes dialysées ou ayant des problèmes de coagulation: le fragment de foie est alors prélevé en faisant passer un tube fin dans une veine. La biopsie est le plus souvent pratiquée sous anesthésie locale. Si vous êtes très angoissé, votre médecin peut vous prescrire des médicaments contre l’anxiété (anxiolytiques) à prendre avant l’examen. Si vous le souhaitez vraiment, vous pouvez demander à être endormi totalement. Si c’est le cas, pensez à le signaler à l’avance. Nous appréhendons tous la biopsie, surtout la première fois, et c’est bien normal. Certains négligent même leur suivi médical parce qu’ils ont peur de subir cet examen. Pourtant, la biopsie est généralement peu douloureuse et n’entraîne aucune complication si l’on suit les recommandations d’usage: • Ne pas prendre de médicaments anticoagulants ou d’aspirine dix jours avant et une semaine après la biopsie; • Arriver à jeun (vous pouvez cependant prendre vos médicaments habituels, sauf s’il s’agit d’aspirine et ses dérivés) • Rester allongé pendant six heures après la biopsie; • Ne pas pratiquer d’activité physique intense pendant les trois jours suivant l’examen; • Prévenir son médecin en cas de douleur ou de grande fatigue dans les jours qui suivent. La biopsie intercostale nécessite une hospitalisation en ambulatoire, c’est-à-dire pour la journée. Il est impératif d’être accompagné pour rentrer chez vous le soir et de ne pas rester seul (e) la nuit suivante. Souvent, pour assurer une bonne surveillance, les médecins recommandent de dormir à l’hôpital après l’examen, surtout si vous habitez à plus de trente minutes d’un centre hospitalier. Une alternative à la biopsie: Aujourd’hui, de nouveaux tests biologiques (les marqueurs de fibrose) permettent d’estimer l’activité de l’hépatite et le degré de fibrose à partir d’un échantillon de sang. Une personne sur deux peut ainsi éviter la biopsie. Ces tests ne sont pas totalement remboursés par la Sécurité sociale. SOS Hépatites demande la prise en charge complète de ces examens. Que signifient les résultats d’une biopsie? Les résultats de la biopsie du foie sont disponibles entre trois semaines et deux mois après le prélèvement; ils sont donnés sous la forme d’un score appelé Métavir. [/toggle] [toggle title= »Quels sont les symptômes extra-hépatiques? » open= »no »] Les problèmes les plus courants sont: [checklist] La fatigue. La dépression. Les douleurs articulaires. Le purpura. La sécheresse de la peau. Les démangeaison (prurit). Le lichen plan. La sécheresse de la bouche et des yeux (syndrome sec). Les affections thyroïdiennes. [/checklist] [/toggle] [toggle title= »Qu’est-ce qu’une cirrhose et quelles en sont les conséquences? » open= »no »] Il s’agit d’une maladie grave du foie, qui s’accompagne de lésions irréversibles si elle n’est pas traitée. Une cirrhose correspond au stade F4 du score Métavir (voir brochure n°5, “Je surveille mon hépatite C”). La cirrhose se caractérise par un dépôt de protéines, qui sont des fibres de collagène synthétisées par le foie. Dans le cas de la cirrhose, il y a surproduction de ces fibres et/ou diminution de leur dégradation naturelle. L’excès de fibres s’accumule autour des cellules du foie, les empêchant d’être en contact avec le sang et de fonctionner correctement. Ces groupes de cellules, isolées du reste du foie par la fibrose, forment des amas, appelés nodules de régénération, qui sont parfois visibles à l’échographie. Le phénomène de constitution de la cirrhose provoque un durcissement du foie, qui devient rigide et difficilement perméable à la circulation sanguine. En bref, la cirrhose désorganise la structure du foie et modifie l’organisation de ses fonctions. La perturbation de la circulation du sang: Normalement, le sang venant des intestins et de la rate parvient au foie par la veine porte. En cas de cirrhose, la circulation sanguine dans le foie se trouve bloquée, ce qui peut provoquer le gonflement du foie et parfois de la rate. Le sang venant des intestins est alors forcé de trouver un autre chemin autour du foie, et il emprunte des veines qui ne sont pas adaptées à cette circulation. Ces vaisseaux sanguins saturés se transforment en varices gastro-œsophagiennes, qui peuvent éclater et entraîner des hémorragies dans l’estomac ou l’œsophage. Le sang peut aussi s’accumuler dans les veines du tube digestif: c’est l’hypertension portale. Les personnes atteintes de cirrhose peuvent également saigner et avoir facilement des bleus, à cause de la diminution de fabrication des éléments intervenant dans la coagulation du sang. La perturbation des fonctions du foie: La cirrhose