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Douleur foie. Article révisé le 18 janvier 2012. Parmi toutes les questions qui me sont adressées, certaines reviennent souvent. Elles concernent les différences entre les multiples pilules commercialisées en France. Pourquoi y a-t-il tant de marques de pilules? Pourquoi ne sont-elles pas toutes remboursées? A quoi correspondent les différents dosages? Pourquoi m’a-t-on prescrit celle-ci plutôt que celle-là? Dois-je en changer ou garder celle que j’ai? Etc. Voici quelques éléments pour vous y retrouver! IMPORTANT: A propos des risques cardio vasculaires des pilules de 3e génération, LIRE CECI. Quels sont les effets naturels des hormones féminines? L’ovaire produit naturellement deux catégories d’hormones: les estrogènes et la progestérone; ces hormones sont des substances qui, après avoir été secrétées par l’ovaire, passent dans le sang et vont stimuler les organes sexuels (seins, utérus, vagin) et le cerveau, en particulier une glande qui s’appelle l’hypophyse. En première partie de cycle (à partir de la fin des règles), l’ovaire secrète une quantité croissante d’estrogènes qui: épaississent l’endomètre (le tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus, et accueillera une éventuelle grossesse) accentuent la lubrification du vagin et augmentent le désir sexuel - c’est pourquoi, en l’absence de contraception hormonale, beaucoup de femmes voient leur désir sexuel s’accroître en milieu de cycle, à l’approche de l’ovulation; vers le 12e - 14e jour, lorsque la quantité d’estrogènes circulant dans le sang atteint une valeur suffisante, elle stimule l’hypophyse (une glande du cerveau) qui déclenche l’ovulation: un ovocyte (cellule de la reproduction) est projeté hors de l’ovaire et va se nicher dans une des deux trompes, pour y attendre d’éventuels spermatozoîdes; En seconde partie de cycle, à partir de l’ovulation, l’ovaire sécrète surtout de la progestérone: celle-ci fait monter la température de 0,5°C (cette élévation de la température est l’un des repères des femmes qui assurent leur contraception par les méthodes naturelles) la progestérone prépare également l’utérus à accueillir une éventuelle grossesse. En fin de cycle (à partir du 20e-22e jour), chez certaines femmes, la sécrétion d’estrogènes peut entraîner une tension des seins ou une rétention d’eau dans les jambes. Quelques jours avant les règles (et 12 à 14 jours après l’ovulation), si l’ovocyte présent dans une trompe n’a pas été fécondé par un spermatozoïde, la production d’hormones par l’ovaire diminue brutalement. Cette « chute » de la quantité d’hormones dans le sang peut s’accompagner d’une irritabilité (due au « manque d’hormones » ressenti par le cerveau) et, au bout de quelques jours, est suivi par l’apparition des règles. Les règles apparaissent lorsque l’endomètre (tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus) n’est plus stimulé par les hormones ovariennes; il se détache et est éliminé par les contractions de l’utérus. L’endomètre est un tissu très riche en petits vaisseaux, il est gorgé de sang. Les règles ne sont pas du sang pur, mais du sang ET des tissus - d’où leur aspect parfois épais. Lorsque la femme est enceinte, l’embryon fabrique de la progestérone en permanence, et à dose stable. Lorsque cette hormone circule en quantité régulière dans le sang, le cycle menstruel n’existe pas: donc, une femme enceinte n’ovule pas et n’a pas de règles. Le principe de la contraception hormonale féminine consiste donc à utiliser des doses stables, quotidiennes d’hormones, pour reproduire l’état de la grossesse. Une femme qui prend des hormones à titre contraceptif n’ovule pas parce que son corps croit qu’elle est déjà enceinte! A RETENIR: L’augmentation progressive des estrogènes dans le sang augmente le désir sexuel et déclenche l’ovulation. Les régles apparaissent quelques jours après que l’ovaire a diminué brutalement sa sécrétion d’hormones. Une femme enceinte n’a ni ovulation, ni règles, parce que son cycle est mis en sommeil. La contraception hormonale reproduit l’état de la grossesse. IMPORTANT: Si vous ne trouvez pas réponse à votre question dans ce texte, consultez aussi: La pilule: comment la prendre? Que faire quand on l’oublie? Quelles sont les hormones utilisées dans les contraceptifs? A. Les pilules combinées, les plus prescrites en France, contiennent un estrogène synthétique (toujours le même: l’éthynil-estradiol ou « EE ») ET un progestatif synthétique (lévonorgestrel, noréthisthérone, désogestrel, progestimate ou gestodène). Les pilules combinées disponibles en France en 2012. ATTENTION: Diane 35 (et ses génériques - Holgyème, Lumalia, Minerva 35, Evepar, etc.) ne figurent pas dans ces deux listes car, bien qu’elle soit dotée d’un effet contraceptif, Diane 35 (et ses génériques) n’a pas reçu l’autorisation d’être commercialisée en France comme contraception mais comme traitement de l’acné! Pour en savoir plus sur Diane 35 et ses « inconvénients », cliquez ICI. Comme l’EE peut, dans certains cas, avoir des effets secondaires graves, les pilules combinées ne sont pas utilisables par toutes les femmes. Les femmes ayant personnellement souffert de phlébites (caillot dans une veine) ou dont la mère ou les soeurs en ont fait, les femmes qui fument depuis plus de 15 ans ou qui sont âgées de plus de 35 ans ne devraient pas utiliser une pilule combinée, car l’estrogène leur fait courir le risque d’un accident vasculaire grave. IMPORTANT: A propos des risques cardio vasculaires des pilules de 3e génération, LIRE CECI. B. Les pilules progestatives (également nommées « micro-progestatives » ne contiennent pas d’estrogène. En France, deux pilules progestatives sont encore disponibles: - Microval (lévonorgestrel), - Cérazette (désogestrel). La première n’a qu’un effet local sur la glaire cervicale (les sécrétions du col de l’utérus). Elle ne bloque pas l’ovulation. Elle doit être prises 365 jours par an, chaque jour, avec un retard maximum de 3 heures car elle n’agit que pendant 27 heures d’affilée. Cérazette, en revanche, semble également bloquer l’ovulation chez la plupart de ses utilisatrices, ce qui rend son utilisation plus sûre et plus confortable. Elle doit être prise aussi 365 jours par an, mais le délai de retard à la prise peut aller jusqu’à 12 heures, ce qui la rend également plus confortable à prendre. Ces deux pilules progestatives peuvent être utilisées sans danger par l’immense majorité des femmes, et en particulier par celles qui ont des contre-indications aux estrogènes (antécédents de phlébites ou de maladies vasculaires) et, à partir de 35 ans, par les femmes qui fument. C. D’autres méthodes contraceptives contiennent des progestatifs: le DIU (« stérilet ») Mirena; (pour les DIU au cuivre, sans hormone, voir la même page) l’implant Nexplanon le Dépo-Provéra (injections trimestrielles) D. Des progestatifs utilisés dans le traitement de certaines maladies (endométriose, fibromes) peuvent aussi être utilisés à titre contraceptif à condition d’être pris 3 semaines sur 4 (comme une pilule combinée). Quels sont les effets des hormones lorsqu’on les utilise comme contraceptifs? Rappelons que le principal objectif de la contraception hormonale est de mettre en sommeil le cycle naturel et de faire croire à l’organisme de l’utilisatrice qu’elle est déjà enceinte! Chez les femmes qui utilisent une pilule combinée (estrogène + progestatif), la contraception résulte des effets des deux hormones: - les estrogènes sont donnés en doses identiques chaque jour; il n’y a donc pas d’augmentation progressive des estrogènes jusqu’au au 12e - 14e jour et, de