entraîne une perturbation de plus en plus importante des fonctions du foie (insuffisance hépatique). Comme le foie ne joue plus correctement son rôle, les protéines, entre autres l’albumine, sont produites en quantité insuffisante, ce qui induit une accumulation de liquide dans les jambes (œdème) ou dans l’abdomen (ascite): les jambes et le ventre peuvent gonfler. On peut également ressentir d’intenses démangeaisons, parfois associées à une coloration jaune du visage et des yeux (jaunisse). Le mauvais fonctionnement du foie peut aussi avoir des répercussions sur d’autres organes (rein) et engendrer d’autres maladies (diabète, cholestérol). [/toggle] [toggle title= »Le tatouage et le piercing sont-ils des pratiques à risque? » open= »no »] [checklist] Le réseau Ville-Hôpital Hépatite C de Franche-Comté (avec la participation de la DRASS, SOS Hépatites Franche-Comté…) édite un flyer sur les pratiques du piercing et du tatouage INPES (Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé) édite un dépliant sur les mesures élémentaires de prévention. Implications techniques et médicales en body-piercing et modifications corporelles. En savoir plus Guide des règles d’hygiène du piercing à l’usage des professionnels (par l’Assistance des Hôpitaux de Paris) Consulter le guide Le tatouage vous a tenté mais vous souhaitez aujourd’hui vous en débarrasser. Il est possible de le faire disparaître grâce à des techniques médicales de plus en plus performantes En savoir plus [/checklist] [/toggle] [/accordian] SOS hépatites Fédération déménage le 20 octobre au 14 rue de la Beaune, bâtiment C, 5ème étage, à MONTREUIL.

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Foie paresseux. Le brouillard a tout mis Dans son sac de coton; Le brouillard a tout pris Autour de ma maison. Gabriel Vicaire in Emaux bessans. Et moi aussi un jour comme eux je m’en irai. Paul Eluard Au rendez-vous allemand, Ed. de Minuit. Elle endort les plus cruels maux Et contient toutes les extases; Pour dire les plus longues phrases, Elle n'a pas besoin de mots. Non il n'est pas d'archet qui morde Sur mon cњur, parfait instrument, Et fasse plus royalement Chanter sa plus vibrante corde, Francis Carco (1886-1958 ) Voyage avec Monsieur Monsieur. Avec Monsieur Monsieur je m'en vais en voyage. Bien qu'ils n'existent pas je porte leurs bagages Je suis seul ils sont deux. Premier sourire du printemps. Sous l'herbe, pour que tu la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil, Et te tresse un chapeau de feuilles Pour te garantir du soleil. Petit hublot de mon cœur. Le laboureur et ses enfants. Le gardien du phare aime trop les oiseaux. Le gardien ne peut supporter des choses pareilles Les oiseaux il les aime trop Alors il dit Tans pis je m’en fous! Les sanglots longs Des violons De l’automne Blessent mon cœur D’une langueur Monotone. Saison des semailles, le soir. Un songe. L'homme qui te ressemble. Victor Hugo janvier 1843. Jean l'Anselme (1919) Hymne au soleil. Edmond Rostand (1868-1918) (Chantecler, 1910)

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Foie, pancréas. Le foie est situé dans l’abdomen, du côté droit, et est séparé des poumons par le diaphragme. Il est relié à la vésicule biliaire et à des vaisseaux sanguins. Il a un rôle complexe: il sert à épurer le corps des produits toxiques, il stocke les sucres. Il produit également la bile et des substances nécessaires à la coagulation. La bile facilite la digestion et elle est stockée dans la vésicule biliaire. Les virus, les médicaments ou des inflammations peuvent perturber tout son fonctionnement et engendrer des hépatites. La cirrhose est une autre maladie du foie, souvent d'origine alcoolique, ou faisant suite à une hépatite. L'inflammation du pancréas, ou pancréatite, entraîne des douleurs abdominales intenses, des nausées, des vomissements. Dans sept cas sur dix, l'alcool est en cause. Avicii, le DJ suédois, s’est suicidé selon le site TMZ. Le DJ suédois Avicii, retrouvé mort le 20 avril à Oman, souffrait d’une grave dépression. Hépatites: "une urgence sanitaire mondiale" Des chercheurs, des ONG et des gouvernements africains dénoncent les insuffisances des politiques de lutte contre les hépatites B et C. Cancer du pancréas: les réponses à vos questions sur Facebook Live. Ce mardi 23 janvier 2018 à partir de 15h15, le Pr Julien Taieb, gastro-entérologue à l'hôpital européen Georges-Pompidou, était en direct sur notre page Facebook pour répondre à vos. L'hépatite B, une maladie vieille de plus de quatre siècles. Le virus de l'hépatite B affecterait l'humanité depuis plusieurs siècles selon des analyses réalisées sur un corps momifié datant du 16ème siècle. La vésicule biliaire et ses calculs. Si vous avez plus de 50 ans, vous avez une chance sur quatre d'avoir un ou plusieurs calculs dans votre vésicule biliaire, mais vous n'en saurez sans doute jamais rien puisque la plupart. Donner un organe de son vivant. L'Agence de biomédecine ne cesse d'encourager le don du vivant qui présente de nombreux avantages, dont pourraient bénéficier de nombreux patients en attente d'une greffe. Faut-il un dépistage systématique de la cirrhose du foie? Le dépistage de la cirrhose du foie doit-il être systématique? Eradiquer l’hépatite C en France: est-ce possible? Neuf pays pourraient en finir avec ce virus d’ici 2030. NASH: la maladie du soda ou maladie du foie gras humain. La NASH est un acronyme anglais pour désigner une stéato-hépatite non alcoolique. Elle est aussi appelée maladie du soda ou maladie du foie gras humain. Hépatite C: 75.000 Français ignoreraient être infectés par le virus. La société française d'hépatologie réclame une grande campagne de sensibilisation au dépistage de l'hépatite C. Soins funéraires pour les séropositifs: quels sont les risques? Certains thanatopracteurs dénoncent la levée de l'interdiction des soins funéraires pour les personnes séropositives ou atteintes d'hépatite virale. Près d'un décès sur cinq dans le monde lié à une mauvaise alimentation. Un panorama de la santé mondiale publié dans la revue britannique The Lancet note l’augmentation des décès liés à une mauvaise alimentation. Des thanatopracteurs dénoncent la levée de l’interdiction des soins funéraires sur les personnes mortes du VIH. Un syndicat de spécialistes de la conservation des corps souhaite que le ministère de la Santé revienne sur la décision prise fin juillet d’autoriser les soins funéraires sur les corps des. Cinq raisons de ne pas boire de bière. Ce breuvage houblonné est souvent très apprécié. Mais la bière n'est pas une boisson anodine. VIH, hépatites: y a-t-il réellement moins de personnes infectées? Des données publiées par l'agence Santé publique France suggère que le taux de personnes positives aux dépistages du VIH ou des hépatites B et C aurait diminué depuis le début des années. Hépatite C: triplement des cas aux États-Unis en cinq ans. Les autorités sanitaires américaines ont évalué à 34.000 le nombre de personnes atteintes de l'hépatite C cette année aux Etats-Unis. Le pancréas artificiel "made in France" fait ses premiers pas outre-Atlantique. EN BREF - Un dispositif qui associe un capteur sous-cutané et une pompe à insuline va être introduit sur le marché des États-Unis à la fin du mois d'avril 2017. Hépatites B et C: 325 millions de personnes atteintes dans le monde. Environ 325 millions de personnes de par le monde vivent avec une hépatite B ou C, selon l'Organisation Mondiale de la Santé. Toutefois, très peu de malades en auraient conscience. Hépatite C: baisse du prix du traitement. 41.000 euros pour trois mois de traitement! Depuis plusieurs mois, le coût du Sovaldi®, un médicament pour soigner l’hépatite C, faisait polémique. Traitement contre l'hépatite C: nouvel accord conclu pour une baisse des prix. Le comité des produits de santé (CEPS) vient de conclure un accord avec le laboratoire américain Gilead afin de limiter le prix de ses traitements anti-hépatite C, le Sovaldi et le Harvoni. Percer les secrets de la bile. "Ne te fais pas de bile", vous connaissez certainement cette expression mais d'où vient-elle et comment expliquer le lien entre ce liquide visqueux et jaunâtre produit par le foie et le fait. "Maladie du soda": quand l'excès de sucre provoque des cirrhoses. Une cirrhose sans boire une goutte d'alcool et sans avoir contracté de virus, c'est possible. Le problème pourrait venir de la surconsommation de soda et autres boissons sucrées. Cancers: entrée en vigueur du "droit à l'oubli" pour les anciens malades. Le " droit à l'oubli ", permettant aux anciens malades du cancer ou de l'hépatite C de ne plus mentionner leur anciennes pathologie lors d'une demande de prêt, est entré en vigueur ce. NASH, la maladie du "foie gras humain" augmente le risque de cancer. Conséquence de la surconsommation de sucre dans les pays développés: l'apparition d'une nouvelle maladie, la NASH, qui provoque cirrhoses et cancers du foie. Hépatite C: des patients toujours exclus de l'accès aux traitements selon les associations. Trop chers, mal remboursés, les médicaments contre l’hépatite C ne seraient toujours pas accessibles à tous les patients. Trois associations lancent donc un nouvel appel au gouvernement.