ce fait, il n’y a pas d’ovulation. - les progestatifs épaississent les sécrétions de l’utérus et empêchent l’entrée des spermatozoïdes. Ils amincissent l’endomètre (qui tapisse l’intérieur de l’utérus), ce qui explique que la plupart des femmes ont des règles moins abondantes quand elles prennent la pilule; les progestatifs ont aussi pour effet d’atténuer les douleurs des règles. La mise en sommeil de l’ovaire est obtenue au bout de 7 jours de prise de pilule combinée. Lorsque l’utilisatrice cesse de prendre sa pilule combinée, des saignements apparaissent au bout de 3 jours, mais il faut 8 jours d’arrêt pour qu’une ovulation puisse se produire à nouveau. Chez les femmes qui utilisent uniquement des progestatifs les effets contraceptifs varient selon la méthode utilisée: - lorsque les progestatifs sont pris à doses fortes (Lutéran, Surgestone) ou sous certaines formes (injections trimestrielles, pilule Cérazette, implant progestatif Nexplanon), l’ovulation est bloquée comme avec une pilule combinée. - lorsque les progestatifs sont pris à faible dose (Microval, mais aussi dans le DIU hormonal « Mirena ») le plus souvent, seul l’épaississement des sécrétions du col de l’utérus est contraceptif: les femmes continuent à ovuler et elles ont des règles, moins abondantes, mais au même rythme que lorsqu’elles n’utilisent pas de contraception; cet effet « barrière » sur les sécrétions du col de l’utérus ne dure que 27 heures! D’où la nécessité, quand on prend une pilule « micro-progestative » (Microval, Milligynon) de la prendre très régulièrement, et 365 jours par an. - Avec le DIU hormonal Mirena, le problème de la régularité de prise ne se pose pas, évidemment: tant que le DIU est en place et contient de l’hormone, il est efficace! Si la notice du fabriquant indique que le DIU Mirena doit être changé au bout de 5 ans, les études les plus récentes (en Angleterre, en particulier), montre qu’il est efficace jusqu’à 7 années d’affilée! A RETENIR: - Les contraceptifs contenant estrogène+progestatifs ou des progestatifs à doses fortes (Lutéran, Surgestone, injectables. ) ou moyennes (implant) bloquent l’ovulation; les contraceptifs contenant des progestatifs à très faible dose ou n’ayant qu’un effet local (DIU hormonal Mirena) ne bloquent pas l’ovulation mais épaississent les sécrétions du col de l’utérus et empêchent le passage des spermatozoïdes. Si la pilule combinée reproduit l’état de la grossesse, comment se fait-il que les femmes qui la prennent aient des règles? A l’origine, la pilule était conçue pour être prise en continu, 365 jours par an - c’est comme ça qu’elle est le plus efficace. Mais, lorsqu’une femme utilise une pilule combinée, elle n’a pas de cycle, puisqu’il n’y a ni augmentation d’hormones dans le sang, ni ovulation. Elles n’ont pas de règles non plus. Dans les années 60, les femmes toléraient mal, pour la plupart, de ne pas avoir de règles. Comme l’ovulation met au moins 8 jours à réapparaître après l’arrêt des comprimés, les fabriquants ont instauré la prise intermittente: 3 semaines de comprimés, 1 semaine sans comprimés. Pendant la semaine sans pilule, l’ovulation n’a pas le temps de se produire, des saignements apparaissent. Ces saignements ne sont pas des règles naturelles, mais des saignements produits. par l’arrêt des comprimés. Mais si l’utilisatrice tarde à recommencer la plaquette suivante, l’ovulation peut se reproduire. Les oublis de comprimés les plus « risqués » sont donc ceux du début de plaquette. Aujourd’hui, un nombre croissant d’utilisatrices de pilule ne tiennent pas à avoir de règles (surtout des fausses. ) Et elles prennent leur pilule en continu. A RETENIR: Lorsqu’une femme prend une pilule combinée, elle met son cycle en sommeil, et ses règles sont provoquées uniquement par l’arrêt des comprimés! Les règles de la pilule ne sont pas « naturelles », mais artificielles. On peut parfaitement prendre la pilule en continu. Moins on arrête sa pilule combinée, plus elle est efficace! Qu’est-ce que le « dosage » d’une pilule? Quand on parle du dosage des pilules, on fait en général référence à la dose d’éthynil-estradiol (EE) des pilules combinées (voir ci-dessus). Les pilules commercialisées dans les années 60-70 ( Stédiril, en particulier), contenaient 50 µg (microgrammes) d’EE. Cette dose, même si elle était moins élevée que celle des toutes premières pilules commercialisées), semblait trop élevée pour être administrée pendant longtemps, car l’EE peut augmenter le cholestérol et entraîner, chez les femmes de plus de 35-40 ans, surtout si elles fument, la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins. On craignait donc qu’au bout de 20 ou 25 ans de prise, les effets des pilules à 50 µg ne soient nocifs. Sous la pression des scientifiques, les fabriquants se sont donc appliqués à diminuer la dose d’EE dans les pilules. Progressivement, ils ont commercialisé des pilules contenant seulement entre 30 et 40 µg d’EE, afin d’éviter les risques cardio-vasculaires théoriques des pilules plus fortement dosées. Note: la boîte de votre pilule mentionne obligatoirement le nom des hormones qu’elle contient et la dose contenue dans chaque comprimé. Pilules qui contiennent 15 ou 20 µg d’EE: Cycléane 20, Harmonel, Méliane, Mercilon, Mirlette 20, Minesse, Mélodia. Pilules qui contiennent entre 30 et 40 µg d’EE: toutes les autres! IMPORTANT: A propos des risques cardio vasculaires des pilules de 3e génération, LIRE CECI. Donc, logiquement, les pilules qui contiennent le moins d’EE sont les moins dangereuses? Théoriquement c’est vrai, mais en réalité, les études ont montré que, chez les femmes en bonne santé, les pilules contenant 30 ou 35 µg d’EE sont parfaitement sûres: pour ces femmes sans antécédent ni risque particulier, les effets cardiovasculaires à long terme sont les mêmes que la pilule contienne 35, 30, 20 ou 15 µg d’EE. Les pilules les moins dosées sont donc conseillées essentiellement aux femmes ayant des facteurs de risque (grandes fumeuses entre 30 et 35 ans, ou femmes ayant un cholestérol spontanément élevé). En revanche, elles ne sont pas conseillées aux femmes n’ayant pas de facteur de risque, car la sécurité contraceptive des pilules contenant 15 ou 20 µg d’EE est moins bonne que celle des pilules à 30-35 µg, et en particulier, chez les très jeunes femmes! (Voir plus loin). IMPORTANT: A propos des risques cardio vasculaires des pilules de 3e génération, LIRE CECI. En dehors de la pilule, dans quelles situations les estrogènes sont-ils utilisés? Les estrogènes sont le plus souvent utilisés au cours du « traitement substitutif de la ménopause ». Chez les femmes de plus de 50 - 55 ans qui sont ménopausées (dont les ovaires ne fabriquent plus d’estrogènes naturels), ils ont pour effet de ralentir le vieillissement des tissus, de favoriser la lubrification du vagin, de faciliter l’absorption de calcium dans les os. Quels sont les autres risques que font courir les estrogènes? Les estrogènes sont susceptibles de stimuler des tumeurs cancéreuses « hormono-sensibles » - en particulier, les cancers du sein. Ils ne provoquent pas les cancers, mais semblent en accélérer l’évolution quand ils sont donnés à des femmes qui ont une tumeur cancéreuse existante mais non dépistée auparavant. C’est pour cette raison que la prise d’estrogènes est toujours accompagnée de précautions après 50 ans, âge où les cancers du sein sont plus fréquents. Faire baisser le dosage de l’EE dans les pilules était facile, car ce qui est le plus contraceptif, dans la pilule, ce n’est pas l’EE, mais l’autre hormone: le progestatif! Et si les progestatifs bloquent l’ovulation lorsqu’ils sont administrés à fortes doses (comme dans le Lutéran), ils sont contraceptifs à très faibles doses. La meilleure preuve, c’est qu’il existe des pilules progestatives pures - sans EE - (Microval, Milligynon, Cérazette), ainsi que d’autres méthodes contraceptives contenant seulement un progestatif: Implant, DIU (« stérilet ») hormonal, progestatifs injectables ( Dépo-Provéra ). Alors, les progestatifs, eux, ne sont pas dangereux? Contrairement à l’EE, les progestatifs n’ont pas d’effet vasculaire nocif, et toutes les femmes ou presque peuvent les utiliser, quel que soit leur âge. C’est pourquoi à partir de 35 ans, les femmes qui fument et qui prennent une pilule combinée devraient demander à leur médecin de leur prescrire une autre contraception, contenant seulement des progestatifs ou pas d’hormones du tout (DIU au cuivre)! En principe, à partir de 35 ans, les médecins devraient d’ailleurs le proposer spontanément aux femmes qui fument. Si l’EE est une hormone à problèmes, pourquoi l’utilise-t-on dans les pilules combinées, alors? L’EE a un effet intéressant: quand une femme en prend chaque jour, cela « endort » une petite glande du cerveau, l’hypophyse, qui chaque mois déclenche l’ovulation. Elle est donc utile pour la contraception. Les progestatifs pris chaque jour endorment eux aussi l’ovulation, mais ils ont deux effets supplémentaires: ils épaississent les sécrétions du col et le rendent impénétrable aux spermatozoïde (effet « barrière ») et amincissent le tissu intérieur de l’utérus (endomètre), ce qui le rend peu propice au développement d’une grossesse. On peut donc, en pratique, utiliser les progestatifs seuls pour obtenir une contraception efficace. Mais chez certaines femmes les progestatifs ont tendance, en plus de leur effet contraceptif, à entraîner des effets secondaires désagréables: hirsutisme, acné et kystes de l’ovaire (bénins, mais douloureux) chez certaines femmes prédisposées; diminution des règles par amincissement de la paroi intérieure de l’utérus (endomètre) et, parfois, si l’endomètre est vraiment très aminci, de petits saignements paradoxaux qu’on appelle un « spotting ». L’ajout d’un estrogène (l’EE) à une pilule a pour vertu de compléter l’effet contraceptif, et aussi de combattre les effets désagréables du progestatif. Chez les femmes qui souffrent d’acné ou d’hirsutisme, en particulier, l’EE a un effet bénéfique. C’est donc pour le confort des femmes que EE et progestatifs sont administrés ensemble dans les pilules combinées. Quand est-ce que l’EE contenu dans une pilule combinée est dangereux? En fait, l’EE n’est pas dangereux pour toutes les femmes, mais dans deux situations bien précises: chez les femmes qui fument depuis plus de 15 années consécutives ou fument et ont plus de 35 ans; chez les femmes qui sont porteuses d’un trouble de la coagulation du sang. Chez ces femmes prédisposées, l’EE de la pilule augmente le risque de formation d’un caillot dans une veine (« phlébite »). En dehors du fait de fumer depuis plus de 15 ans ou après 35 ans, comment savoir si une femme court un risque de phlébite? Faut-il faire une prise de sang pour le déceler? Il est coûteux (et inutile) de faire des prises de sang à toutes les femmes qui veulent prendre la pilule pour chercher un trouble de la coagulation. Il est beaucoup plus simple de lui poser quelques questions précises: - avez-vous déjà souffert d’une phlébite (spontanément, ou pendant une grossesse)? - votre mère, votre grand-mère maternelle ou une de vos soeurs a-t-elle déjà souffert d’une phlébite pendant une grossesse ou spontanément avant l’âge de 40 ans? - un membre proche de votre famille de l’un ou l’autre sexe (parents, grand-parents, frères et soeurs) a-t-il souffert d’un accident vasculaire (« attaque »), d’une phlébite ou d’une embolie pulmonaire avant l’âge de 40 ans? - un membre proche de votre famille souffre-t-il d’un trouble de la coagulation déjà identifié par une prise de sang? Si elle répond oui à l’une de ces questions, il vaut mieux qu’elle ne prenne pas de pilule combinée. Un bilan de la coagulation lui sera fait. S’il est négatif, elle pourra éventuellement utiliser une pilule combinée. En attendant, elle peut utiliser toutes les autres méthodes (pilule progestative, DIU, implant, etc.) IMPORTANT: A propos des risques cardio vasculaires des pilules de 3e génération, LIRE CECI. Pourquoi les pilules faiblement dosées en EE (15 ou 20 µg) sont-elles moins fiables que les autres? Le progestatif qu’elles contiennent ne suffit-il pas à assurer la contraception? L’efficacité de la mise en sommeil de l’ovaire dépend de la dose d’hormone contenue dans la pilule, mais aussi de la femme qui l’utilise. Toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière aux hormones de la pilule. Pour certaines, l’ovulation est bloquée par une pilule à 15 µg, mais pour d’autres, l’ovulation se produit malgré la prise régulière (sans oubli!) d’une pilule à 30-40 µg! Certes, les pilules combinées à 15 ou 20 µg d’EE contiennent aussi un progestatif, mais il est lui aussi en moins grande quantité que celui des pilules à 30-40 µg!!! En diminuant les doses des deux hormones, on réduit leur efficacité séparément et ensemble. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de recevoir, à l’occasion d’une IVG, le témoignage de plusieurs patientes qui s’étaient retrouvées enceintes sans jamais avoir oublié leur pilule (Minidril, Trinordiol, en particulier). Malgré une première grossesse sans oubli, leur médecin avait DE NOUVEAU prescrit la même pilule!!! Chez ces femmes, il est probable qu’une ovulation avait lieu pendant la semaine d’arrêt de pilule, avant qu’elles ne commencent la plaquette suivante. Si jamais vous avez déjà été enceinte sous pilule et êtes sûre de ne pas l’avoir oubliée, je vous conseille de réduire le délai entre deux plaquettes en le faisant passer à 4 jours (et non 7). Ainsi, vous ne laisserez pas à vos ovaires le temps de se remettre en marche entre deux plaquettes, et vous augmenterez votre sécurité contraceptive! Il est par ailleurs probable que, plus la femme est jeune, plus l’ovulation se déclenche facilement. Mieux vaut donc, en guise de première contraception, utiliser une pilule à 30 ou 40 µg, au moins pendant les premières années. À l’heure actuelle je déconseille aux femmes de moins de 25 ans d’utiliser des pilules à 15 ou 20 µg. Les deux exceptions sont (peut-être) Minesse (15 µg) et Mélodia (15 µg) qui ont pour particularité de se prendre 24 jours d’affilée, suivis par 4 comprimés placebo (blancs), ce qui équivaut à 4 jours sans pilule seulement. Vérifiez le dosage en EE de votre pilule: [1] -Adepal: 30 µg puis 40 µg -Cilest: 35 µg -Cycléane 20: 20 µg -Cycléane 30: 30 µg -Daily Gé (Générique de Trinordiol): 30 puis 40 puis 30 µg -Effiprev: 35 µg -Ethinyl-estradiol drospirénone Schering (générique de Jasmine): 30 µg -Harmonet 20 µg -Jasmine: 30 µg -Ludéal Gé (générique de Minidril): 30 µg -Méliane: 20 µg -Mélodia:15 µg -Mercilon: 20 µg -Minesse: 15 µg -Minidril: 30 µg -Miniphase: 30 µg puis 40 µg -Minulet: 30 µg -Mirlette 20: 20 µg -Mirlette 30: 30 µg -Mirtinu (générique de Varnoline continu): 30 µg -Moneva: 30 µg -Ortho-Novum 1/35: 35 µg -Phaeva: 30 puis 40 puis 30 µg -Planor: 50 µg -Stédiril: 50 µg -Triafémi: 35 µg (mais trois doses différentes de progestatif! ) -Tricilest: 35 µg (mais trois doses différentes de progestatif! ) -Triella: 35 µg (mais trois doses différentes de progestatif! ) -Triminulet: 30 puis 40 puis 30 µg -Trinordiol: 30 puis 40 puis 30 µg -Varnoline continu: 30 µg -Varnoline: 30 µg. ATTENTION! Nombreuses sont les pilules combinées dont la composition hormonale et le dosage sont strictement identiques!!! Minidril et Ludéal Gé Trinordiol et Daily Gé Mélodia et Minesse Cilest et Effiprev Harmonet et Méliane Minulet et Moneva Phaeva et Triminulet Cycléane 20 et Mercilon Cycléane 30 et Varnoline et Varnoline Continu et Mirtinu [2] Monophasiques, biphasiques, triphasiques: quézaco? La dose d’hormones peut, ou non, varier d’un comprimé à l’autre dans une même pilule. Selon que la dose est stable, comporte deux dosages ou trois, on parle de pilule « monophasique », « biphasique » ou « triphasique ». Les pilules "monophasiques" sont sont présentées en plaquettes de comprimés, contenant tous la même quantité d’estrogène et de progestatifs, et tous de la même couleur. Ce sont: Cilest, Cycléane (20 et 30) Effiprev, Harmonet, Jasmine (et ses génériques), Méliane, Mercilon, Minidril (et son générique Ludéal Gé), Minulet, Mirlette (20 et 30) Moneva, Ortho-Novum 1/35, Varnoline. deux marques de pilules monophasiques ( Minesse, Mélodia ) sont présentées en plaquettes de 24 comprimés de couleur identique et 4 comprimés placebo (blancs) (figure 2) deux marques de pilules monophasiques ( Varnoline continu et son générique, Mirtinu ) sont présentées en plaquettes de comprimés de couleur et 7 comprimés placebo (blancs). Les pilules « biphasiques » sont présentées en plaquettes de comprimés dont 7 sont d’une couleur, et les 14 suivants (où la dose d’hormones est plus importante) sont d’une autre couleur. Ce sont: Adépal, Miniphase, Phaeva. Les pilules « triphasiques » sont présentées en plaquettes de comprimés de trois couleurs. Ce sont: Triafémi, Tricilest, Triella, Triminulet, Trinordiol. [3] C’est bien beau tout ça, mais laquelle faut-il prendre? C’est une excellente question, que tout médecin devrait se poser AVANT de prescrire la pilule à une femme qui en fait la demande. Le plus logique est avant tout de choisir une pilule qui convient au « climat hormonal » de la femme (voir plus haut): une pilule estrogénique pour une femme à climat « progestatif », et inversement. D’après John Guillebaud, l’un des principaux spécialistes mondiaux de la contraception, les pilules triphasiques sont un non-sens. Leur objectif théorique, en variant la dose d’hormones tout au long de la plaquette est, d’après les fabriquants, de « reproduire le cycle naturel de la femme ». Or, précisément, la fonction de la pilule est de mettre le cycle en sommeil pour qu’elle ne soit pas enceinte!!! De sorte que beaucoup d’utilisatrices de pilules triphasiques ont des effets secondaires qu’elles n’apprécient pas: sautes d’humeur, saignements pendant la prise des comprimés, gonflement des seins, migraines. En pratique, si vous décidez de prendre la pilule pour la première fois: A. Vous souffrez d’acné et/ou d’hirsutisme? Demandez qu’on vous prescrive une pilule monophasique « à climat estrogénique »: Cilest, Cycléane (20 et 30) Effiprev, Harmonet, Méliane, Mercilon, Minulet, Mirlette (20 et 30) Moneva, Varnoline, Varnoline Continu (ou son générique: Mirtinu) Ne prenez pas ces pilules s’il s’agit de votre première pilule. N’acceptez pas de prendre Diane 35 (ou l’un de ses génériques Holgyème, Lumalia, Minerva 35, Evepar) comme pilule, ce n’en est pas une. N’acceptez pas de prendre Jasmine en dehors d’un tout petit nombre de cas très précis décrits sur la page où il en est question sur ce site. En effet, toutes ces pilules, dites de "3e et 4e génération" s’accompagnent d’un risque de phlébite et d’accident vasculaire plus élevé que les autres pendant les deux premières années de prise. Les médecins ne devraient donc jamais les prescrire en tant que toute première contraception! B. Vous avez des règles plutôt abondantes et douloureuses, voire un syndrome prémenstruel (rétention d’eau).? Demandez qu’on vous prescrive une pilule monophasique ou biphasique à « climat progestatif »: Adépal, Minidril, Miniphase. IMPORTANT: Si vous ne trouvez pas réponse à votre question dans ce texte, lisez aussi: La pilule: comment la prendre? Que faire quand on l’oublie? Comment se fait-il que certaines femmes tolèrent bien la pilule et d’autres pas? En fait il serait plus juste de dire: « Une femme peut bien tolérer certaines pilules et pas d’autres ». En effet, toutes les femmes sont différentes, et justifient donc qu’on cherche avec elles la pilule qui leur convient. Pour cela il faut se rappeler que les estrogènes et les progestatifs peuvent avoir des effets désagréables: l’estrogène (EE) peut provoquer un gonflement douloureux des seins, une élévation de la tension artérielle, une rétention d’eau; certains progestatifs peuvent accentuer une acné ou une séborrhée (peau grasse), accentuer la chute des cheveux ou au contraire un hirsutisme. Les différentes pilules combinées contiennent des doses variables d’estrogènes et de progestatifs. De plus, si l’estrogène est toujours le même, il existe cinq progestatifs différents. Si dans une pilule donnée, l’effet de l’estrogène l’emporte sur le progestatif: on parle de pilule à « climat estrogénique »; si les effets du progestatif l’emporte sur ceux de l’estrogène: on parle de pilule à « climat progestatif ». Comme l’estrogène est le même dans toutes les pilules combinée, c’est la nature du progestatif qui détermine le « climat »: Les pilules à « climat progestatif » sont celles qui contiennent du lévonorgestrel ou de la noréthistérone: Adépal, Minidril (Générique: Ludéal Gé), Miniphase, Ortho-Novum 1/35, Triella, Trinordiol (Générique: Daily Gé) Les pilules à « climat estrogénique » sont celles qui contiennent du gestodène, du désogestrel ou du norgestimate, par exemple: Cilest Cycléane 20 Cycléane 30 Effiprev Harmonet Méliane Mélodia Mercilon Minesse Minulet Mirlette 20 Mirlette 30 Mirtinu (Générique de Varnoline Continu) Moneva Phaeva Triafémi Tricilest Triminulet Varnoline Varnoline continu (Varnoline + 7 comprimés placebo) ATTENTION: Diane 35 (qui n’est pas une pilule) et Jasmine (et leurs génériques) ne contiennent aucun de ces progestatifs. Elles ont cependant un climat estrogénique. [4] J’ai de l’acné et on m’a prescrit Diane 35. Est-ce que cette pilule me convient? Comme traitement de l’acné, peut-être. Comme contraception, ça n’est pas sûr. Dans plusieurs pays (dont la France), Diane n’est pas considérée comme une contraception car les données la concernant n’ont pas été jugées suffisantes. De plus, elle présente des risques non négligeables. Pour en savoir plus. Quelle pilule puis-je prendre pour mon acné? Toute pilule combinée à « climat estrogénique » (voir plus haut) peut avoir des effets bénéfiques sur l’acné. Et leur effet contraceptif sera probablement meilleur (et moins imprévisible) que ceux de Diane 35!!! J’ai de l’acné, mais on m’a prescrit une pilule non remboursée. Quelle pilule remboursée puis-je prendre? Liste des pilules remboursées: Adepal Daily Gé (générique de Trinordiol) Ludéal Gé (générique de Minidril) Minidril Miniphase Ortho-Novum 1/35 Stédiril Trinordiol. A RETENIR: Toutes les pilules « à climat estrogénique » sont efficaces sur l’acné! Les pharmacies ont le droit de prendre une marge plus ou moins grande sur les pilules non remboursées. Il faut donc comparer les prix pratiqués d’une pharmacie à l’autre! Si vous avez plusieurs pharmacies dans votre secteur, faites jouer la concurrence en leur demandant les tarifs qu’ils pratiquent sur votre pilule habituelle, et même sur plusieurs pilules « à climat estrogénique » dont le dosage et la composition sont proches. Pilules combinées « à climat estrogénique » dont les hormones et le dosage sont strictement identiques!!! Mélodia et Minesse Cilest et Effiprev Harmonet et Méliane Minulet et Moneva Phaeva et Triminulet Cycléane 20 et Mercilon Cycléane 30 et Varnoline et Varnoline Continu et Mirtinu [5] Juste après avoir lu cet article, Louise m’a posé les questions suivantes: Pour Cérazette, vous dites que le délai de retard dans la prise peut aller jusqu’à 12 heures sans risques. Mais vous dites aussi que chez de nombreuses femmes, elle bloque l’ovulation. Or, avec une pilule combinée, qui bloque aussi l’ovulation, du moment que la "pause contraceptive" n’excède pas 7 jours, (bon, disons 4), l’ovulation n’a pas le temps de se produire. Est-ce que c’est pas pareil avec Cérazette (uniquement chez les femmes dont l’ovulation est bloquée, bien sûr)? Et si c’est pas pareil, pourquoi c’est pas pareil? Quand l’ovulation est bloquée, c’est pareil qu’avec une pilule combinée. Comment savoir si l’ovulation est bloquée avec Cérazette? Deux indices: 1° l’utilisatrice n’a pas de règles. Du tout. 2° elle n’a pas non plus de symptômes "évoquant les règles" (baisse de la libido, irritabilité juste avant, crampes pendant) qui surviendraient si elle conservait un cycle (donc, une ovulation) sans règles. Dans ces cas là, les femmes sont souvent d’humeur "uniforme" (ça ne les empêche pas d’avoir de la libido, car la libido est aussi. stimulée par les hommes). Si leur ovulation est endormie, un oubli de 1 ou 2 jours n’aura pas d’importance (pas plus qu’avec une pilule combinée). Mais comme le bloquage de l’ovulation est imprévisible (et plus inconstant, d’une femme à une autre, qu’avec une pilule combinée), on recommande quand même aux femmes de prendre Cérazette tous les jours, sans faute. Simplement, elles ne sont plus à douze heures (ni même à une journée) près. Et puis comment elle fait pour bloquer l’ovulation, au fait, Cérazette? Parce que dans les pilules combinées, vous expliquez (si j’ai bien tout compris. oui, j’ai fait 5 ans de bio après le bac, on m’a expliqué ce truc là des dizaines de fois, j’ai retenu le mécanisme en gros - les galipettes, tout ça -, mais pour les détails j’ai pas de mémoire) que c’est le taux constant d’oestrogènes circulants qui évite à l’hypophyse de ressentir un pic et donc de déclencher l’ovulation. En fait, l’ovulation est bloquée aussi si la quantité de progestatifs circulants est suffisamment élevée; quand l’hypophyse est endormie par les progestatifs, les variations d’estrogènes s’endorment aussi (comme pendant la grossesse) Mais si on prend une pilule uniquement progestative, l’ovaire devrait continuer à produire des oestrogènes? Et dans ce cas, pourquoi le pic d’oestrogènes ne déclenche-t-il pas une ovulation? Et si l’ovaire est "endormi" par la progestérone et ne produit (presque) plus d’oestrogènes (et il semble que ça soit le cas, puisque par exemple il n’y a plus d’épaississement de l’endomètre et beaucoup de femmes ont une libido en berne sous progestatif seul. ), est-ce que c’est pas dangereux? Et si c’est pas dangereux, pourquoi pousse-t-on les femmes ménopausées à prendre des oestrogènes. (j’adore les questions à tiroirs. ) C’est une question qui a turlupiné les chercheurs pendant longtemps et ils ont montré qu’en fait, l’ovaire continue à fabriquer des estrogènes, en quantités régulières et pas "par à-coups". Même pendant la grossesse et même pendant un traitement de progestatifs très important (en particulier les traitements pour l’endométriose). C"’est grâce à cette sécrétion d’estrogènes à minima que, chez la femme enceinte, ou celle qui utilise une contraception progestative, il n’y a pas de "manque" d’estrogènes. Pour la libido, n’oubliez pas que la baisse ou la hausse (relative) des estrogènes est ressentie par le cerveau pour des variations très faibles, ce qui explique que la libido soit rapidement en hausse ou en baisse même s’il n’y a pas vraiment excès ou absence d’estrogènes. Le cerveau réagit à de toutes petites variations hormonales, très rapides; le reste de l’organisme à des variations hormonales plus importantes, et plus durables. En revanche,quand la femme est ménopausée, elle ne produit vraiment plus d’estrogènes du tout (ou très peu), et là il y a un manque (qui accélère le vieillissement) qui justifie un apport d’estrogènes - le fameux "traitement substitutif". Ce traitement substitutif comporte des estrogènes accompagnés par des progestatifs, pour que les femmes traitées n’aient pas des symptômes désagréables ou les complications qui seraient provoqués par les estrogènes administrés seuls. Martin Winckler (Dr Marc Zaffran) IMPORTANT: A propos des risques cardio vasculaires des pilules de 3e génération, LIRE CECI. ET comme y’a pas que la pilule dans la vie, lisez également.

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Forum "FOIE" Je relance la file sur le foie copier/coller: (*je reprends le cours de la file*)

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Ensemble, accompagner la vie. Du 11 au 15 juin prochain, se tiendra au sein… Ma hanche me fait mal, quelles solutions? Dr Antoine Mouton sur France 5. Robotique chirurgicale: le GH Diaconesses Croix Saint-Simon devient leader.

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Causes de maux de ventre. Analyser une douleur abdominale. Avoir mal au ventre et sentir de la douleur abdominale est un fait assez récurrent mais dont les causes sont variantes. De ce fait, il faut bien étudier les spécificités de cette douleur pour choisir le bon traitement. Caractères de la douleur abdominale. Le médecin est censé procéder à un diagnostic et pour cela, il a besoin de quelques informations dont on cite ce qui suit: Age de malade, Ancienneté de la douleur, Liaison ou non avec les repas consommés, L’emplacement de la douleur, Présence ou non d’autres symptômes de digestion: nausées, diarrhée, ballonnement…. Présence ou non des signes globaux: fièvre, fatigue……., Gravité de douleur au ventre. On parle d’une douleur abdominale grave une fois qu’on constate l’un des indices suivants: La douleur se prolonge durablement en dépassant 3 heures, La douleur abdominale est associée de vomissements fréquents, de ballonnement flagrant, de diarrhée, La douleur abdominale est accompagnée de signes n’ayant aucune relation avec la digestion comme la fièvre. Dans de tels cas, la consultation médicale est d’une grande importance et il ne faut en aucun cas la négliger. Il faut savoir que les causes potentielles de la douleur abdominale diversifient selon son emplacement: Hypochondre droit: hépatite, cholécystite, calcul biliaire, colite, pyélonéphrite (infection), calcul du rein droit. Creux épigastriques: ulcère de l’estomac, ulcère duodénal, cancer de l’estomac, gastrite, pancréatite, cancer du pancréas, calcul biliaire dans le cholédoque, infarctus du myocarde. Hypochondre gauche: rupture de la rate, colite, diverticules du côlon, pyélonéphrites, calcul urinaire du rein gauche. Flancs: colite, diverticules du côlon. Région péri-ombilicale: gastroentérite, maladie de Crohn, volvulus du grêle, parasitose digestive, colite, côlon irritable. Fosse iliaque droite: appendicites, causes génitales. Fosse iliaque gauche: diverticules coliques, sigmoïdite, constipation aiguë ou chronique, rectocolite hémorragique, causes génitales. Petit bassin: infections et maladies de la vessie ou des voies urinaires, causes génitales (maladies de l’utérus). Région sternale: hernie hiatale, reflux gastro-oesophagien ainsi que les causes cardiaques ou pulmonaires. Région anale: maladie hémorroïdaire, fissure anale, infection ano-rectale, plaie anale, oxyures. Paroi abdominale: contractures après effort, fièvre aiguë. Douleurs diffuses: péritonite, colites et rectocolites, infarctus mésentérique, angoisse intense, dépression.

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Douleur foie. 2 MALADIE PSYCHOSOMATIQUE ET STRESS EMOTIONNEL. 2.1 Médecine Psychosomatique Définition: Etude des perturbations psychiques d’ordre affectif et des troubles viscéraux qui en constituent la manifestation corporelle; également du retentissement psychique des altérations organiques (somatiques).Garnier Delamare 1999. Somatisation: conversion de troubles psychiques en symptômes fonctionnels corporels. L’hypothèse de base de la médecine psychosomatique est l’unité fonctionnelle soma-psyché. Ceci ne résout cependant pas les difficultés découlant de la pluralité de méthodes entraînant une multiplicité d’hypothèses. Le terme psychosomatique désigne des affections, de pathologie générale, relevant en partie ou en totalité de facteurs psychologiques, conscients ou le plus souvent, inconscients. Ces affections sont une conséquence du stress* émotionnel, dont les mécanismes neuro-hormonaux commencent à être entrevus. 2.2 Stress psychique et maladies psychosomatiques 2.2.1 Stress psychique: Le terme psycho-émotionnel semble mieux convenir car le psychisme dans sa fonction intellectuelle ou dans son raisonnement et son discours n'est guère générateur de stress. En revanche, l'affectivité dans ses contenus et ses débordements émotionnels a une dynamique à retentissement organique par le déclenchement de divers mécanismes neuro-hormonaux et immunitaires. Pour Laborit, le stress est dû à l'inhibition de l'action et on parlera plus volontiers de maladie de l'inhibition comportementale ou comportementalo-organique que de maladie psychosomatique. « L’événement psychologique serait une cause de l’affection organique alors que nous ne pouvons le concevoir maintenant lui-même que comme une réponse à une relation entre l’homme, chargé de ses “histoires” biologiques, et son milieu. Le poids de la mémoire, processus organique, biochimique, y est prépondérant et nous savons qu’elle constitue la substance même de ces émotions*. « Or, ce sont celles-ci qui s’apparient avec les réactions physiologiques dont elles sont l’expression plutôt que la cause, réactions à une situation événementielle. » 2.2.2 Prévalence de l'émotion Il y a chez les individus un véritable clivage selon la dominante de l'émotion ou du rationnel. On magnifie l'esprit cartésien mais l'homme est très accessoirement cartésien. Le dynamisme de l’émotion pulvérise la logique. Mais l'émotion dans la profondeur de ses retentissements organiques risque de conduire l'homme à la mort à travers la diversité des bouleversements psychosomatiques. L'émotion peut être seule en cause ou combinée à des facteurs prédisposants: elle joue alors le rôle d'élément déclenchant. C'est l'exemple de Trousseau faisant une crise d'asthme en surprenant son serviteur en train de dérober l'avoine de son cheval. 2.2.3 Choix de la cible organique Pourquoi l'impact de l'émotion est-il différent selon les individus, dans le choix de la cible organique? Selye invoque l'exemple de la chaîne dont le maillon le plus faible cédera le premier. Pour lui «les maladies à stress les plus courantes sont: l'ulcère gastro-duodénal, l'hypertension artérielle, les troubles du rythme cardiaque, les maladies coronaires, les dépressions nerveuses, mais aussi les maladies de la peau et les migraines» ainsi que la réaction du tissu conjonctif. Dans l'ulcère duodénal, le rôle d'un agent infectieux, helicobacter pylori, a été récemment démontré. Mais la maladie psychosomatique, maladie à stress, peut s'exprimer dans tous les appareils. Une revue ne peut être que partielle, sommaire; elle suggère pourtant l'ampleur du mécanisme psychosomatique, peut-être son universalité. 2.3 Le stress permanent. Selon Loo P. et Loo H le stress émotionnel peut être conscient; souvent, il est inconscient et plus nocif peut-être, car méconnu et durable. Comme le disait Selye, avec humour, il a été longtemps inconcevable que la présence d'une belle-mère mal tolérée puisse induire une colite spasmodique ou des manifestations allergiques cutanées. La médecine a été réticente à admettre les mécanismes psychosomatiques, tellement conditionnée par le dualisme cartésien (le corps et l'âme sans dépendance réciproque) et focalisée sur les grandes découvertes de Pasteur. Le rapport dominant-dominé, objet de tant d'études modernes chez l'animal, a un retentissement biologique important, dont l'extrapolation à l'homme n'a rien d'audacieux. Le stress modifie le terrain, effondre les défenses immunitaires, accumule des réserves de combat inutilisables dans la vie moderne et par là, nocives à l'organisme. Le stress émotionnel a les mêmes effets que le stress physique, toxique, infectieux avec de plus la permanence, car la mémoire affective du système limbique en perpétue le potentiel. Le stress psycho-émotionnel est souvent un stress chronique. Ce n'est pas toujours un événement qui bouleverse, intense et soudain, mais souvent une situation stable, paisible d'apparence mais à contenu contraignant (exemple de Selye: vivre avec une personne que l'on n'aime pas). Parfois, ce sont des situations où le «moi» se sent dévalorisé ou considère sa fonction comme dévalorisante (par exemple un infarctus dans un groupe d'ingénieurs astreints à une tâche sans prestige). La qualité de l'émotion n'est pas seule en cause. Souvent, la soudaineté ou l'intensité peuvent être stressantes même pour une émotion heureuse. Par exemple, la mort soudaine d'un maire apprenant sa réélection. La notion de stress émotionnel est perçue du grand public tout en demeurant pour lui obscure car le stress reste, malgré les progrès de la biologie, difficile à appréhender dans la complexité de sa stratification: facteurs génétiques, acquis, actuels, réponse hormonale, réaction du système nerveux, etc. 2.4 Psychose, névrose, maladie psychosomatique Elles ont en commun la mise en cause, réelle ou imaginaire, de l'intégrité organique. Dans la psychose (affection mentale avec une atteinte globale de la personnalité par le processus pathologique), les thèmes hypocondriaques expriment un « vécu délirant » ayant pour objet le corps altéré ou transformé. Elle ne présente cependant pas d'atteinte organique contrairement à la névrose et aux atteintes psychosomatiques. La névrose(affection nerveuse très répandue, liée à la vie psychique mais sans altération de la personnalité et s’accompagnent d’une conscience pénible et le plus souvent excessive de l’état morbide), dont l'expression peut être organique, comporte des troubles fonctionnels. Ils sont allégués, mis en avant pour servir d’excuse, dans les états névrotiques (mal de tête, mal au dos, spasmes, palpitations, fatigue, etc..), ou apparents dans la conversion hystérique (paralysie, contractures, aphonie, etc.), plus rare aujourd'hui. Les névroses sont un mode de défense, quand les conditions de la vie dépassent les possibilités d'adaptation. L'hystérie, par exemple, forme d'aménagement de l'émotion, libère dans ses manifestations histrioniques (comportement théâtral et excessif), la dynamique sous-jacente et par là se protège contre les conséquences organiques du stress. La névrose manifeste librement ses émotions. Le stress aura, par cette salutaire dérivation, peut-être un aspect organique, mais fonctionnel, non lésionnel. Névrose et maladie psychosomatique ont aussi en commun la dynamique émotionnelle. Ils reflètent un état affectif particulier. La maladie psychosomatique a des troubles organiques mais lésionnels, non fonctionnels. Elle déconcerte les psychanalystes, car ils se heurtent au réel. Le symptôme psychosomatique a été déclaré par l'un d'eux « un symptôme bête» Marty(1980). "Le manque d'enracinement dans le passé" du psychosomatique est à l'opposé de la névrose, puisque pour eux la névrose prend source dans le passé, elle retentit des lointains échos de la vie infantile; elle est conditionnée par la mémoire affective où est stockée toute une charge émotionnelle. De plus, à l'inverse du psychosomatique, " centré sur l'immédiat, avec une grande difficulté à exprimer ses affects ", la névrose les épanche, avec quelle prodigalité. Dans la vie moderne où les émotions sont pudiquement contenues, l'hystérie régresse ou se transforme mais les troubles psychosomatiques semblent augmenter. En somme, la dynamique émotionnelle a deux issues, la névrose ou la voie psychosomatique. Parfois, les deux voies peuvent être simultanément empruntées comme si, quand l'une est saturée, une dérivation s'établit vers la seconde. Pour Haynal, la participation de facteurs psychologiques (émotionnels) est nécessaire pour aboutir à la manifestation des symptômes fonctionnels accompagnant l’angoisse et la dépression.. Se constituent alors des troubles somatoformes avec symptômes physiques suggérant l’existence d’une maladie somatique. Les examens et investigations pratiqués alors par le médecin ne permettent pas de poser un diagnostic médical ni de déceler un mécanisme physiopathologique expliquant les plaintes. On parle alors de pathologie névrotique. 2.5 Pathologies fonctionnelles. A Pathologies fonctionnelles digestives. Elles sont de loin les plus fréquentes. Au niveau de l’œsophage Dysphagies Spasmes de l’œsophage Troubles de la déglutition Reflux œsophago-gastriques. Au niveau de l'estomac Hyperchlorhydrie, gastralgies, gastrites Ulcère peptique Dilatation stomacale Aérogastrie Nausées, vomissements Difficultés de digestion Epigastralgies. Au niveau des intestins Atonie ou hypertonie intestinale Pneumatisme (aérocolie) Diverticulite (pneumatisme associé â hvpertonie) Troubles du péristaltisme Constipation ou diarrhée Troubles de la défécation Colopathies fonctionnelles Colites. B Pathologies fonctionnelles cardio-vasculaires. Au niveau du coeur Douleurs thoraciques: Précordialgies Névralgies intercostales Dorsalgies Douleurs axillaires Douleurs de l'épaule ou du bras. Arythmies et palpitations Tachycardie ou bradycardie Angine de poitrine. Au niveau des artéres et des veines Hyper ou hypotension d'origine neuro-végétative Spasmes vaso-constricteurs des membres Acrocyanose Troubles de la vaso-motricité cérébrale (migraines) C Pathologies fonctionnelles respiratoires. Asthme Troubles du diaphragme Troubles de ta cadence respiratoire: dyspnées Polypnées Dilatation des bronches Bronchite chronique Emphysème Toux. D Pathologies fonctionnelles hépato-vésiculo-pancréatiques. Paresse vésiculaire Difficultés de digestion Migraines et cervicalgies Pseudo PSH ou NCB Pseudo épicondylite Congestion hépatique Coliques hépatiques Ictère neuro végétatif Diabète. E Pathologies fonctionnelles de la sphère O.R.L. Troubles de la lacrymation Troubles de l'accomodation Myosis ou mydriase Conjonctivite Troubles des muqueuses naso-sinusales Rhinites allergiques Rhinorrhées Rhinites atrophiques ou hypertrophiques Sinusites Troubles du carrefour trachéo-oesophagien Migraines et céphalées Algies vasculaires de la face Acouphènes Vertiges Otalgies et parotalgies. F Pathologies fonctionnelles génito-urinaires. Enurésie, anurie Pollakiurie Cystalgies Algies pelviennes Dysménorrhées, aménorrhées Douleurs ovariennes Congestions utérines Troubles vaginaux Stérilité Déficience des contractions utérines. G Pathologies fonctionnelles cutanées. Démangeaisons Prurit Urticaires Eczéma Verrues Paresthésies et dysesthésies. H Pathologies fonctionnelles hormonales. Hypo ou hyperthyroïdie Insuffisance hypophysaire Insuffisance surrénalienne. I Pathologies fonctionnelles psychiques. Hyper ou hypo-activité intellectuelle Anxiété Etat dépressif Angoisses Cauchemars Troubles de la mémoire Retards scolaires Insomnies Somnolence et Hypersomnies Hyperkinésie Irritabilité ou agressivité Asthénie Anorexie ou hyperphagie Troubles de l'éjaculation Troubles de la lubrification vaginale Impuissance. J Pathologies fonctionnelles métaboliques. Spasmophilie Tétanie Asthénie musculaire Obésité Amaigrissement Rétention hydrique Cellulite. K Pathologies fonctionnelles ostéo-articulaires et musculaires. Algies vertébrales et articulaires fugaces et erratiques Douleurs musculaires Hyper ou hypotonie musculaire Pseudo tendinites Faiblesse musculaire Fatigabilité musculaire Crampes Paresthésies mobiles. L’étendue de ces pathologies fonctionnelles, suite à une atteinte du système neuro végétatif (consécutive à un stress émotionnel), établie par Caporossi R, nous montre déjà le retentissement corporel considérable de l’émotion. 2.6 Conclusion « Nous commençons à comprendre aujourd'hui que beaucoup de maladies courantes sont davantage dues au manque d'adaptation au stress qu'à des accidents causés par des microbes, des virus, des substances nocives ou tout agent externe ». Selye. « Aussi, le stress est-il une illustration de la médecine totale, de la psychosomatique. Face à des philosophies ou des religions qui les dissocient, il réunifie le corps et l'âme ». Fauvet, 1980. Pour Haynal et Pasini, Les modèles qui se dégagent des expérimentations plaident pour une acception très large du terme « psychosomatique », encore appuyée par les observations cliniques de ces dernières décennies (en particulier par les recherches menées dans les groupes Balint ou avec d'autres méthodes d'observation du champ psychosocial). Notamment, il se décante une image de la maladie (et de la santé) dans laquelle différents facteurs jouent un rôle à des degrés divers. Il est évident qu'une infection massive (par exemple lors d'accidents de laboratoire), avec des microbes hautement virulents, aboutit dans presque 100 % des cas à une maladie manifeste, tandis que dans des cas d'infection moins extrême, la résistance de l'organisme va jouer et, dans cette résistance, l'équilibre psychique de l'individu. Pour des maladies infectieuses (comme la grippe, la tuberculose), des raisons psychosociologiques peuvent être responsables d'une baisse de résistance aboutissant à la maladie. Dans cette perspective, pratiquement toutes les maladies peuvent être considérées comme des maladies psychosomatiques où les facteurs psychiques et somatiques joueraient des rôles d'importance variable. A l'extrême, pour des raisons pratiques, on peut négliger la participation somatique (maladies purement « psychogéniques») dans certaines (par exemple l'anorexie), et à l'autre bout des états morbides pour lesquels la détermination somatique est prépondérante avec une participation pratiquement négligeable des facteurs psychologiques (par exemple certaines maladies infectieuses). 2.7 Apport au mémoire Nous agissons souvent sur des pathologies organiques, fonctionnelles ou lésionnelles (dans le vocabulaire défini par les psychiatres), donc de ce point de vue, névrotiques voir psychosomatiques. L’importance de l’émotion dans ces pathologies est largement prouvée. Certains de nos patients sont sous stress permanent et la pathologie mécanique que nous rencontrons peut être de nature émotionnelle ou maintenue par celle ci. L’émotion est prépondérante dans toute pathologie à connotation psychosomatique ou névrotique et nous devons saisir la plainte de nos patients et discerner cette composante émotionnelle.

Quoi prendre pour nettoyer le foie. Le foie est l’un des organes les plus importants de notre corps. Cette véritable usine métabolique qui remplit plus de 900 fonctions constitue le principal émonctoire dont l’organisme dispose pour filtrer et éliminer les déchets (avec les intestins, les reins, la peau et les poumons). Surchargé en toxines et carencé en substances vitales compte tenu de notre alimentation « moderne » (déséquilibrée, dénaturée, toxique et trop riche), le foie se dérègle et cela peut se traduire sur le long terme par la survenance de complications voire de maladies touchant le foie lui-même (stéatose, cirrhose), ou non. Plutôt que de vouloir prendre des pilules pour soutenir l’activité d’un foie malmené par un mode de vie déséquilibré, il convient évidemment de modifier en profondeur son hygiène alimentaire en privilégiant une alimentation riche en légumes et en fruits de bonne qualité, pauvre en graisses animales, en sel, en additifs ou conservateurs, en sucre, en alcool, etc. Le tabac, les médicaments, les émotions ont aussi une influence sur cet organe vital. Si ce n’est pas déjà le cas, il est tant d’en prendre soin! Et la cure du foie 100% naturelle va vous y aider. Le protocole de la cure du foie. Vous connaissez sûrement déjà les plantes qui permettent de drainer le foie comme le pissenlit, le radis noir, le citron, ou le chardon marie, mais connaissez-vous l’étonnante cure du foie? La cure du foie serait connue depuis l’antiquité égyptienne et a été remise au goût du jour par la doctoresse américaine Hulda Clark dans un protocole qu’elle a présenté dans son ouvrage « La cure de toutes les maladies ». Voici comment procéder, pas à pas. 1/ Les ingrédients. 4 cuillers à soupe de sel d’Epsom ou sulfate de magnésium heptahydraté (en pharmacie, en sachet), soit environ 32 g (un sachet fait 30 g). Si vous avez l’intention de faire cette cure régulièrement, il est alors conseillé d’acheter le sel d’Epsom dans un format plus économique. On peut le commander ici (environ 6 € le kg). 12,5 cl d’huile d’olive vierge de première pression à froid, de préférence de qualité biologique: 12,5 cl 1 gros pamplemousse rose frais facultatif: ornithine (somnifère naturel), teinture de brou de noix noire extra forte (green black walnut hull tincture extra strengh) pour déparasiter (10 à 20 gouttes à mettre dans le mélange huile/pamplemousse). A éviter en cas de candidose. 2/ Déroulement. Vous devez commencer la cure un jour dont vous savez que le lendemain vous serez chez vous tranquille à la maison, avec un accès inconditionnel aux toilettes. Le jour J, ne mangez ni ne buvez plus rien à partir de 14 h (le repas de midi sera très léger, sans gras et de préférence sans produits animaux). Versez les 4 cuillers à soupe de sel d’Epsom dans une bouteille remplie de 75 cl d’eau que vous pouvez répartir dans deux petites bouteilles de 37,5 cl. Le liquide sera pris en 4 fois, donc si vous utilisez deux petites bouteilles, vous aurez à boire à chaque prise la moitié d’une bouteille. Vous pouvez mettre le liquide au réfigérateur pour en atténuer le goût particulièrement désagréable, mais cela diminuerait aussi son efficacité. Donc le mieux est de prendre ce sulfate de magnésium sous forme de gélules. Soit vous mettez vous même les 32 g de poudre dans des gélules vides, soit vous les achetez toutes prêtes chez un revendeur de produits Dr Clark. J’ai fait mes deux trois premières cures en buvant ce liquide au goût amer et particulièrement infâme, la prochaine fois, c’est sûr, je prendrai des gélules que je préparerai moi-même. A 18h: boire un quart du liquide de la grande bouteille (ou la moitié d’une petite). Vous pouvez ajouter un peu de vitamine C pour en améliorer légèrement le goût. A 20h: boire à nouveau une portion de liquide avec le sel d’Epsom. A 22h: versez les 12,5 cl d’huile d’olive dans un verre mesureur ou un shaker et ajouter le pamplemousse. Mettez si vous le souhaitez la teinture de brou de noix noire. Agitez bien et buvez le mélange homogénéisé qui est plutôt facile à boire, le goût est étonnamment doux et la « texture » agréable. Allez ensuite vous coucher. Pour certains, la nuit va être mouvementée et la prise d’ornithine les aidera à passer une meilleure nuit. Pour ma part, la nuit se passe correctement et je dors plutôt bien, comme à l’accoutumée car je n’ai pas de problème de sommeil. Certains préconisent de faire la cure en phase de lune décroissante, c’est-à-dire entre la pleine lune et la nouvelle lune qui est la période optimale pour éliminer. Le lendemain: au réveil, buvez la troisième portion du liquide avec les sels d’Epsom. Deux heures après, prenez la quatrième et dernière dose de liquide. Deux heures plus tard, vous pouvez recommencer à manger, un fruit par exemple. Une heure après vous pouvez prendre un repas normal. Et c’est là que tout va commencer, la diarrhée provoquée par le sulfate de magnésium va progressivement vider vos intestins et vous allez constater à partir d’un moment la présence de petits amas graisseux, de couleur verte ou ocre, qui remontent et flottent dans l’eau des toilettes. Vous n’allez pas en revenir de voir tous ces déchats évacués de votre foie et de votre vésicule biliaire, c’est tout simplement impressionnant. Voici une photo d’une partie ma dernière « récolte », certains amas faisaient 2 cm de longueur. A chacune de mes cures, il en est sorti quelques dizaines (je ne me suis pas amusé à compter), mais il arrive que certains en expulsent des centaines. En fin de cure, pour nettoyer l’intestin d’éventuels calculs qui ne seraient pas sortis, vous pouvez prendre une à deux cuillers à soupe de psyllium blond (lire cet article pour découvrir ce qu’est le psyllium et savoir comment en acquérir à prix correct). Comment cela fonctionne? L’arrêt de l’alimentation le 1er jour à 14h va faire en sorte que la bile va s’accumuler et développer une pression sur le foie, car elle ne sera pas utilisée comme habituellement pour digérer les graisses. Le sel d’Epsom va contracter la vésicule biliaire et ouvrir les canaux biliaires du foie à l’intestin. L’huile va stimuler le foie et l’inciter à se vider de ses déchets (le pamplemousse sert à faciliter l’absorption de l’huile). Des doutes ont été émis sur l’orgine de ces amas graisseux évacués du corps, qui ne seraient que des agglomérats d’huile d’olive saponifiée dans les intestins sous l’action du jus de pamplemousse et des sucs digestifs, et colorés par la bile. Les analyses en laboratoires montrent que les amas évacués sont constitués principalement de cholestérol et de bile, et ne peuvent donc provenir que du foie ou de la vésicule biliaire. Les bénéfices attendus du nettoyage du foie. Selon le Dr Clark, la cure du foie est sûre et sans aucun danger en respectant les doses de sulfate de magnésium indiquées. Le Dr Clark a suivi des centaines de patients et n’a jamais eu à constater la moindre complication. Vous trouverez sur différents forums et sites dédiés de nombreux témoignages de personnes qui pratiquent la cure et qui indiquent les bienfaits qu’elles en retirent, sans qu’il soit toutefois possible de les imputer directement à la cure du foie. On peut citer par exemple: meilleure digestion, meilleur sommeil, augmentation de l’énergie, disparition des allergies, diminution du mal de dos, etc. Combien de cures faut-il faire? J’ai envie de répondre: tant que vous continuez à expulser des calculs, la cure peut se poursuivre à raison d’une fois par mois. Pour ma part, je la pratique environ une fois par trimestre, en entretien. En revanche, il ne serait pas très cohérent de pratiquer cette cure si vous ne décidiez pas d’améliorer, dès maintenant, votre hygiène alimentaire et d’éviter autant que possible: la suralimentation, l’excès d’alcool, le tabac, le manque d’activité physique, etc. Alors, quand décidez vous de prendre soin de votre foie? Portez vous bien! Florian KAPLAR © Naturopathie Passion. NB: ce protocole est présenté à titre d’information et ne constitue pas un avis médical. Seul un médecin peut vous fournir un diagnostic et un traitement personnalisé.