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Ulcères Estomac et Foie malade: quelles huiles essentielles? Bonjour à toute l'Equipe! Alors suite à mes problemes de foie, diagnostique également d'Ulcère Estomac.👷 j'ai fait mes recherches, etc. beaucoup de fausses informations circulent et je demande à la petite équipe et aux erudis en hE de m'éclairer. on dit que l'Ulcere est dit à la bacterie Helicobacter.. ok, jusque la, je suis daccord. maintenant, beaucoup d'huiles essentielles démontrent la plus grande activité sur cette bactérie: l’HE de graine de carotte, le girofle,carottes, le pamplemousse et la lemongrass. dans d'autres sources, il est indiqué" l'huile essentielle d'Origan. Un peu perdu et ne voulant pas faire n'importe quoi avec ce foie malade et cette ulcère, que me conseillez vous? chose certaine, c'est que. Les composants chimiques (contenus dans les huiles essentielles) les plus actifs contre l’H. Pylori sont les alcools phénoliques comme le carvacrol et l’isoeugenol.Donc me faut avec votre aide trouver les Bonnes HE comprenant ceux ci. merci beaucoup. Articles liés à ce sujet: et je viens également de trouver que la chimie qui se rapproche le plus de celle des huiles typiquement inhibitrices de l’hélicobactère: la menthe poivrée, mentha piperita. donc franchement, je suis perdu 👀 merci de vos lumières 💪 - HE de myrrhe amère 2 ml serait elle anti-inflammatoire majeure et cicatrisante de la muqueus) - HE de laurier noble anti-nécrosante et antibiotique. vous voyez, il y a de quoi faire, une vraie potion 🙊 mais faut me faire un choix! au plaisir de lire vos conseils 💪 Il est dit un peu partout que l'huile essentielle d'Origan était excellent pour les Ulcères d'estomac pour ERADIQUER cette bacterie, et d'un coup, je tombe sur ce constat d'un grans site d'aromathérapie, qui fausse toutes mes croyances! - L'Huile essentielle d'Origan est contre indiquée en présence de troubles gastriques (brûlures, ulcères, reflux gastro-oesophagiens). La durée du traitement ne doit pas excéder 5 à 7 jours. Elle est contre-indiquée en cas d’insuffisance hépatique. et moi, qu'est ce que je viens de faire, ce midi, je viens de prendre de l"huile essentielle d'origan! mais mince. franchement, que croire, qui croire, que faire sans mettre en danger deja un organisme affaibli?🙈🙊🙉 Cela fait beaucoup d'informations, et on peut trouver de tout sur internet, donc après quelques recherches, permettez moi de vous éclairer! Quand vous disiez que "les composants chimiques (contenus dans les huiles essentielles) les plus actifs contre l’ H. pylori sont les alcools phénoliques comme le carvacrol et l’isoeugenol", c'est vrai. En effet, ces molécules sont des phénols, et ce sont les phénols qui possèdent l'activité antibactérienne la plus puissante! Des études l'ont pouvé, les phénols agissent large et puissamment, et tuent bon nombre de bactéries. Après, chaque bactérie est sensible différement aux molécules contenues dans les huiles essentielles, et j'ai eu du mal à trouver des références sérieuses concernant les huiles essentielles efficaces sur Helicobacter pylori. Quelques études ont été publiées, mais assez récente et donc l'information est encore peu accessible, d'autant que les recherches sont toujours en cours. Globalement, l'Origan vert revient fréquemment pour son efficacité dans les ulcères gastriques liés à H.pylori (et je vous invite à bien être sûr que le votre est causé par cette bactérie), et il peut s'utiliser en ingestion sur avis médical. Etant riche en carvacrol, il semble très puissant et efficace afin d'éradiquer cette bactérie, mais il est hépatotoxique, et donc comme votre foie est malade, vous ne pouvez pas l'utiliser. Le problème est que ces huiles à phénols sont hépatotoxiques, donc même si ce sont elles les plus effiaces, elles sont à utiliser avec précautions en cas de problème hépatique. Clairement, je vous déconseille de les utiliser pures, mais avec une huile essentielle hépatoprotectrice telle que le Citron, cela peut être envisageable, et je vous invite à demander conseil à un professionnel de santé. Par ailleurs, des études in vitro ont en effet montré que la Menthe Poivrée semble efficace contre H.pylori, mais il y a peu de recul. Elle pourra favoriser votre confort digestif et agir contre la bactérie incriminée, mais veillez à ne pas l'utiliser à des doses trop fortes et sur une trop longue durée. Voilà, j'espère que ces quelques informations complémentaires vous éclaireront, mais, je préfère me répeter en vous conseillant d'en parler à un professionnel de santé qui sera plus apte à vous orienter en connaissance de votre contexte pathologique.

Colopathie et sommeil. "Dix fois dans la journée il te faut rire et être joyeux: autrement tu seras dérangé la nuit par ton estomac, ce père de l’affliction." Friedrich Nietzsche (1844 - 1900); "Ainsi parlait Zarathoustra". La colopathie ( mieux connus sous le terme de « colopathie fonctionnelle » ou « syndrome du côlon irritable ») est le plus fréquent des troubles fonctionnels neurodystoniques. Ils représentent la première cause de consultation du gastroentérologue. Ces troubles fonctionnels intestinaux (TFI), sont attribués à un trouble de la sensibilité et de la motricité du côlon et touchent 15 à 20% de la population en France. De la "crise de foie" à l’indigestion, en passant par la poussée hémorroïdaire, la constipation ou la diarrhée, la symptomatologie fonctionnelle digestive qui survient dans les contextes de surmenage, de "stress" ou d’événements de vie est très riche. ("ras le bol; ça me gonfle; ça fait ch.; j’en ai plein le. ") Ces symptômes sont largement repris par le langage courant (souvent ordurier. ) pour exprimer un sentiment de grande "FATIGUE" (en majuscules). Le tube digestif arrive en tête de la liste des systèmes automatiques perturbés par un sommeil inefficace. Selon nous, les troubles fonctionnels intestinaux sont symptomatiques du syndrome d’hyposommeil (Cf.). Gonflé. "comme une femme enceinte" Le fonctionnement automatique (silencieux) de l’intestin met en jeu un système mécanique et enzymatique extrêmement complexe. Ces muscles et ces glandes sont commandés par un circuit de neurones in situs si important que les Anglo-Saxons ont baptisé l’intestin: "little brain" le petit cerveau. Ce système automatique est très influencé par l’équilibre veille-sommeil et (donc) le niveau de "tension nerveuse" du sujet: en privation aiguë, une seule "nuit blanche" chez un bon dormeur (comme à l’occasion d’une garde dans un service d’urgences) suffit à perturber le transit intestinal pendant deux ou trois jours. en situation de privation chronique de sommeil ou en cas de syndrome d’hyposommeil (parfois masqué par une augmentation de la durée du sommeil), les troubles du transit et les douleurs intestinales sont parmi les premiers symptômes à se manifester. Les décalages chronobiologiques (comme le jetlag ou le travail de nuit) produisent exactement les mêmes symptômes. la plupart des voyageurs trans-méridiens (plus de 3000 km; soit 3 h de décalage) souffre de troubles digestifs. On impute bien souvent à tort ce trouble au changement alimentaire, quand ce n’est pas l’eau ou une hypothétique "tourista". L’inconscient collectif a bien compris le phénomène et a pris l’habitude d’exprimer (a travers des gallicismes comme "raz le bol") les états de fatigue par des termes désignant les troubles fonctionnels intestinaux (entre autres) qui ont valeur de "signaux d’alarme". Selon notre expérience, l’immense majorité des sujets qui se disent "de nature constipée" sont des mauvais dormeurs mais qui, bien souvent, s’ignorent comme tels. br>De même, l’immense majorité des patients atteints de fibromyalgie, spasmophilie (ou tétanie) ou fatigue chronique présente des antécédents importants de constipation, coliques, gastrites ou hémorroïdes. Tous ces symptômes présentent les quatre caractéristiques communes aux troubles fonctionnels: ils sont inquiétants, handicapants et capricieux mais évoluent favorablement (avec le temps et sauf complication médico-chirurgicale). Un sujet "bien réglé" obéira à un réflexe de défécation peu de temps après son lever matinal (réflexe favorisé par le remplissage gastrique lors du petit déjeuner). Une privation de sommeil perturbe la régularité de ce rythme car le sujet se déshydrate (par l’effondrement d’une hormone antidiurétique fabriquée normalement au cours du sommeil paradoxal). Les selles seront plus sèches le premier jour, ce qui risque de provoquer une petite fausse diarrhée le deuxième et à nouveau de la constipation le troisième. Le Jet lag post-anesthésique une cause de fatigue persistante. Un sujet qui se dit de "nature constipée" ou qui a "l’intestin fragile" est le plus souvent un mauvais dormeur qui risque de subir beaucoup d’explorations médicales à visée diagnostique sans grand résultat car le syndrome d’hyposommeil ne se dépiste pas à partir des analyses ou des fibroscopies. NB On vient de mettre en évidence qu’une anesthésie générale de brève durée (comme celle que l’on pratique pour coloscopie) peut induire une fatigue analogue à un jetlag prolongé. (C’est le serpent qui se mord la queue. ). "Bien que les produits utilisés soient aujourd’hui éliminés très rapidement, de nombreux patients se plaignent de troubles du sommeil et d’une grande fatigue pouvant persister jusqu’à cinq jours. " Communiqué de presse du Cnrs, 8 juin 2006, Dr Laure Pain. "Vrai Faux malade"? En l’absence d’anomalie décelable, le malade sera considéré comme atteint de "colopathie fonctionnelle". C’est un diagnostic d’élimination qui se veut rassurant pour le malade mais qui ne débouche sur aucun traitement satisfaisant. C’est un "Vrai Faux malade" (Cf.)., il n’aura pas d’autre choix que de continuer à consulter (ce qui est très coûteux pour le système de protection sociale). "Pseudo vrai malade"? Malheureusement, chez ce type de patients, il arrive que l’on choisisse d’évoquer une explication "ad hoc" qui vise à donner un sens aux symptômes: L’intestin serait trop long et paresseux; l’estomac est déformé (hernie hiatale. ) il y a quelques polypes ou diverticules, le pancréas ou le foie est "fatigué". On recherche ainsi à potentialiser l’effet placebo du traitement (sans cesse renouvelé) ou du régime ( sans gluten, macrobiotique, naturopathique. ) très astreignant, mais selon nous, ce "Pseudo vrai malade" (Cf.) reste malade. Il présentera, tôt ou tard, d’autres symptômes du syndrome d’hyposommeil et reste d’objet de complications iatrogènes potentielles (complication médicale induite par des soins). Conclusion? un seul bilan. Toute symptomatologie digestive récente nécessite un avis spécialisé et une exploration complémentaire (imagerie et fibroscopie) dans le but d’éliminer une pathologie organique traduisant une lésion (ulcère, infection, tumeur). La normalité de ce bilan devrait conduire à une approche somnologique visant à restaurer les conditions d’un sommeil court et efficace. De nombreux malades souffrent de troubles fonctionnels intestinaux mais ne sont pas orienté vers un trouble du sommeil, dès lors qu’ils pensent plutôt beaucoup dormir (Nb Tout du moins dans un premier temps, parce que ce schéma conduit systématiquement à l’’insomnie). En cas d’aggravation de la fatigue (à l’occasion d’un événement somnotoxique) le tableau intestinal peut se compliquer de douleurs multifocales et évoluer ainsi jusqu’à un tableau de type fibromyalgique. La majorité des patients déclarés fibromyalgiques présentent durant des années de tels antécédent mais ce n’est qu’à ce stade qu’ils se considèrent comme mauvais dormeurs. Nous pensons qu’une prise de conscience plus précoce des interactions entre le sommeil et la digestion permettrait d’éviter de perdre du temps à faire des exploration intestinales inutilement répétées. L’insomniaque et son cousin germain, le constipé, sont les damnés de la terre. (Frédéric DARD / Les pensées de San-Antonio / Le cherche midi éditeur 1996). Voir les articles connexes sur le site: